LE DEBLOG'NOTES - 32841

Hollande

Sincère sans doute, dans son interminable conférence de presse. Trop long. Discours maîtrisé, certes, mais regard triste, paupières tombantes. Cet homme est déprimé, touché par tout ce qui s'est produit ces dernières semaines.

D'ailleurs, il recule face à ses frondeurs: la suppression de la première tranche de l'IR est un retour à la politique de la demande de la pire des manières. Bientôt, personne ne paiera plus d'impôt sur le revenu alors qu'il faudrait que le maximum de citoyens en payent un peu moins. Certes il ne renonce pas à restaurer la compétitivité des entreprises, mais il avoue ne pas savoir si ça marchera.

Ca sent le surplace. Fini le virage social libéral. 

D'ailleurs, Hollande s'appuie sur sa politique étrangère (c'est par ça qu'il a commencé) pour éviter de sombrer complètement. Il espère que chef de guerre va sauver le piètre conducteur de la politique intérieure. Mais il oublie une chose,  notre François: c'est l'armée, dont il a tant besoin, qui est la seule victime réelle de ses "économies" budgétaires. Une armée dont les moyens sont de plus en plus limités et qui n'en peut plus. La politique étrangère est directement tributaire de la santé économique du pays. On ne peut pas rouler des épaules à l'extérieur et s'enfoncer à l'intérieur.  

Avec la nouvelle mesure annoncée par Valls, c'est le déficit (reparti à la hausse malgré les coups de massue des impôts) qui va repartir de plus belle.

Renoncement. Pauvres de nous.


Kilt

L'Ecosse vote.. Ils ont bien de la chance. On aurait presque envie de faire comme eux, Bretons et Normands réunis dans un bel Etat fédéral!!

Ils sont tellement nuls, dans la capitale, lumière du monde, devenue éteignoir de la France.

Becassine

Le brillant Emmanuel Macron est-il victime du politiquement correct (comme l'a prétendu France 2) à la suite de sa grosse bourde sur  salariées bretonnes de GAD? Est-il victime d'un nouvel épisode de la lutte des classes? Le banquier (de gauche) contre les "petits", incapable de comprendre la souffrance des gens du terrain?

Emmanuel Macron n'est pas le premier à souligner l'illettrisme qui perdure dans certains industries. D'une certaine manière, il est un peu victime de son pedigree. Ses intentions étaient bonnes, mais il se fait reprendre là où il aurait du faire preuve d'une prudence et surtout d'un respect extrêmes. D'ailleurs,  il semble que l'illettrisme ne soit pas aussi répandu qu'il le dit chez les salariées de GAD

Mettons-nous à la place de ces femmes courageuses, qui exercent dans le froid permanent un métier éreintant, qui sont victimes de troubles musculo-squelettiques, qui gagnent peu d'argent. Des femmes qui entendent un brillant bobo parisien  - qui a fait fortune à la trentaine -afficher ce qu'il faut bien appeler une forme de mépris profond pour les petites gens? Qu'aurions-nous dit à leur place?

Le ministre s'est excusé platement et cela est bien. Cependant, le mal est fait une fois de plus. Après les "sans-dents", les "illettrées"! Des mots qui pèsent très lourd sur un parti socialiste devenu un parti "sociétal" de gens aisés et progressistes et qui ont oublié les ouvriers. 

On peut se demander, après ce nouveau couac, à quoi servent les études tant vantées de nos élites politiques, si elles sont incapables de comprendre le plus évident de la relation avec autrui. Je le dis depuis longtemps: l'aristocratie revient en force par le chemin le plus improbable qui soit: celui du socialisme.

Et à qui cela profite-t-il une fois de plus?

 

 

Quel recours?

Pour des Français de plus en plus nombreux, Marine Le Pen apparaît comme un recours devant la crise actuelle. Elle engrange à la fois chez ceux qui détestent l'Europe (les nationalistes), ceux qui subissent la crise économique, ceux qui subissent des flux migratoires incontrôlés (jamais les les riches) ceux qui craignent l'Islam. Marine Le Pen en donne à la fois aux "patriotes" et à ceux qui craignent le pire pour la civilisation française et ses valeurs. 

Difficile de lutter contre l'attrait un tel programme, qui embrasse tout le champ du politique. Plus besoin de gauche ni de droite puisque Marine prêche pour le retour de l'Etat, le contrôle renforcé de l'Economie par le politique (une vieille idée de gauche qui fait de l'économie une annexe du politique), pour une politique de sécurité renforcée (qui englobe le retour de la peine de mort), un contrôle sévère des flux migratoires.

Malheureusement, on voit bien que Marine Le Pen est, elle aussi, dans les domaines principaux, dans le déni du réel. Nous ne sommes plus dans un monde hiérarchisé et qui voudrait renoncer aux libertés de circulation introduites en Europe? Qui voudrait renoncer à l'Euro? Et, sur le plan sociétal, qui voudrait le retour de cette horreur qu'est la peine de mort? Qui accepterait un recul du droit des femmes? Reste la question migratoire, qui n'apparaît jamais comme la préoccupation principale des Français (du moins selon les sondeurs) mais qui suscite, chez beaucoup, un trouble, une angoisse réelle. Il n'y a rien d'indécent à cela.

Or, c'est le refus des partis traditionnels de s'emparer de la question, pour des raisons idéologiques, qui fait le lit du Front national. 

Nous participons tous à la même humanité, mais il existe des conditions particulières pour "faire" société. L'universalisme béat prêché par certains oublie cette réalité. 

 

Confiance?

