LE DEBLOG'NOTES - 32841

Hollande forfait...

François Hollande a calé. Il a déclaré forfait, hier soir, après avoir présenté un bilan élogieux de son mandat. Tellement élogieux qu'on a cru jusqu'au dernier moment qu'il allait y aller. Eh bien non, estimant qu'il ne peut pas être le rassembleur d'une gauche en miettes, Hollande renonce. 

C'est la première fois dans l'histoire de la Veme République qu'un Président ne brigue pas un second mandat. C'est surtout la première fois qu'un président sortant est éjecté par sa propre majorité après plusieurs années d'une guerre de tranchées avec la frange la plus radicale du Parti socialiste.

En annonçant sa décision, le président sortant a donné le sentiment d'un homme très fatigué, voire déprimé, avec une voix qui lui tombait littéralement sur les chaussures. Il reste que la décision de partir, même s'il s'agit d'un terrible constat d'échec, ne manque pas de panache. Hollande avait lié son destin  au renversement de la courbe du chômage. Ce renversement, modeste, arrive trop tard. Depuis 2012, la France compte 600 000 chômeurs de plus.

 Hollande a défendu son bilan, mais, en réalité il est la victime d'une politique de louvoiement permanent. Au matraquage fiscal des débuts a succédé une politique favorable aux entreprises qui a mis la gauche radicale en transes et a brisé sa majorité. Pire encore, le président de la République ne s'est lancé que dans des quart ou des demi-réformes dans le seul but de sauver le fameux modèle social. La France est toujours aussi endettée, le périmètre de l'Etat n'a pas varié d'un pouce. La réforme régionale n'a servi qu'à détourner l'attention tout en piétinant l'histoire des Régions. La bonne réforme à faire dans ce domaine était celle du bloc communal. Pas question d'y toucher de manière ferme... 

François Hollande est aussi victime de ses propres turpitudes. L'affaire Cahuzac a brisé l'image d'une gauche qui se voulait morale et l'a, qu'on le veuille ou non, éclaboussé bien plus que l'affaire Léonarda. Ses rendez-vous amoureux clandestins ont stupéfié la France, tout autant que la saga Trierweiler. Du jour au lendemain, Hollande n'a plus été que l'homme au scooter avec casque sur la tête! A tuer une réputation. L'affaire des "sans dents" a aussi contribué à donner de lui une image très probablement imméritée s'agissant de son rapport avec les pauvres. Enfin, le livre de l'Homme et Davet, a été une erreur "sanglante" de sa part...

 Hollande a voulu mettre des rustines sur un système percé de toutes parts. Il n'a réussi qu'à se faire des ennemis de toutes part. Les socialistes historiques l'accusant de trahison, les autres de mollesse...

Seule sa politique étrangère aura fait un peu d'unanimité....

 

 

Communards

Les victimes de la Commune de PARIS réhabilités par la majorité de gauche. Et si on laissait les historiens faire leur boulot, plutôt que d'utiliser l'histoire d'hier pour faire fructifier les petites affaires (en mauvaise posture) d'aujourd'hui?

Je note aussi que les députés s'apprêtent à voter un délit d'entrave numérique à l'IVG offrant ainsi la possibilité de fermer certains sites Internet.  l'Eglise s'en émeut. Il va donc devenir très risqué d'inviter les femmes à réfléchir aux conséquences de l'IVG avant de passer à l'acte. Je suis personnellement pour l'IVG, mais je suis aussi très favorable à la liberté d'expression. Et il me semble que là, on y va un peu fort, même s'il existe des bandes d'intégristes religieux qui ne valent pas mieux que certains idéologues de gauche...

Ecrasant

François Fillon l'a donc emporté hier, au second tour de la primaire de la droite et du centre avec une avance écrasante. Les électeurs qui l'avaient porté en tête au premier tour, déjà avec une avance confortable, n'ont donc pas changé d'avis dans la semaine.

Je dois faire amende honorable. Si j'avais très bien compris que les électeurs de droite demandaient à la fois plus de libéralisme (desserrer l'étreinte de l'Etat dans les affaires) et aussi plus de conservatisme sociétal, je ne pensais pas que François Fillon pouvait incarner cette demande. J'aurais du tenir compte de son empreinte physique, de sa respectabilité bourgeoise, de sa modération et de son provincialisme de bon aloi.

De mon point de vue, Fillon incarnait le grand second rôle, toujours un peu en retrait, véhiculant une élégante tristesse. A vrai dire, ce qui pouvait apparaître comme des défauts l'ont aidé à renverser la table. Pour beaucoup d'électeurs, il fallait remettre en selle les vertus de la province et il a été l'homme de la situation. Fillon dit qu'il va libérer l'entreprise des carcans administratifs, qu'il va changer le logiciel d'un pays en faillite (au risque de se faire de violents ennemis), qu'il va régler leur compte aux salafistes et mettre l'islam de France devant ses responsabilités. Voilà ce qui a plus au peuple de droite: un homme sans casseroles capable de remettre le pays dans la bonne direction sans pour autant verser dans le populisme.

Fillon, c'est Sarkozy sans les juges, sans les excès de langage. C'est en ce sens que, en dépit de ses cinq années à Matignon comme "collaborateur" de Sarkozy, de nombreux électeurs l'ont considéré comme un homme neuf. Il est clair qu'il a compris les attentes de son électorat, que s'est produite une véritable symbiose, à la grande surprise de son adversaire principal. Alain Juppé était un adversaire estimable, mais son curieux affichage de technocrate chiraquien (qu'à fait Chirac en deux mandats?) vaguement  décentralisateur tourné vers le centre (voire le centre gauche bobo) était aux antipodes de ce que réclamait l'électorat.

Maintenant, tout reste à faire, car Fillon a posé des bombes dans son programme (notamment la réforme de la Sécu) que la gauche va s'employer à faire exploser dans les cinq mois qui viennent. Le candidat de la droite est déjà brocardé en suppôt de l'Eglise catholique, soupçonné d'être proche du FN, décrit comme un réac de la plus belle eau, ce qui est tout à fait excessif. Mais il est vrai qu'à travers lui, c'est toute l'histoire de l'ouest de la France qui, d'une certaine manière s'est rebiffée devant l'universalisme sans frein de la gauche française.

Cela étant dit les affaires sérieuses commencent. Il a d'abord été élu par des bourgeois et des retraités. Fillon va devoir parler à 46 millions d'électeurs soupçonneux, ce qui n'est pas une mince affaire. Il va devoir s'expliquer sur sa rupture et démontrer à l'électorat populaire - qui a peu voté - que c'est lui qui est du côté de l'emploi et que les vrais conservateurs sont vraiment de l'autre côté. Ceux qui veulent que rien ne change, dans le système à part quelques rustines par-ci par là et qui préfèrent un chômage à 10%.

Bref il fallait s'attendre à ce qui vient d'arriver, tant les signes étaient nombreux, notamment parmi les intellectuels (Houelbecq, Zemmour, Onfray). Est-ce le signe d'une fermeture? Je n'en crois rien. Il s'agit plutôt d'un retour de l'autorité avec, aux manettes de vrais démocrates qui craignent justement que le laisser-faire de ces trente dernières années en matière sociétale et l'absence de réformes ne menace la démocratie...

Castro est mort: ouf!

Je comprends la joie de ces centaines de milliers de Cubains qui ont été obligés de fuir le régime de Castro. Et dire que des tas d'intellectuels (de gauche) français sont allés lécher les bottes de ce type et que, même aujourd'hui, on en trouve encore pour lui tresser des lauriers. Je pense à Mélenchon. Même Hollande y est allé tout doux, cultivant l'ambiguité dans son communiqué funèbre.

Il est vrai que les innocents victimes de dictatures de gauche sont bien plus présentables que les victimes des dictatures tout court !  Ils ont eu l'honneur de mourir pour un projet hautement humanitaire...

Ainsi va la vie intellectuelle (de gauche) en France.

Castro aimait la Révolution Française. Sans doute y puisait-il des raisons de se pardonner le sang qu'il avait sur les mains.

Fillon-Juppé a la télé

Deux jumeaux qui chipotent sur les détails.

Cependant, Fillon l'emporte parce qu'il s'est placé en représentant de la France "historique", celle qui refuse de noyer son identité culturelle dans le mondialisme et l'universalisme sans garde-fous...

Retour de flamme

Au moins 10% d'électeurs de gauche sont allés voter à la primaire de la droite pour faire battre "l'horrible" Sarkozy. Si cela est vrai cela signifie que ce dernier a été éjecté du second tour par des gens qui n'appartiennent pas à la famille.

Je me demande ce que peuvent bien en penser les fans de Sarkozy et de quelle manière ils vont se venger. Il ne faudra pas s'étonner si une partie de son électorat rejoint Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle!

Toutefois, jouer malin comme ont voulu le faire certains électeurs de gauche ne met pas à l'abri des éclaboussures. Nombre d'entre eux ont contribué à la victoire de François Fillon, le candidat conservateur de la "France rance, des curés et de la province" comme disent si bien les flingueurs de la presse de gauche. C'est à mourir de rire.

On ne peut pas gagner sur tous les tableaux...

Sus à l'infâme!

Que ne lit-on pas, dès à présent, sur François Fillon, dans la presse de gauche? On se croirait revenus à la belle époque de la séparation des Eglises et de l'Etat. C'est qu'ils ne s'attendaient pas à Fillon, les fameuses grandes plumes de Libé et autres. Voilà qu'arrive une vraie droite, pire encore, un catholique assumé, un libéral sur le plan économique, une horreur pour tous ces islamophiles (!) convaincus (du moins en apparence). Et c'est bien l'occasion de ressortir les couteaux, avec une méchanceté d'autant plus forte, que tout ce petit monde sera probablement au régime sec pendant les cinq prochaines années.

C'est ainsi que l'on voit Fillon affublé de la coiffure de Margaret Thatcher! Qu'à travers lui, on étrille la province française, soupçonnée d'enracinement et même de royalisme! Fillon c'est la réaction, les chouans, le grégorien, la haine du mariage gay. C'est ainsi que l'on voit revenir sur le devant de la scène, cette vieille haine antichrétienne et plus précisément anticatholique, au point d'utiliser les arguments les plus faux. Je ne sais plus qui vient d'écrire, sans rire, que l'on voit apparaître, à travers Fillon, un catholicisme politique, comme il existe un islam politique. Après une telle sortie, on peut mourir, tellement c'est bête, tellement cela s'appuie sur une méconnaissance totale du fait religieux.

Laurent Geoffrin est, je crois, l'auteur de cette mémorable sortie. Que dirait-il, lui qui se passionne pour Napoléon, si l'on disait de lui qu'en réalité, il affectionne la dictature?

 

Fillon la star...

Il y a des plumitifs de gauche qui doivent manger la moquette ce matin: ceux qui qualifiaient François Fillon, d'une manière aux limites de la haine, de représentant des "provinces" (autrement dit de l'Ancien Régime), de la vieille France catho et du grégorien. Une sorte de pièce de musée qui aurait échappé à la guillotine, aurait voyagé dans le temps pour participer à la primaire de la droite et du centre. Cela dit le portrait n'est pas faux. Fillon est le digne représentant d'une France conservatrice dans ses valeurs, venue de très loin, mais ouverte au monde. Il a su parler aux catholiques et aux militants de la manif pour tous, sans hystérie, et en rappelant que l'unité du pays passait avant certaines convictions personnelles.

On savait, ces derniers temps, que la dynamique était favorable à François Fillon, mais qui aurait parié qu'il l'aurait emporté au premier tour de la primaire avec une telle avance sur Alain Juppé, donné vainqueur tout au long de la campagne? Les électeurs de base ont donc démenti tous les pronostics, affirmant ainsi qu'ils étaient les seuls patrons dans une élection démocratique, affichant leur ras le bol d'une certaine manière de faire de la politique. On voté pour lui, pèle-mêle, tous ces Français qui en ont marre d'un Etat qui se mêle de tout, les éreinte d'impôts, n'affiche pas suffisamment de fermeté vis-à-vis de l'islamisme.

Il est vrai que Fillon a très bien passé les tests de la campagne télévisée: il ne s'est pas emporté, il ne stigmatise pas, il affiche sereinement ses convictions, y compris religieuses, et cela plaît, y compris, sans doute a nombre de gens qui ne sont pas d'accord avec lui. La politique a tellement dérivé ces dernières années, tant de promesses n'ont pas été tenues, que la ferme sérénité du Manceau lui a permis d'afficher qu'il était potentiellement le plus à même de se couler dans le costume présidentiel. Fillon a agi avec subtilité, il a clairement à une demande de droite tranquille mais ferme, qui affiche l'histoire et les valeurs de la France de la vieille France.

Cela étant dit, on peut s'interroger à la fois sur le personnage - je ne crois pas qu'il soit aussi ferme qu'on le dit dans son camp - et son programme de rupture. Que s'est-il passé pour que ce gaulliste social rallie une forme de radicalisme libéral? Une conviction nouvelle née du besoin de réformes ou une posture destinée à épouser l'air du temps? Quant à son programme de réformes, quasi-thatchérien, je doute fort qu'il puisse s'appliquer sans résistance même si, devenu président, il aura été élu pour le mettre en oeuvre... Il existe toujours deux France irréconciliables.

Si François Fillon veut l'emporter à la présidentielle, il lui faudra donc mettre de l'eau dans son vin de réforme pour élargir sa base électorale. C'est d'ailleurs sur ce thème que Juppé va l'attaquer tout au long de cette semaine décisive, spécialement sur la suppression de 500 000 postes de fonctionnaires.

Ne parlons plus de Sarkozy, son sort a été réglé, non pour ce qu'il disait, mais pour ce qu'il est, pour ses casseroles, ses provocations permanentes. la véritable autorité se passe de provocation. Quant à Juppé, il paye, dans un contexte de conservatisme et de droitisation, le prix du ralliement de Bayrou, j'en suis persuadé.  Ces derniers jours, il avait donné l'image d'un homme rabougri, hésitant, loin de l'assurance qu'il affichait auparavant. D'ailleurs, Fillon doit faire attention. S'il se droitise trop pendant cette semaine (n'oublions pas que Sarko l'a rallié avec ses thèmes identitaires), il n'est pas impossible que le même Bayrou se présente contre lui à la présidentielle pour le faire perdre.

Macron, Fillon et les autres...

Le New York Times, qui n'a rien vu venir de la colère des classes moyennes américaines en faisant comme si elles n'existaient pas (on ne parle pas à ces gens là), estime que, dorénavant, Angela Merkel est le dernier rempart d' Occident libéral. Pas moins.

En France, c'est François Fillon qui a le vent en poupe. je l'ai sans doute sous-estimé (!) En tous cas, je trouve assez intéressant qu'il soit catalogué, par une certaine gauche, non sans mépris, comme le représentant de la France catholique et provinciale. Cependant, je ne crois toujours pas que François Fillon aurait les tripes pour mettre en oeuvre son programme et qu'il reculerait rapidement. Il présente néanmoins l'avantage d'avoir des propositions fortes tout en assumant ce qu'il est avec une certaine élégance.

En pensant à Emmanuel Macron, je pense aussi à François Hollande, humilié par ceux qui ont été à ses côtés. Oui, Macron dit des choses justes sur l'économie, les blocages de la société française, sur l'épuisement des partis. Mais que va-t-il nous dire sur la spécificité française, l'immigration, la lutte contre le terrorisme? Macron est un libéral en tous points dans un pays qui ne l'a jamais vraiment été. D'une certaine manière il me fait penser au canadien Justin Trudeau, chantre du multiculturalisme...

Attendons pour voir.

 

Commemorations..

Cette semaine, on a commémoré le 11 novembre, qui mit fin à la Grande Guerre (1,4 million de morts côté français sans compter ceux qui sont décédés dans les mois qui ont suivi le conflit, et 3,6 millions de blessés), ainsi que le 13 novembre, date des fameux attentats islamistes. Quelque chose m'a frappé et dérangé dans ce que j'ai vu à la télévision. A aucun moment, on ne nous a proposé l'interview d'un parent ou proche de victime en colère contre les dérives meurtrières de l'islam.

Je ne cherche pas à mettre de l'huile sur le feu mais simplement la vérité. On ne fera pas croire que, parmi tous ces gens en deuil, il n'y ait que des personnes appelant au pardon, à la concorde, au pas d'amalgame.  Je peux vous assurer mes amis que le monde ne fonctionne pas comme cela et que ce que l'on vous montre est le produit , soit d'un accord idéologique des rédactions sur la manière de ne montrer que certains aspects de la réalité, soit d'une censure féroce par le haut.

