LE DEBLOG'NOTES - 32841

Le danger du mépris

Lorsque j'écoute les commentaires sur le Front national et ses électeurs (probablement 25% de l'électorat), lorsque j'entends le discoure affiché et même sous-jacent, je ne peux pas m'empêcher de penser que se lève le grand danger du mépris: mépris d'électeurs populaires "qui n'ont même pas le bac", mépris des élites urbaines face aux" petits" de la périphérie (les mêmes élites protégeant les immigrés au nom d'un respect qu'elles n'accordent pas à leurs concitoyens qui votent "mal"); alors oui je me dis attention danger, la colère pourrait monter très vite...

Tout cela me fait penser à ce mépris terrible dans lequel les élites aristocratiques et intellectuelles tenaient les paysans sous l'Ancien Régime. Les commentateurs ont beau déclarer que ne sont pas visés les électeurs, mais un Parti dont le passé est inadmissible pour un républicain, il n'empêche que cela passe mal. le pire, peut-être, consiste à retirer le qualificatif de républicains à des électeurs, à les tenir sur le côté comme des pestiférés. De mon point de vue, il s'agit d'une très grave erreur morale, un manque de respect pour les individus. Que je sache, nous sommes certes en république, mais nous sommes aussi en démocratie.

J'entends bien que le Front National est porteur d'un passé suffisamment lourd pour lui interdire toute espérance. Comment un parti dont le fondateur se revendique de choses pas très ragoutantes qui remontent à la seconde guerre mondiale et à la décolonisation, pourrait-il accéder au pouvoir? C'est bien là le vrai problème. Qui voudrait s'afficher avec un parti dont l'histoire véhicule tant de relents nauséabonds. En ce sens le FN ne trouvera jamais les alliés qui lui manquent pour accéder au pouvoir, même si le Parti a beaucoup évolué et pose parfois de bonnes questions, spécialement sur la place de l'islam dans la République et l'immigration. 

Il reste que la stigmatisation d'un quart de l'électorat, sa mise à l'écart dans une sorte de cachot moral, recèle de nombreux dangers qu'il serait dangereux d'ignorer. Il ne faut certes pas courir après le FN, mais rien ne s'arrangera si les partis dits de gouvernement n'abordent pas les sujets qui fâchent beaucoup de Français; Et pas seulement le chômage. 

Comme en 40

Le PS vient de se prendre une dégelée électorale aux départementales qui, sans doute, en a fait pleurer plus d'un dans le camp de la rose. Il y a de quoi.  25 départements basculent de gauche à droite et seule la toute petite Lozère sans ressources (75 000 habitants) fait le chemin inverse. C'est le désaveu complet, avec, en prime, la chute de symboles très forts: La Corrèze de Hollande, l'Essonne de Valls et du frondeur Jérome Guedj, le Nord de Martine Aubry, la Seine-Maritime de Fabius passent à droite. Autant dire que tous les poids lourds de l'exécutif sont désavoués par le peuple. Il ne reste plus à la gauche socialiste qu'une sorte de "réduit" du sud-Ouest, vieille terre radicale, qui fait penser au réduit breton de 1940. La Bretagne elle-même, vieille terre de démocratie chrétienne passée au socialisme résiste à la vague bleue, mais non sans abandonner sur le terrain les Côtes-D'Armor, terre de l'ancien président socialiste des départements de France, Claudy Lebreton. Une très belle prise pour la droite.

On pourrait d'ailleurs faire des rapprochements avec la terrible année 40. La France possédait les armes et les effectifs, mais elle était profondément divisée tant sur le plan politique que stratégique. Et cela donna une débâcle dans laquelle le pays faillit disparaître.

On n'en n'est pas là, mais il ne suffit pas de dire comme je l'entends ce matin: "Si on avait été unis on aurait fait jeu égal. "La question c'est: "Mais unis sur quoi? Qu'est-ce qui peut unir des sociaux démocrates réformateurs, acceptant l'économie de marché, à la vieille gauche marxiste, dépensière, idéaliste au point d'en oublier le réel, qui ne veut pas mourir? Et même, qu'est-ce qui peut unir les sociaux démocrates à des écologistes souvent radicaux, qui refusent de grandir, au point d'écoeurer un Daniel Cohn-Bendit? Et d'ailleurs, en simple comptabilité, que peuvent apporter au PS les écolos que l'on peine à percevoir, même avec un microscope électronique? Contrairement à ce que pensent les frondeurs (virés de l'Essonne on l'a vu) le message des électeurs est clair: c'est toute la gauche, y compris celle qui s'oppose à Hollande qui est remise en cause dans ses fonctionnements, ses discours, etc.  Dans un pays normal, les modérés de tous bords prendraient acte de ce qui les rassemble et ils tenteraient de mettre en place un programme de réformes, tant sur le plan économique que sociétal, qui apaiseraient le pays. 

On peut toujours rêver.

On pourra se satisfaire du fait que le Front National ne dirigera pas de département et qu'il a été contenu par le mode de scrutin. Il reste qu'il a fait une belle percée et qu'il va pouvoir continuer de planter pour l'avenir. On ne peut pas se satisfaire non plus du mépris à peine voilé avec lequel sont traités les électeurs du FN dans les grands médias. En ce sens, Manuel Valls a commis une grave erreur qui ne va que renforcer le moral des partisans de Marine Le Pen. 

Il n'y a pas d'alterrnative: ou bien les partis de gouvernement continuent d'ignorer les maux qui taraudent la société française tant sur le plan économique que sociétal, ou bien se lèvera un homme, une équipe qui auront le courage d'affronter le réel. Ce n'est pas joué.

 

Pour Onfray

En voilà un qui, ces derniers temps, s'en prend plein la gueule de la part de la bonne société parisienne. Je veux dire celle qui pense juste et moral (forcément). Michel Onfray a tout pour déplaire à ces gens là. Il a eu le culot d'affirmer qu'il vaut mieux s'intéresser à une pensée cohérente de droite qu'à une pensée incohérente de gauche. Sans doute veut-il dire par là qu'il n'a pas l'esprit de système, qu'il n'appartient à personne et que son seul but c'est la vérité. Ouille, ces choses là ne se disent pas chez nos bons idéologues. 

Onfray a tout pour déplaire d'ailleurs. Il ne vit pas à l'intérieur du boulevard périphérique parisien, il n'est pas sorti d'un ventre grand bourgeois avec gros paquet d'actions, mais de celui d'une femme d'ouvrier agricole, il connaît les gens ordinaires parmi lesquels il vit, et surtout il a trahi la cause de gauche avec un certain nombre de déclarations. Et pour faire mal, il n'est pas pro-européen.

Onfray a été l'un des premiers à s'insurger contre ceux qui cherchent à tout prix à empêcher toute autocritique de l'islam (c'est là qu'on commence à être accusé de raciste), contre tous ceux qui hurlaient aveuglément "pas d'amalgame". Tout récemment, il a reproché à Alain Juppé de ne pas avoir lu le Coran et les Hadits. 

C'en est assez pour que d'aucuns commencent à le renifler de près, jusqu'à en déduire, comme je viens de le lire qu'il était probablement en train de passer du "rouge au brun".

Alors, je le dis tout net: je ne partage pas, et de loin toutes les thèses de Michel Onfray. Je ne suis pas athée (ou du moins je n'en sais rien), je suis profondément européen, je ne suis pas de sa gauche à lui, mais je suis du camp des hommes libres. Comment se peut-il que, dans une époque aussi complexe, des intellectuels, des journalistes, des politiques, puissent tenter d'enfermer les autres dans une pensée aussi binaire, aussi au ras du sol. 

Marre de ces gens qui disent: Tu critiques la Révolution, tu n'aimes pas Robespierre? T'es un facho, un réac. Tu critiques l'islam? T'es un xénophobe. Tu t'inquiètes sur l'immigration? T'es un raciste. Tu affirmes que l'école est faite pour apprendre à lire, écrire et compter, que la civilisation judéo-chrétienne est peut-être en train de mourir, que l'homme ne vit pas que d'idées, mais aussi d'ancrages, de racines, de fidélités concrètes, c'est encore pire.

 S'il vous plaît, un peu d'intelligence.

Et surtout, tenez bon bon, Michel Onfray.

Catastrophe et sparadrap

Comme de juste, les Français se demandent si l'exécutif n'en fait pas trop dès qu'il y a une catastrophe, comme si, dans notre société médiatique, il fallait absolument se refaire la cerise sur le dos des disparus. La question mérite d'être posée même si dans notre système le président joue un rôle éminent de père de famille. Une certaine compassion n'est donc pas inutile, mais, là où le problème commence, c'est quand le chef de l'Etat se met à commenter les événements comme un journaliste et lorsqu'il prend pratiquement des postures d'ecclésiastique. Dans ce contexte là, la "religion républicaine déploie tous ses rituels, je dirais même, ses artifices. Au risque de choquer, ce n'est pas le rôle du chef de l'Etat de conduire le deuil dès lors qu'il s'agit d'un fait divers, aussi terrible soit-il. On peut comprendre cette posture, mais elle porte en elle des effets négatifs terribles, les politiques étant soupçonnés de se refaire une santé sur les grands faits divers.