A cette heure, l'Assemblée n'a pas encore voté la confiance, mais on trouve l'esprit du discours dans une seule phrase: "Réformer, c'est affirmer des priorités en refusant l'austérité." Autrement dit, réformer c'est éviter la réforme!

 Finalement, Manuel Valls a obtenu la confiance, mais avec une majorité relative, avec toujours plus d'abstentions. Des abstentionnistes qui réaffirment leur appétit pour la dépense publique, alors que la dépense publique nous a conduits dans le mur depuis vingt ans. Si c'était une solution, ça se saurait. 

Une fois de plus, le beau catalan s'est livré à un exercice de communication, sans vrai lien avec le réel. Il avait dit qu'il aimait l'entreprise? Il se redit socialiste! A-t--il annoncé des choses nouvelles qui permettraient de croire à la réforme dont il se gargarise?: Rien! Rien. On peut même être certains qu'il ne se passera plus grand chose puisque réformer, c'est surtout ne pas toucher aux vaches sacrées de la République.

Comme tout le monde, je suis, au fond, assez conservateur, car j'aime le passé, ce qui m'a construit. Je n'aime pas la réforme pour la réforme. Mais, dans la situation où nous nous trouvons, il faut bien y aller.

Mais qui osera?

Certainement pas cette majorité après le discours du premier ministre qui s'est même "regauchi" sur Les questions sociétales: l'immigration? Un bien pour la France. L'Islam? Une belle religion. Et pendant ce temps là, les Français sont dans l'angoisse d'attentats islamistes et envoient leurs avions bombarder l'Irak!

L'hypocrisie atteint des niveaux merveilleux! Certains mots eux-mêmes sont bannis des discours : c'est ainsi que "l'Etat islamique", cette bande d'assassins, devient DAESH dans le discours publique. Vous devinez pourquoi?

Il existe de braves gens partout et il ne faut pas réduire des hommes et des femmes à leur appartenance religieuse. Cependant, certaines tenues, certaines pratiques veulent absolument que nous connaissions cette appartenance. Bien sûr qu'il existe de vrais citoyens, ralliés à la laïcité, de confession musulmane. Cependant, il demeure un fait: c'est au nom de l'Islam et de son livre saint de des fous se livrent aux pires barbaries. 

Les musulmans ont a faire le ménage dans leur propre texte et dans la manière de l'aborder. Une motion de soutien aux chrétiens d'Irak ne suffit pas. 

Et surtout, il ne suffit pas de crier, de hurler à l'islamophobie! Questionner l'Islam n'est pas une forme de racisme. L'Islam n'est pas une race. 

L'Islam, religion abstraite est contrainte de dominer ses fidèle avec de puissants rituels à contenu juridique. C'est ce que l'occidental moyen ne comprend. Croire qu'à priori qu'un régime laïc nous protégera de cette manière de pratiquer, est un pari risqué.

1000 vaches ou pas?

Qui sont les vrais conservateurs dans ce pays? Qu'est ce que le progrès? On peut se poser ces questions en suivant l'affaire de la ferme des 1000 vaches en Picardie. 

Je me risquerais pas à donner des réponses péremptoires car, dans ce bas monde, il n'existe jamais de réponse parfaite. Toute question économique et sociale est toujours comme une montagne: elle a deux versants. 

Je suis né dans un monde où il existait encore de vrais petits paysans. Bien que né en Normandie, région agricole plus riche que la plupart des autres au milieu du siècle dernier, j'ai connu les petites fermes de quelques hectares avec quelques vaches. Elles étaient peuplées de paysans vissés à leur terre, qui n'avaient mis le nez dehors, marchaient dans la gadoue, vivotaient, prisonniers qu'ils étaient des marchands de beurre. Lorsque j'écoute les péripéties de la ferme aux mille vaches, je me demande: est-ce que c'est réellement un progrès? Les petits paysans d'aujourd'hui,  dont les manifestants nous parlent, existent-ils encore? Non.

On peut ne pas aimer ceux qui tentent d'adapter l'exploitation agricole à la réalité du marché. Mais le faire au nom d'une réalité qui n'existe plus, il y a là quelque chose de choquant.

J'ai vu, comme journaliste spécialisé dans les questions agricoles, mourir l'agriculture de papa. J'ai vu les exploitations laitières passer de  quelques hectares à plus de 70 hectares en moyenne. J'ai vu arriver des générations d'agriculteurs devenus des professionnels gestionnaires. On peut le regretter, mais le petit paysan, n'en déplaise à la Confédération paysanne, n'existe plus, ni dans sa composante économique, ni dans sa composante culturelle.

l'affaire des 1000 vaches illustre bien, spécialement en France, le refus du réel. Des exploitations de ce genre, il en existe de nombreuses en Allemagne. Et je ne parle pas des Etats-Unis. 

Ne nous y trompons pas. Comme tout le monde, j'ai la nostalgie d'un certain monde rural, vivant, plein de gens. Mais demain, à vouloir dresser des murs, il n'y aura plus personne. Nous mourrons vainqueurs, mais dans un désert. 

Et la leçon ne vaut pas que pour cette affaire agricole.


Surenchère écoeurante

Sera-t-il possible, un jour, d'avoir un vrai débat dans ce pays? 

On a vu, encore, hier, avec les propositions du MEDEF pour réactiver la croissance, ce qu'il en est réellement. Le patronat propose notamment de supprimer deux jours fériés, de revenir sur les 35 heures, de "libérer" le Smic de manière à favoriser le retour à l'emploi (avec un complément social), le lissage des seuils sociaux, le travail du dimanche  etc...