Je sais bien, moi, la dévastation qui serait en moi si j'avais perdu un fils en de telles circonstances. Il ne suffirait pas de me parler d'amour du prochain pour me calmer. J'exigerais au moins que la sphère culturelle qui produit de telles horreurs prenne ses responsabilités.

Frites

Sarkozy a la frite, mais quand il parle des frites à la cantine scolaire, il exagère vraiment, vous ne trouvez pas? La question des rituels alimentaires musulmans est une question importante, car ceux là, parmi d'autres, visent à prendre possession de l'espace public par le religieux, à démontrer que l'islam est partout chez lui, y compris dans des pays où il n'a aucune racine historique.

Cependant, proposer de remplacer la côtelette de porc par deux rations de frites relève de la provocation inutile voire de la bêtise. Non seulement le repas n'est pas équilibré, mais il existe d'autres solutions qui n'impliquent pas des polémiques inutiles. Evidemment, hier, Alain Juppé s'est rué, hier, sur la bévue de son concurrent pour la moquer et montrer qu'il est le seul a demeurer dans la mesure.

Tous ces politiques feraient mieux de revoir une politique étrangère qui favorisent les Etats financeurs d'un islam moyenâgeux qui s'installe peu en Occident et ailleurs. Ils feraient bien d'interdire le salafisme, qui continue d'avoir pignon sur rue, alors qu'il est la porte d'entrée vers l'islam politique et violent. Ils feraient mieux de rappeler aux musulmans que la seule loi légitime est celle du peuple souverain. Mais là, comme par hasard, on ne voit rien venir.

 

Fillon

Voilà François Fillon qui monte et menace dorénavant la seconde place de son ex-Président de la République. Mais qui pourrait croire qu'il appliquerait, s'il était élu, un programme économique aussi thatcherien?

Fillon, c'est la province tranquille et secrète des notaires, les réseaux d'amis qui vous servent de marche pied.

Adieu Leonard...

Il s'en est allé aussi, ce cher Leonard Cohen, le poète- chanteur canadien.

Adieu Leonard, toi on te regrette vraiment...

Au pays des aveugles

Depuis le coup de tonnerre de l'élection de Trump aux USA, les médias commencent à faire amende honorable et ça ne manque pas de sel. Certains reconnaissent clairement qu'ils n'avaient pas perçu clairement la colère des classes moyennes (mon œil) et qu'ils s'étaient calés sur un horizon de valeurs idéales.

Que Trump soit un type dangereux, que le Front National ait un programme qui ne tient pas la route, cela va de soi. Mais qui a fabriqué ces gens là jour après jour, dans l'entre soi et dans le déni de réalité?

Coup de pied au cul!

Il l'a fait! Il a fait reculer l'establishment politique de son pays. Ceux qui ont tout pour eux et qui ne craignent pas la mondialisation. Trump l'a fait, avec sa gueule d'acteur de comédies de troisième ordre, sa coiffure improbable. Il l'a fait malgré ses excès de langage, je dirais même ses propos dégoûtants, son programme plus que discutable. Il l'a fait bien qu'il appartienne lui-même à l'establishment, lui le milliardaire novice en politique. Bien sûr, cela signifie quelque chose.

Trump avait face à lui une femme, symbole elle-même de cet establishment hautain tant détesté. Le fait que Clinton soit une femme n'a pas suffi. Une majorité d'Américains a refusé "d'écrire l'histoire une seconde fois" en élisant un président de sexe féminin après avoir élu un Noir. Dommage.

Trump a surtout agrégé la colère des classes moyennes blanches qui se sentent délaissées à la fois dans le contexte de la mondialisation et dans une perspective identitaire. On oublie trop souvent que les petites gens, ceux qui n'ont pas ou peu d'argent sur leur compte en banque, ne possèdent qu'un seul bien: leurs racines, leur histoire, leur pays qu'ils considèrent comme leur maison. Or, les usines ont foutu le camp à l'étranger et les racines sont contestées par l'idéologie multiculturaliste.

Je ne dis pas que cela est bien, loin de là. Mais c'est un fait dont il aurait fallu tenir compte. Il aurait fallu dire oui au commerce, mais avec des règles. Oui à une migration d'individus, pas une migration de masse. En ce sens l'establishment occidental dans son ensemble a gouverné contre les peuples. Cela donne Trump, cela donne le Brexit, cela donne Marine Le Pen. Plongées dans l'idéologie mondialiste, sans la moindre mesure, prétentieux, certains de détenir le bien,  les élites politiques se prennent un terrible coup, de pied au cul, tout en refusant de reconnaître qu'elles ont en partie créé le monstre.

Bien sûr, pour ceux qui gouvernent, le peuple a tort. Le peuple ne sait pas, il n'est pas éclairé. D'ailleurs le peuple n'existe pas. Il suffisait, ce matin d'écouter Raffarin pour comprendre ce qui énerve au plus haut point ceux qui triment. Raffarin dit que le peuple veut des solutions simples à des problèmes compliqués. Autrement dit, "rentrez chez vous les demeurés, on s'en occupe!" Le peuple n'est pas facho, il attend simplement un homme d'Etat authentique, honnête, juste, qui montre le chemin, qui ne nie pas l'Histoire. Les Raffarin de toute nature ne font que souffler sur le feu rien qu'en apparaissant: ils sont trop gras, trop parfumés, trop ripolinés, trop Poitevins de Paris. Ces gens là sentent l'aristocratie et la faillite de la démocratie.

Trump le clown est le produit explosif de tout cela.

Et si cela arrive en France, je suis prêt à parier que la violence sera au rendez-vous.

Allo? Qui c'est qui commande ici?

Les anti Notre-Dame des Landes peuvent pavoiser: une juge vient de délivrer un copier-coller de leurs griefs, à tel point qu'elle s'est crue obligée de rappeler qu'elle est "indépendante".

Je ne me sens pas vraiment concerné par la crise de nerfs qui agite une partie du pays à propos de cet aéroport et j'aime les zones humides avec plein de petits oiseaux. Cependant, au-delà de toute considération d'ordre politique, écologique, économique, je suis tenté de me dire, non sans un brin d'angoisse: mais qui c'est qui commande aujourd'hui dans ce pays?

Nous avions prétendument un Etat fort et centralisé et je vois qu'il recule sur tous les fronts. Ce n'est pas une question partisane, c'est un fait. Sarkozy avait diminué les effectifs de la police. Il aurait pu moissonner des postes dans la bureaucratie d'Etat, mais non, il a ciblé la police. Après des dizaines de morts, l'Etat a reculé sur la déchéance de la nationalité; il a reculé sur le barrage de Sivens qui était réclamé par de braves paysans qui en avaient besoin. L'Etat recule devant les migrations et les migrants, comme tétanisé par la peur de ne pas être dans une certaine conception du "bien". Comme si le bien ne produisait que du bien. Comme si le rôle d'un Etat était de produire du bien, donc de refuser de regarder le réel au nom de ce bien idéal.

Ce pauvre peuple aimerait savoir qui gouverne. Ceux qu'il a élus? les juges? Les associations de toute nature? Les syndicats? Les No Border? L'union européenne? L'ONU? A vrai dire nous éprouvons un immense sentiment de bordel, probablement lié à l'idéologie des droits de l'Homme. J'avais toujours pensé jusqu'à présent qu'un Etat devait organiser le présent avec un oeil sur le passé, tout en veillant à ne pas assassiner l'avenir. Ben non, j'avais tort. Je ne répète, un Etat n'est pas une ONG ni une Eglise.

Ce que Trump nous dit de nous-mêmes

Trump est un enfoiré de première, je n'en voudrais pour rien au monde comme président de la République, mais son aventure politique incroyable nous dit quelque chose aussi à nous, Européens. Cette caricature de l'homme public, pur produit de l'affairisme et de la télé-réalité est pourtant le seul candidat auquel se raccrochent des millions d'électeurs de la petite classe moyenne délaissée par les politiciens professionnels, tous embarqués dans la mondialisation et l'humanisme planétaire.

Mais que veut dire tout cela pour le pauvre gars qui voit fermer son entreprise (laquelle va s'installer dans un pays à moindre coût) et qui est mis en concurrence avec les migrants sur le marché du travail, dans son propre pays? Ce gars là se dit: il faut retrouver un Etat qui ne soit pas une passoire, qui nous défende avant de défendre l'humanité souffrante. Le type en question, qui n'est pas plus idiot qu'un autre, se dit que le monde qui se prépare avec les politiciens professionnels organise la déliquescence de la Nation...

Vous ne trouvez pas qu'il y a des similitudes avec ce qui se passe chez nous, en Europe? Le Brexit a été la revanche ultime des petites gens délaissés de la périphérie de la Grande-Bretagne. Le Front national, en France, est le produit du ressenti d'une grande masse de nationaux: nous avons été oubliés, aussi bien sur le plan économique qu'identitaire. C'est simple: plus on est éduqué et à l'abri du besoin, plus on se sent ouvert sur l'extérieur et compassionnel envers la misère du monde. Le problème, c'est que cette ouverture se fait dans la négation des problèmes de son voisin, celui qui a toujours été là, mais qu'on ne voit plus. L'écart s'accroît entre les deux représentations du monde et cela n'est pas bon signe. Peu à peu, sous la pression d'une multitude de facteurs, la France se fracture.

 

 

 

On prend les mêmes et on recommence

Cette sentence vaguement désespérée a été fortement illustrée, hier soir, lorsqu'il a été question de nos relations avec les Etats du Golfe persique, lesquels ne répandent pas seulement le pétrole dans le monde entier, mais aussi la version la plus moyenâgeuse de l'Islam. Lorsque NKM a justement réclamé un peu plus de rigueur dans nos relations avec ces gens-là on a tout de suite vu Juppé et Sarkozy affirmer globalement qu'il fallait bien discuter avec tout le monde. Sarkozy est allé jusqu'à prétendre que ses copains ne connaissaient rien au dossier.

Bref, les petits cadeaux et les mosquées généreusement financées depuis le Golfe ont de beaux jours devant elles. Que ne ferait-on pas pour vendre des canons et des avions! Jusqu'à brader ce qui fait le cœur historique de la société française.

Dans notre monde, c'est l'économie, la circulation des objets qui prime toute autre considération, jusqu'à remettre en cause traditions millénaires et même démocratie. Car ne vous y trompez pas, c'est bien, au bout du compte de démocratie dont il est question. A ce rythme là, nos enfants se réveilleront un jour avec la gueule de bois.

Sur l'ensemble du débat lui-même, je dirais qu'il ne m'a rien appris, qu'il a été dans l'ensemble fatiguant, sans grand relief. Ces gens là ont la trouille de ne pas arriver en tête, la trouille de regarder les réalités en face, de constater qu'une partie des dogmes républicains se sont effondrés.

 

François de Rome commence à réfléchir...

On dirait que ce bon pape François commence à réfléchir. En visite chez les Luthériens suédois, il a appelé à la "prudence" dans l'accueil des réfugiés. C'est une grosse inflexion dans le discours papal sur ce sujet sensible pour une Eglise de l'accueil et du pardon. Restent les réalités de ce bas monde, dans lequel il faut faire au mieux sans ignorer que le mieux est parfois l'ennemi du bien.

Sans doute le pape argentin a -t-il lu le Figaro, qui cite un ancien SDF à propos des campements des environs de la gare du Nord. Ce brave type, aujourd'hui ouvrier chez Vinci déclare: "Moi, j'ai vécu quatre ans dans la rue, où, chaque jour, j'appelais le 115 (Samu social), pour, en réalité, ne rien obtenir. Les migrants, eux, ont des tentes, de la nourriture, des aides. Mais si on n'a rien à donner aux siens, pourquoi donner aux autres?" C'est la concurrence des pauvres.

Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas aider les réfugiés, mais signifie que sur cette question ceux qui gouvernent sont a cheval sur une lame de rasoir. Il n'y a pas de politique parfaite quoi qu'en disent les idéologues de l'accueil, comme ce Pierre Henry de France Terre d'Asile. Il ne peut pas y avoir d'accueil au détriment des nationaux qui n'ont rien. Cela risque de se payer très cher dans les urnes, d'autant que la politique gouvernementale, dans cette affaire, apparaît d'abord comme de la communication. Nombreux sont ceux qui se demandent si la question de la maitrise des flux a été prise à bras le corps..

Crise de régime?

Cela n'était jamais arrivé à ce point. A 4% d'opinions positives dans la population, François Hollande est remis en cause de tous bords, y compris dans son camp, en des termes irrespectueux pour la fonction qu'il occupe. Manuel Valls, qui s'était tenu sur la réserve, y est allé de son couplet au point que les ponts sont pratiquement rompus entre les deux têtes de l'exécutif. Plus le moindre respect à gauche, où l'on affirme même clairement que, pour sauver ce qui peut encore l'être, il faut se débarrasser su président de la République. Le livre de Davet et Lhomme a fait sauter le couvercle d'une marmite socialiste qui se trouvait presque au point de rupture.

En son temps, Sarkozy fut vilipendé, insulté, brocardé, maltraité par l'opposition. Mais jamais personne ne tenta de s'essuyer les pieds sur lui. Beaucoup détestaient ce qu'il était et certains aspects de sa politique, mais sa légitimité ne fut jamais remise en cause.

Ce n'est pas le cas pour Hollande, accusé à la fois d'avoir trahi la gauche en instaurant une politique de l'offre et d'avoir remis en cause, presque déshonoré la fonction présidentielle en se répandant dans un livre, en portant sur ses proches des jugements terribles, en affichant un langage sans fioritures sur certaines vaches sacrées de son parti: immigration, islam. Pour beaucoup, il n'est plus qu'un traître.

Maintenant, on se demande s'il va tenir jusqu'aux élections.

 

2000 ans

Il nous a fallu 2000 ans pour constituer des sociétés suffisamment homogènes,  condition nécessaire pour accéder à ce que nous appelons la démocratie. Aujourd'hui, des intellectuels, niant toute différence culturelle et religieuse, pensent qu'il est temps de revenir en arrière pour accéder à ce graal qu'est à leurs yeux la société multiculturelle. C'est cette société là qui, selon eux, est la plus accueillante, c'est elle qui célèbre le "vivre ensemble". Mort aux obligations  qui ont permis de fabriquer des Etats viables.

La France en sait quelque chose. A la Révolution, après un millénaire de monarchie, son unité n'était toujours pas achevée. C'est la République qui a poursuivi l'oeuvre des rois.

Aujourd'hui, les partisans de l'accueil à tout va, confondant les Etats avec des ONG et des associations caritatives, prétend que la France doit se montrer très ouverte, parce qu'elle a toujours été diverse. Cela est vrai. Mais ils oublient de préciser que la France a toujours été "diverse et homogène" à la fois. Que les peuples qui vivaient sur son sol n'étaient pas aussi éloignés les uns des autres qu'on veut bien le dire.

Hier, le bien, louangé par les élites françaises, c'était l'uniformisation de la société.  Ce fut la tâche de la jeune République. Aujourd'hui, le bien est dans la différence, dans la remise en cause du lent travail des siècles. Cela est sans doute du à l'individualisme forcené que nous avons applaudi et qui se trouve au cœur de nos sociétés, mais aussi à l'idée que la mondialisation va régler le problème du vivre ensemble comme elle a réglé le problème de la circulation des objets. Cela est du aussi à une certaine vision de l'universalisme chrétien laïcisée. Ce n'est pas un hasard si le pape François, lançant ses messages d'accueil au nom de l'Evangile, se retrouve dans le camp de bien pensants, lesquels détestent le plus souvent l'Eglise de Rome.

Malheureusement, le monde ne vit pas de cette manière. Les hommes s'entretuent partout dans le monde pour des raisons culturelles. mais il semble que les gouvernants d'aujourd'hui ne veulent regarder ni le passé, ni l'avenir. Ils vivent dans un présent sans vision et cela va nous envoyer dans le mur. Car nous refabriquons, peu à peu, la technologie en plus, les sociétés éclatées du Haut-Moyen Age. Il ne suffit pas de clamer "soyons généreux". Il faut aussi que la générosité pour l'Etranger s'accompagne de justice envers les Français.

Vases communicants

La jungle de Calais a été vidée de ses occupants - du moins à ce qu'on dit - mais voilà que dorénavant que le Nord de Paris est quasi-envahi par les migrants! Bien sûr, ils ne viennent pas de Calais! Allons donc.