Vous aurez remarqué, par ailleurs, que la question des repas sans porc dans les  cantines est revenue sur le tapis avec Sarkozy. La question n'est pas sans importance puisque la nourriture relève de la loi religieuse. On peut noyer le poisson en faisant de cette question une simple affaire de goût, il reste que accepter les prescriptions islamiques à la cantine, c'est faire entrer la loi religieuse dans le domaine public. Autrement dit, c'est reculer. 

On peut d'ailleurs rappeler à ce propos que dans  la tradition chrétienne, tout se mange, la loi mosaïque ayant été abolie. Pour un chrétien ce n'est pas ce qui entre en soi qui est impur, c'est ce qui en sort (à l'occasion).

Vous aurez aussi remarqué que les propos de Sarkozy sur le respect de la laïcité dans les cantines n'ont pas enthousiasmé nombre de ses amis de l'UMP, y compris Henri Gaino. Il est manifestement bien plus important de "rassembler" que de rappeler fermement ce qu'est la République et la tradition occidentale. Autrement dit, les rituels musulmans, très nombreux, sont un peu, pour les hommes politiques, comme le sparadrap du capitaine Haddock. Ils ne savent pas comment en débarrasser l'espace public et ils préfèrent les accommodements. Il n'y a guère de solution car ces fameux rituels sont tout sauf du domaine privé. Ils ont été crées pour faire "communauté" et dominer l'espace social. 

Et curieusement, alors que les politiques continuent à raser les murs sur ce sujet, on voit les attitudes changer, les commentaires se raidir, y compris chez ceux qui, il n'y a guère, se seraient immolés pour l'absolu respect du droit des individus. 

On commence à nouveau à réfléchir, dans ce pays à ce qui fait une communauté de destin.

Tant mieux. 

Les dessins sont de l'auteur!


Chefs de meute

Manuel Valls, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen. Des chefs de meute. deux loups et une louve. Nous sommes spectateurs dans l'arène et nous les observons comme la population de Rome regardait les gladiateurs en train de s'étriper. Valls et Sarkozy n'appartiennent pas au même camp, mais personne n'est dupe: ils se ressemblent. Une ambition sans bornes, une envie insatiable de pouvoir, proches l'un de l'autre sur le plan politique quoi qu'on en dise. il y en a un de trop.

Alors Valls se rue sur Sarkozy avec les arguments de la gauche morale, ça ne mange pas de pain. Le ni-ni n'est pas moral, le ni-ni n'est pas républicain. Sarko lui répond que le PS ne fait que de servir de marche pied au Front national tout en ayant l'air de se boucher le nez dès qu'on voit apparaître un membre de la famille Le Pen. Mais au fond, ils savent l'un et l'autre qu'ils jouent la peau de leurs partis respectifs avec la montée en puissance du troisième larron. La loi sur les 12,5% des suffrages exprimés nécessaires pour accéder au second tour était une mesure prise pour faire barrage au FN et elle s'est retournée contre ceux qui l'avaient mise en place. C'est le PS qui est venu s'engluer dans ses propres barbelés. A l'UMP on n'en mène pas large non plus car les caciques savent que les électeurs ne tiennent pas compte des mots d'ordre nationaux et qu'une fraction notable d'entre eux iront voter pour le FN dans le cas d'un duel PS-FN. 

Autrement dit, même s'il n'est pas devenu le premier parti de France, le Front national est au gouvernail. Hier on pouvait dire qu'il était un parti raciste d'extrême droite. Une jolie case en béton armé dans laquelle il venait se casser le nez à chaque élection. Mais ça ne fonctionne plus. Marine Le Pen déploie des arguments économiques de gauche, un souverainisme de droite (mais aussi de gauche) associé à ses vieux arguments anti-immigration et anti-islam. Autrement dit Marine Le Pen a tenté (et réussi) la synthèse de tous les sujets dont ne voulaient pas s'occuper les autres sous prétexte qu'ils n'étaient pas républicains! 

Les deux grands partis de gouvernement vont maintenant devoir en payer le prix, particulièrement le PS qui emploie en permanence le mot "républicain" non pas pour inclure, mais pour exclure tous ceux qui ont le malheur d'interroger le multiculturalisme. Ceux qui n'acceptent pas le dogme dans sa brutalité ne sont pas républicains. Les Français n'en peuvent plus de cette attitude qui ne répond pas à la complexité des sujets à traiter.  Le Parti socialiste va donc très probablement se retrouver désossé après les départementales et les régionales. Désossé est bien le mot car, après la déroute des municipales, celle des départementales puis celle à venir, c'est tout le socialisme ancré dans le terrain, un socialisme d'élus locaux, qui se retrouvé les quatre fers en l'air. C'est cette force locale qui entraînait et donnait des moyens à l'appareil du PS. 

Oui, il ne va pas rester grand chose du PS, mais cela ne veut pas dire qu'il va mourir. On peut même se demander si Manuel Valls le social-libéral n'est pas en train de faire tout ce qu'il peut pour casser une baraque qu'il juge totalement inadaptée au monde moderne. Il pourra alors reconstruire sur les ruines.

Il est jeune. 

Quant à ceux d'en face, ils sont clairement sommés de faire dorénavant ce qu'ils disent. mais on a quand même une sacrée impression de malaise. On se régale du combat des coqs et on en oublierait presque qu'il s'agit de l'avenir du pays. Et si le combat politique n'était plus qu'une apparence, un trompe l'oeil , une sorte de feuilleton de télé-réalité destiné à occuper les gogos. Et à permettre à ceux qui ont déjà tout de rester bien calés dans leurs fauteuils?

Ouf!!

Ouf!! Les sondeurs (et tous ceux qui commentent leurs sondages) s'étaient trompés! ce matin, le Front national n'est pas le premier parti de France. Il n'a pas atteint les 30, voire les 33 pour cent qu'on lui promettait. La bête est contenue pour un moment. de plus, les Français ont voté plus qu'annoncé ce qui permet à un PS étrillé de valider la campagne musclée (que certains qualifiaient  de faute), de Manuel Valls.

Ouf, la bête est contenue! le soulagement était palpable, hier soir, particulièrement sur la télévision de service public. Est-ce l'effet d'une volonté délibérée? France 2 a constamment présenté le PS "et alliés" en seconde position alors que les chaînes d'info continue le situaient en troisième avec un score entre 19,5 et 21%. Vous allez me dire que tout cela n'est qu'une question de mise en perspective, mais cela en dit long sur l'état d'esprit qui règne dans le chaudron médiatique parisien. Il est clair qu'hier sur le service public, c'était tout sauf Marine en seconde position!! On y validait la campagne de Valls alors que sur BFM il était surtout question de l'effondrement du PS!

Mais qu'importe, les Français ne sont plus dupes de ces jeux assez malhonnêtes il faut bien le dire. Il ressort de cette élection que le PS va perdre de nombreux départements, qu'il s'en sort plutôt moins mal que prévu, mais ça ne change rien à ses affaires, qui sont au plus bas. Même la Corrèze, le département emblématique de Monsieur Hollande, pourrait passer à droite. Le FN n'atteint pas les 30% mais il a des raisons de se réjouir puisqu'il s'implante massivement dans les territoires français. L'union UMP et UDI est une vraie victoire pour Sarkozy, même si l'ancien président l'emporte avec la tactique préconisée par son rival Alain Juppé. La victoire ne peut venir que de l'alliance de la droite et du centre.

Autre fait notable, les écologistes sont pratiquement effacés de la carte électorale. Ca ne doit pas leur faire plaisir, mais cela réjouira tous ceux qui aiment la nature et qui réclament une écologie plus pragmatique, plus proche des gens qui sont confrontés quotidiennement aux réalités. Les écolos pensent qu'ils payent l'échec de leur alliance avec le PS. Pas certain. Les écologistes payent aussi, de mon point de vue le ras le bol de tous ceux qui n'ont pas de boulot et qui voient à la manoeuvre une écologie accusatoire qui ne cesse de s'opposer (parfois par la force), au développement de nos territoires. 



Quel est le projet commun des Français?

Alors que des islamistes amoureux de théocratie viennent de frapper une nouvelle fois en Tunisie, alors que des élections départementales vont avoir lieu, ce dimanche et le suivant, en France, dans des conditions que l'on peut juger, en de nombreux points, inacceptables, alors que Valls éructe contre le FN et lui donne une visibilité qu'il n'espérait pas, alors que l'on s'attend à une forte abstention et à une poussée de fièvre "populiste" (j'emploie à dessein le terme de ceux qui ne se définissent pas comme faisant partie du peuple mais d'une élite aristocratique), on peut se demander, à la vue du trouble qui a saisi la France, si les Français ont encore un projet commun, s'ils partagent encore ce socle historique qui crée la communauté de destin.

Il semble bien, à entendre ce qui se répète en permanence dans les journaux et dans les micros, que le projet commun soit tout entier, et sans appel, dans quelques valeurs qui seraient partagées par tous, le reste étant laissé au "privé" des communautés constituant dorénavant la République française. La république universelle, tant rêvée par des générations d'hommes politiques, produite par la volonté et fondée exclusivement sur les droits de l'homme (j'entends par la que le droit exclusif des individus est le fondement du droit) serait donc atteinte, c'est d'ailleurs le rêve d'élites mondialisées qui ont largué la nation.