J'entends bien qu'il y ait quelque chose de provocant dans certaines propositions compte tenu de la culture française, cependant, qu'a-t-on entendu en réponse du côté des syndicats? Une surenchère verbale encore plus écoeurante, spécialement du côté de FO avec Jean-Claude Mailly: "Et pourquoi pas le travail des enfants a-t-il déclaré.

Je veux bien que l'on trouve les propositions du Medef indécentes, mais ce n'est certainement en pas en répliquant avec encore plus d'indécence que l'on fera avancer la société française.

Qui nous délivrera de ces surenchères, qui ne sont en fait que des corporatismes déguisés en "intérêt général"?

Dans le genre, on pourrait décerner la palme à Marie-Noëlle Lieneman, l'une des égéries de la gauche de la gauche. La démagogie déguisée en amie du peuple.

Train de sénateur

Le 28 septembre prochain, 87 500 grands électeurs vont élire, entre eux, 178 sénateurs, soit la moitié de la Haute Assemblée. Faut-il à nouveau taper sur la seconde chambre, dont beaucoup de gens pensent qu'elle ne sert à rien, qu'elle coûte cher, et qu'elle est peuplée de vieillards?

C'est vrai que lorsqu'on aperçoit les deux principaux candidats de droite à la présidence, Larcher et Raffarin, leurs sourires d'après rasage, leur vaste bedaine  en partie masquée par des vêtements sur mesure,  leur triple menton d'habitués des restos chics, on se dit qu'il ne faut pas aller chercher plus loin pour comprendre les raisons de la crise du politique en France. Pire encore lorsque l'on croise, dans les couloirs, le troisième candidat de droite, Philippe Marini avec son air de petit marquis pédant... même un libéral, même un royaliste auraient envie de chanter "Ah ça ira, ça ira..."

La droite va sans doute reprendre le contrôle de cette institution, mais ça ne remonte pas pour autant le moral....

On dit que les vieux messieurs du sénat servent, grâce à la navette parlementaire, à contrôler les humeurs de l'Assemblée! On dit aussi qu'ils produisent de bons rapports, meilleurs que ceux des députés.

N'empêche qu'on se demande toujours à quoi sert le palais du Luxembourg, sinon à augmenter un peu plus l'endettement des Français.

Kilt

Les Ecossais vont coter pour leur indépendance. D'autres les regardent avec envie. Ou l'on découvre que d'anciennes petites Nations réduites à merci par le fer, ont envie de retrouver leur indépendance. Et pas seulement parce qu'elles sont riches. Elles veulent aussi retrouver leur identité, reprendre leur destin en mains. Ainsi commence un phénomène qui contredit la mondialisation économique. Plus celle-ci avance, plus les peuples veulent se retrouver. Autant les individus acceptent la mondialisation économique, autant ils refusent, semble-t-il, la mondialisation multiculturelle.

Ainsi se creuse un fossé entre la pensée officielle multiculturaliste  et la pensée individuelle. 

Les élites politiques refusent, pour l'instant, d'intégrer cela dans leur logiciel. Mais ils prennent un risque énorme à vouloir considérer que les populations autochtones ne doivent se penser qu'en termes de citoyenneté abstraite en oubliant leurs racines. On voit bien de quelle manière les penseurs du "nomadisme" humain, rejoignent ceux qui prônent l'absolue liberté de circulation des objets. Sauf que les objets sont sans culture et que les hommes, eux, emportent leur culture avec eux. 

Cette fracture sommairement décrite est lourde de conflits futurs. 

Et d'ailleurs, les racines, contrairement à ce que l'on affirme, ne sont pas les ennemies de l'ouverture.

Ave Cesar...

Le retour de Nicolas Sarkozy est imminent. cependant, le plus intéressant, ce n'est pas cette info qui n'en n'est pas une mais certains commentaires qui permettent de voir à quel point la classe politique française a oublié ce qu'est réellement une démocratie.

Ainsi, Bernadette Chirac a-t-elle déclaré que la reconquête de l'UMP par le petit Nicolas n'était pas à la hauteur de Sa majesté. Ce serait donc déchoir, pour un ancien président de la République, que d'aller à la rencontre des militants!

Lorsque j'ai entendu cela, je n'ai pas été surpris, tant je sais à quel point le césarisme irrigue nos élites politiques. 

Mais j'ai quand même éprouvé un pincement au coeur. Et je me suis dit que si j'avais vingt ans aujourd'hui, je quitterais la France, comme nombre de nos enfants....

950

Si l'on en croit le ministre de l'Intérieur, 950 jeunes français ou étrangers résidant habituellement en France seraient concernés de près ou de loin par le Jihad. 

J'aimerais pouvoir demander à ceux qui nous dirigent s'ils croient que les Français, actuellement, adhèrent à leurs discours sur l'islam et l'islamisme, et sur l'immigration. Je suis prêt à parier que, toutes tendances confondues, une majorité écrasante se méfie profondément de l'Islam en tant que système politico-religieux. Un sondage vient d'ailleurs de montrer que 68% des Français sont aujourd'hui opposés au regroupement familial, lequel concerne d'abord, ne nous cachons pas la réalité, des familles musulmanes..

Nous ne risquons pas d'en sortir puisque toute tentative visant à afficher son angoisse devant ce qui se déroule au Moyen Orient (mais aussi en Europe) vous renvoie dans le camp du Front National. Ainsi, dans un magazine bien connu le commentaire sur le sondage évoqué plus haut indique clairement que le refus du regroupement familial est "une idée du Front national". 

Il est donc impossible d'aborder un vrai problème puisque le FN s'en est emparé. C'est ainsi que devant une menace réelle, nous sommes pris au piège d'un discours universaliste, débordant de bons sentiments, mais qui nous désarme totalement devant les chocs culturels qui sont imposés au pays. 