Nous apprenons aussi de la bouche d'un grand sondeur (qui ne pratique pas la langue de bois) que les Français sont réticents à accueillir les migrants, particulièrement parce qu'ils pratiquent majoritairement la religion islamique. Tiens donc. Les Français, par contre, ne posent aucune difficulté à accueillir des chrétiens.

Oh les méchants racistes!

Bien sûr, le gouvernement se fiche de l'opinion des Français. Composé de curés laïcs, il est le gardien des valeurs. Qu'importe si la France se délite peu a peu. Que meure la France pourvu que vivent les valeurs...

On peut ne pas être l'ennemi de l'immigration maitrisée, et c'est mon cas, et ne pas être idiot. Il n'y a rien de pire que d'être pris pour des imbéciles par ceux qui vous gouvernent. Ou par ceux qui vous informent.

La châtaigne et la figue

Ca flingue dur aussi entre Bayrou et Sarkozy. Je prendrai bien garde de prendre parti entre les deux. Mais j'oserais volontiers une comparaison fruitière. Sarkozy, c'est la châtaigne, Bayrou, c'est la figue. La châtaigne, ça pique et c'est en armure, la figue, c'est mou et les étourneaux fondent dessus dès qu'elle est mûre et s'en régalent. Si les centristes en avaient ça se saurait depuis longtemps.

Incarnation

Ca flingue de plus en plus depuis que Hollande a dit du mal de ses amis de Gauche, dans le livre de Lhomme et Davet. Ses anciens amis découvrent, seulement à quelque mois de la présidentielle, qu'il a un problème "d'incarnation". Faut croire qu'ils étaient complètement aveugles, ces braves garçons...

Hier, j'ai entendu Edwy Plenel expliquer, consterné, que Hollande était dépressif et qu'il avait eu besoin d'un divan! C'est d'une vacherie inouïe. On a vu aussi Bartolone quitter la salle où se tenait une cérémonie autour du centenaire de Mitterrand. Il n'a pas supporté de s'entendre dire qu'il n'avait pas la carrure d'un premier ministre, je crois! Bref, ce qui irrite ces braves gens à la rose, c'est de comprendre enfin qu'ils sont beaucoup plus petits qu'ils ne le pensaient.

De son côté, Hollande n'a pas hésité a faire l'éloge de Hollande par François Mitterrand, preuve qu'il n'est pas aussi asphyxié qu'il en a l'air. Plus c'est gros, plus ça marche. On nous dit néanmoins qu'il va avoir beaucoup de mal à terminer son mandat avec une majorité explosée.

Trudeau la caricature...

Il est bien le fils de son père Pierre-Elliot Trudeau, qui fut l'ennemi acharné des indépendantistes québecois, et d'une certaine manière le valet des anglophones. Justin Trudeau, le fils, Premier ministre du Canada d'aujourd'hui, est favorable au burkini au nom d'une société "ouverte". Autrement dit, il officialise les communautés closes sur des comportements moyenâgeux au nom de l'ouverture.

Faut quand même être fort.

La presse dit qu'il est beau. Moi, je le trouve plutôt quelconque. Il défile en tête des cortèges LGBT  et de la gaypride afin de montrer et encore montrer l'intensité de son ouverture aux autres. C'est un malin le jeune Trudeau! Il se montre, il affiche sa hauteur de vue; il ne craint pas de trop en faire, dans le genre "regardez comme je suis rempli de compassion". Et ça marche. Les prophètes d'aujourd'hui, sont un mélange horrible de communication, d'étalage de soi et de christianisme mal compris.

Il paraît qu'avec lui, on peut prêter allégeance au Canada, revêtue d'un niqab! Toujours le respect du au multiculturalisme. Rien sur le respect du à la société d'accueil.

Ses admirateurs le comparent à Kennedy.

Bien sûr, il soutient vigoureusement le traité de libre-échange avec l'Europe. C'est un libéral.

Certains disent tout de même que chez lui, tout est dans" la forme et rien dans le fond".

 

Que fait la police?

Il paraît qu'à l'Elysée, les gendarmes servent de nounous pour les enfants des conseillers!

Oui oui vous avez bien lu.

J'avais cru comprendre qu'on manquait cruellement d'effectifs sur la voie publique!

C'est dire le fossé qui sépare nos élites politiques des gens ordinaires. Tout doucement on est revenus à la monarchie, mais une monarchie décadente...

 

Calais

On nous dit que la jungle a été vidée de ses migrants. Il y a fort à parier que c'est complètement faux et qu'il reste une bonne quantité de fous de Grande-Bretagne en train d'errer dans les dunes. Et puis il va en revenir d'autres. Et puis, combien de ceux qui ont été dispatchés sur le territoire, souvent dans des villages complètement paumés, vont remonter vers Calais dans les temps qui viennent. Le problème n'a pas été traité. Il a été tout simplement dilué pour un temps, mis sous le tapis.

Et pendant ce temps là des milliers de migrants continuent d'affluer des côtes africaines, beaucoup meurent en Méditerranée et toujours pas la moindre intervention européenne sérieuse en Libye qui prendrait en compte cette question cruciale. Comme si les Européens avaient pris acte de leur impuissance ou tout simplement décidé d'ouvrir les vannes sans véritable organisation.

Astérix

Heureusement qu'il existe en Belgique quelques millions de braves Wallons pour freiner un peu tous ces dingues de libre-échange à tout va! Vous rendez-vous compte que dans ce traité avec le Canada, qui donne naissance à un tribunal arbitral en cas de conflit, les Etats seront mis sur le même plan que les entreprises?

Vive l'intérêt général!

Bayrou

L'homme qui a permis à François Hollande de l'emporter en 2012 est devenu l'allié d'Alain Juppé. Bayrou le mou croit qu'il a la stature d'un homme d'Etat. Il le croit, ce qui en dit long sur les hommes politiques d'aujourd'hui! Bayrou croit même qu'il a l'autorité morale nécessaire pour faire ou défaire les candidats à la présidentielle... Et il ne désespère pas de faire tomber à nouveau Sarkozy si ce dernier gagnait la primaire de la droite.

Ah qu'il est beau le marigot des vieux crocodiles qui se mangent entre eux... Vieux acteurs décatis d'une pièce qu'ils jouent et rejouent depuis des décennies sans faire la moindre réforme courageuse. Mais enfin, si c'est ce que veulent les Français!

Tout ça est bien fatiguant vous ne trouvez pas?

Migrants

L'évacuation de la jungle de Calais donne lieu, à nouveau, à une déferlante de compassion dans les médias. Nous assistons au spectacle  incroyable de "grands" Blancs qui donnent des leçons d'humanité aux "petits" Blancs qui ne comprennent rien de rien. Les questions posées par cette déferlante méritent, de mon point de vue, une attitude un peu plus rationnelle. L'avenir n'est pas rose.

Tel que je le vois agir, l'Etat socialiste n'est plus qu'une vaste ONG agissant pour le compte du mondialisme et du multiculturalisme, au nom de valeurs universelles vécues d'une manière fondamentaliste. Un Etat tétanisé par la peur de manquer d'humanité et incapable de se projeter dans l'avenir.... incapable de défendre les intérêts bien compris de la population dont il a la charge. Il est vrai qu'une fraction de la population est en accord avec cette manière de faire à courte vue qui risque, à terme, de remettre en cause tous les fondements de l'Etat de droit dont nous étions si fiers.

L'Etat de droit, justement, qui donne l'impression de vouloir s'effondrer: policiers cramés, banlieues perdues, lycées sous les jets de cocktails molotov etc etc.... Des années de compassion mal placée ont manifestement conduit, non pas au respect de l'autre, mais à de multiples fractures et secessions dans la société française. De quelque point de vue que l'on se place, même si l'on n'est pas l'ami des pouvoirs forts, un pays sans autorité sur l'essentiel n'est plus un pays...

 

Police

Il semble que l'institution policière soit dans un état de délabrement incroyable. C'est du moins ce que je lis. Or l'Etat n'a plus un sou. S'il ne se replie pas sur ses fonctions régaliennes (éducation, sécurité intérieure, défense, justice, santé etc), il y a fort à parier qu'il s'affaiblira de plus en plus faute de moyens. L'Etat ne peut plus tout faire, et il semble que seuls les politiciens français ne l'ont pas compris.

Et revoilà les crèches....

Alors que la fête de Noël se profile, le Conseil d'Etat, dans sa grande magnanimité, semble prendre la voie raisonnable à propos des crèches installées dans les mairies. Elle devraient être autorisées considérant qu'il s'agit tout autant de tradition, de pratique culturelle, que de religion. Bla bla bla!

On a dans cette affaire, l'image d'un pays fracturé dont une partie notable préfère les belles postures hors sol plutôt que d'assumer sa propre histoire. Oui, la laïcité est une belle chose, mais faut-il se contorsionner à ce point pour reconnaître la tradition française? La crèche est un signe éminemment culturel, c'est le christianisme "hors les murs", mais elle est tout autant un signe religieux. je me demande toujours en quoi cela peut gêner. Sans doute ne suis-je pas assez idéologue. Il est tout de même assez rigolo, pour ne pas dire assez scandaleux, de voir d'éminents juristes disserter sur une telle affaire, qui relève de la liberté des consciences, comme si la foi des uns dérangeait l'athéisme des autres. La France n'est pas un pays apaisé...

Parmi les libres-penseurs, il y en a sans doute certains qui croient qu'en pourchassant les signes chrétiens, on pourra mieux lutter contre l'hyper ritualisation musulmane dans l'espace public. Le problème, c'est que la crèche et le voile ne relèvent pas des mêmes injonctions. Et puis enfin, jusqu'où ira-t-on pour satisfaire les ultras? Faudra-t-il abattre les églises qui occupent nos places, les calvaires plantés aux carrefours, renommer nos communes, faudra-t-il, faudra-t-il...  

Qu'ont-ils fait de notre Europe?

Oui, qu'ont-ils fait de notre Europe, ces bons apôtres du toujours plus? Ils l'ont pratiquement tuée en l'élargissant trop vite. Elle est devenue une machine à produire des normes et à organiser une concurrence acharnée entre les Nations qui la composent. Bref, la machine européenne est devenue une machine à tuer l'Europe.

Si les pays fondateurs étaient restés entre eux, nous aurions probablement une Constitution, des frontières surveillées, et peut-être même une diplomatie et une défense. Aujourd'hui, nous n'avons que l'apparence de tout cela. Si l'Europe avait fonctionné normalement, au profit de ses citoyens, nous n'aurions pas l'euroscepticisme, nous serions intervenus au Moyen-Orient, nous aurions contenu et organisé le flux de migrants, nous aurions évité la montée des partis extrêmes. Mais rien de tout cela n'a eu lieu et nous allons le payer très cher.

J'ai le même avis que Joschka Fischer, l'ancien ministre allemand des Affaires étrangères. Contrairement à ce qui se dit sans cesse, il existe bien une "identité" européenne et nous sommes les seuls à ne pas la voir.

Flics

Les policiers ne lâchent pas le morceau et font de leur rage une véritable crise politique. Forcément, puisqu'ils sont le bras armé de l'Etat dans la société, les garants de la paix publique. Directement confrontés à la réalité de la violence urbaine, ils viennent remettre en cause les confortables certitudes idéologiques d'une partie de la classe politique. Le PS s'est empressé d'affirmer que les policiers sont instrumentalisés par le Front National, mais personne n'est dupe. la question est bien plus grave et touche à quarante années de cécité des pouvoirs en place, à quarante années de laisser aller en matière d'intégration républicaine...

Combien élus locaux ont joué avec le feu pour une poignée de bulletins de vote? Le PS lui-même a théorisé le remplacement de la classe ouvrière, qu'il a abandonnée, par l'immigré victime de la société d'accueil. Les policiers, dans leur fureur, remettent tout cela sur le tapis alors qu'il est sans doute bien tard pour réagir. Et je ne parle pas des abandons au cœur même de l'éducation nationale.

On voit peu à peu ceux qui sont chargés des missions régaliennes, à l'exception de la Justice, se dresser contre le pouvoir politique. Aujourd'hui ce sont les policiers, mais certains gradés de l'armée et de la gendarmerie se sont aussi lâchés dans un passé récent. Autrement dit, ceux qui sont attachés à une certaine idée de l'Etat commencent à se fâcher. On comprend dès lors pourquoi, dans un pays aussi éruptif que la France, le pouvoir politique soit aux abois.

Duflot...

Battue à la primaire de son parti, la flingueuse en chef de la politique française ne retrouvera probablement même pas son siège de députée, qui lui avait été offert par le PS. Comme quoi on peut s'appeler Duflot et couler à pic.

Sur le fil du rasoir

La manifestation des policiers sur les Champs Elysées a été reçue comme un crime de lèse-majesté par la haute-fonction publique, celle qui se prend pour Dieu lui-même. Elle était pourtant prévisible après les horreurs qui ont été commises à l'encontre de policiers ces derniers temps et après que le ministre de l'Intérieur lui-même ait qualifié les "jeunes" qui ont tenté de "griller du flic" de simples "sauvageons".

Je comprends donc les exigences formulées par les policiers: plus de fermeté et plus de moyens pour faire face aux zones de non droit. Cela veut dire qu'à l'avenir, les policiers pourraient faire usage de leurs armes pour se dégager des guet apens qui leur sont tendus. Donc qu'il pourrait y avoir des morts dans le camp d'en face.

Et c'est bien de cela que le politique ne veut pas entendre parler. Le politique, qui a laissé faire pendant des années, craint par-dessus tout, tout ce qui pourrait embraser à nouveau les banlieues. je suis prêt à parier que même en état de légitime défense le policier qui aura tiré sera accusé de bavure et que cela donnera le signal de l'embrasement. Le politique est donc sur le fil du rasoir.

Autant dire qu'il n'y a plus de solution, alors que les gouvernements successifs ont laissé s'installer des ghettos qu'il faut bien qualifier d'ethnico-religieux. Et cela a été rendu possible à cause d'un idéalisme totalement contraire au principe de réalité, à cause de la négation du fait culturel et religieux. Dans une société qui a perdu son homogénéité, toutes les injustices (on ne peut pas nier qu'il en existe) sont ethnicisées, et cela crée une ambiance de guerre civile. Hier, ceux qui se sentaient discriminés adhéraient au PCF. Dorénavant, ils adhèrent aux Indigènes de la République, à l'islam de combat qui est à la fois religieux, identitaire et communautaire.

Policiers

Lorsque des policiers sont assassinés, lorsque des policiers sont victimes de tentatives de meurtre au cockail Molotov, sommes nous encore dans un pays apaisé ou dans un pays en état de guerre civile larvée (ou "froide" selon la terminologie des experts)?

Lorsqu'un responsable musulman se permet de déclarer, je cite: "La France est le seul pays où les politiques font chier les musulmans", sommes nous encore dans un pays apaisé? De tels mots sont ils compatibles avec la tranquillité de ceux qui ont "accueilli"? Je ne le crois pas. Ce n'est pas tant la signification de la phrase (qui concernait la question du voile) que les mots employés qui posent problème. Ils portent eux le déni de toute une frange orthodoxe de l'islam.

Angoisses françaises

Pourquoi les Français vont-ils si mal? Tout simplement parce qu'ils n'entendent plus que des chiffres et des statistiques associés à un discours formaté, simpliste, sur le vivre-ensemble, le multiculturalisme. Les Français ne sont jamais désignés en tant qu'êtres de chair dans ces discours, mais juste en tant qu'abstractions sommées de se comporter et de penser de telle ou telle manière. Ne cherchez pas plus loin où se trouve le malaise.

Nous vivons non seulement une époque où il faut se repentir de tout, mais aussi dans laquelle un rationalisme un peu idiot, associé à un manque de culture historique chez ceux qui gouvernent, a pour effet de scier à la base toute forme de rêve d'être ensemble. Ne nous trompons pas: entre nos élites politiques et les Français (je n'ose dire le peuple!) le fossé n'a jamais été aussi grand. Ce n'est pas une affaire gauche-droite. La plupart de nos gouvernants ont rallié l'idée que la France n'est plus qu'un contrat abstrait passé entre des individus et l'Etat. Alors que le peuple pense toujours dans la majorité qu'être Français repose sur quelque chose qui nous dépasse et qui vient de très loin. La plupart de ceux que je croise ne comprennent pas que dans un pays comme le nôtre, où l'histoire se lit dans tous les paysages et dans les monuments, l'on puisse croire que l'être français puisse se résumer à quelques formules juridiques.