Le problème c'est que l'exaltation des différences générée par cette pensée exclusive, engendre des différences qui nuisent aux droits de l'homme et remettent en cause l'idée même de vivre ensemble. Autrement dit, les droits de l'homme exprimés de manière fondamentaliste nuisent à la cohésion d'une société qui a besoin de se reconnaître dans une certaine uniformité, dans des coutumes acceptées par tous. Il est clair que l'immigration, de ce fait, a causé un choc culturel intense que ne veulent pas reconnaître les élites. 

C'est ainsi que de nombreux français autochtones, sans exprimer le moindre racisme, ont le sentiment, aujourd'hui que leur pays leur échappe au nom de leurs propres valeurs. Au nom des droits de l'homme, ce n'est plus la majorité qui est amenée à exiger l'inclusion de l'autre, c'est elle, la majorité qui est conviée à exalter la différence. sauf que la différence, elle-même souvent instrumentalisée, sépare plus qu'elle ne rapproche, surtout lorsqu'il s'agit des rituels fort nombreux et très visibles dans l'espace public, de la religion musulmane.

Avoir un projet commun suppose que l'on puisse parler, partager les mêmes valeurs, voir le visage de l'autre, se marier avec lui sans exercer de chantage religieux etc...

Je suis à peu près certain que l'exaltation des différences va tuer l'idée de nation, que les communautarismes vont s'étaler et que le religieux va faire sont retour. Autrement dit, les droits de l'homme mal utilisés auront servi à casser un modèle que nous avons mis 1500 ans à construire. 

Votez.

Et ça recommence....

Et maintenant, c'est en Tunisie que les islamistes radicaux ont frappé.

Il a peur ou quoi?

Manuel Valls continue d'enfoncer son clou contre le Front national et l'on peut légitimement se demander si cette tactique est la bonne. Il ne suffit plus de se parer le vertu politique, alors que depuis des années, les partis dits "républicains", quels qu'ils soient ont renoncé à engager de véritables réformes qui engagent la durée. Tout simplement pour ne pas perdre une partie de leur clientèle. Autrement dit, conserver le job est plus important que l'intérêt général.

Les Français, même s'ils ne sont pas exempts de contradictions savent bien tout cela et ne font plus confiance.

Peut-on avoir confiance dans un Premier ministre qui découvre subitement qu'il existe une France péri-urbaine et rurale qui souffre et a l'impression d'avoir été, depuis des années, le dindon de la farce. Si je faisais partie de cette catégorie là, je serais assez dubitatif à la vue du  milliard d'euros qui sort comme par magie de la besace d'un Valls apeuré par la montée du FN. Il faut donc que le PS soit aux abois pour que la rue de Solferino redécouvre la campagne. 

Si je fais le bilan des dernières dépenses, le gouvernement a remis plusieurs milliards pour les banlieues, un milliard pour le monde rural, et il renonce à une grande partie des suppressions de postes dans les armées. Tout cela alors que Bruxelles continue d'exiger de véritables coupes dans les dépenses publiques. Et pourtant on ne voit poindre aucune vraie réforme de l'Etat. Tout se passe comme si l'air de la reprise invitait le président de la République à rouvrir le robinet de la dépense. 

Valls éructe contre le FN alors que les électeurs attendent, clairement des réformes qui permettraient de moderniser le pays. Mais rien ne vient. Et ce n'est pas les élections départementales nouvelle formule qui vont rendre le sourire aux électeurs. Le nouveau mode de scrutin, le nouveau découpage des cantons (divisés par deux mais avec le même nombre d'élus), le binôme homme-femme, les incertitudes qui pèsent encore sur les futurs pouvoirs des élus départementaux, tout cela est proprement scandaleux. On peut raisonnablement tabler sur une très forte abstention.

Les filous

De nos jours, tous ceux qui attendent des politiques qu'ils regardent la réalité en face sont appelés "populistes". Autrement dit, ils sont des "anonymes" (un mot très à la mode à la télévision pour qualifier les rien du tout) issus du peuple qui osent s'attaquer aux élites. S'en prendre aux élites, dénoncer leurs dérives, fait de vous, d'emblée, un suppôt des fascistes ou de l'extrême droite. Affirmer que les hommes politiques ont oublié le sens de leur mission, qu'ils mentent à chaque instant pour sauver le job, c'est être populiste. Dénoncer la caste politico-administrative qui règne sur ce pays plus que partout ailleurs dans le monde occidental, c'est être populiste.

Regardons les derniers événements pour voir comment cela fonctionne chez ceux qui nous gouvernent. Finalement notre président Hollande est très malin: il a fait une campagne très marquée PS à l'ancienne en se déclarant l'ennemi de la finance. C'était pour gagner, disent aujourd'hui ceux qui le soutiennent encore. Le pire des mensonges est donc permis pour l'emporter. Bel exemple assurément! L'ennemi de la finance est celui qui, aujourd'hui s'oppose, contre l'Allemagne, à la taxe sur les transactions financières. C'est le monde à l'envers. Que dire de politiciens qui se réservent des postes à Bruxelles après avoir été débarqués du gouvernement. C'est ainsi que l'on voit Pierre Moscovici, le ministre de la dépense, tancer aujourd'hui la France qui dépense trop. Penser que les Français ne sont pas dupes témoigne d'un mépris profond qui va, hélas se payer un jour où l'autre. 

Hier, François Hollande a reçu les "frondeurs" de son parti d'origine à l'heure de l'apéritif, mais cela ne l'empêche pas de poursuivre dans la voie sociale-libérale qui a toujours été la sienne, nous dit-on sur les écrans sans rire! Social-libéral? Mais il est encore plus malin que cela notre président. Il annonce et fait voter des réformes à dose homéopathique pour "faire croire" et il attend le vent de la reprise. Aujourd'hui qu'elle est là, paraît-il, la reprise, il ne faut plus s'attendre à la moindre transformation de notre pays.

 Faire croire, c'est aussi le but de la réforme territoriale qui va être votée. On nous avait promis une réforme qui économise et puis, finalement, il n'en sera rien sous la pression de tous ces élus territoriaux qui ne veulent pas perdre leur job. "Faire croire" ce sont les coups de gueule de Manuel Valls qui ne changeront rien au dur parcours qui attend la France dans les prochaines années, tant sur le plan économique que sociétal. 

Le président d'une gauche traditionnellement peu aimable avec les militaires, se révèle plutôt belliciste. Il envoie la troupe au Mali, en Centrafrique, il aurait presque voulu en découdre avec la Syrie. Et le voilà qu'il annonce, aujourd'hui que la réduction du format des armées sera en partie repoussée. En soi, c'est une bonne nouvelle pour des militaires qui doivent se coltiner la surveillance du territoire et les théâtres extérieurs. Mais là encore, le président la joue très politique: un petit clin d'oeil aux soldats électeurs. Notre François n'oublie aucun public dans une période où le PS risque de se retrouver laminé. Le voilà qui se retourne à nouveau vers l'électorat musulman. Selon un rapport du PS il paraît qu'il faudrait favoriser l'émergence de lycées privés musulmans pour, entre autre, contrebalancer la puissance de l'enseignement catholique! La gauche, laminée, joue clairement avec le feu. Elle a perdu sa morale et voilà maintenant qu'elle donne le sentiment de perdre la République!

 

 

Télé-réalité

De nos jours, en occident, on meurt à vingt-cinq ans, pour avoir le bonheur de tourner une émission de télé-réalité de TF1! C'est dire le vide absolu dans lequel nous sommes tombés. Et j'imagine la peine des parents de Camille Muffat, Florence Arthaud et les autres malheureuses victimes de l'accident d'hélico en Argentine...

De l'utilisation de l'outrance

Valls croit que l'utilisation de mots outranciers - apartheid, j'ai peur pour mon pays etc - peut lui tenir lieu de politique et masquer le fait qu'il ne fait que de toutes petites réformes qui ne résoudront rien de ce qui mine la France. Il utilise même certains mots rendus tabous à gauche (immigration par exemple), pour laisser croire qu'il s'en occupe. Ainsi est Manuel Valls: espérer démontrer qu'il "en a" juste par le pouvoir d'une parole qu'il juge libérée des carcans idéologiques. 

Mais que se passe-t-il dans la réalité? Le nouveau plan banlieues n'est que la continuation de politiques qui ont coûté des dizaines de milliards depuis trente ans, Sans succès. Sa politique de peuplement? Personne n'obligera jamais quelqu'un à vivre à côté d'un autre s'il, existe en arrière plan un bras de fer culturel et religieux. Valls s'exprime comme si notre pays n'était plus pacifié, comme s'il fallait envoyer des "colons" dans les campagnes profondes et dans les villes moyennes. C'est tout à fait inadmissible et ce n'est pas de cette manière que l'on fera refluer le Front National. 

Il manque, en réalité, des politiques qui prennent en compte, réellement, les changements du monde sur le plan économique, qui libèrent les entreprises des normes et de la charge énorme de la fiscalité, qui redimensionnent le poids de l'Etat et qui redonnent aux Français le sentiment qu'ils ne sont pas en train de perdre leur identité. 

Pire encore, il n'aura pas fallu deux mois pour que nous passions du statut de victimes des islamistes et de leurs tueries au statut de coupables. Il n'aura fallu pour cela que l'utilisation du mot "apartheid". Et la gauche (mais aussi une partie de la droite) s'étonne de la montée du Front national? 