Je crains que nous ne léguions pas seulement une dette colossale à nos enfants. N'oublions jamais que ce ne sont pas les masses de braves gens, de quelque religion qu'ils soient, qui imposent l'affrontement, ce sont les minorités agissantes.

Il existe bien "une maladie de l'Islam", qui se perpétue dans le littéralisme du message (dicté par Dieu lui-même). 

Et ce ne sont pas quelques intellectuels désireux de contextualiser et d'interpréter le Coran qui changeront la nature du problème...

La descente aux enfers continue

On pensait que l'avalanche allait cesser. Eh bien non, ça continue. On apprend que l'ancien conseiller du président, Aquilino Morelle (celui qui faisait venir un cireur de pompes à l'Elysée), affirme que les partants du gouvernement sont les victimes "d'une purification ethnique". Rien de moins. Il songerait même à écrire un livre. Ouille!

Utiliser de tels mots (connotés de douleur et de désespoir pour ceux qui en ont fait l'expérience) en de telles circonstances est, de mon point de vue, obscène et relève d'une perte totale de repères. C'est dire à quel point en est la sphère gouvernementale!

Mais ce n'est pas tout: on apprend aussi que Pierre Moscovici, l'homme qui refusait d'appliquer l'austérité lorsqu'il se trouvait au gouvernement a été nommé commissaire européen à l'Economie et qu'il sera donc chargé, à ce titre, de veiller à ce que la France tienne ses promesses de réformes structurelles et de rigueur. Comme si on demandait au pyromane d'éteindre l'incendie. On voudrait tuer l'idée européenne qu'on n'agirait pas autrement, car cela va laisser penser aux Français qu'au bout du compte, les postes sont le produit d'arrangements entre quelques uns.  Angela Merkel aurait bien mieux fait de tenir bon en continuant de refuser ce dilettante.

Voilà que l'on apprend, aussi, que des proches de Kader Arif, le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, auraient bénéficié de largesses de la Région, en faveur de leur société d'événementiel. Ben alors!

Heureusement que je n'ajoute pas à cette liste des affaires plus anciennes, touchant aussi bien Sarko que Coppé ou Lavrilleux! Sans oublier les amours de Montebourg et d'Aurélie Philippeti.

Nous sommes pris, subitement, d'une grande fatigue. Et l'on ne s'étonne plus que notre vieux pays dérive lentement mais surement vers des gens qui font peur. mais pour d'autres raisons.


 


Hurler avec les loups?

Il n'existe rien de plus moche que de hurler avec les loups, autrement dit de s'acharner sur une personne à terre. D'une certaine manière, l'ancien et éphémère secrétaire d'Etat Thomas Thévenoud vit ce calvaire-là. 

Cependant, il faut regarder de près ce par quoi le scandale est arrivé.

Ce n'est pas parce qu'il n'a pas payé ses impôts que Thomas Thévenoud révulse toute la France. Oublier le fisc fait plutôt sourire le fraudeur qui se cache en chacun de nous.

Ce qui est impardonnable, c'est que le jeune ministre se soit paré des atours chatoyants de la Vertu, y compris à la tribune de l'Assemblée, poussant l'hypocrisie à son comble, réclamant aux autres, comme un inquisiteur, une attitude qu'il ne s'appliquait pas à lui-même.

Autrement dit, il n'a pas mis ses actes personnels en conformité avec une pensée affichée publiquement. C'est très moche.

Et pourtant, on va laisser voter l'impôt à quelqu'un qui ne paye pas ses impôts. Elle en est là, la belle République française.

L'appel de Paris: oui mais...

Les élites musulmanes françaises ont lancé, hier, un vibrant appel à la solidarité avec les chrétiens d'orient, estimant que les jihadistes étaient des assassins qui n'avaient rien à voir avec l'Islam.

Cette prise de parole est une bonne nouvelle à un moment où les Français se montrent massivement méfiants (il faut être aveugle pour ne pas l'être), vis à vis de la religion de Mahomet.

Cependant on peut se poser des questions: pourquoi, par exemple, les lieux de culte n'arrivent-ils pas à déceler ceux (quelques centaines semble-t-il) qui se radicalisent? Y a t il des choses que l'on préfère ne pas voir?

-Par ailleurs, si l'Islamisme n'a rien à voir avec l'Islam, pourquoi les les jihadistes se revendiquent-ils de l'Islam avec force?

Problème.

Que penser aussi que s'associe à l'appel en faveur des minorités un pays comme l'Arabie saoudite dont on connaît l'amour fou pour le christianisme!


Pourquoi "il" monte

Le Front national monte au point d'être devenu la troisième force susceptible de casser la règle du bipartisme qui régit nos institutions. Il monte, il monte et je vois toujours autant de gens, parmi les dites élites, qui s'étonnent. Et pourtant, c'est tout simple: le PS, parti de la "morale", nous a offert, en moins de trois ans, un DSK, un Cahuzac, un Aquilino Morelle, un président de la Républqiue qui n'aime pas les pauvres, et enfin un Thomas Thévenoud. Les ennemis de la finance planquaient des comptes en Suisse et ne déclaraient pas leurs impôts. 

Si cela était arrivé dans un parti de droite, la gauche morale aurait crié: c'est normal, la droite n'a pas de principes, elle est l'ennemie des petites gens, elles e prosterne devant la finance. Le problème, c'est que les pires turpitudes attribués à la droite, arrivent aujourd'hui à des responsables de gauche. Cherchez l'erreur! Serai-ce que la gauche ne serait plus la gauche? Qu'elle ne serait plus, au fond, qu'un parti de classes moyennes supérieures ralliées sans le dire à ce marché tant honni? Un parti de pseudo-intellectuels qui se la jouent "peuple" pour se donner bonne conscience?