Aimer la France semble devenu un gros mot pour beaucoup de mondialistes et droits de l'hommistes. Ces gens là tiennent le haut du pavé et refusent d'admettre que le vivre ensemble passe par des rêves communs, des récits communs, des mythes communs.

En tuant les mythes et les récits, l'on défait la France et l'on ouvre la porte aux diableries. Certains annoncent le temps des dissidences et ils n'ont peut-être pas complètement tort.

Et s'ils frappaient à ma porte?

Et si des migrants affamés, sans feu ni lieu, frappaient à ma porte pour trouver un peu de chaleur et de Nourriture, quelle serait mon attitude? Eh bien je leur ouvrirais en grand, fidèle en cela à l'éducation que j'ai reçue. Mais cela ne m'empêcherait pas de continuer à ressentir de l'inquiétude vis à vis de ces migrations massives qui risquent de mettre à mal les quinze siècles qu'il nous a fallu pour organiser une société apaisée.

Je suis, comme beaucoup de mes contemporains occidentaux, "tenu" par ces valeurs d'accueil et d'humanité qui sont notre force mais aussi notre faiblesse. C'est cette tension entre le devoir et le réalisme qui crée de la douleur et de l'angoisse chez les gens clairvoyants.

 

Hollande et les juges

Ce n'est pas nouveau, le politique et le judiciaire se détestent, au point même que la France a un véritable problème avec l'indépendance de la magistrature. Dans notre pays on ne parle donc pas de pouvoir judiciaire, mais d'autorité judiciaire. Ce n'est certainement pas un hasard si le budget de la Justice est, depuis toujours, notoirement insuffisant. Cela n'est pas dû qu'à un manque de moyens de l'Etat, mais aussi à une sourde volonté du politique de "tenir" l'institution.

Hollande est-il allé trop loin pour autant? A-t-il eu tort de briser le couvercle de l'hypocrisie?

Souvenez-vous d'Outreau. 

 

Primaire de la droite

Ca vous a emballés, vous?

Hypocrisie française

Alors que les candidats de droite à la primaire vont s'affronter à partir de ce soir, on ne parle que des confidences de François Hollande à deux journalistes du Monde! N'allez pas me dire que cette séquence n'a pas été savamment organisée par le Président (futur) candidat afin d'attirer la lumière médiatique sur lui à un moment où il allait forcément entrer dans l'ombre.

En tous cas, Hollande aura surpris son monde, y compris à gauche, sur des sujets sensibles qui sont des marqueurs de gauche. Ainsi juge-t-il, non sans ambiguïté, que la femme voilée d'aujourd'hui sera la Marianne de demain, qu'il y a un problème avec l'islam et incontestablement trop d'immigration!

Certains pensent que le Président s'est "lâché" parce qu'il n'a plus rien à perdre et que sa carrière touche à sa fin. Je crois surtout qu'il montre, non sans une coupable légèreté, les hypocrisies politiques françaises, spécialement à gauche (mais pas seulement). On peut penser en privé que la France vit un grave malaise dans les questions ci-dessus, mais surtout ne jamais l'avouer en public, car c'est contraire à la doxa républicaine universaliste. Hollande l'a fait. Il démontrer que les inquiétudes des Français autochtones traversent toutes les classes sociales et tous les camps.

Tout cela démontre une fois de plus à quel point les beaux principes de la religion républicaine se révèlent parfois inatteignables. Il faut donc alors fermer les yeux, nier le réel. Plus le mensonge est gros, plus il a des chances d'apparaître comme une vérité intangible.

En attendant, Hollande n'est que le reflet ultime d'une classe politique française qui a laissé faire... Au delà de son bavardage auprès des journalistes, il laisse, à la suite de ses prédécesseurs, un pays inquiet, angoissé, sans boussole. Et il ne s'agit pas que de chômage!

Sarko-Juppé

Ca va de plus en plus mal entre Sarkozy et Juppé. Le premier accuse le second de draguer les électeurs de gauche pour la primaire. le seconde accuse le premier de draguer les électeurs du Front National. En quelque sorte, Juppé serait, en quelque sorte, devenu une sorte de Hollande de droite, un faiseur de synthèse molle et Sarko serait une sorte de Le Pen pro-européen, pro-euro etc... Juppé s'adresserait à la France qui gagne et branchée mondialisation, Sarkozy au peuple trahi par les élites.

Il fallait s'y attendre.

Le plus marrant que Juppé le mondialiste hautain est né à Mont-de-Marsan, ou

il a fait ses études secondaires et qu'il est fils d'agriculteur. En apparence un vrai provincial issu du peuple. Sarkozy, grand défenseur du peuple contre les élites, a toujours vécu parmi ces élites... Comme quoi il ne faut jamais se fier aux apparences...

Mélancolie...gauloise

Il m'arrive de me promener à la nuit tombée dans les rues de mon quartier. Et que vois-je aux fenêtres? La lueur blafarde des téléviseurs allumés. Et je me dis, ils sont des millions à regarder les mêmes émissions, les mêmes films, les mêmes débats. Et je me dis: bourrage de crâne, propagande, publicité. Et je m'en veux de faire comme tout le monde.

Combien de mes concitoyens ont, par exemple, regardé cette émission politique où l'on écoutait d'éminents membres de l'élite médiatique - tous Parisiens, tous issus d'un territoire minuscule de 100 km2 (sur 550 000) - dissertant sur le peuple et le populisme. Pas un instant, je n'ai entendu rappeler que la démocratie, c'était le gouvernement du peuple par le peuple.

Ces derniers jours, j'ai aussi entendu diverses informations qui en disent long. Par exemple qu'un islamiste notoire de Toulouse touchait peinardement le RSA. J'ai entendu aussi que des policiers venaient de se faire cramer par une bande de voyous à Viry-Chatillon et que le ministre de l'Intérieur avait déclaré qu'on allait voir ce que l'on allait voir. J'ai entendu que des maires de plus en plus nombreux contestaient l'hébergement de migrants chez eux, décisions prises par les préfets sans leur accord. Les bien pensants vont dire qu'ils sont populistes et xénophobes. Aujourd'hui, l'autochtone n'a plus le droit d'avoir peur pour ses enfants et ce, malgré les 250 morts récents. je ne dis pas que tous les migrants sont des islamistes en puissance; je dis simplement que le seul fait de s'inquiéter pour sa sécurité est devenu presque un délit d'opinion.

J'ai entendu Alain Juppé vanter l'identité heureuse et le regroupement familial. Juppé se classe dans la catégorie des mondialistes, autrement dit de ceux qui prétendent que l'ouverture totale ne peut que nous rendre plus intelligents et plus riches. C'est faire litière des fractures françaises, pourtant bien visibles, mais qu'importe, les Bordelais ont une longue tradition de commerce international, il faut que ça continue. Juppé parle à cette France des grandes métropoles, branchée sur la mondialisation. Qu'importe cette majorité de vieux Français qui ne s'y retrouvent plus et voient leur pays se déliter. . Ces petites gens qui vivent le sentiment qu'on les a vendus à l'étranger, que ce soit l'immigré ou le fond d'investissement. C'est terrible.  Sarkozy, lui, veut enfermer les fichés S, ce qui n'est pas bien plus malin, mais dans l'autre sens, comme si nous avions besoin de petits Guantanamo. Entre ces deux là, il doit bien se trouver une bonne mesure. Faut croire que non.

J'ai aussi entendu un géographe désormais célèbre nous expliquer que les "petits blancs", autrement dit les Gaulois sans grande formation, avait été rejetés à la périphérie et dans les campagnes. Ils représentent 60% de la population, mais on leur demande de la boucler. Bref, je trouve que tout cela est bien triste et navrant. les vieux Romains devaient éprouver la même mélancolie que moi en voyant arriver les barbares et sombrer l'Empire!

Alors que se profile la présidentielle, il existe en réalité deux camps. D'un côté les mondialistes et les droits de l'hommistes pour qui les frontières n'ont plus de sens. Tout doit circuler, hommes et produits, pour le plus grand bien des affaires. Qu'importent les peuples. Le grand patronat allié objectif des gauches universalistes à tout crin... Les autres, ceux qui croient au patrimoine, à la culture, à la transmission, à la Nation,  ne sont plus que des vieux cons sans doute un peu racistes... Difficile d'échapper aux anathèmes, aux débats tranchés, à l'idéologie dominante... celui qui n'est pas avec moi est un salaud. Voilà à quoi se réduit le débat des "élites" françaises.

Celui qui s'exprime ainsi demeure profondément européen, mais cela ne l'empêche pas de voir et de comprendre le grand mensonge de la politique d'aujourd'hui. Les Français auraient continué d'aimer l'Europe si l'Europe les avait protégés et n'avait pas mis les nations en concurrence. Si l'Europe avait dit clairement où se trouvent ses frontières; si elle avait été assez forte pour intervenir au Moyen Orient et éviter ainsi la déferlante des réfugiés. On en est loin. Il n'est pas trop tard, mais l'heure ultime approche.

 

 

Le monde vu par mon journal

Il y a des moments qui ne manquent pas de sel dans nos journaux. Je lis par exemple que les salafistes qui gouvernent l'Arabie saoudite au nom d'un Dieu qui ne permet pas aux femmes de conduite, que les fonctionnaires du royaume seront désormais payés selon le calendrier grégorien mis en place à l'instigation du pape Grégoire XIII en 1582. Autrement dit, les salafistes de Ryiad abandonnent lâchement le calendrier musulman, qui compte moins de jours ouvrés. Allah ou pas, il n'y a pas de petites économies en pleine crise du pétrole! De là à rêver qu'ils vont se convertir au christianisme...

Je lis aussi un commentaire rigolo sur la dérive supposée extrême droitière de Theresa May, le nouveau Premier ministre britannique, qui en dit long sur le formatage idéologique de nos confrères. Appeler à ce que les emplois britanniques, dans un pays qui compte des centaines de milliers d'étrangers, reviennent d'abord à des britanniques, serait donc une dérive d'extrême droite, une sorte de préférence nationale. Et d'ailleurs, quitter l'Europe est aussi une dérive d'extrême droite puisque le Front national y est favorable. En matière de gros sabots on ne fait pas mieux, mais c'est l'époque qui veut ça. En revanche, l'ultralibérale doxa sur la libre circulation des objets et des personnes - au nom des bonnes affaires et au mépris des cultures - est une attitude qui relève des droits de l'Homme bien entendu!

Ah tous ces bons amis de l'Humanité qui détestent les Nations - lire à ce propos en fin de journal le point de vue de l'écologiste Jean-Claude Pierre - et vous serez édifiés sur les curieuses alliances qui existent aujourd'hui dans notre monde.

Personnellement, je ne crois pas que tout soit interchangeable et que les hommes sont naturellement bons au point de pouvoir cohabiter en toutes circonstances. . je crois que les cultures méritent d'être respectées et que chacune d'entre elle a droit à une terre bien à elle. Le mieux est parfois l'ennemi du bien.

Ah j'allais oublier la sortie du gars Benoît Apparu, le pote de Juppé, ce midi sur une radio. Il n'a rien fait de moins que de mettre sur le même plan le voile islamique et le voile de nos bonnes sœurs. C'est dire à quel niveau de connaissance du fait religieux sont tombées nos élites (enfin élites je m'entends!) politiques.

François, pape....

Le pape François l'a encore ouverte, ces derniers jours, à propos de la théorie du genre. Selon lui, cette fameuse théorie est sournoisement distillé dans les écoles françaises. Vous connaissez la réponse ferme et définitive qu'il a reçue de notre sémillante ministre de l'Education. François s'est-il lourdement trompé? Pas si sûr selon certains spécialistes. Moi, je n'en sais rien.

Le plus marrant, dans cette affaire, c'est de voir comment ce pape tellement en phase avec le politiquement correct de gauche s'agissant de l'islam et des migrations, se retrouve sous le feu roulant des mêmes s'agissant d'une question de société.

 

Le phénomène Macron

Oui, oui, ce type est un phénomène! La question de savoir si c'est un animal politique, un animal produit par le milieu des affaires, ou tout simplement un animal de foire. Forcément il bénéficie d'un avantage comparatif chez tous ceux qui en ont marre de tous ces vieux requins qui font du surplace depuis trente ans: il est moderne, jeune, connecté, internationalisé, sans frontièriste... Il va nous réformer ce vieux pays en quatre coups de cuillère à pot. Il va le fluidifier, le sortir de sa raideur jacobine qui ne correspond plus à rien de nos jours, à une époque horizontale où la coopération doit être au cœur des relations humaines.

Et cependant, que cherche Macron? Que nous cache-t-il? Notamment sur le plan sociétal? Nous l'avons vu, hier, s'en prendre à Juppé et à Sarkozy et nous parler de sa conception de la laïcité. En matière culturelle et cultuelle, Macron pense évidemment comme les anglo-saxons: laissons faire chacun de son côté dans sa petite (ou grande) communauté et organisons tout cela sous un parapluie de valeurs minimum. Macron n'aime pas les laïcards purs et durs qui détestent les religions. Moi de même. Mais je ne suis pas certain que sa posture libérale convienne aux problèmes auxquels nous sommes confrontés. Je ne suis pas certain que, pour lui, la France soit autre chose qu'un PIB...

La patrie a décidemment bien des soucis à se faire.

Que la France soit plus riche? Non si cela passe par le détricotage de ce qu'elle est. Je veux simplement qu'elle soit en paix.

Hollande chef de guerre

Il y a deux jours, en fin de soirée, le service public de télévision a programmé une enquête sur la guerre du Mali où l'on voit Hollande en chef de guerre.  Est-ce vraiment un hasard?

Primaires de droite

Si j'ai bien compris le film, il apparaît de plus évident que des électeurs de gauche veulent s'inviter à la primaire de la droite en vue de faire chuter Sarkozy. Qu'importe la charte des valeurs disent-il, l'important est d'écarter l'affreux et de conforter Juppé, leur candidat de substitution.

C'est dire à quel point la gauche française se sent au bord du néant pour envisager de telles manœuvres. Et cependant, je ne suis pas certain que cela sera très productif. Imaginez ce que feront les fans les plus enthousiastes de Sarkozy à la présidentielle, s'ils apprennent qu'on leur a "volé" leur candidat aux primaires? Pensez-vous vraiment qu'ils iront voter pour Alain Juppé? Celui qui aura gagné les primaires grâce aux voix de gauche et qui est soutenu par Bayrou, l'homme qui avait appelé à voter pour Hollande?

Adieu Famas!

Si Nicolas Lebel, l'inventeur du fusil du Poilu,  l'apprenait, il se retournerait sans doute dans sa tombe: l'armée française va mettre le fusil d'assaut Famas au rancard pour s'équiper du HK 416 de l'Allemand Heckler et Koch.  Oui oui, un fusil allemand s'il vous plaît car il n'existe plus en France de manufacture capable de produire une arme individuelle de ce calibre en grande quantité. Il ne faut donc désespérer de rien puisque c'est dorénavant l'ancien ennemi héréditaire - le cousin germain - qui va équiper nos fantassins! Que de chemin parcouru depuis la fin de la guerre n'est-ce pas?

On apprend aussi que la France ne produit plus les munitions de ce fusil, de calibre 5,56 Otan! Vous ne trouvez pas que c'est quand même un peu inquiétant, cet espèce d'abandon très symbolique de notre capacité industrielle de défense terrestre dans le domaine du petit armement?

Bon, j'ai rien dit... 

Ca sent de plus en plus mauvais...

Ca sent de plus en plus mauvais, vous ne trouvez pas? Ce matin, en lisant mon journal je découvre que les gens qui n'aiment pas l'islam pour des raisons très objectives sont classés dans la fachosphère. Ils n'ont vraiment rien compris ces paresseux! Et s'il n'y avait que cela. je découvre aussi que Sarkozy serait à nouveau menacé par la justice dans l'affaire du financement libyen de sa campagne de 2007. Lis en grinçant, les propos qu'il aurait tenus, selon Patrick Buisson, son ancien conseiller. Je sais bien qu'il faut se méfier des vengeances, mais quand même. Rien de tout cela ne relève de la hauteur de l'homme d'Etat. Je continue d'observer, non sans fascination, que François Hollande prétend à un second mandat malgré ses échec répétés. Qu'importe le service de la France si je peux conserver mon job.