Et pour satisfaire des minorités très actives, par peur, on s'en prend aux racines de la France. Il y a eu les crèches, les arbres de Noël, et maintenant, on s'attaque aux jours fériés ancrés dans la tradition chrétienne. 

 

Iconoclastes et iconodules

Qui aurait imaginé qu'un interdit sur la représentation du divin viendrait nous offrir des images d'horreur dans l'islamisme d'aujourd'hui? Comme si les progrès techniques et scientifiques tendaient à engendrer des régressions effroyables? 

Nous avons tous vu le saccage de biens culturels appartenant à toute l'humanité par les bandes furieuses de l'Etat islamique. Beaucoup de gens s'étonnent que l'on puisse ainsi s'acharner sur des statues, des bas reliefs, des images, des édifices reflétant des divinités et des croyances pré-islamiques, comme s 'il s'agissait d'interdire aux hommes toute racine autre celle de la Parole qui le relie à Dieu (Allah).

En réalité il n'y a rien de neuf sous le soleil sauf la résurgence barbare d'un vieux débat qui a aussi agité les chrétiens et les juifs. Tant il est vrai que la Bible interdit de représenter "ce qui est en haut des cieux". Cet interdit a donné lieu, dans le christianisme des origines, entre 730 et 843, à un violent affrontement entre tous ceux les iconoclastes - qui rejetaient les icônes censées représenter Jésus (pour eux vénérer une icone est de l'idolâtrie) et les iconodules, autrement dit les partisans des icônes. selon eux, l'on pouvait représenter Jésus puisque Dieu a choisi de s'incarner. Il fallut attendre le second concile de Nicée en 787 (Je crois) pour rétablir le culte des images. De ce fait, ce concile entérinait la victoire de la culture visuelle des Grecs, au détriment de la puissance absolue de la Parole dans le judaïsme. C'est ainsi que l'Eglise s'ouvrit à l'image et à l'art et permit de constituer le fabuleux patrimoine culturel que l'on connaît.

L'Islam, au contraire, n'a jamais cédé, sauf à la marge (il existe des représentations du Prophète), aux images, offrant un art géométrique ou fondé sur la calligraphie. Si cette question n'est pas aussi tranchée qu'il n'y paraît chez les musulmans, les fondamentalistes, eux, n'y vont pas avec le dos de la cuillère, déclenchant, dans un monde désormais totalement tourné vers l'image (eux mêmes s'en servent pour leur propagande), une indignation qui n'est pas prête de retomber. Nous sommes, une fois de plus, devant des hommes qui voudraient imposer des normes sorties d'un monde vieux de plus de 1000 ans.

Malgré tout, cette affaire montrer bien que nous sommes devant deux civilisations qui n'ont pas les mêmes valeurs, les mêmes représentations, la même conception de l'art. Et l'on pourrait décliner cette affaire dans tous les grands domaines de la vie. La question est: pourra-t-on trouver un modus vivendi?

Evacués?

Les zadistes sont évacués de Sivens et le ministre de l'Intérieur prétend que l'Etat de droit a triomphé. Malheureusement, un mort et des mois d'atermoiements ont ouvert la porte à tous ceux qui jouent la force contre le droit. 

En décomposition?

Certains pensent, ces derniers temps, que nous vivons dans un Etat en pleine décomposition, un Etat qui a perdu la main et son autorité après avoir tenu les Français d'une main de fer pendant plusieurs siècles. 

Deux affaires illustrent cette thèse. 

A Sivens, des zadistes (comme on les appelle), continuent d'occuper le chantier d'une future réserve d'eau destinée aux agriculteurs locaux, alors que le tribunal a ordonné leur expulsion. Autrement dit, c'est l'Etat (aux ordres de la majorité actuelle) qui prend le parti de ne pas appliquer le droit. Très mauvais exemple de clientélisme puisque le gouvernement se refuse à expulser les zadistes (dont on connaît le goût pour la démocratie) pour complaire aux Verts. les pouvoirs publics donnent là un exemple exécrable de faiblesse qui aura des répercussions en chaîne sur tout le territoire. 

Autre exemple: après les attentats terribles qui ont frappé la France, on voit le pouvoir se pencher au chevet de l'islam, le dorloter presque, le consoler, espérant sans doute qu'avec plus et mieux d'islam on conjurera les excès de l'islamisme. Une fois encore, sous couvert d'obtenir un islam "compatible", on pose clairement un acte de faiblesse. Qui peut croire, en effet, que qu'un Etat laïc peut participer à la réforme d'une religion multiforme qui n'a jamais su se réformer elle-même? Qui peut prétendre que l'islam a le même potentiel de sécularisation que le christianisme? Il n'a ni la même infrastructure, ni le même message, ni les mêmes hiérarchies de valeurs. Le volontarisme de Valls et de Cazeneuve en la matière sera pris pour une ingérence inadmissible ou encore pour un aveu de faiblesse. 

Regardant "C dans l'air" il y a deux jours, comment ne pas être sidéré de la réponse d'un imam à la claire question d'un téléspectateur: l'islam est-il seulement une religion? Clairement non. Heureusement que Jean-François Colisimo est intervenu pour donner quelques explications d'évidence, et encore, en prenant beaucoup de précautions. 

Les Français vont devoir se déterminer un jour ou l'autre sur ce sujet: sont-ils dans le camp de Michel Onfray, qui ne cesse de mettre en garde ses concitoyens avec des mots forts: l'islam est une civilisation avec ses valeurs, ses héros, ses représentations et il faudra bien purger l'affaire. Ou êtes vous dans le camp de Juppé, qui est déjà en campagne et qui déclare sans la moindre restriction que la religion importée ne lui cause pas le moindre souci? 


 

Sans langue de bois...

Essayons de décrypter le langage politique de ces derniers temps, sans langue de bois, sans hésiter à utiliser le "diabolique" discours anti-républicain" du Front National. 

Premier constat général: on peut légitimement s'étonner de la promotion journalière du FN faite par les élites républicaines. Pas un jour, pas une heure ne se passe sans que les membres du gouvernement où autres députés médiatiques ne s'expriment sur le FN, pour en souligner les dangers, mais sans jamais préciser ce que signifie leur propre position. Il est clair que FN sert aux élites françaises pour sortir du débat tous les sujets qui fâchent, tous les sujets importants: tout autant la place de l'Etat que l'immigration ou les dangers représentés par l'islam. Cette attitude n'est pas seulement propre à la gauche.

La promesse républicaine, n'en déplaise à tous ceux qui bouffent du curé, n'est pas bien éloignée de la promesse chrétienne dont elle s 'est nourrie. "Tous les hommes naissent libres et égaux en droits", promotion de la personne, de l'humanité dans toute sa diversité avant toute autre appartenance. Tout autant que le christianisme le républicanisme est une forme de déracinement. 

Là où le système commence à se gripper, c'est que de nombreux Français "de souche" (je ne trouve pas d'autre mot excusez moi) ont lu la célèbre Déclaration comme étant "Tous les Français naissent libres et égaux en droits" et non pas "tous les hommes". D'où le violent désaccord qui s'exprime sur la "préférence nationale".

Selon les élites républicaines la préférence nationale est "le" marqueur antirépublicain par excellence. C'est d'ailleurs le thème dominant du Front national. Pour bien comprendre où en sont arrivés les Etats européens, poussons le raisonnement jusqu'à l'absurde.

1- La préférence nationale n'est pas républicaine

2-La Nation est pourtant, par nature, une vaste préférence nationale. Sinon il n'y aurait jamais eu de Nation.

3-Donc la Nation historique n'est pas républicaine.

4-Les républicains à la française, surtout à gauche sont dans une logique post nationale.

Un autre thème, celui du Français de souche se prête très bien à ce type de raisonnement. Le Français de souche (le terme ne me convient pas beaucoup mais qu'importe) est banni par les Républicains pour diverses raisons, notamment pour la raison que le Français républicain est un être abstrait qui se définit hors de l'histoire et de l'ethnie. Cependant:

-1 Si le Français de souche n'existe pas, la France n'a pas d'histoire, donc la France n'existe pas en tant que processus d'inclusion provenant des profondeurs de l'histoire. 

-2 Pour les républicains purs et durs, l'histoire commence donc au mieux en 1789. Cette vision dessine clairement une France fondée uniquement sur des valeurs et dans le déni de ses racines historiques, une France qui n'est qu'un canton de l'humanité, une administration, un Etat au sens d'une administration, mais certainement pas une nation. 

Il ne faut donc pas s'étonner de voir et d'entendre la politique gouvernementale comme une provocation permanente à ceux qui sont profondément attachés à leurs racines, aux racines de la France et qui ne sont pas pour autant, de vilains racistes. Et d'ailleurs, je ne crois pas que l'on puisse vraiment aimer la "différence" (mot tellement à la mode) sans être réellement enraciné quelque part. 

Il reste que, si toute la politique française se clive au niveau du FN, celui-ci n'apporte pas, non plus, les réponses q'attendent les Français modérés. Oui, le Front National est d'abord une machine très utile à ceux qui sont bien installés pour éviter les sujets importants.. 



Ca vole très bas et en escadrille...