Les citoyens d'aujourd'hui, qui ne sont plus de pauvres gens du XIX e siècle privés d'information, ont répondu à toutes ces questions. le pire, dans cette hisdtoire, c'est que Thomas Thévenoud démontre à lui tout seul que la politique n'est plus qu'un job comme les autres: il a failli moralement, mais il refuse de démissionner. C'est à la fois insensé et destructeur.

On imagine les tratactions sous le manteau, les mensonges d'un PS qui ne serait plus majoritaire à lui tout seul s'il démissionnait de son siège de député.

Le citoyen ordinaire observe ce jeu sans morale et tombe dans l'escarcelle du Front national. Il n'ira pas vers la droite classique (du moins dans un premier temps) dès lors que les partis traditionnels refusent d'aborder courageusement tous les problèmes. Il n'y a pas que la question économique qui inquiète les Français; il y a aussi, plus que l'immigration en tant que telle, la question islamique. Le Moyen Orient est à feu et à sang, des"Français" qui haïssent notre pays vont faire le jihad et nos responsables continuent à considérer, comme des aveugles, qu'il n'y a pas "une question islamique" en Occident.


Thevenoud

Il était membre de la commission Cahuzac...Il donnait des leçons de civisme fiscal à l'Assemblée... Et il oubliait de déclarer ses revenus.... Il a accepté un ministère....

Quel que soit l'amour que l'on porte à la France, quelle que soit la difficulté de la tâche politique (qui est réelle et demande beaucoup de coffre) on ne peut s'empêcher de se dire qu'il y a quelque chose de pourri dans le système. 

Soit nous avons un gouvernement d'une incompétence jamais atteinte (des zozos), soit nous avons à faire à des hypocrites, des menteurs ou tout simplement à des hommes qui pensent la fonction politique comme un "job" qu'il faut capter ou conserver à tout prix.

Les affaires Cahuzac et Thevenoud sont une conséquence de notre organisation politique: c'est devenu un métier alors que c'est un service aux Français. 

Un métier où l'on pratique "l'entre-soi". Un retour à l'aristocratie d'Ancien régime qui refusait de payer des impôts, eu égard à sa supériorité naturelle.

Je ne vous fais pas dire que tout cela, ajouté au portrait de "l'homme sans dents" de Mme Trierweiler, est dévastateur.

Nos hommes politique (et pas seulement à gauche) ont, comme on dit vulgairement, pété un plomb. Ils se considèrent comme une caste à part qui veulent bien réformer  qu'à une seule condition: que les réformes ne portent pas atteinte à leurs privilèges. 


Chrétiens d'Orient

Cachez ces chrétiens d'Orient que je ne saurais voir! Cela, c'était hier. Et voilà que la France laïque - un peu honteuse il faut bien le dire - redécouvre les chrétiens d'Orient. les premiers chrétiens à vrai dire. Et il a fallu pour cela que s'installe entre l'Irak et la Syrie un système politico-religieux islamique criminel, fondamentaliste, charia compatible, capable de décapiter des journalistes, de jeter les minorités à la rue, de les contraindre à la conversion. De quelle littérature s'abreuvent ces terribles jihadistes? Allez, n'ayez pas peur....

Et l'on redécouvre d'où viennent, au fond, les valeurs de liberté de conscience qui fondent les sociétés occidentales. 

Hier encore, par haine de l'Eglise catholique, il était incorrect de défendre les chrétiens d'orient. Aujourd'hui, par un curieux retour de l'histoire, c'est au nom des droits de l'Homme (qui doivent beaucoup au christianisme) que l'on offre des visas aux chrétiens irakiens...

J'en connais, des grandes gueules, qui doivent être sérieusement secouées dans leur aveugle promotion de l'islam dit "pacifique". D'ailleurs on ne les entend pas. Ils ne savent plus quoi dire. Il serait très mal venu, en ce moment,  de raconter que le christianisme est la religion des bourreaux.

On n'oublie pas, cependant que le petit peuple de l'islam est lui-même victime de l'islam politique et fondamentaliste. 

Pourquoi ils ne réforment pas....

Pourquoi la gauche comme la droite sont-elles frappées d'une incapacité à réformer? Parce que, l'une et l'autre possèdent la même vision de l'Etat, un Etat devenu Dieu, devenu dogme, devant lequel on se prosterne comme devant le veau d'Or, oubliant les règles qui régissent la société mondialisée. 

C'est la raison pour laquelle il ne faut pas trop se réjouir des difficultés actuelles du gouvernement, même si les événements que nous suivons heure par heure sont humiliants pour les Français. Rien ne dit qu'une nouvelle majorité de droite prendrait les mesures susceptibles de redonner la confiance à l'appareil productif, dès lors qu'elles remettraient en cause l'obésité du système.

On a vu, hier, François Hollande prendre l'eau à l'ile de Sein. L'image est destructrice dans un endroit toujours menacé de submersion! Comme si le Président ne produisait que des actes manqués, comme s'il s'évertuait toujours à ne pas être là où ça se passe.

Il existe, dans les élites de ce pays une morgue incroyable, consistant à penser que le monde doit se conformer à la conception française de l'économique et du social. Ils voient tous que cela ne marche pas et pourtant, sclérosés, ils ne changent rien. Notre appareil productif est en train de mourir peu à peu et pourtant, c'est la faute aux autres. Principalement la faute de l'Allemagne. Comme si l'Allemagne (qui a conduit des réformes difficiles) était responsable des difficultés de notre industrie, comme si elle était responsable des charges qui pèsent lourdement sur elle et la handicapent, comme si elle était responsable de ce système qui détourne toute la valeur produite dans le gouffre sans fond de l'Etat.