Je pourrais continuer de cette manière sur un tas de sujets. Comme beaucoup de Français qui ne sont pas des populistes (c'est le mot à la mode pour disqualifier ceux qui se posent des questions) j'observe qu'aucun responsable d'Etat n'a démissionné après les attentats qui ont fait des dizaines de victimes innocentes. J'observe à travers Alstom que la France n'a plus de politique industrielle. Là où il y avait des dizaines de milliers d'emplois ouvriers (automobile etc) on ne les compte plus que par milliers voire par centaines. Personne, y compris les syndicats, n'a voulu arbitrer les changements du monde, en tirer les conséquences. De même que sur le plan sociétal, il est toujours aussi compliqué d'interroger une religion au nom de laquelle on tue actuellement à tour de bras. Ce sont les mêmes qui, autrefois, dressaient un mur devant le communisme, qui se sont convertis dans la défense et l'illustration de l'islam. Les droits de l'Homme ont succédé à la société sans classes. C'est ainsi que l'on défend, aujourd'hui, au nom des droits de l'individu, des comportements moyenâgeux qui choquent la tradition française.

Et l'on s'étonne que les petites gens se tournent vers Marine Le Pen. Ils n'ont plus rien à perdre. Si les solutions du FN ne sont pas les bonnes, au moins, on aura viré tous ceux qui mordent depuis des décennies dans le fromage, pensent-ils. Comment ne pas tenir compte de cette France périphérique, repoussée toujours plus loin des grands centres urbains, qui se voit donner des leçons de morale à chaque instant parce qu'elle craint une invasion migratoire qui la rendrait toujours plus fragile.

Aujourd'hui, dans ce pays, selon la doxa moralisatrice de certaines élites, il est clair que la France n'existe plus en tant que communauté historique et qu'elle n'est plus qu'un territoire de valeurs abstraites. C'est aussi l'une des souffrances des Français, je veux dire des autochtones, des indigènes. Ce sont leurs propres élites qui leur dénient le droit aux racines. je suis prêt à parier que ça va mal tourner si l'on ne trouve pas un discours un peu plus équilibré. Oui, on est français par adhésion, oui, la France n'est pas une race. Elle ne l'a jamais été. Mais oui aussi, on est Français par les racines autant que par le cœur.

Lecture edifiante

A ceux qui ne m'ont pas abandonné pendant cette longue période de silence, je conseille la lecture d'un long entretien paru sur le site du Figaro: "Comment l'islam est abordé dans les manuels scolaires". Edifiant.

Gaulois!

Depuis que j'ai cessé d'entretenir cette chronique, il s'est passé des choses plus horribles les unes que les autres. Une grande fatigue m'ayant mis en retrait, je ne reviendrai pas sur tous ces événements. Mais voilà qu'aujourd'hui, Sarkozy ressort les Gaulois de sa besace au nom de l'identité nationale, et que cela suscite un véritable tollé. Pour les uns les Gaulois sont le centre symbolique de notre identité, pour les autres, c'est simple, ils n'ont pas existé, ils sont une fabrication de l'historiographie nationaliste et même de Jules Cesar. C'est dire si l'instrumentalisation des Gaulois à des fins politiques se joue dans la paresse historique et intellectuelle.

Et si on leur foutait la paix à nos braves ancêtres les Gaulois? Et si on les regardait tout simplement avec le regard de l'historien? Rassurez-vous, amis du Roman national, ils ont bien existé, peuplé et labouré un territoire qui est aujourd'hui la France (et au-delà). Ils ne formaient pas une nation, mais un ensemble de peuplades celtes (90 selon Fustel de Coulanges) qui s'étrillaient régulièrement. Ils étaient nombreux et, lorsqu'ils sont arrivés, vers le Ve siècle avant JC ils ont recouvert les peuplades locales issues des Aurignaciens et autres Magdaléniens. Les historiens estiment la population de cette époque dans une "France " élargie, entre 5 et 12 millions d'habitants (voire plus) ce qui est énorme. Le territoire d'avant la France avait une forte capacité nourricière, ce qui est bien connu. Alors que Cesar ait inventé la Gaule et que les historiens de XIX aient instrumentalisé les Gaulois à des fins nationalistes ne change rien. Ils étaient là, nombreux, compétents, travailleurs. Et comme dit si bien Fustel de Coulanges "les trois quarts de nos villes de France sont d'anciennes villes gauloises (...) Plus que cela les pagi ou pays subsistent encore; les souvenirs et les affections du peuple des campagnes y restent obstinément attachés. Ni les Romains, ni les Germains, ni la féodalité n'ont détruit ces unités vivaces (correspondant aux vieilles tribus) dont les noms mêmes ont traversé les âges jusqu'à nous"...

Avec la conquête romaine, les Gaulois sont devenus des gallo-romains, mais n'ont pas subitement cessé d'être des Gaulois et, que je sache ils n'ont pas quitté notre territoire. Entre leur arrivée et les invasions germaniques, il s'est passé mille ans rien de moins. Mais ils connaissaient bien les Germains et les Gaulois! Ils se sont mélangés. Encore faut-il ajouter que les invasions germaniques ne furent pas, si j'ai bien compris mes lectures, massives! Bref, le Gaulois n'est pas un mythe et la présentation qui a été faite l'autre jour par France 2 est presque scandaleuse tant elle manipule les raccourcis!

Bref, Sarkozy exagère et tous ceux d'en face exagèrent également. Mais d'où vient cette paresse intellectuelle qui fait dire n'importe quoi aux commentateurs? Mais pourquoi donc est-il si difficile aux Français autochtones, aux indigènes, de dire d'où ils viennent? 

 

Brexit

C'est la revanche des perdants, de ceux qu'on a méprisés, c'est le bras d'honneur des "périphériques". C'est la première fois depuis longtemps que les élites se prennent la démocratie en pleine figure. Je le dis et pourtant, j'aurais préféré que les Britanniques demeurent parmi nous. Ce coup là pourrait bien encore arriver, si les élites dirigeantes continuent à se prendre pour une aristocratie inatteignable et si l'on continue à considérer que tous ceux qui aiment leur pays et ses mœurs, comme des fachos. La moindre des choses, pour restaurer la confiance, c'est le respect des opinions et spécialement des opinions des gens ordinaires. Ceux là, ils n'ont pas d'argent, pas de places, pas d'entregent, pas de carnet d'adresse. La seule chose qu'ils possèdent, c'est l'amour de leur pays.

L'Europe de Bruxelles est en partie responsable de ce qui vient d'arriver. Il fut un temps où elle protégeait. Je pense aux deux générations d'agriculteurs qui l'ont vénérée, à juste titre. L'Europe de Barroso et autres n'a eu de cesse d'ouvrir le continent à tous les vents et à créer des concurrences déloyales, y compris à l'intérieur de notre grand marché. Les pires ennemis de l'Union Européenne ont été ceux qui ont milité pour l'entrée rapide des pays de l'Est dans le club.

Par leur faute, par leur impatience ridicule, la concurrence la plus sauvage entre pays membres s'est introduite au cœur du système. C'est à cause d'eux que la constitution européenne a été retoquée en 2005. Les plus Européens ont contribué à condamner l'UE. Il est grand temps que cela change. Autrement dit que les Européens recommencent à défendre leurs intérêts, leurs valeurs, leurs frontières. Il est grand temps que l'on apprenne à notre jeunesse ce qu'est notre histoire commune, pages extraordinaires comme pages noires.

Les barbares

Une fois de plus nous n'avons que nos yeux pour pleurer. Aux USA, 50 personnes tuées - de mon point de vue elles sont des personnes avant d'appartenir à la minorité dite des "gays" - et autant de blessés par un Américain d'origine afghane rallié à l'Etat islamique.

En France, un commandant de police et son épouse massacrés chez eux par un autre terroriste. Nombre d'intellectuels continuent d'avoir tellement peur de regarder la réalité en face, tellement peur de constater à quel point notre conception de l'universalisme est combattue par les tenants d'un autre universalisme (ceux pour qui la religion musulmane est la religion "naturelle" de l'homme) que nous demeurons tétanisés. Les Républicains ont tellement peur de se trouver confrontés à l'accusation d'ennemis des droits individuels, que toute action résolue est devenue impossible. On invente des mots vides de sens comme "déradicalisation" ou "idéologie", comme pour tenter de faire oublier que nous sommes confrontés à une question religieuse majeure, bien plus ancienne et bien plus ancrée dans les identités que les "valeurs" que nous prétendons défendre.

Non seulement les politiciens français manquent de courage, non seulement ils pactisent avec des régimes indignes, mais en plus -et je ne cesse de le répéter - ils sont dans le mépris et l'ignorance crasse du fait religieux. Ce terreau, cette friche intellectuelle, les conduit à mépriser l'Histoire, à ignorer délibérément les risques inhérents aux migrations de masse.

En vérité nous sommes dans le chaos le plus complet. On nous demande d'aimer l'islam alors que l'islam est en feu, alors que les musulmans ordinaires sont dans le déni de ce qui se passe dans leur religion, incapables, pour la plupart d'en regarder les dérives. On nous demande d'être bons, d'être des saints, de donner notre toit, notre tranquillité. Même le pape s'y est mis! Nous voilà bien.

Et pendant ce temps là, la CGT, imperturbable, convoque ses troupes dans la rue pour faire plier le gouvernement, cette même CGT dont la section police avait condamné les violences policières sur des affiches hautement contestées! Pendant ce temps là les hooligans russes mettent le centre de Marseille à feu et à sang...

 

 

On a du mal à le croire

L'Euro de foot va commencer dans la puanteur des poubelles sur les pavés de nos grandes villes. C'est un duel à mort entre une CGT radicalisée, qui se croit encore dans l'heureux temps où elle était la courroie de transmission du Parti communiste, et l'exécutif. Pire encore - et cela en dit long sur l'état de la politique française - tous nos visiteurs vont assister en direct au duel fratricide qui oppose les deux gauches. Car vous l'avez bien compris, il ne s'agit pas d'un duel majorité-opposition. C'est une querelle de famille alimentée par la haine, entre deux gauches irréconciliables qui se prétendent l'une et l'autre la "vraie" gauche. Et derrière tout cela il y a une incapacité à penser l'Etat autrement que comme une machine verticale et centralisée.

Et s'il n'y avait que les questions économiques!  Il y a aussi la question identitaire, la Nation, la sécurité, tous sujets sur lesquels une majorité de Français veut des réponses. On en est très loin, y compris à droite... Comment croire des hommes usés, qui ont failli?

En attendant, l'Etat centralisé, que l'on dit fort, est devenu tellement faible qu'il ne sait même plus faire respecter l'intérêt de la majorité. Nous ne savons même plus qui dirige ce pays: un gouvernement qui tente de tenir bon tout en essayant désespérément de ne pas trop mécontenter ses électeurs; ou une organisation syndicale radicalisée,  qui ne représente que quelques pour cent des salariés.

 

Bayrou

Il ferme les yeux quand il vous parle, comme s'il était en lévitation devant ce qui sort de lui-même. Bayrou s'aime beaucoup, à tel point qu'il jouera les justiciers si, par malheur, Juppé est battu par Sarkozy à la primaire. Alors, c'est juré, il se présentera aux suffrages des Français, juste pour faire perdre l'ancien président...

Bayrou n'a pas compris que les Français ne veulent plus entendre parler ni de Hollande, ni de Sarkozy, ni de lui. Bayrou est dans le camp des "has been" et il ne le sait pas. Il se croit représentatif de la vertu alors qu'il contribuera, le cas échéant, à faire réélire un homme qui a fait perdre cinq ans aux Français. C'est dire à quel point la classe politique est déconnectée...

 

Verdun encore

Il y a quelques années alors que je me trouvais en reportage à Verdun, les spécialistes se posaient déjà la question de savoir intéresser les jeunes générations à la mémoire de la Première guerre mondiale... Cela ne va pas de soi, on l'a vu avec les polémiques qui ont émaillé les cérémonies du centenaire de la bataille... Quoi qu'on puisse en penser, il est très difficile, dans un pays qui ne se définit que comme une République, de comprendre pourquoi des centaines de milliers de jeunes gens ont accepté de mourir dans des conditions aussi atroces.

Sans doute faut-il rappeler à ceux qui ont banni l'Histoire de leur réflexion, que les hommes qui sont morts à Verdun étaient pour beaucoup des paysans et qu'ils ont accepté de mourir pour leur terre, pour ce pré carré qui s'appelle la France, et non pas pour des valeurs abstraites. Oui, ils sont morts pour leur terre, mes grands-pères, pour leurs camarades. C'est un fait. Contraints ou consentants, ils n'étaient pas dans l'idéologie. Ils pensaient d'abord à leurs familles, à leurs champs, à l'espoir de s'en tirer.

Cocus

Au-delà de la loi Travail, ceux qui manifestent leur hargne dans la rue sont les cocus du hollandisme, ceux qui ont cru aux promesses d'une campagne mensongère et qui ont voté pour le notaire de Solferino. On est d'autant plus furieux lorsqu'on a été trompé par les siens. Les événements actuels sont le révélateur du mal politique français

Chienlit?

Il y a bien longtemps que les Français n'ont pas vécu une telle impression de bordel. Ils ont vécu les attentats islamistes, qui ont fait 150 morts et des centaines de blessés, ils ont accepté l'Etat d'urgence, ils ont cru, pendant un instant, que le pays pourrait se réconcilier avec lui-même, on a même vu la foule embrasser les CRS!

Tout cela n'était que du théâtre. A peine l'Etat d'urgence instauré, que l'on se déchirait déjà sur la déchéance de la nationalité. Oubliés les morts, tant, dans ce pays, le débat idéologique passionne au point d'en oublier le réel. L'Etat d'urgence? Quel état d'urgence? La France foisonne de rassemblements de toute nature, un syndicat a même décidé d'employer la force, le blocage de l'économie pour empêcher la loi Travail. A l'Assemblée, le débat n'est plus entre une majorité et une opposition, mais à de violents désaccords au sein même de la majorité. Au point qu'il a fallu utiliser l'arme du 49-3 pour faire passer la pilule de la loi Travail.

De ce qui se passe en ce moment ressort une pénible impression de chienlit. Il apparaît que le gouvernement ne gouverne plus, que des minorités font la loi, que les fameuses valeurs de la République, massacrées par une vision fondamentaliste des droits de l'homme,  ne sont plus qu'un moyen pour chaque individu d'imposer sa propre loi. Nous voyons chaque jour, atterrés, l'échec d'une génération d'hommes politiques qui ne s'intéressent qu'à la communication, au court terme et surtout, qui donnent l'impression de ne plus rien savoir de l'histoire et des racines de leur propre pays.

Nous avons vu, après les attentats, qu'il n'y aurait pas de combat réel contre l'islam radical. L'Etat continue de fermer les yeux pour des raisons pas aussi obscures que cela puisque c'est ce même Etat qui se prosterne devant l'Arabie saoudite pour vendre des canons. Beaucoup de Français sont désespérés à la vue de cet horrible abandon de soi. Nous découvrons qu'une frange de la gauche radicale, qui déteste le capitalisme, l'Eglise et rêve encore de la Révolution, est fascinée par le jihadisme. Qu'une certaine France rêve encore de la société sans classes malgré ses terribles échecs du XXe siècle.

Nous avons vu la résurgence de la violence de rue, sa justification par ceux dont nous venons de parler; nous avons vu la haine du flic revenir en force dans les manifestations.

La France, ce pays éruptif, va très mal. Une partie de la gauche refuse d'évoluer, de regarder le monde tel qu'il est, et se radicalise à nouveau. Hollande, qui est tombé dans les abimes sondagiers, qui a menti pendant toute sa campagne, devrait démissionner. Mais il s'accrochera. Qu'importe le vieux pays. Et ce sont les mêmes qui, demain, accuseront le peuple, désespéré par autant de lâcheté et d'égoïsme, de se tourner vers Marine le Pen!

Confusion

Pénurie d'essence, dictature des minorités en tous genres, y compris syndicales, un gouvernement complètement dépassé, un Président qui se terre,  il n'y aura donc pas de limites au bordel qui règne actuellement sur ce beau pays de France. Attendons la suite, alors que se profile l'euro de football.  Tout peut arriver dans ce pays où certains se croient encore pendant la Guerre Froide et alors que d'autres manifestent une haine confondante à l'égard de leur propre pays. Au point où nous en sommes, la violence peut se déchaîner à tout instant...

Sur le fil

Il n'y aura donc pas de président d'extrême droite à la tête de l'Autriche et cela s'est joué sur le fil. Cependant, à la suite de ce résultat très élevé, toute l'Europe dirigeante se demande si nous ne sommes pas engagés dans une longue période de repli sur soi et de retour des nationalismes, ces nationalismes qui ont conduit les Européens, il n'y a pas si longtemps, tout au fond du gouffre. C'est dire si les partisans de "l'ouverture" au monde, qui tiennent tous les leviers médiatiques et politiques, se déchaînent sur ces millions de mauvais électeurs qui préfèrent "l'extrême droite" aux lumières aveuglantes de la mondialisation et du multiculturalisme.