C'est Darmanin, le porte flingue de Sarko qui tire le premier et qui dit que" Taubira est un tract ambulant pour le FN"... Elle réplique avec du gros calibre, la garde des Sceaux en estimant que les propos du gars en question sont  "le déchet de la pensée humaine!

Voilà où nous en sommes dans la politique française. S'il vous plaît, un programme et des actes. S'il vous plaît. Vous faites la morale chaque jour aux Français et vous vous comportez comme des sales gosses mal éduqués, voire comme des petites frappes..  Et vous vous étonnez de ce qui se prépare!

Moralisme de pacotille...

Nous vivons une époque de permissivité totale, où tout s'achète et tout se vend, où le marché est roi, où le "moi je" domine tout l'espace et pourtant, nous avons rarement connu époque aussi contrainte dans l'expression. L'espace public est dominé par des moralistes de pacotille qui prétendent dire ce qui est bon ou mauvais, qui prétendent classer les gens dans des cases. Jamais la France n'a été autant déchristianisée, mais jamais on n'a vu autant de journalistes et d'éditorialistes en soutane, répandant leur bonne parole, petite élite auto-proclamée, hypocrite, bien protégée, affichant sa morgue et son assurance, exigeant des autres ce qu'ils n'exigent pas d'eux-mêmes, méprisant la masse qui ne pense pas bien, refusant de voir le monde réel, lançant des polémiques ridicules comme celle qui s'affiche actuellement autour de la chanson des enfoirés. 

Je me demande ce qui va se passer lors des prochaines élections, car jamais les élites politiques n'ont été aussi déconnectées de la population. Que cherchent les partis que l'on dit "propres" (autrement dit républicains), en refusant d'entamer les vraies réformes? Sans doute à protéger le job sans lequel ils ne seraient plus rien. sans doute sont-ils aussi dépassés, incapables leurs murs idéologiques, leurs croyances. Aujourd'hui, une majorité de Français demande des réformes, et notamment une réforme de l'Etat que les partis refusent parce que, en France, la fonction publique est un enjeu électoral majeur, mais aussi, parce que, en France, le culte de l'Etat est répandu également dans tous les partis. La France est d'abord un Etat avant d'être une nation, une patrie. Malheureusement. Jamais dans l'histoire de ce pays l'Etat n'a renoncé à sa puissance. Il a toujours préféré affaiblir la France que s'affaiblir lui-même. 

Il est bien possible que les Français, lassés, aient envie de donner un bon coup de pied dans le système en permettant au FN d'arriver en tête des cantonales. Mais cela ne résoudra rien. Le FN est, lui aussi, un parti "étatiste" qui préfère affaiblir la France en rejetant l'Union européenne. Mais aux yeux de beaucoup de nos concitoyens, il a l'avantage de n'avoir jamais gouverné. Qui aura le courage de décorseter l'appareil productif du pays tout en donnant des réponses aux angoisses identitaro-culturelles des Français?



Quand dire "chrétien" arrache la g...

Comme c'est curieux... Voilà que subitement, les médias et même la sphère politique, bruissent du massacre de chrétiens d'Orient. Par les temps qui courent c'est nouveau, car la République est très peu fidèle à l'histoire qui a fait la France. Il est vrai qu'on ne peut plus cacher de tels massacres et autres enlèvements, même s'ils dérangent la stratégie qui a été mise en place au plus haut sommet de l'Etat vis-à-vis de l'islam. Nous, Occidentaux, nous observons le nettoyage progressif des chrétiens orientaux par le monde islamique avec des regards gênés, soucieux que nous sommes de préserver l'idée qu'il n'y a pas la moindre guerre de civilisations, pas la moindre concurrence culturelle.

Il est tellement plus confortable de continuer sur le thème, je veux dire la rengaine, "non ce n'est pas l'islam". Il est tellement plus confortable de construire des mosquées en Europe et de former les imams (mais former à quoi? Est-ce le rôle de l'Etat? Est-il dans son rôle de vouloir "changer" l'islam?), pendant que les chrétiens orientaux fuient l'horreur!

L'Etat croit que, peu à peu, il va déraciner, les Français (ou non Français) de confession musulmane, comme il l'a fait avec les populations autochtones. Je ne suis pas prêt à parier un centime qu'il y parviendra. C'est pourtant bien le combat, le sourd combat, le combat sous le manteau qui est engagé entre les élites religieuses islamiques et l'Etat.  

Elle est marrante,Ségolène..

-C'est quoi une "agriculture verte", madame siou plaît? La bonne petite ferme d'antan, bien crade, avec les pieds dans la gadoue et le fumier, cinq vaches, quatre cochons, dix brebis et le beurre fermier sorti de la baratte? Avec de bons paysans qu'on peut mépriser tranquillement? Vous croyez vraiment, madame,qu'on peut nourrir les gens, je veux dire, tous les gens, avec vos petits magasins de proximité et avec le circuit court?  

Que ces propos un peu fielleux ne vous empêchent pas d'utiliser un peu moins de produits chimiques!



Ca chauffe pour le PS...

Il ne faut jamais préjuger du résultat d'une élection. Il n'empêche que les prochaines élections départementales risquent d'être extrêmement coûteuses pour le PS (qui tiennent 60 % des départements) au point que certains le voient ni plus ni moins disparaître de la carte. On a vu, ces derniers jours, le président de la République passer un long moment au Salon de l'agriculture, bientôt suivi par Manuel Valls. ce dernier a mis en garde les agriculteurs de voter pour un parti, (le FN) qui prétend quitter l'Union européenne et qui affirme sans sourciller que les paysans sont les victimes de l'Europe. C'est évidement faux et même outrageusement faux. mais cela ne suffira sans doute pas à changer la donne électorale.

Hier, le Premier ministre, toujours aussi vaillant et prêt à en découdre, était encore en Ille-et-Vilaine, terre d'une gauche modérée (issue du christianisme social) et très ancrée dans le réel, avec un message très ferme en direction des électeurs. Mais là encore, c'est plutôt un signe de fébrilité. Il y a de la Bérézina dans l'air et le gouvernement fait feu de tout bois pour tenter de colmater les brèches. 

Sauf a me tromper lourdement (et dans ce cas je ferais amende honorable), il me semble que la gauche vient de perdre la main sur le plan intellectuel (ce qui absolument nouveau) et que les Français attendent des solutions qui viennent de la droite. ce n'est pas un hasard si des intellectuels  comme Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Eric Zemmour, Michel Houelbecq, tiennent le haut du pavé. Il est évident que de nombreux français ne croient plus aux solutions de gauche, ni sur le plan économique (qui croit vraiment à l'impact de la loi Macron? ) ni sur le plan sociétal. 

Je ne vois pas ce que pourrait changer la petite embellie sur le chômage. Depuis les attentats, la société française est plus que jamais en pleine interrogation.

Le voyage de François Hollande aux Philippines ne risque pas d'améliorer les choses. Quelle que soit l'importance de la question climatique, ce voyage sent à plein nez l'opération de communication et frise  le ridicule. je me suis régalé d'entendre notre petite star Marion Cotillard prendre en charge le sauvetage de la planète (rien que ça) de sa voix maniérée. 



Ils ont gagné....

Les barbares ont gagné. J'apprends en effet que les rencontres du dessin de presse du mémorial de Caen ont été annulées par crainte d'attentats. Oui, ils ont gagné, les tueurs de Charlie Hebdo. Ils ont semé la peur chez les hommes libres. Chez les hommes les plus libres. Les tueurs islamistes de France nous renvoient à d'autres barbaries innommables commises ces derniers jours, comme la destruction des statues pré-islamiques du musée de Mossoul. Mais comment peut-on atteindre un tel degré d'ignominie? Ils nous renvoient à l'enlèvement de 220 chrétiens assyriens pas l'Etat islamique et sans doute à d'autres horreurs que nous ne connaissons pas encore. 

Et pourtant, les candidats au départ pour le Moyen-orient affluent, paraît-il. Au point que les services secrets seraient débordés. Il paraît aussi que les conversions à l'islam ne se sont jamais si bien portées. 

Nos intellectuels béats vont avoir du mal cette fois, à faire croire que tout cela est le résultat de la lutte des classes et non pas d'une interprétation du Coran.

La retraite en rase campagne du Mémorial est hautement symbolique. Car cette retraite se déroule au coeur du lieu qui symbolise la lutte contre la barbarie. Ils me font penser à la France de 1940..

Et voilà pourtant que telle ou telle chaîne prend des précautions langagières pour qualifier les motivations des barbares qui sévissent en Irak et en Syrie: motivations "idéologiques" évidemment. Comme si cela n'avait rien à voir avec une interprétation mortifère de la religion islamique s'agissant des images.

En les voyant s'acharner avec des masses sur les statues antiques, je ne pouvais m'empêcher de penser à toutes les statues de chez nous et qui font partie de notre patrimoine. Oui, de notre identité. 


Drones et compagnie...

Il est sans doute assez inquiétant de voir des drones, survoler Paris en toute impunité. mais il y a quand même quelque chose d'assez marrant dans cette affaire quand on connaît un peu l'Etat profond à la française. Il est évident que ça les rend fous de ne pas savoir qui s'amuse au-dessus de leur tête. On ne survole pas les bâtiments du pouvoir, on ne s'approche pas de l'Elysée ni du carré magique du pouvoir. C'est pire que de commettre un sacrilège, pire que de piétiner un autel.