Bien entendu, impossible de convaincre le camp adverse, lequel a bien trop peur de perdre ses statuts et ses avantages, trop heureux de cette démocratie qui n'est plus fondée sur des valeurs, mais sur ce que j'appelle "le guichet". Qu'importe si un allègement du périmètre de l'Etat permettrait de retrouver de la souplesse économique et de l'emploi. L'homme d'aujourd'hui préfère le guichet.

Impossible de conduire des réformes parce que la structure même de notre Etat centralisé a conduit, plus qu'ailleurs, à la création d'une caste politique et administrative qui ne pense les réformes qu'en fonction de ses intérêts et non plus en fonction de l'intérêt général. On le voit bien dans la seule tentative qui ait eu lieu jusqu'à présent, celle des Régions: le pouvoir s'attaque aux Régions parce qu'elles ne représentent pas grand chose dans la dépense publique et parce qu'elle permettent de ne pas toucher aux fromages départementaux et aux communes. Il aurait été si simple de fusionner autoritairement toutes les communes agglomérées des agglos de plus de 50 000 habitants par exemple! Mais, derrière la soi-disant proximité, c'est l'entre-soi qui prévaut. Aucune opération n'est plus politique que cette réforme régionale, qui permet en outre de repousser les élections pour une gauche exangue.

Impossible de conduire des réformes, parce que, tout simplement, à côté d'une crise du modèle universaliste français (crise qui touche tout autant l'économie que le social ou la société (intégration immigration), il existe une crise du personnel politique. Dites moi où sont les hommes d'Etat dans ce pays?

Nous devenus une démocratie de clientèles...

Je vois hollande qui commémore à tour de bras, qui passe son temps dans des opérations sans enjeu, espérant que le compassionnel l'emportera sur les réalités concrètes. C'est navrant, y compris pour ceux (dont je fais partie) qui croient que la mémoire doit être entretenue.

Au fond, si nos hommes politiques sont à ce point impuissants, c'est parce que tous les ressorts intellectuels qui ont fondé leurs représentations républicaines sont en berne, c'est parce que le monde a choisi le libéralisme. On peut être navré de cela. Le fait est.

 

 

 

 

Valls l'a dit

Valls l'a avoué hier soir sur France 2: il n'y a pas eu en France de politique d'austérité. Donc pas de réformes structurelles. Juste de la politique et l'effet d'annonce. Et l'on s'étonne qu'au lendemain de la nomination du nouveau gouvernement, 80% des Français affichent plus que du scepticisme. On veut réformer, on veut alléger, sans toucher à rien.....

Il est clair, comme disait un patron la semaine dernière, que la France ne retrouvera plus jamais ses grandes usines. Faute de courage et de fermeté.

En Allemagne on s'amuse à un jeu de mots: Frankreich (la France) est devenue "Krankreich" (l'empire malade). Beaucoup trouvent là bas qu'on fait beaucoup de bruit pour pas grand chose (sauf peut-être la nomination du nouveau ministre de l'Economie), et que l'échec de Hollande est consommé.

Emmanuel Macron est la nouvelle coqueluche de la presse parisienne, l'anti-Montebourg paraît-il. Mais que penser d'un "libéral" formaté"dans les grandes écoles d'un pouvoir qui ne sait pas se penser autrement que dans le tout Etat?

Quant à Madame Vallaud Belkacem, issue de la diversité comme on dit, on peut espérer qu'elle répondra à l'angoisse de tous ces professeurs d'histoire qui ne peuvent plus enseigner l'histoire de France dans certains quartiers! 

 

Mais comment tous ceux - et ils sont nombreux - que la pratique politique exaspère - comprendront-ils que le secrétaire général de l'Elysée soit un ancien ministre de Sarkozy et que le nouveau ministre de l'Economie soit un énarque de plus (même s'il est passé par la banque), autrement dit l'un de ces hommes de la Caste étatique, cette nouvelle aristocratie qui ne veut pas dire son nom. Que vont penser les électeurs de Hollande, en voyant l'auteur d'un discours célèbre contre la finance, nommer un ancien de la banque Rothschild à l'Economie!  Certains y voient un grand sens de l'humour.

Je doute que cela soit compris de cette manière.

Il suffit de lire le site internet du Nouvel Observateur pour comprendre le vent de panique qui souffle à gauche...

Luzenac

Luzenac, la petite équipe ariégeoise, déboutée à nouveau par la Ligue de football professionnelle (LFP) pour son accession à la ligue II. Une accession qui avait été pourtant gagnée à la pointe des crampons. Ceux qui refusent de donner prime au sport, sont bien moins regardants lorsqu'il s'agit du PSG et du fric du Quatar, financeur de l'islamisme.

Dissolution

Si nous étions dans une démocratie accomplie, compte tenu de l'état du pays, compte-tenu de l'état de l'opinion publique, compte-tenu de l'ampleur des réformes à mener, le président de la République organiserait un référendum pour demander l'avis des Français. Il ne le fera pas, bien entendu.

La France est, dans l'abstrait, une République égalitaire dont les élus méprisent le peuple. On est loin de la conception des libertés anglaises fondées non pas sur un corpus idéologique abstrait, mais sur la transmission, l'héritage, la réalité vécue concrètement. 