Moi qui suis européen depuis toujours et qui aime les débats apaisés, je ne peux m'empêcher de me poser les questions suivantes. Si j'ai bien compris, tout partisan de l'idée nationale, autrement dit de la primauté de la Nation, peut, aujourd'hui, se voir qualifier "d'extrême droite". L'idée nationale, qui fut, pendant des siècles l'horizon de la modernité, est-elle à ce point dévalorisée, qu'elle se confonde avec le nationalisme le plus noir et avec l'ethnicisme le plus insupportable? Il y a là, dans tous ces excès de langage, quelque chose qui me dérange profondément.

Peut-être qualifiée d'extrême droite, toute personne qui interroge l'immigration de masse et l'islam comme religion et système, et qui s'inquiète des récents flux migratoires massifs. Pour se trouver dans le bon camp il est donc interdit de s'interroger sur les risques qui pèsent dorénavant sur sa propre culture sous la pression de l'idéologie des droits de l'homme. Toute personne manifestant de l'inquiétude dans ces domaines peut être qualifiée de raciste ou de facho, tout comme, autrefois, ceux qui s'opposaient à l'appropriation collective des moyens de production étaient qualifiés de réacs.

Aimer son pays, aimer sa nation, son histoire, signifie-t-il "repli sur soi" comme on voudrait nous le faire croire? Rien n'est moins certain. Et si je dis cela, ce n'est pas parce que j'ai rejoint ce camp-là, mais parce que j'entends que l'on respecte beaucoup de ceux qui l'ont choisi.

A qui la faute si des millions de gens votent aujourd'hui pour des partis qui ont lissé leur discours mais qui, de fait, ont des racines qui plongent dans les horreurs du XXe siècle? A qui la faute, sinon à ces responsables politiques qui ont oublié ce qu'est la démocratie et l'Histoire, qui entendent gouverner contre les peuples dans le mépris des cultures. A qui la faute, sinon à cette Union européenne, que nous aurions voulue fédérale, puissante et protectrice et qui ne sait plus, aujourd'hui, que manifester son mépris pour toute idée "d'identité européenne". Qui ne voit plus l'Europe que comme un ventre ouvert à tous les vents... Qui préfère briser nos agricultures au nom d'un mondialisme débridé? L'Europe, je l'ai connue bien différente. J'ai connu l'époque où l'on rêvait d'un destin commun et où les paysans la vénéraient...

C'est bien loin tout ça

 

 

Moustache

Hier, la CGT avait le cheveu long (et moderne) de Bernard Thibault.

Elle a retrouvé la grosse moustache stalinienne de Martinez et se radicalise à nouveau.

Cher pape François... (Bis)

Là, vraiment, tu commences à m'énerver sérieusement. Voir le pape remettre en cause - du moins partiellement - les racines chrétiennes de l'Europe, ça ne manque pas de sel. Tu te fais, ainsi, le complice de ceux qui pensent que les peuples n'ont pas d'histoire. Je sais bien que l'universalisme chrétien n'a jamais aimé les Nations, mais quand même!

Pire encore, tu remets en cause la laïcité à la française, et tu joues un drôle de jeu vis à vis de l'islam, comme si tu voulais entrer dans une alliance des religions face à une société sécularisée.  Te voilà en défenseur de la femme voilée en faisant semblant d'ignorer les enjeux qui se cachent derrière cette affaire.  A tel point que les Frères musulmans de France te trouvent très à leur goût. Et tu fais semblant d'oublier que l'islam n'est pas seulement une religion, mais aussi un système politico-religieux extrêmement contraignant. A mon avis, mon cher François, tu es en train de manger tout le crédit que tu as acquis depuis ton élection...

Oui, je me demande ce qui se passe dans ta tête de pape.

Violences à Rennes

Pour une petite fraction de nos concitoyens, il existe, sans rigoler, une violence  "humaniste". Pour eux, casser du flic est un acte vertueux. Les injustices qui règnent dans notre société, la haine du capitalisme, justifieraient toutes les atteintes aux biens que l'on a pu voir ces derniers jours dans les deux grandes Villes de l'Ouest de la France. il s'agit d'une petite minorité, certes, mais sans états d'âme, très bien organisée, qui voit le monde à travers de cet avatar du communisme moribond, que l'on appelle "Les droits de l'homme". La révolution prolétarienne (qui a causé tant de millions de morts) s'est muée en un cosmopolitisme effréné fondé sur les droits humains, et qui ignore l'Histoire et les Nations. On est loin de la conception des droits des individus issus des révolutions françaises et américaines qui s'attachaient à définir les droits des gens dans l'espace de l'Etat-Nation. Il y a quelque chose de troublant et de violemment répulsif dans cette idéologie qui nie toute forme de racines.

Il faut dire que la gauche radicale, souvent soutenue silencieusement par une partie de la gauche ordinaire, pense qu'il existe une violence "légitime", y compris dans les Etats démocratiques. Et si ces gens là prospèrent aujourd'hui dans nos rues, désespérant ceux qui travaillent, c'est bien parce qu'à un an de la présidentielle, le gouvernement tergiverse, n'a pas de cap précis, surtout soucieux de ne pas trop exciter son fond de commerce électoral. Survivre d'abord, même si la France est au bord du gouffre. Quelle honte de voir un président de la République en tournée africaine, alors que sa propre police se fait caillasser dans les rues de France! On voudrait ouvrir une voie royale à tous les extrêmes, de gauche et de droite, que l'on ne s'y prendrait pas mieux.

L'affaire du rappeur de Verdun montre bien à quel point le bon sens a quitté le champ du politique. Un guignol qui crache sur une France de koufars (mécréants) était l'invité jeune des cérémonies du centième anniversaire de la bataille de Verdun.  Je suppose qu'il s'agissait de montrer, avec ce jeune homme issu de la diversité, une France désormais ouverte au monde et pleinement acquise à la liberté de parole et de création. Eh bien, c'est raté... Face à la violence des réactions à droite et à l'extrême droite, le concert a été décommandé. Hier, toute la gauche française a hurlé à la censure et au racisme, condamnant la victoire des fachos. Rama Yade s'est même rangée dans ce camp là... C'était le but de l'opération: utiliser le champ de bataille de Verdun pour faire une démonstration d'antiracisme.

Personnellement, je fais partie de ceux qui ont le plus grand respect pour ces Africains qui sont venus mourir en Europe dans une guerre qui n'était pas la leur. Je peux même dire que je les vénère, ayant rencontré l'un d'entre eux qui réclamait justice, un jour, dans mon bureau de journaliste. Mais il ne faut pas me demander de cautionner, cent ans plus tard, les éructations d'un type bas de plafond prétendument chanteur, sur un champ de bataille gorgé du sang de mes grands-pères. Si l'on voulait absolument inviter un chanteur noir, il en existe en France qui auraient fait l'unanimité.

A Rama Yade, je dis les mots suivants: oui, l'affaire de Verdun renforce les fractures françaises, mais pas dans le sens que l'on croit (autrement dit c'est encore un coup de racistes de Gaulois). L'affaire de Verdun est le produit d'une provocation venue d'une certaine gauche qui ignore à quel point cette bataille qui fit 300 000 morts et 400 000 blessés dans les deux camps, est encore aujourd'hui un traumatisme dans les familles françaises. On ne joue pas avec cela, on ne divise pas avec cela, on ne fait pas de basses manœuvres idéologiques sur une tranche d'histoire aussi sanglante. Racistes ceux qui se sont opposés à Black M? Laissez-moi rire. Ce n'est pas parce que ce jeune homme est noir que l'indignation s'est levée, mais parce que c'est un petit con. Son grand père, le tirailleur sénégalais aurait probablement honte de lui.

Cela étant dit je reconnais à notre rappeur une pleine liberté de parole. J'use moi-même de cette liberté. Il a le droit d'insulter, de provoquer, de transgresser. Mais pas à Verdun. Et qu'on ne vienne pas me dire que ma position fait de moi un fasciste ou un raciste...

 

Verdun

Mais quelle mouche a piqué ceux qui ont invité aux commémorations de Verdun, un rappeur qui traite, dans ses textes, la France de pays de Koufars, autrement dit de mécréants! Jamais on n'a ouvert un tel boulevard à l'indignation. On va donc laisser se produire, sur un site qui a vu l'un des plus grands bains de sang de l'histoire, un écervelé qui ne cesse de mettre de l'huile sur le feu!

Il est vrai que le vieux pays donne le sentiment de partir à vau l'eau et pas seulement à cause de rappeurs haineux! La semaine dernière, c'est Moscovici qui estimait que la France n'avait pas de racines judéo-chrétiennes. En une phrase, effacé tout un pan (pas le seul, certes) de notre histoire, au nom d'un universalisme qui ne reconnaît que des valeurs. Hier, on m'apprenait que le maire d'une ville du sud de la France avait fait supprimer le petit cochon d'un manège installé dans un parc, sous prétexte que cela dérangeait certains musulmans. Il y a quelques jours, le ministre de l'intérieur annonçait une forte baisse des actes antisémites et antimusulmans. C'est tant mieux. Mais pourquoi ce silence sur les actes antichrétiens? Qu'est-ce qui dérange à ce point la République de faire constamment silence sur la réalité: à savoir que de par le monde ce sont les chrétiens les plus discriminés et qu'en France même, les actes antichrétiens sont de loin les plus nombreux? Mais qu'est ce qui pousse un certain nombre de gens à nier la réalité et l'histoire nationale, au point de pratiquer une sorte de négationnisme? Tout autant que le chômage, c'est ce sentiment terrible de ne plus s'appartenir, qui rend les Français malheureux...

Si le discours mondialiste et multiculturaliste sans frein perdurent, dans la négation de la Nation et de ses mœurs, il y aura forcément des retours de flamme.

 

 

 

L'année va être longue

Oui l'année qui vient va être longue! A-t-on jamais vu un tel degré de déliquescence du pouvoir?

Que voyons-nous? Des membres de la majorité qui n'hésitent pas à présenter une motion de censure pour tenter de faire chuter "leur" gouvernement. Du jamais vu. Nous voyons aussi un Premier ministre en rogne contre son propre camp et qui est obligé de passer en force sur la loi "Travail". Nous avons un jeune ministre ambitieux, Emmanuel Macron, qui s'engueule en pleine séance de l'Assemblée avec Manuel Valls.  Un jeune ministre qui ne cache pas son intention de briguer la fonction suprême au nez et à la barbe du sortant. Nous avons des députés de gauche qui répandent partout que leur gouvernement n'est pas de gauche. Et pour couronner le tout surgit une nouvelle affaire de mœurs qui met en cause une figure de l'écologie (Denis Baupin), lequel est marié avec une ministre du gouvernement.

A mon avis on ne peut pas faire mieux dans le domaine de la pétaudière.

On peut ajouter à cela le fait que la rue s'échauffe, que les Français ne savent pas vraiment ce qu'ils veulent. Ils veulent moins de dépenses publiques, à condition que ça concerne le voisin; ils veulent moins de chômage, mais aussi un haut niveau d'assistanat. L'Etat profond (ceux qui font tourner la machine) puissant, joue contre les réformes. Contrairement à ce que l'on croit, l'Etat a des intérêts qui ne coïncident pas toujours avec ceux du peuple. Les syndicats sont toujours, pour la plupart, du côté d'une organisation verticale et centralisée. La CGT rêve plus que jamais d'appropriation collective...

 

Tartuffe au pouvoir

Décidément la gauche n'a pas de bol. Il y a eu DSK et voilà maintenant Baupin qui surgit dans le virage du fait divers politique. Finalement, Hollande avait tort, l'ennemi de la gauche c'est pas la finance, c'est la femme qui se rebelle! Et dire que je croyais que la gauche était en tête, de très loin,  en matière de morale et de défense des droits des femmes!

Accessoirement, je me demande combien d'adhérents vont bientôt compter Les Verts. Je dis ça car ils ne sont déjà pas nombreux; un petit groupuscule de 6000 adhérents et un gros groupuscule de 17 députés grâce au PS. On comprend pourquoi la démocratie française est en rade!

Sadiq Khan

Un maire "musulman" préside dorénavant aux destinées de Londres. Pourquoi ne pas se réjouir de la belle réussite du fils (brillant) d'un chauffeur du bus immigré du Pakistan. cela prouve après tout que des individus originaires de cultures très différentes peuvent s'intégrer magnifiquement, voire s'assimiler. Sadiq Khan représente manifestement un bel exemple d'inclusion dans la culture britannique.

Cela étant dit, il n'est pas interdit de se poser quelques questions. D'abord, le concurrent de SK, fils de milliardaire, constituait le repoussoir idéal dans une ville immense et cosmopolite. Je note par ailleurs, non sans inquiétude, que le nouveau maire de Londres est originaire d'un pays où l'on pratique un islam absolument moyenâgeux qui n'accepte pas les minorités. Il est également étonnant de constater que SK est présenté "comme le maire musulman de Londres" et non pas comme "un citoyen britannique de confession musulmane." Enfin, cette élection doit aussi à des changements majeurs dans la démographie londonienne.

Il est de bon ton, bien sûr, de célébrer la victoire du vivre ensemble. Pour des Européens qui ont vécu de nombreux attentats sanglants, la victoire de monsieur Khan peut paraître rassurante et donner raison aux bons sentiments. Valoriser aussi l'idée que les Européens d'aujourd"hui se font d'eux mêmes.  Ouverts sur le monde, prêts à faire de la place à d'autres cultures, sans obligation d'assimilation. Il y a là un narcissisme collectif étonnant.

Tout cela est bien beau. M. Khan donne un espoir qu'il ne faut pas galvauder. Mais restons prudents et attentifs.

Quand le crétinisme ne cède qu'à l'ignorance....

Les partisans d'une conception fondamentaliste des droits de l'Homme et du multiculturalisme, affirment sans rire que la parole raciste et xénophobe s'est libérée en France en en donnant pour preuve le nombre de citoyens qui ont rallié le Front National et en pointant la montée en puissance des intellectuels de droite. Ils ajoutent, un peu gênés, que les attentats islamistes de l'an dernier, qui ont fait 150 morts en France et plusieurs centaines de blessés, n'ont rien arrangé. Ces mêmes droits de l'hommistes, qui se posent en remparts contre toute critique de l'Islam se sont d'ailleurs trouvés bien gênés devant cette terrible actualité. Le "pas d'amalgame" devenait en effet quasiment impossible à soutenir... Il fallait bien reconnaître que, si la majorité des musulmans sont des gens (heureusement ) tranquilles, l'islamisme avait bien quelque chose à voir avec l'islam.

Il n'empêche que les partisans de la politique de l'autruche tiennent encore le haut du pavé et qu'ils s'accrochent à un système bien huilé qui interdit toute critique au risque de passer, au mieux pour un islamophobe, au pire pour un raciste.  Dans cet univers de faux gentils, la définition du mot "racisme" est devenue tellement extensive que nous sommes tous menacés d'être projetés dans le club des salauds. Critiquer l'islam est une preuve de racisme, comme si une religion relevait de la théorie l'inégalité des races. l'argumentation est particulièrement sournoise: critiquer l'islam, c'est s'en prendre aux Arabes, c'est donc poser un acte raciste! L'accusation de racisme s'applique aujourd'hui à toute affirmation d'appartenance à une aire de civilisation ou d'histoire. Afficher son histoire devient raciste car c'est afficher l'histoire longue de Blancs européens. Cela pourrait être mal compris par nos concitoyens venus d'autres continents!

Mais qu'est-ce que cela a à voir avec le racisme, entreprise très moche qui prétend qu'il existe une inégalité biologique entre les races? Rien. Afficher le sentiment que la culture européenne s'en est mieux sortie, sur le long terme, pour diverses raisons qui n'ont rien à voir avec la biologie,  que d'autres cultures, c'est faire preuve de racisme culturel! Pointer les risques majeurs d'émiettement de la société en raison d'un multiculturalisme effréné (lequel consiste pour la société d'accueil de se conformer à la culture de l'arrivant) est un acte raciste.  Mon Dieu, ramenez-les à la raison.