Le pouvoir, le pouvoir...

Quant à la réforme de l'islam de France on peut en dire ceci. Le gouvernement est pris dans un piège. Dire que l'on va réformer la représentation de l'islam en France, ne change rien au fond. l'islam n'est pas la religion sur laquelle se sont fondées les valeurs françaises. Va-t-on discuter d'apostasie (sujet sur lequel les représentants musulmans n'ont rien cédé lors de la création du CFCM? va-t-on parler de la loi islamique et de sa place dans un Etat de droit? Va-t-on parler du voile, signe évident d'émancipation? Va-t-on parler de l'abattage hallal, que de nombreux Français subissent sans le savoir et qui selon certains experts, pose de graves problèmes sanitaire? Va-t-on parler de la séparation des sexes dans les piscines? etc etc. Va-t-on parler tous cette ritualisation qui infuse dans l'espace public? 

Attendons pour voir.

De souche?

Et voilà une nouvelle polémique autour des "Français de souche". La formule irrite toutes les gueules politiquement correctes de notre République (je dis "notre" parce que ça fait mieux et que ça s'entend à la télévision). 

Vous aurez compris que dans une République il n'existe pas de Français de souche, il n'existe que la volonté de devenir français. Exit le Français dont les racines s'enfoncent très loin dans le passé. On lui demande de la boucler, de s'effacer. Il pourrait gêner l'intégration, laisser croire à beaucoup de braves gens, qu'ils sont des citoyens de seconde zone.  Vous imaginez la frustration de ces dizaines de millions de Français qui se pensent dans l'histoire de la France et de l'Europe. 

Il est tout à fait exact que la France n'est pas un pays ethnique, qu'elle s'est construite à travers les siècles sur un substrat de diverses peuplades européennes. Ces peuplades ont fait peuple, non seulement parce que la monarchie puis la république les y ont obligées, mais aussi parce qu'il existait une certaine homogénéité dans la diversité. Lentement mais surement, l'histoire et les épreuves ont fait le peuple français, cette vieille France qui peine, aujourd'hui, au risque de passer pour xénophobe, à dire qu'elle existe encore. 

Il est parfaitement normal d'insister sur des valeurs (abstraites et générales) qui permettent le vivre ensemble avec les minorités établies sur notre sol. Mais que dire d'une doxa qui privilégie dorénavant les minorités et empêche toute expression de cette France dont les os remplissent les cimetières et qui vient du fond des âges. On peut clamer "les valeurs, rien que les valeurs, rien que l'humanité triomphante face à la société historique", il reste qu'on ne peut bannir le réel (les cimetières, les monuments, les châteaux les cathédrales etc) au nom d'une construction intellectuelle. Même si l'intention est bonne il y a là quelque chose de profondément injuste, voire de totalitaire. Sans en avoir l'air, c'est bien là l'un des sujets qui dresse le plus les Français contre les politiciens. 

Les républicains, et particulièrement la gauche, voudraient qu'aujourd'hui, à cause des difficultés liées à l'intégration, que la France ne se définisse plus que dans une identité abstraite. La république et la France, dans cette vision, ne sont plus "une". Dans la république, le citoyen est d'ailleurs une construction, une abstraction sans rapport avec la réalité charnelle de l'histoire, de la géographie, des attachements. Oui, l'identité française existe, elle est fondée sur un trépied qui comprend l'histoire, la géographie et les valeurs. Vouloir privilégier un seul aspect me paraît très dangereux.

Aussi longtemps que les Français de souche (pardon) ont été entre eux, la question des valeurs ne posait guère  de problèmes, chacun les mariant tranquillement avec les charmes du roman national et des terroirs. Mais, en période de dictature des minorités, le Français de la vieille France est sommé d'oublier d'où il vient pour faire "république" avec ses nouveaux concitoyens. 

Sinon, t'es xénophobe.. Misère, misère. 

 

 

Cukierman la bavure?

"Toutes les violences, aujourd'hui, sont commises par de jeunes musulmans et bien sûr, c'est une toute petite minorité de la communauté musulmane". Roger Cukierman, Le patron du Crif a mis les pieds dans le plat, hier, suscitant une réaction indignée de Dalil Boubalkeur et des autres responsables du CFCM.

Cukierman a l'habitude des déclarations choc et il lui faut souvent rétro-pédaler. Mais le plus important, dans cette affaire, c'est que l'on vient de voir tomber avec fracas le mur d'unanimité "entre communautés" qui s'était élevé à la suite des attentats contre Charlie hebdo et l'Hyper cacher. Nous sommes dorénavant dans un face à face sans langue de bois et il va être difficile au gouvernement de rassembler "tous les enfants de la République", comme dit si bien Cazeneuve. Certains diront même que l'unanimisme affiché le mois dernier n'était que de la communication, de l'hypocrisie. On ne pourra pas leur donner tout à fait tort!

Sur le fond des déclarations, le patron du Crif a-t-il raison? Est-il possible de dire la vérité, aujourd'hui, en France? Peut-on résoudre les problèmes sans les nommer, même s'il faut offenser certaines personnes. Le fait est qu'aujourd'hui, l'islam est en ébullition, qu'il est malade de sa confrontation avec les valeurs occidentales.

Mais taisons-nous.. Car la machine à produire du politiquement correct s'est remise en route à plein régime. Et n'aura fallu, pour cela, que quelques semaines.

Faire Salon pour oublier que les sondages retombent....

J'ai suivi ministres et présidents dans leurs déambulations au salon de l'Agriculture de la Porte de Versailles pendant un nombre respectable d'années. J'ai déambulé dans les allées de cette foire, qui, en fait, n'a pas grand chose de professionnel (c'est une grande opération de communication à destination des "parisiens"), au point d'avoir l'impression que les jambes me rentraient dans le corps. J'ai maudit ce foutu salon où l'on riait tant; mais d'où l'on rentrait complètement crevés après quelques jours. Pour un journaliste, dans son langage, le Salon de Paris, c'est un "marronnier". Autrement dit, un sujet qui revient chaque année et sur lequel il faut faire (presque) toujours les mêmes sujets: valoriser sa région à tout prix, donner les palmarès de la meilleurs normande, de la meilleure Holstein avec portrait de l'éleveur, surtout s'il est breton, normand ou ligérien.

Le bon côté, évidemment, c'est le liquide: je veux dire les vins à déguster (toutes régions sont les bienvenues), les cidres, les calvados etc... On se retrouve parfois un peu paf avant même d'avoir écrit le papier du jour. Les nuits de journalistes au salon, sont mémorables comme vous vous en doutez. Interdit aux amoureux des longues nuits de sommeil. Parfois, au matin, il est bon de se tremper les pieds dans une bassine d'eau fraîche pour retrouver ses esprits!! C'est ce que fit, un jour un collègue dont je tairai le nom, au stand du journal où se trouvaient regroupés les envoyés spéciaux. Il baignait ses doigts de pieds endoloris alors que se pointait le ministre de l'agriculture.. Oui oui!

Bref, bien qu'on y fasse toujours le même papier,  le Salon de l'agriculture est un bon moment. Mais un bon moment surtout pour les politiques qui veulent se faire bien voir. Chirac n'a eu aucune peine. Il était depuis toujours l'ami des paysans, c'est bien connu et surtout, il avait cette empathie, cette simplicité, ce goût pour la bouffe que l'on n'a plus retrouvé nulle part ailleurs. Il y en a aussi qui sont venus courageusement se faire étriller. Je passe les noms. François Hollande, vient, à son tour, de faire beaucoup d'efforts, beaucoup de risettes en direction du monde agricole. je ne sais pas encore si ça va payer (le paysan entrepreneur n'est toujours pas un adepte du vote à gauche), mais ce qui est sur, c'est que pour lui et Valls, la popularité acquise pendant la gestion des attentats, est en train de retomber définitivement. Le président, retrouve, en effet, les enfers du 20% tandis que son Premier ministre descend sous la barre des 50%. 

Cela veut dire que les Français ne sont pas dupes des grandes opérations de communication de ces derniers temps. Dorénavant, l'émotion passée ils jugent probablement que n'importe quel autre président aurait fait aussi bien que François Hollande. Quant au couple Macron - Valls on ne peut que louer ses efforts dans la bonne direction, mais enfin, avec un sacré talent de comédiens, ces deux là nous vendent - puisque nous sommes dans l'agriculture - nous vendent un vulgaire pâté de foie pour du foie gras. Autrement dit,  le fourre-tout de la loi Macron ne fait pas oublier que les grandes réformes qui permettraient à la France de mieux s'intégrer dans la mondialisation économique, n'ont toujours pas été commencées (code du travail, poids de l'Etat etc). Malin le Manuel! Il a montré ses muscles avec le 49-3, mais les cercles de fer de ses haltères étaient en carton pâte.

Enfin, bon attendons. Manuel nous annonce de nouveaux bras de fer avec ses frondeurs. Attendons donc. 



Valls et Macron les artificiers...

C'est, clairement le bordel! Nous avons donc un gouvernement de gauche qui fait une loi de droite sous la houlette d'un ministre banquier très doué, sans doute, très sympathique, mais manifestement très clivant pour tous ceux qui vénèrent la couleur rouge. Nous avons une droite qui aurait du se réjouir de voir un gouvernement de gauche faire une loi de droite, mais qui vote contre. Il est vrai que l'UMP ne sait plus, tout comme le PS, où elle se trouve.  