La dissolution de l'Assemblée nationale devrait alors aller de soi. Mais la députation étant devenue un "job", la défaite socialiste serait tellement énorme, qu'il ne se passera rien. Nous allons tout droit vers une crise de régime. En nommant Macron, Hollande s'est coupé d'une partie de sa base politique.

Maintenant, tout peut arriver.

Colère à fleur de peau

La colère est à fleur de peau. A peine nommé, le nouveau gouvernement est l'objet d'un profond scepticisme de la part des Français, lesquels ne croient pas qu'il sera capable de réformer. Et cela malgré la rupture intellectuelle assumée, hier, par Manuel Valls (non sans courage) devant le patronat. Question: peut-on faire du Blair quinze après Blair?

La situation est la suivante. A peine Emmanuel Macron a-t-il laissé percer son intention d'assouplir les 35 heures que l'on assiste à une levée de boucliers. Comment pourra-t-il redonner de la souplesse à l'entreprise alors qu'il est attendu au coin du bois, à couteaux tirés et alors que le gouvernement continue a poursuivre dans la fiction du "dialogue social"? Mais il y a encore pire. On entend, partout, l'exaspération des patrons, surtout les petits, qui refusent d'embaucher dans le contexte actuel, qui se disent éreintés de contrôles en tous genres, et le ras le bol du contribuable. 

Il suffit de s'écouter soi-même pour comprendre. En ce qui me concerne, cela fait des mois que je me suis juré de ne rien acheter tant que durera cette situation politique stupide et traumatisante.

Combien sont comme moi?

Oui, la pièce n'est pas finie et il va se passer quelque chose.

La Rochelle

Il est vrai que la politique est d'abord "parole". Mais, aujourd'hui, face aux défis qui se posent à la France, la parole, les mots ne sont plus qu'un moyen d'éviter ou de travestir la réalité. Vous avez pu entendre, hier, à La Rochelle, la diarrhée verbale  de Christiane Taubira. Vous aurez remarqué qu'elle est d'ailleurs beaucoup plus à l'aise avec les mots creux que dans la conduite de sa bicyclette! Rien que de la communication, rien que de l'image.

Vous aurez entendu le Premier ministre, répondant au coup d'éclat de sa Garde des Sceaux, qu'il n'y avait pas de mesure à prendre puisqu'elle n'était pas socialiste! On pourrait en rajouter dans le genre. A l'inverse, à l'UMP, ce qui est remarquable, c'est l'absence de parole, l'absence de mots, alors que la situation est grave. 

Comment voulez-vous que les Français ne se sentent pas floués devant un spectacle aussi navrant, face à des éructations qui fleurent bon les années 70, quand la lutte des classes battait son plein.

Manuel Valls s'est livré, hier midi, avec un talent consommé, à une jonglerie verbale enrobée d'un sens très travaillé de la dramaturgie. Cela lui a permis de sauver les meubles du Parti (pour l'instant) et confirmé que cette austérité dont on parle tant, cette austérité rejetée par les frondeurs, n'est, en fait, qu'un mirage. C'est le Premier ministre qui l'a dit.

Valls a quand même réussi à expliquer que nous sommes lancés dans une politique de redressement de notre économie... sans avoir débuté le moindre effort. 

Et l'on s'étonne que les Français aient une opinion terriblement négative des partis politiques.

Un certain Maurice Gustave Gamelin

La gauche française dans son ensemble, (mais aussi la droite) devrait prendre pour emblème un certain général Maurice Gamelin. Les plus anciens se souviennent de ce général qualifié "d'intellectuel", qui vécut son enfance sur le boulevard Saint-Germain à Paris, et qui conduisit l'armée française au désastre en 1940. C'est lui qui, notamment qui déclara que les Ardennes étaient infranchissables (?!), qui déplaça les meilleures troupes françaises vers le Nord et qui, de ce fait, ouvrit un boulevard à la Wehrmacht. Il est l'exemple même de ce rationalisme brillant, coupé du réel, que l'on admire lorsque cela n'engage à rien, mais conduit aux pires descentes aux enfers lorsque la situation se gâte. Gamelin n'avait rien compris à l'emploi combiné des chars et de l'aviation (ce qui est étonnant de la part d'un homme dont on admirait l'intellect), tout comme la gauche française n'a rien compris à la mondialisation, rien compris non plus aux échecs sanglants du marxisme à travers le monde.

Vous me direz qu'après avoir du digérer un certain Emmanuel Macron à l'Economie, proposer à la gauche un emblème militaire aussi lourd relève de la provocation. Mais il existe des provocations qui sont faites pour réveiller.

Bien sur, Manuel Valls, nouveau général Leclerc (je n'ose dire de Gaulle) tente de ramer à contre-courant. Son offensive éclair ne manque pas de brio. je lui souhaite bien du courage.


A bas la calotte...

Il n'y a rien de plus socialiste que le fameux et anticlérical "a bas la calotte". Et pourtant, par un curieux retour de flamme de l'histoire, les "frondeurs" d'aujourd'hui sont les calotins du socialisme. Ils me font penser à ces catholiques traditionalistes (qu'ils détestent pourtant), qui refusent de renoncer à la messe en latin! Sauf qu'eux, refusent de renoncer au marxisme. Ils préfèrent le dogme à la réalité, tout comme certains cathos préfèrent les pompes de l'Eglise et son autoritarisme perdu, au regard évangélique sur le monde tel qu'il est. 

Prefets

Ils sont la figure centrale de l'Etat centralisé et hiérarchisé, ce modèle d'Etat qui est aujourd'hui largement en faillite en France. Les préfets. Non élus, postés au coeur des départements, responsables d'une administration "déconcentrée" pléthorique, ils règnent, manient le bâton au-dessus de la tête des maires récalcitrants.