L'imbécilité maximum a été atteinte, ces derniers temps en Normandie à l'occasion d'une recherche génétique visant à reconnaître ce qui restait de scandinave dans les populations autochtones. On a vu alors se dresser toutes sortes de ligues antiracistes affirmant qu'il s'agissait d'une entreprise racialiste... Non seulement il s'agit d'imbécilité au premier degré (même s'il existe en Normandie quelques groupuscules qui cultivent des mythes nordiques), mais il s'agit aussi d'une méconnaissance totale de l'histoire de nos ancêtres les Normands. Car ces Vikings n'eurent d'autre envie que de  s 'installer et de se fondre dans les populations locales.

Mais que voulez-vous, nous sommes dans un combat où seul le crétin surpasse l'ignorant.

Comme s 'il était moche, tout simplement moche, de savoir tout simplement d'où l'on vient. Le plus grave c'est que sous la pression d'une propagande soutenue et permanente, beaucoup de braves gens en ont oublié ce que signifie vraiment le mot racisme.

Bref, si vous voulez entrer dans le club des bons, des gentils, il vous faut entrer dans un monde abstrait dans lequel ne restent plus que quelques valeurs, il vous faudra renoncer à votre histoire...

Nous sommes bien partis...

 

 

La loi qui fâche

La loi El Khomry, qui vise très modérément à fluidifier le marché du travail, nous rappelle à quel point, en France l'imprégnation marxiste et d'extrême gauche est infiniment supérieure à leur représentation partisane. Le Parti communiste ne représente pratiquement plus rien, mais ses idées demeurent profondément ancrées dans une partie de la société. Toute tentative de libéralisation se heurte donc à une conception très hiérarchisée de l'Etat, lequel doit tout dominer et appliquer une égalité formelle d'airain. Mieux vaut être tous pauvres et égaux que de laisser les individus construire leur vie dans la liberté. Aucune des terribles leçons de l'ère soviétique n'a été tirée par ces gens là.

Le communisme a d'ailleurs muté sous différentes formes. Son internationalisme se retrouve dorénavant dans une conception très radicale des droits de l'Homme et même dans la défense du multiculturalisme. C'est une religion séculière qui se montrer extrêmement intégriste.

 

Violence...

Nous le constatons à nouveau depuis un mois: il existe toujours en France des gens qui rêvent au Grand Soir, qui estiment que la violence politique est légitime, y compris dans une vieille démocratie et que les commissaires politiques qu'ils installeraient à tous les niveaux de la société pour contrôler l'égalité réelle de tous els citoyens, valent mieux que ces salauds de patrons.

Il existe toujours, en France, des hommes et des femmes qui préfèrent l'égalité dans la servitude, à la liberté. Me reviennent en mémoire ce que me disait un jeune diplomate slovaque après la libéralisation et l'accession à l'indépendance de ce petit pays: "Beaucoup de gens, me disait-il en substance, acceptaient de payer de leur silence la toute petite sécurité que leur offrait l'Etat totalitaire". C'est ce qui s'appelle le renoncement a sa propre existence.

Toujours plus de sécurité, toujours moins de liberté. Lorsque l'égalité devient un totem, une religion, elle commence à tuer. Il suffit de se plonger dans l'histoire récente. Mais l'histoire est justement ce que rejettent ceux qui courent actuellement dans nos rues pour casser du flic ou du magasin.

 

 

Augmentation pour les instits....

C'est mérité, mais ça sent quand même les élections!

Jean-Marie

Il a beau se dire "différent" des autres professionnels de la politique, il ne l'est, au fond, pas du tout. Regardez-moi ce vieux Le Pen qui ne veut pas raccrocher les gants, comme tous ses congénères, alors qu'il a atteint la grande vieillesse. Il fait tout pour survivre politiquement. Et pourtant, il est le produit fané d'une époque révolue, nostalgique du colonialisme et de la suprématie blanche.

On peut aimer la nation, la civilisation occidentale, la défendre, sans passer par ces routes là..

89

C'est le nombre d'exécutions capitales enregistrées depuis le début de l'année dans ce bel Etat théocratique d'Arabie saoudite. On y décapite avec autant de célérité que dans "The walking dead". Ce sont ces gens là qui nous achètent des armements et c'est à cause de cette diplomatie "couche toi là" que nous tolérons l'intolérable sur notre territoire: des mosquées financées par le wahabisme et le retour d'un islam moyenâgeux.

Hulot

Nicolas Hulot, animateur de télé, people de bonne famille, écolo non gauchiste, faire valoir des politiques qui veulent profiter de sa notoriété est un pur produit du système télévisuel, un système à maints égards pire que les féodalités anciennes et qui divise la société, radicalement, entre ceux que l'on voit sur le petit écran et les "anonymes".

Vous et moi, nous sommes des anonymes, des gens sans nom, sans visage, sans amis, sans relations, qui se jettent comme des papillons de nuit sur la lumière du petit écran.

"Anonymes" est le mot le plus moche et le plus répété par les animateurs et les journalistes de télé.

Méfiez-vous, Hulot  que vous plébiscitez dans les sondages, appartient à ce monde là. Ces derniers jours, il a pondu un point de vue dans lequel il avance une position d'ouverture totale de l'Europe vis-à-vis des réfugiés. Il pointe le doigt sur les Européens, qui se trouvent du bon côté du manche grâce aux "hasards de la génétique", selon lui, et dont l'attitude est "glaçante". Hulot a raison lorsqu'il condamne l'incapacité des Européens à gérer décemment la crise. Il se plante dans sa vision humanitaro- mondialisée des peuples des cultures et des civilisations.

Qu'un type dont la vision est aussi sommaire puisse prétendre à la présidence de la République, en dit long sur la décadence dans laquelle nous sommes tombés. Si ces gens là l'emportent, nous dirons bientôt "adieu la France" "Adieu l'Europe" et nos descendants devront gérer les crises provoquées par cet humanitarisme totalitaire.

Hulot est une bulle. Pas folle la guêpe. Il a refusé tous les postes politiques qu'on lui a proposés. C'est tellement plus simple de rester sur le bas-côté et de jouer les gourous.

 

Albion

Bien que je condamne depuis un long moment la politique (ou plutôt l'absence de politique) de l'Union européenne, je demeure européen et suis convaincu que nous ne nous en sortirons qu'ensemble. En ce sens, je ne souhaite pas le départ de la Grande-Bretagne bien qu'elle ait toujours fait en sorte de ralentir l'intégration, de diviser, de réclamer des politiques particulières pour elle-même. Cela étant dit, par les temps qui courent, nous avons besoin de nos meilleurs ennemis historiques pour faire face aux dangers qui nous menacent. Français et Britanniques sont les seuls actuellement en Europe a tenir encore (un peu) le langage de la puissance.

Cela étant dit, ceux qui croient que les Britanniques vont rester dans le club sur la base d'arguments économiques, se trompent. Ils ont, à mon avis, des tas de raisons historiques, géographiques et sociétales de vouloir reprendre la main sur leurs affaires. L'Angleterre est une île et ses frontières entourées d'eau ont fait comprendre a ses habitants, plus tôt que les autres, qu'ils formaient une Nation. Les Anglais ont, plus tôt que les autres, exploré les voies de la démocratie et ils s'indignent, à juste titre,  devant les dérives de la bureaucratie européenne. Dans un lointain passé, les Anglais ont compris qu'ils s'épuiseraient à vouloir s'étendre sur le continent. Très tôt, ils choisirent le grand large, alors que la monarchie française en était encore à pacifier son espace intérieur.

S'ils ne restent pas, je continuerai tout de même a les aimer, même si c'est d'une manière parfois, un peu grinçante. Je continuerai à les aimer pas seulement parce qu'ils ont continué le combat en 1940. Parce que j'appartiens à cette catégorie de Français qui chérissent leurs principales qualités: le pragmatisme, la ténacité, le goût du réel, le refus du verbiage, la résistance à l'idéologie. J'aime à penser que ces qualités sont aussi des qualités normandes. Je me demande finalement si les rois de France nous ont rendu service en gagnant la guerre de Cent Ans!!  En bref je préfère la littérature anglaise, la politique anglaise et je ne dirais pas non, surtout aujourd'hui, si on me faisait citoyen d'honneur du Royaume Uni!

 

 

 

Autriche

Aux premières loges de l'afflux des réfugiés, l'Autriche vient de donner plus d'un tiers de ses voix à un candidat du FPÖ, que l'on classe communément à l'extrême droite. Ce candidat vire même en tête au premier tour et pourrait même être élu à un poste qui n'offre pas de grands pouvoirs à son titulaire. La nouvelle a cependant tétanisé  les capitales et les médias européens (comme on dit) et, sans doute, particulièrement en France. On s'y est tout de suite rappelé que, dans l'immédiate après-guerre, l'Autriche s'est très vite considérée comme une victime du nazisme (annexion) que comme une collaboratrice active du Fuhrer. Ce qui est vrai.  L'ancien empire austro-hongrois devenu un petit pays très propre sur soi et très riche aurait donc conservé dans ses tréfonds un goût prononcé pour les idées extrêmes, aux antipodes de la valse de Vienne et du concert de Noël.

On peut tout de même se demander si la pensée dominante n'est pas un peu excessive et si le fameux repli identitaire qu'elle condamne n'est pas tout simplement le combat des "nationaux" contre la mondialisation et certains de ses excès. L'Autriche, qui voit le flot intarissable des réfugiés à ses frontières, veut tout simplement demeurer l'Autriche. Que ferons-nous, que dirons nous, lorsque les 800 000 réfugiés de Libye annoncés par Jean-Yves Le Drian se pressent à nos frontières? Je sais bien que certains ont une vision purement économique ou morale des phénomènes migratoires. C'est très insuffisant dans notre bas monde. Et je suis certain que l'on pourrait s'occuper de ces questions là tout en préservant nos sociétés et en conservant notre honneur. Le problème c'est que les dirigeants européens ne font rien, ou presque et donnent à leurs peuples le sentiment qu'ils sont abandonnés.

Ceux qui utilisent l'Histoire à leur profit pourraient aussi se souvenir que Vienne fut, à deux reprises (1529 et 1683)assiégée par les Ottomans et qu'elle ne fut sauvée que par une coalition chrétienne au sein de laquelle les Polonais jouèrent un rôle éminent. N'en déplaise aux excessifs donneurs de leçons, l'Histoire pèse lourd dans le cœur des peuples. Et ce n'est pas parce que l'on se souvient, parce que l'on aime son pays, que l'on est un salaud de raciste.

Candidats

Il y aura bientôt autant de candidats à la présidence de la République que de chanteurs dans un télé-crochet. La politique ne sera bientôt plus, si l'on n'y prend garde, qu'une mise en scène de télé-réalité, voire un affrontement entre bandes rivales. Tout ce qui fait nation, histoire commune, vision d'avenir, tout cela s'est effondré dans de médiocres ambitions. Et alors que s'affiche la morgue de politiques qui refusent de se réformer et de vivre d'une manière un peu moins voyante certains commencent à nouveau à rêver de lutte des classes. C'est tout ce qu'il ne faut pas faire dans le monde d'aujourd'hui.

La France n'a jamais été une authentique démocratie. La République n'a jamais cessé de singer la monarchie dont elle a coupé la tête. Toutes les fragilités, très anciennes de la France, reviennent sourdement sur le devant de la scène. D'autres fractures se sont rajoutées ces quarante dernières années, ce qui donne à penser que la France ne sera bientôt plus "une et indivisible". Ce n'est qu'une question de temps.

Finkielkraut

Après ce que vient de subir Alain Finkielkraut - insultes en tous genres et éviction sans ménagement de la place de la République parisienne - on comprend mieux pourquoi la "nuit debout" n'a pas lieu au grand jour. Ce serait beaucoup trop facile de reconnaître les imposteurs en tous genres et les commissaires politiques si chers à la dictature du prolétariat.

Cher pape François...

Vous êtes la coqueluche des médias, alors que votre prédécesseur, le pape allemand, ne leur plaisait guère. Trop germanique, trop intellectuel, trop européen, trop questionneur vis à vis de l'Islam. Votre voyage en Grèce au plus près des réfugiés, va vous faire monter au firmament, je n'en doute pas un instant. Lorsque je compare votre cote à la détestation qui s'exprime vis à vis de l'Eglise catholique, je dis bravo. Vous êtes un maître. Enfin un pape qui revient aux fondements, à l'Evangile.

Et cependant, votre appel à ouvrir grandes les vannes aux réfugiés, au nom de notre commune humanité, me laisse songeur. Voilà que vous rejoignez tous ceux qui chargent les Européens de toutes les misères du monde, au point peut-être de souhaiter leur disparition. J'avoue que vous me mettez dans un fort état de tension intérieure, car, comme beaucoup, je suis sensible à la misère qui s'exprime aux frontières de la vieille Europe. Et cependant je me dis, avec beaucoup d'autres, que nous prenons beaucoup de risques pour l'avenir à nous montrer d'une générosité aveugle. Vous, le Premier de l'Eglise catholique, vous tendez la main aux musulmans et c'est, de fait, ce que commande le petit Jésus. Vous tendez la main à des musulmans qui n'ont eu de cesse, au cours de ces derniers siècles, de discriminer les chrétiens de leurs propres pays. Vous invitez l'Europe et la France à accueillir sans la moindre réticence, alors que nous peinons, (surtout la France) à intégrer convenablement nos quelques millions de musulmans. Vous appelez à la générosité totale, alors que l'islam est en feu et n'a jamais été aussi moyenâgeux. Alors que plus de 200 innocents sont morts sous les coups des islamistes ces derniers temps en France et en Belgique. Vous allez me répondre que je fais un amalgame entre des milliers de braves gens et quelques salauds. Je connais l'argument. Mais à moi, on ne me la fait pas. Je sais ce que représente l'islam orthodoxe et sa volonté de dominer l'espace public. je m'étonne que cette question là ne vous taraude pas plus que cela. Comme si, quelque part, au sein de l'Eglise, demeurait une nostalgie du bon vieux temps où elle exerçait un pouvoir temporel.

Mon cher François, même le pape n'est pas parfait. Nombreux sont vos prédécesseurs qui nous l'ont montré amplement. Je suis un chrétien, j'aime mon prochain autant que possible, mais je ne crois pas que la radicalité de l'amour évangélique puisse régler le problème qui nous est posé. Jésus le disait lui-même, "mon royaume n'est pas de ce monde". Alors oui, je veux bien aider les réfugiés, y mettre beaucoup d'argent s'il le faut, surtout pour les enfants, mais ne me demandez pas de laisser entrer des flots de personnes aux différences culturelles majeures, qui conduiraient nos sociétés à un émiettement que nous avons connu déjà une fois dans le Haut-Moyen âge. Jusqu'à preuve du contraire, la grande civilisation islamique - vous le savez bien - n'a jamais voulu partager ses territoires. Et moi, je ne veux pas vivre sous le régime d'une religion qui n'est pas "privée" et qui est un étouffoir juridique.

Une question pour en terminer: pourquoi n'avez-vous accueilli que trois familles au Vatican? Le Vatican est un micro-Etat, mais il est riche... Par ailleurs, je comprends très bien qu'au nom de notre "humanité commune", vous vous soyez interdit de sélectionner des familles chrétiennes. Mais, au-delà des principes,  dites-moi, très saint père, que vont penser, dans le secret de leur cœur ces chrétiens d'Orient malmenés depuis tant de siècles, qui se voient oubliés par leur pape sur le tarmac? Et que vont penser ces millions de musulmans orthodoxes? Que l'Eglise est décidément bien faible?

Il n'y a pas de monde parfait mon cher François.

 

 

Hollande (bis)

Hier soir, alors que Hollande s'adressait un satisfecit sur F2, j'ai regardé un téléfilm, qui s'appelait "The missing" (le disparu). Je me demande si F3 ne l'a pas fait exprès! En tous cas, Tchéky Karyo n'était pas mal du tout dans le rôle du vieux flic à la retraite! Meilleur que Hollande, qui répète pourtant le rôle de Président depuis quatre ans.

Hier, j'ai aussi écouté deux maires de banlieue présents à l'émission C dans l'air. Ce qui frappe, c'est leur méconnaissance crasse du fait religieux en général et du fait islamique en particulier. Incapables d'expliquer ce qui rend l'islam si visible dans l'espace public et qui n'a rien à voir avec les autres religions.

Hollande

Ce soir, faites comme moi. regardez un film....