Ah qu'elle est loin, l'unité dans la douleur des massacres jihadistes! Ah qu'il est simple de jouer les gros bras sur la politique étrangère.... Et même sur ce plan ça commence à aller mal. La toile chrétienne bruit de fureur au dernier communiqué de l'Elysée: évoquant le massacre de 21 coptes en Libye, Français Hollande n'a même pas jugé digne de rappeler qu'ils étaient chrétiens...

Et cette pétaudière se déroule tranquillement alors qu'il reste deux ans et demi avant la prochaine élection présidentielle et que se profilent les élections départementales et régionales.

Les Français ne sont pas idiots et ils observent toutes ces contradictions avec consternation, rendus chaque jour un peu plus furieux de se voir traités de gamins et de populistes par la classe médiatique.

Cela étant dit, la loi Macron vaut mieux que rien. Il paraît même que le bouillant Manuel a d'autres projets de réforme. Je suis pressé de voir ça!


49-3

Ben voilà, le gouvernement n'a pas eu de majorité sur la loi Macron! Et on peut même se demander si Hollande a encore une majorité. On en reparlera demain, mais assurément, il est plus facile de rouler des mécaniques en Ukraine ou face au terrorisme que dans la réforme de la France.

Propagande

Je sors d'une émission consacrée au Front National. J'en sors, une fois de plus,  avec stupéfaction: tout ce qui s'oppose à l'islam (cette religion de paix) et à l'islamisme, dont on parle tant en ce moment, tout ce qui réclame un contrôle de l'immigration est rejeté dans l'enfer de l'extrême droite. La crème de Sciences Po Paris, et notamment Nonna Meyer, a mis les petits plats dans les grands pour cibler tous les salauds que sont les catholiques, les incultes qui n'ont pas le bac, bref, tous ces ignares qui ne comprennent rien à la grandeur du mullticulturalisme. Bon sang je commence à me demander qui je suis, moi qui aime l'étranger, qui suis curieux, qui aime l'Europe, qui ne votera jamais FN, mais qui se pose sur l'islam et les migrations des questions que tous ces donneurs de leçons n'ont pas le courage de poser, préférant rester assis sur leurs certitudes pseudo-républicaines. . 

Ce soir, j'ai eu l'impression stupéfiante que rien ne s'est passé depuis un mois. On a l'impression incroyable, dans la bouche de ces gens-là, qu'il est obscène d'avoir peur pour l'avenir de la France et de nos enfants alors que l'on massacre tout autour de la Méditerranée au nom de la charia et que des tueurs formés dans nos lycées, bien français, agissent chez nous, tuent des juifs, déversent leur haine. Mais le pire, c'est cette morgue, cette posture de curés laïcs, cette prétention a dire ce qui est le bien en niant l'autre, ce ton moralisateur à en avoir envie de vomir. A leur manière, ces nantis des plateaux télé sont les meilleurs supporters de Marine Le Pen.

Ce qui fait peur aux partis installés, et tous ceux qui prétendent donner le "la",c'est que les clivages politiques actuels ne fonctionnent plus et sont le signe de leur arrêt de mort. Nous vivons dans un pays a a désormais deux grosses bombes au-dessus de la tête: d'une part l'accroissement des inégalités alors qu'il n'y a jamais eu autant de transferts sociaux et une dette aussi lourde. Et personne n'ose s'attaquer à ce qui ne fonctionne pas. D'autre part, au coeur même de la société, un sentiment de "dépossession". 


Et ça continue...

Qu'il serait agréable de parler d'autre chose. De s'enflammer sur les insuffisances de la loi Macron par exemple. ET pourtant, un seul sujet nous revient sans cesse dans la figure: le terrorisme, l'islamisme.

Hier, après les attentats de Copenhague, un cimetière juif a été ignoblement vandalisé par des inconnus. On n'en sait pas plus pour l'instant. Hier encore, une vingtaine de coptes, autrement dit chrétiens égyptiens, ont été massacrés en Libye par une filiale de l'Etat islamique.

Hier encore, le Premier ministre israélien a appelé une fois de plus les Juifs de France à venir s'installer en Israël. Ils n'y seront certainement pas plus en sécurité qu'en France, mais cela veut tout dire sur le climat qui règne actuellement. 

Le monde est en train de devenir fou. Les Juifs, auxquels la France doit tant, s'en vont. Cela suscite des déclarations indignées, mais où est la grande manif qui dira stop? Qui la convoquera? J'entends déjà: "Qu'ils se démerdent, les suppôts d'Israël".

Qu'en serait-il si les partants étaient musulmans?. Nous poursuivons notre chemin dans les mêmes ornières et je ne sais vraiment pas où cela va nous conduire. 

On voit un gouvernement qui se dit sur le pont, qui se démène, il est vrai pour accorder plus de moyens à la police, aux services secrets, qui tente d'entraîner les Européens, qui tente de remettre de la République dans les quartiers et même de réformer l'Islam de France. Mais à quoi cela servira-t-il si nous n'avons pas le courage de reprendre en mains notre politique d'immigration? Or, sur ce sujet, c'est le silence radio. Un silence effrayant.

Les rationalistes qui nous gouvernement oublient une chose. Les sociétés sont conservatrices et les religions plus encore. 

Le malaise devient encore plus grand lorsque nous apprenons que les auteurs de la profanation de cimetière sont de banals adolescents. Mais comment ont-ils été éduqués? Dans quelles valeurs? Pire encore: des individus viennent fleurir le lieu où a été abattu le tueur de Copenhague.

 

Et de....

Les jours passent et se ressemblent, hélas. C'est maintenant Copenhague (Royaume du Danemark) qui vient d'être frappée par les attentats terroristes. L'ambassadeur de France aurait même pu y laisser sa peau.Le "terroriste" a été abattu, mais il a quand même pu tuer deux personnes (dont un juif) et en blesser trois autres. Alors que dire devant autant de bêtise et de cruauté? Que dire qui ne froisserait personne tout en disant la vérité? Car s'est bien dans cet étau là que son prises les élites politiques européennes: réaffirmer l'Etat de droit, tout en prenant des mesures qui concernent (et blessent) directement les communautés musulmanes. 

Alors que s'affiche sans complexes un islam rigoriste, identitaire, clairement dressé contre les valeurs et l'histoire occidentales, des voix dites "savantes" s'élèvent pour appeler à la nuance et nous demander de ne pas "essentialiser" l'islam. Ces voix nous font savoir que le Coran peut être interprété dans le bon sens, à la seule condition de ne pas être un inculte ne sachant rien de l'histoire musulmane. C'est le travail formidable d'un intellectuel comme Abdennour Bidar, lequel propose, encore aujourd'hui (Marianne) de remplacer le Conseil français du culte musulman (CFCM, "gardien de l'orthodoxie" par une Institution laïque des musulmans de France (ILM). Cette institution, qui serait composée de représentants du culte, mais aussi par des personnalités de la société civile (médecins, associatifs, artistes, philosophes etc), serait de nature à rendre compte de la diversité des pratiques individuelles" et pourrait intervenir sur les grandes questions sociétales. 

Mais en sommes-nous encore là? Voilà que s'affiche un islam identitaire qui se nourrit de vieux ressentiments, de discriminations (réelles), mais surtout de son propre face à face avec la société européenne sécularisée. 

Il n'y a jamais eu de société parfaite. Il y a toujours eu des injustices et discriminations, y compris entre Français de souche et Européens. Ce qui devient grave, c'est que les discriminations d'aujourd'hui s'incrivent tout de suite dans un contexte ethnique ou culturel. On ne conduit pas une société multiculturelle aussi aisément qu'une société uniformisée par les siècles. Hier, les ouvriers gaulois prenaient leur carte au PC, aujourd'hui, les jeunes venus d'ailleurs retournent à une religion qui leur sert de code de la route (les rituels) et les nourrit du vieil antagonisme entre Islam et Occident. Il suffit de d'interroger l'internet pour entendre des voix qui nous disent que les banlieues sont au bord de la rupture...

On n'est pas bien je vous le dis. 

Pessimisme

Pourquoi je suis pessimiste pour la France, comme nombre d'observateurs? Parce que je vois, lentement mais surement, que le catéchisme républicain, qui offre égalité et rationalité, mais sans transcendance - l'idée chrétienne de salut s'est transmuée en émancipation -est en train de se fracasser. Ce catéchisme républicain a même enclenché une machine infernale. Plus nous avons accueilli d'étrangers, plus on a demandé aux Français de se définir uniquement par des valeurs abstraites et de taire d'autres appartenances auxquelles ils tiennent tant: une histoire, une terre.

Je suis convaincu que c'est ce déchirement qui nourrit le Front National. 


Rafale

Au premier abord on ne peut que se réjouir pour l'économie française. On a enfin vendu ce merveilleux avion de combat qu'est le Rafale. Mais après réflexion on peut tout de même se poser quelques questions. On va donc refiler ce magnifique bébé à l'Egypte et donc armer un peu plus la zone la plus dangereuse du monde. Pendant ce temps là, on refuser de livrer deux porte hélicoptères d'assaut aux Russes! Lesquels sont certainement bien plus dangereux pour nous que les Egyptiens et bientôt les Qataris! 