Le gouvernement vient de les ressortir à plusieurs reprises afin de faire plier, justement, des maires qui refusent d'appliquer la politique décidée à Paris: sur les permis de construire, sur les nouveaux rythmes scolaires. 

Ce n'est pas tant que le gouvernement ait tort, c'est tout simplement que le "système" jacobin, fondé sur une administration non élue, passe de plus en plus mal aux yeux de la population. Le principe d'égalité se joue en dehors du champ de la démocratie dans un pays comme la France.

J'ai vu, il y a bien longtemps, de quelle manière brutale des préfets imposèrent le nucléaire à des élus qui ne demandaient que de l'information.

Flicage des chômeurs?

Ce pays est rempli de tabous. Il existe des sujets sur lesquels il est interdit de s'exprimer au risque de se voir l'objet de vociférations et d'accusations insupportables. Il en va ainsi pour l'immigration, pour l'islam et pour le chômage. Un ministre sympathique de gauche (François Rebsamen) vient-il d'affirmer qu'il va falloir renforcer les contrôles sur les chômeurs rétifs à rechercher du boulot? Et voilà qu'on lui tombe dessus de tous côtés (syndicats etc). Et pourtant, si j'en juge par ce que j'entends, y compris de gens engagés dans le social ou la formation professionnelle, il y aurait bien besoin d'un petit coup de semonce.

Nous vivons dans le pays où il est plus intéressant financièrement, dans certaines configurations, de ne pas travailler que d'aller au boulot. 

Mais je me tais. 

Ouille!

A droite toute! Le gouvernement se droitise en même temps que se droitise l'électeur. C'est une question de survie. Hier, Rebsamen affirmait qu'il allait mieux contrôler les chômeurs. Aujourd'hui, c'est le brave petit ministre de l'Intérieur, Cazeneuve, qui affirme que la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde!

Ouille, ouille, ouille!

C'est ce qui s'appelle mettre les pieds dans le plat de la gauche morale (pardon, bien-pensante). Hier encore, l'homme le plus haï des frondeurs, M. Macron, réaffirme qu'il va tenter d 'assouplir les 35 heures. 

Je comprends très bien que ceux qui en tiennent pour le vieux corpus idéologique de la gauche se sentent floués

Si la gauche n'est plus la gauche, qu'est-ce qu'elle est?

Allez, dites-le moi!

Tout cela ne veut pas dire que le gouvernement va enfin agir avec un peu de réalisme sur tous les sujets évoqués. Rassurez-vous les gars, il s'agit de communication avant tout. L'argent du contribuable est fait pour être dépensé les yeux fermés et nos droits vont demeurer infiniment plus importants que nos devoirs. Sanctionner un chômeur qui profite du système, c'est sanctionner tous les chômeurs!

Même Ouest-France le dit! Faire preuve de mesure dans les flux migratoires va rester une atteinte aux droits de l'homme. Même si nous parquons ces pauvres gens dans des logements qui s'écroulent. etc etc etc...

 

Jihad

Encore un ignoble assassinat de journaliste américain au nom d'une certaine conception de l'islam. Et les musulmans s'étonnent de l'angoisse qui nous saisit à la contemplation de leur beau système politico-religieux....

Et l'on va continuer de nous asséner la même propagande....

Grosse Bertha

Voilà un livre qui nous rappelle le gros canon allemand qui pilonnait Paris! Le plus terrible dans le livre de Trierweiller (d'après ce qu'on entend) c'est la remise en cause de la sincérité des engagements politiques du président de la République (il n'aime pas les pauvres). Cette accusation terrible colle parfaitement avec ce qui court actuellement, à savoir que François Hollande s'est livré à une campagne mensongère pour l'emporter (le discours du Bourget) tout cela relayé abondamment par les frondeurs du PS. 

Bien sûr, le bruit court depuis longtemps que les professionnels de l'administration d'Etat, formés à l'ENA, choisissent leur camp politique, non pas en fonction de leurs convictions, mais en fonction des opportunités. Le livre de l'ancienne Première dame, même s'il s'agit d'une vengeance et d'un point de vue très partial, vient apporter de l'eau à ce moulin là.

On voit mal comment François Hollande, déjà au plus bas, ne serait pas un peu plus déconsidéré. Comment pourrait-il construire une politique de réformes dans ce contexte? Que va-t-il se passer? Chaque jour apporte son lot de reniements qui doivent faire hurler les socialistes à l'ancienne.

ce matin, dans Les Echos, c'est la hausse de la TVA qui est prônée et encouragée par le député PS Christophe Carresche. On sait pourtant à quel point ce sujet est tabou à gauche. Voilà maintenant que l'on trouve à la TVA, au sein de la gauche libérale, des vertus sur lesquelles le PS crachait à la fin du mandat de Sarkozy...



Encore une démission

Les jours passent et se ressemblent: cette fois c'est un secrétaire d'Etat, Thomas Thévenoux, qui se voit contraint de démissionner, probablement pour fraude fiscale!!!!

Ce matin, les commentateurs font tout ce qu'ils peuvent pour ouvrir un parapluie au-dessus de la tête du chef de l'Etat, estimant que le livre de Trierweiller est un coup indigne et nauséabond. Tout cela arrive alors que Hollande est tombé à 13% d'opinions favorables et qu'il entraîne son Premier ministre dans sa chute vertigineuse. 

La vengeance est un plat qui se mange froid affirme le diction. Valérie T... s'est vengée à chaud. Qu'on le veuille ou non cette affaire que beaucoup voudraient "privée" a des implications politiques.