Pauvres Européens

Pendant les attentats, je suis resté silencieux et atterré. Atterré par toutes ces victimes innocentes sacrifiées au nom de Dieu (paraît-il). Atterré aussi par l'attitude, le ressenti des Européens eux-mêmes. Les Européens allument les bougies de la paix, ils débattent, ils rejettent la peur et la haine, autrement dit, au-delà des bons sentiments, ils continuent de ne pas vouloir regarder la réalité en face. Les Européens veulent continuer de consommer comme si de rien n'était, ils veulent continuer à croire que leurs valeurs sont universelles et que tout le monde s'y ralliera. A ce rythme là, ils découvriront que le monde qu'ils ont créé au fil des siècles ne leur appartient plus.

Alors qu'une vision mortifère de l'islam prolifère comme un cancer dans nos sociétés, les élites politiques montrent qu'elles sont ignorantes du fait religieux. Face à la menace qui pèse sur nos têtes il faudrait un Churchill ou un de Gaulle, qui dise clairement ce qui est acceptable ou non, et qui explique les sacrifices qui devront être acceptés pour que dure notre modèle de civilisation.

Las, nous n'avons plus à notre disposition que les thuriféraires de l'émotion et des bons sentiments. J'en connais qui doivent se marrer.

 

Société civile

Depuis quelque temps, des hommes et des femmes tentent de faire émerger une alternative politique qui ne soit pas celle des partis traditionnels. Dans une société complètement bloquée, l'idée serait de faire émerger un candidat à la présidentielle issu directement de la volonté populaire. La démocratie directe contre la démocratie représentative, c'est le cauchemar de toutes les élites françaises, qu'elles soient bourgeoises ou non. De toute manière, il ne suffit pas de clamer: nous voulons autre chose, pour arriver à définir et à s'entendre sur cet autre chose. Tant il est vrai que la société française est profondément divisée et même, ne s'aime pas. Non seulement les politiciens professionnels n'aiment pas le peuple, mais le peuple lui-même en est arrivé à se définir comme "peuple de gauche ou peuple de droite" comme s'il existait plusieurs peuples en France, comme si le pouvoir acquis par les uns n'était pas le pouvoir pour tous, mais seulement le pouvoir de ceux qui vous ont élu. Factions contre factions, réflexes partisans contre le réel, catéchisme contre pragmatisme.

Il y a fort à parier que ceux qui passent leurs nuits sur les places de France ont toujours la même vision de la modernité et du progrès, cette modernité de gauche qui, justement, bloque aujourd'hui la société française. Il y a fort à parier que ces gens sont ceux qui n'arrivent pas à faire le deuil du vieux socialisme de papa, comme s'il était impossible de concevoir une société de justice en dehors d'idées générales nées avec la Révolution industrielle. De grands progrès ont été accomplis avec ces idées là, mais il faut savoir passer à autre chose, entrer dans un monde de coopération et non dans un monde d'opposition frontale et de gouvernement vertical. Cela demandera des efforts à chacun d'où qu'il vienne. Il faudra faire le deuil des vieux réflexes idéologiques et ça en sera pas simple dans un pays où l'idée est plus forte que le réel. Ce n'est pas un hasard si les plus forts opposants masqués à la réforme de l'Etat sont ceux qui le tiennent dans leurs mains, jamais élus, mais formant une aristocratie qui sera aussi lourde à déboulonner que l'aristocratie d'Ancien Régime.

La question posée à la France est très lourde, car il ne s'agit pas seulement de moderniser la société et de lui rendre de la souplesse. Il s'agit de mettre à bas une pensée, une conception de l'Etat, une conception de l'égalité qui ont formé le pays par un long effort pluriséculaire. Dans la mondialisation, la France découvre que l'universalisme qu'elle prétendait détenir n'est pas aussi universel qu'elle le croyait. Les élites politiques découvrent, atterrés que l'universalisme excessif réveille les identités et que, même le républicanisme à la française est contesté. La question est la suivante: comment retisser du lien tout en en finissant avec la lourdeur administrative et idéologique de l'Etat centralisé?

 

Etat providence

Dans notre monde, c'est l'Etat providence qui régente tout. La Nation n'est plus qu'un immense guichet pourvoyeur de droits. Nous ne savons même plus pourquoi nous formons nation, sauf pour toucher les allocations. Nous sommes prêts à nous vendre pour que cela ne change pas.  L'Etat providence réclame toujours plus, quitte à porter atteinte aux libertés fondamentales. Bientôt nous nous découvrirons ligotés de toute part et que nous ne vivons pas dans un monde parfait. Certains prétendent que nous sommes malades de l'individualisme. Ils se trompent. Ce n'est pas aussi simple.

Du paradis à l'enfer

Loin de moi l'idée de justifier l'évasion fiscale des grands groupes, ou de soutenir les pratiques offshore de la crapulerie internationale. Cependant, la question de l'évasion ou de l'optimisation fiscale est elle aussi simple qu'on le prétend en ce moment?

Tout d'abord, les grands Etats pratiquent l'optimisation fiscale en leur propre sein. Les credits d'impôts pour les Antilles ne sont rien d'autre, de même que le crédit impôt recherche. Et je suis certain qu'on pourrait aligner des quantités d'autres exemples.

Je me demande aussi si les Etats providence, et particulièrement la France, ne sont pas les principaux vecteurs de l'évasion fiscale, y compris en interne.

On a beau dire que l'adhésion à l'impôt est au cœur du pacte républicain, plus vous chargez la mule du contribuable, plus vous provoquez de l'évasion, et pas seulement sur des comptes offshore. Je connais tel ou tel petit patron qui est mis à genoux par des fonctionnaires dont il assure, par ailleurs, la sécurité de l'emploi. Le Politique est responsable, par sa gloutonnerie, de l'expansion du travail au noir, qui est la forme "interne" de l'évasion fiscale.

L'évasion fiscale est aussi provoquée par le sentiment, très répandu, d'injustice fiscale. Vous percevez quelques milliers d'euros de revenus fonciers qui s'ajoutent à votre petite retraite et vous êtes frappé à mort. Et pendant ce temps là, ceux qui votent l'impôt et en appellent à la solidarité vivent grassement sur les fonds publics.

Beaucoup d'hommes politiques ont malheureusement oublié que la démocratie exige des comportements vertueux de la part de ceux qui se prétendent les élites. Surtout dans un monde où tout se sait très vite et où les gens sont éduqués. Dans les démocraties évoluées, l'écart entre ceux qui gouvernement et les gouvernés, s'est beaucoup réduit. De ce fait, il n'est plus possible aujourd'hui de gouverner verticalement. C'est le grand malheur de la France. Alors qu'il serait nécessaire de gouverner avec le peuple, on ne cesse de renvoyer le peuple au populisme. Cette attitude mortifère de la classe politique et administrative ne pourra pas durer éternellement.

 

 

Les vertus du silence

Le silence est peut-être le meilleur moyen d'exprimer son pessimisme. Pessimisme après les derniers reculs d'un gouvernement qui fait semblant de gouverner. Pessimisme après les derniers attentats de Bruxelles. Pessimisme à l'écoute des commentateurs qui lancent d'un air martial, "nous sommes en guerre" et qui retombent tout de suite après dans les errements habituels. Ce que j'entends, ce que je vois malgré de réels succès de la police face au jihadisme, c'est le déclin voulu et argumenté des Européens, c'est la décadence. Les valeurs ont pris le pas sur la Nation, comme si elles ne pouvaient pas être conjuguées. Les Français, atterrés, observent que le contrôle d'identité leur est réservé sur leur propre sol. Combien de temps pourra durer cette mascarade? Combien de temps les Français accepteront-il de faire allégeance à un personnel politique qui ne s'intéresse plus à la société historique qui l'a élu?

Si l'on ose enfin mettre des mots sur les réalités, si l'on ose enfin qualifier d'islamistes radicaux ceux qui commettent d'horribles attentats et massacrent des innocents, nous sommes encore loin de regarder en face la question islamique de crainte de blesser certains de nos compatriotes. Et pourtant il faudra bien s'y coller si l'on ne veut pas devenir, un jour, les otages de ce qui se fait de pire en matière de théocratie. Je l'ai dit et répété mille fois: l'islam n'est pas le christianisme.

De même qu'hier il était interdit, hier, par la police de la pensée d'aborder la question de l'immigration et de la délinquance, on n'ose à peine, aujourd'hui, poser la question de l'immigration et du jihadisme. Ce n'est certainement pas de cette manière que nous résoudrons les problèmes auxquels nous sommes confrontés. Certains intellectuels médiatiques nous montrent à quel point l'imbécilité peut aller de pair avec l'épaisseur du diplôme.

Nouveaux clivages

Après la charge violente de Martine Aubry, existe-t-il toujours un Parti socialiste? Le PS se déchire autour de la loi El Khomri et plus généralement autour de la politique de Valls et de Hollande. Les deux têtes de l'exécutif ont clairement choisi de regarder le monde tel qu'il est, sans se préoccuper du dogme, même s'ils sont encore très loin d'avoir fait les réformes qui semblent nécessaires à beaucoup de Français.

Une bonne partie de la gauche est arcboutée sur un universalisme total, qui fait fi de l'histoire des sociétés, arcboutée sur une conception de l'Etat providence, voire sur le vieux rêve marxiste de l'égalité des conditions. Une partie de la gauche française ne sort pas de ce rêve, de cette pensée quasi-religieuse, qui a pourtant conduit aux pires échecs à l'Est du continent européen. Non seulement ces pays se sont appauvris, mais toutes les libertés avaient été mises entre parenthèse. En matière sociétale, il est clair que l'immigrationisme affiché, revendiqué, a remplacé l'internationalisme ouvrier: "Prolétaires du monde entier, unissez-vous". Cette gauche là ne lutte pas contre le racisme, elle est obsédée par le racisme. Pire encore, elle est incapable, y compris chez ses intellectuels, de regarder le fait religieux pour ce qu'il est réellement. Pour cette gauche là, mais aussi pour une partie de la droite, le fait religieux est un état transitoire, archaïque relevant de la pensée magique, qui sera vaincu par la Raison. Et qui profite de cette vision des choses?

Il est clair que des recompositions vont avoir lieu. Quelle différence entre un centre gauche ou droit et le social libéralisme affiché par une partie de la gauche?

Il ne faut pourtant trop se leurrer. Les Français veulent bien des réformes, à condition qu'ils ne soient pas concernés. Et si la gauche que je viens de décrire peut encore prospérer, c'est parce que les Français sont toujours aussi passionnés d'égalité. Beaucoup préfèrent d'ailleurs l'égalité formelle à la liberté. Dans un tel contexte, ne nous faisons pas trop d'illusions alors que se profile une nouvelle élection présidentielle. Elire un candidat de la vieille garde, quel qu'il soit, produira toujours les mêmes effets: surtout ne pas faire ce que j'ai dit pendant la campagne. Seul un candidat jeune pourrait sans doute donner un nouveau souffle au pays. Et la première mission de ce jeune président serait alors de remettre de l'ordre dans les pratiques de certains élus qui éloignent de plus en plus les Français de la politique. Lire à ce propos  "Pilleurs d'Etat" de Philippe Pascot. On se croirait dans une République bananière.

 

Verdun... L'Europe

Nous célébrons en ce moment le centième anniversaire de la boucherie de Verdun (plus de 300 000 morts et 400 000 blessés pour les deux camps), alors que l'Union européenne a fait montre de son indigence sur la question des réfugiés et alors que la Grande-Bretagne veut, comme d'habitude, un traitement particulier. Ce n'est pas tant l'l'UE qui nous dérange aujourd'hui, que son incapacité à mettre en oeuvre ce qui est nécessaire à assurer la sécurité de ses citoyens. Il est clair que pour de nombreux responsables politiques de haut niveau, l'Europe n'est qu'un grand marché et que sa vocation (les valeurs) est de se noyer dans le grand tout planétaire. Je crains malheureusement que les utopies d'aujourd'hui ne préparent les guerres de demain.

Car l'Europe de Bruxelles n'agit pas. Elle abandonne ses agriculteurs, elle est incapable de protéger ses frontières, incapable d'agir aux sources même des exodes pour aider ceux qui souffrent. El l'on nous somme d'accueillir des centaines de milliers de personnes issues d'un monde islamique en pleine ébullition.

Nous sommes 500 millions, mais cela ne veut rien dire. Nous sommes une ONU régionale, mais sans casques bleus. Juste un marché. L'Angleterre a gagné. La vieille Europe a pondu ses œufs, s'abandonne au fil de l'eau en nous abandonnant aux nouvelles fractures qu'elle a contribué à créer.

 

Paysans

Il n'y a plus de paysans au sens où on l'entendait il y a encore une cinquantaine d'années.: autrement dit, un métier, une société, une culture particulière. N'en déplaise à ceux qui invoquent aujourd'hui une "agriculture paysanne", cela ne veut plus rien dire. On peut parler d'agriculture propre, biologique, traditionnelle, mais certainement pas d'agriculture paysanne. la société paysanne a disparu. Il suffit de retourner dans le village où vous êtes né pour vous en rendre compte: là où il existaient plusieurs dizaines d'exploitations dont les plus grandes faisaient trente hectares, il n'en reste plus que quelques unes dont la taille moyenne dépasse largement les 100 hectares. Il ne reste plus que des entrepreneurs et des gestionnaires, certainement pas une "culture". les hommes eux-mêmes ont changé et c'est tant mieux. Ils ne sont plus tous issus du milieu agricole, ils ont fait des études, ils s'expriment dans un français châtié, ne pratiquement plus les dialectes ni les patois, leurs épouses travaillent souvent à la ville proche et l'on en trouverait certainement qui n'habitent plus au siège de leur exploitation. J'en ai même connu un qui vivait en appartement. 

C'est donc une nouvelle génération d'agriculteurs qui prend de plein fouet la nouvelle révolution agricole. En cinquante ans, les fermes se sont agrandies, mais elles ne sont plus assez grandes pour rester compétitives. les Français, attachés au modèle d'exploitation familiale défini dans les années soixante du siècle dernier, attachés à une certaine idée de la campagne, peinent à voir le monde tel qu'il est devenu. Jusqu'à une date récente, la Politique agricole commune représentait le graal pour les agriculteurs. Elle les protégeait des fluctuations des cours mondiaux, elle ordonnait le marché, le régulait. Peu à peu, j'ai vu disparaître cette architecture, notamment sous la pression des britanniques. Peu à peu, les produits alimentaires ont été ravalés au rang des autres produits industriels et soumis à une concurrence effrénée. Dans ce monde là, il n'y a qu'un seul moyen de survivre: rester compétitif, donc grandir, donc produire une alimentation de masse. Sans états d'âme, les Allemands l'ont bien compris. ils disposent de beaucoup moins de terre agricoles que la France, leur pays est plus peuplé. En quelques années, ils ont rattrapé et dépassé la France dans son domaine d'excellence: la production laitière. Ils ont mis en place des fermes usines; ils profitent à plein d'une main d'oeuvre bon marché venue des pays de l'Est.

Mais cela ne suffit pas pour expliquer cette réussite. Les Allemands n'ont pas eu peur de grandir, ayant sans doute un regard moins affectif sur le milieu rural. Ils n'ont pas hésité à se lancer dans la production d'énergie à base de déchets agricoles. En France toutes les avancées en ce domaine se heurtent à l'hostilité de l'environnement. A chaque instant, la France officielle dresse des chicanes qui interdisent la compétitivité et l'innovation. Vieux problème. L'industrie agro-alimentaire, notamment bretonne, n'a pas toujours su prendre les bons virages.

Ne nous leurrons pas. Dans les temps qui viennent de nombreuses exploitations - des milliers - vont mettre à nouveau la clé sous la porte. Il n'y a plus guère, aujourd'hui, dans notre pays que 300 000 vraies exploitations agricoles. Lorsqu'en 2004, arriva à la tête de la Commission européenne un certain José Manuel Barroso, un ultra-libéral à la solde des Britanniques, tous les connaisseurs surent que la politique européenne allait filer un mauvais coton. Nous y sommes.  Les négociations du Gatt puis de l'OMC, qui ont duré des années, ont été avalisées par les Etats membres. Personne ne peut dire qu'il ne savait pas. Aujourd'hui, l'Europe a sur les épaules un problème agricole majeur, mais aussi un problème majeur de réfugiés. Bruxelles est devenu l'épicentre d'une  alliance entre libéralisme économique ( liberté totale pour les flux de marchandises) et la liberté de circulation des individus au nom des droits de l'Homme. L'argent et les "valeurs" nous gouvernent et nous vendent sans que nous le sachions.  Autant dire que dans ce monde totalement ouvert notre vieille Europe va devenir comme notre vieille France. Quelque chose d'autre dont nous ne connaissons pas encore les contours.