On peut se demander aussi si c'est une bonne priorité que de dépenser 6 milliards d'euros pour un pays qui manque cruellement de tout ou presque. Mais les affaires sont les affaires, surtout dans notre bon vieil Occident mercantile. Nous mourrons un de ces jours de notre goinfrerie.

Climat délétère

Alors que François Hollande déploie de louables efforts pour trouver une solution à l'affaire ukrainienne, le climat français devient de plus en plus délétère et voit s'effilocher l'esprit du 11 janvier. Les plus inquiétant est que l'on assiste à une vive réaction de la minorité musulmane, qui n'hésite plus à se considérer comme ostracisée, stigmatisée dans ce beau pays de France, en raison d'événements dont elle rejette toute responsabilité. C'est d'abord un médecin, élu d'Angers (lire dans Ouest-France) qui démissionne en publiant un brûlot dans "Le monde des religions". Un vrai brûlot accusateur dont on peut comprendre certains termes, mais dont la fureur sous-jacente en dit long sur les rancunes accumulées. C'est aussi un nouveau parti musulman "démocrate" qui présente quelques candidats aux départementales et propose de relancer la machine économique par le biais du "hallal" et de la finance islamique... Voilà qui ne va pas arranger les choses. D'un peu partout sortent des avertissements selon les quels les banlieues sont à cran et prêtes à exploser. Un sondage affirme que 73% des musulmans donnent plus d'importance à la loi islamique à la loi de la République.

Au moins, dorénavant, tout est sur la table, personne n'avance plus masqué. L'échec de la théocratie, reconnu par des intellectuels progressistes musulmans ne fait manifestement ni chaud ni froid à la majorité islamique silencieuse. C'est toute une culture qui s'oppose à la rationalité occidentale. Du moins en apparence. Car aujourd'hui il est assez difficile de porter un diagnostic serein sur la religion musulmane. Sa fièvre est-elle le résultat de son dynamisme? Ou bien plutôt le signe d'un déclin du à sa confrontation avec la modernité occidentale? C'est tout de même la première fois de son histoire que l'islam est confronté, dans une société avancée et sécularisée, à la réalité de son texte fondateur. De grands bouleversements surgiront sans doute de tout cela. 


Echange d'enfant...

J'aimerais comprendre comment l'on peut estimer la valeur financière d'un préjudice lié à un malheureux échange d'enfant dans une maternité... Je veux dire en quoi 2 millions d'euros peuvent réparer le préjudice moral... Ceux qui ont une réponse sont les bienvenus..

Esprit du 11 janvier es-tu là?

Non, il n'est pas là! Et l'on peut même affirmer, après l'élection du Doubs, qu'il ne souffle plus. Et même qu'il n'a jamais soufflé. Avec un mois de retard on peut même mesurer, avec colère, à quel point les événements terribles qui se sont produits à Paris, ont été mis en scène, instrumentalisés par des experts en communication. 

Ils voulaient affirmer le vivre ensemble les 4 millions de Français qui sont descendus dans la rue? Vivre ensemble à tout prix? Ou voulaient-ils dire simplement non à la barbarie islamiste? L'objectif des terroristes était bien de mettre un coin, d'amplifier une nouvelle fracture dans la société française. Ils n'y sont pas, en apparence, parvenus. Mais est-ce en affichant à chaque seconde sur les chaines de télévision; "Non ce n'est pas nous", que l'on va résoudre un problème beaucoup plus complexe. Est-ce en affichant, à rebours des faits terribles qui se sont produits, que la société française est en partie coupable de ce qui s 'est produit, que l'on va régler les problèmes? Certainement pas.

Il faut voir depuis quelques semaines, le travail extrêmement ciselé véhiculé par Matignon, qui reporte la culpabilité sur la société française de souche. Il y a eu ce premier mot de Manuel Valls qui va lui coller à la peau: "Apartheid". Comme s'il existait en France une politique d'Etat de séparation raciale. Je peux vous assurer que chez beaucoup de gens, ça ne passe pas. 

Un Premier ministre qui, d'ailleurs, joue un jeu dangereux, comme aux plus beaux jours de la Manif pour tous. Affichant son ambition. Montrant les muscles face aux terroristes et à l'islamisme radical, orchestrant le spectacle d'une reprise en mains de l'appareil sécuritaire, qui n'est d'abord qu'un spectacle destiné aux gogos. Car  en même temps qu'il fait semblant de donner des gages à droite, le Premier ministre distribue sur sa gauche des petites phrases sur l'universalisme républicain que ne renierait pas un Jean-Luc Mélenchon. Hier, à Marseille, il déclare, "Les discriminations, ça a un autre nom, c'est le racisme." Ainsi donc, toute forme d'injustice sociale devient, aux yeux de la gauche, une forme de racisme. Comment s'appellent alors les injustices sociales et les discriminations vécues par ceux qu'on appelle dorénavant les Gaulois? 

Pire encore, le gouvernement fait comme si l'inquiétude des Français était due à un racisme foncier, alors qu'elle n'est la résultante des terribles événements qui se déroulent outre Méditerranée. Où l'on observe une forme d'islam tombé dans la barbarie et toujours antidémocratique. Où les chrétiens fuient. Où l'on voit nos soldats bombarder ceux qui sont peut-être déjà chez nous. Tandis-que chez nous on construit des mosquées au nom de nos valeurs.  Jamais, je crois, un gouvernement n'aura pris autant les électeurs pour des c...

Hier encore à Marseille, le Premier ministre rejoint encore une fois Mélenchon lorsqu'il affirme abruptement qu'être français "ce n'est pas une couleur de peau (ce qui est vrai), ce n'est pas un lieu de naissance". Il se référait bien entendu à son cas et à celui de sa ministre de l'Education. Il me semble tout de même que, être Français c'est d'abord un lieu de naissance et que les autres cas demeurent encore l'exception. Valls donne ainsi le signal de l'ouverture totale et indique clairement que la gauche n'entend pas changer sa politique migratoire. La société française sera sacrifiée sur l'autel de l'humanité, quitte à engendrer un foutoir sans nom. La négation des cultures au nom de valeurs abstraites (aussi belles qu'elles soient) risque de nous conduire en enfer. La foi aveugle dans le creuset républicain cache, en fait, le refus d'avouer que des erreurs graves ont été commises ces quarante dernières années. Ne reste que la fuite en avant. 

Entendons-nous bien; je ne suis nullement xénophobe. mais j'ai appris (sans doute bêtement) qu'une nation, c'était un peuple lentement soudé par l'histoire sur un territoire donné. Vous pouvez enlever tout cela, le renier (l'histoire, le territoire) et vous n'aurez plus rien que du chaos. Cela veut dire que ceux qui viennent nous rejoindre doivent pouvoir faire peuple avec ceux qui les accueillent et non pas contre eux. Peut-on faire peuple avec ceux qui refusent d'apprendre notre histoire? Ce n'est pas, clairement, le chemin de la gauche française, mais aussi d'une partie des élites de droite.

Il y a de quoi perdre le moral, car, lorsqu'on observe de près les mesures prises par le gouvernement, on en mesure le vide. Najat Vallaud Belkacem atteint des sommets d'enfumage. Qui peut croire à la validité d'un service civique non obligatoire ou même à la renaissance d'un service militaire à l'ancienne comme certains l'ont suggéré. lamentable. Qui peut croire à la politique de "peuplement" affichée par Valls avec des coups de menton? Contraindre à la mixité des gens qui se regardent en chien de faïence? Qui ne partagent pas la même culture?  Pas un mot sur la maîtrise des flux migratoires, condition sine qua non à une reprise en mains, (comme si une telle exigence contenait une charge insupportable de racisme), pas un mot sur ce qui devrait être demandé aux autorités musulmanes de ce pays. Et je n'ose parler des dernières mesures en faveur des chômeurs prises par le sympathique François Rebsamen.  

Pauvre pays de France qui ne sait plus qui il est et dont les élites fuient leurs responsabilités. On va me rétorquer que s'en prendre aux élites, c'est du "populisme". Ce mot, est avec "islamophobie", le plus employé pour faire taire ceux qui ne sont pas dupes des jeux mortifères du pouvoir. Oui, de nouvelles fractures se préparent, alors que l'on essaye de nous faire chanter "vive la République universelle". 

L'Europe a non seulement le droit, mais le devoir de se protéger. C'est le grand écrivain Ismaïl Kadaré qui le dit. Elle a donné au monde 80% de son patrimoine spirituel... Il faut être albanais, avoir été colonisé par par les Ottomans et par le pire de ce qu'a donné le communisme pour afficher une telle conviction. Nos donneurs de leçons vont hurler qu'il est un ennemi de l'égalité.

 

Boulanger

Le boulanger qui travaille 7 jours sur 7 est sommé par l'administration de fermer une journée. Il va donc perdre du chiffre d'affaire et...licencier. Voilà comment nous payons de nos impôts des fonctionnaires qui alourdissent les charges du secteur privé (ce qui est raisonnable quand il s'agit de la santé, de la justice, de l'école, de la défense)  mais qui, en plus, vous empêchent de travailler...

Et on dit que la loi Macron va libérer le travail!! Si ce n'était pas tragique on se roulerait de rire devant ce sommet de l'absurdité.