LE DEBLOG'NOTES - 32841

Coups de pompe!

Après l'affaire Cahuzac, voilà l'affaire Morelle! Une de plus pour enfoncer un peu plus le PS aux Européennes. Mais ce qui vient de se passer pour le conseiller de Hollande est bien pire que cela: c'en est fini dorénavant de la gauche "morale" avec ce type qui vient faire cirer ses pompes de luxe à l'Elysée. Cela nous rappelle que nous ne sommes toujours pas en République démocratique, mais en République aristocratique.

La gauche française n'étant, dans ce jeu-là, qu'une aristocratie prétenduement intellectuelle qui pond ses oeufs dans le secteur public. 

Où es-tu, toi, l'intérêt général, dont on nous parle pourtant avec des trémolos dans la voix? Par quel destin sommes nous condamnés à avoir des élites politiciennes corrompues ou incapables de nous montrer le chemin de l'avenir? Cela vaut, d'ailleurs, aussi pour le Front National.

Une certitude: les Français en ont ras la casquette à un moment où on leur demande des efforts importants. 

Une seule solution: dissoudre.

Faux nez

Valls ne manque pas d'allure, c'est vrai, mais il ne réforme pas, il ne fait qu'appauvrir un système a bout de souffle pour le préserver. On est très mal partis. 

Dissolution....

La dissolution n'est plus une vue de l'esprit compte-tenu des divergences au sein même du PS. Divergences sur l'interprétation de la déculottée aux municipales, divergence profonde sur la politique de désendettement de la France. La dissolution serait la meilleure manière de respecter les Français.

Finalement ils sont 31 !!

On voit, une fois de plus, ce qu'est un gouvernement resserré en France. Ils étaient 16, la presse glosa très fort sur le miracle, mais ils se retrouvent 31 en arrivant au port!

Je rappelle que dans la République Fédérale d'Allemagne (80 millions d'habitants) il y a 16 ministres... Il y a là-bas, c'est bien connu, bien plus de chômeurs qu'en France et le pays est bien plus mal administré!!

Jouyet, Désir: la connerie

Voilà une nomination au secrétariat général de l'Elysée sur "l'entre soi" qui règne en politique. Jean-Pierre Jouyet, le meilleur ami du Président fut en effet ministre des Affaires européennes de Nicolas Sarkozy. Autrement dit, au coeur même de la machine hollandaise, on installe un homme qui fut considéré comme un traître à la gauche après avoir accepté l'offre de l'ennemi juré, de celui qu'il fallait abattre à tout prix.

C'est dire à quel point le sommet se moque des implications que peut avoir une telle nomination, particulièrement l'eau qu'elle apporte au moulin de ceux qui pensent que l'UMP et le PS c'est la même chose. Dans les médias on préfère s'attarder sur le talent de Jouyet, sa proximité avec le Président (qui lui a pardonné sa trahison) et sa capacité à coordonner l'action entre Matignon et l'Elysée. Le peuple, lui, voit ce qu'il voit: des potes de la promo Voltaire à tous les étages, même s'il ont bossé avec le diable.

Autre connerie, mais soulignée au trait rouge cette fois, la nomination de Désir, accusé d'avoir fait échouer le PS, aux affaires européennes. On récompense donc un type qui a échoué et on pourra lui faire payer éventuellement la future veste des socialistes aux européennes. 

Le discours et les actes

Première remarque: on ne boudera pas ce plaisir purement formel: il est agréable de voir à une tête jeune et avenante au sommet des affaires politiques de la France. Ca redonne un peu d'optimisme.

Seconde remarque: on a aimé la fin du discours du premier ministre, cet amour de la France et de ses valeurs, qui l'ont amené à choisir notre pays à vingt ans. Mais on a aussi aimé du premier ministre son descriptif sans concession de l'état du pays sur le plan économique, social et aussi identitaire. Oui, lui le socialiste il a osé le dernier terme et il a du hérisser beaucoup de gens dans son propre camp. Valls est un réaliste et un authentique républicain. Mais on peut légitimement se demander s'il est réellement de gauche.

Troisième remarque: on a aimé a qu'il s'attaque au millefeuille administratif frontalement, à la diminution du nombre des Régions et à la (future) disparition des Conseils généraux. Il veut nous faire onze Régions, mais attention: peu de gens soulignent que les "provinces" sont bien plus anciennes que les départements et qu'il faudra tenir compte de certaines réalités historiques si l'on ne veut pas aller vers de graves désenchantements. 

Quatrième remarque: son discours tourné vers les entreprises a plu. Mais là encore, les mesures annoncées sont très étalées dans le temps. L'homme qui veut aller vite n'en prend pas le chemin et c'est la grande faiblesse hollandaise. Le fameux pacte de compétitivité, annoncé depuis des mois n'a toujours pas le moindre début de mise en oeuvre. 

Enfin, pas un mot sur le périmètre de l'Etat. Rien de précis sur la manière dont on va trouver les 50 milliards d'économies. Bref, on attend Valls sur l'énergie, sur sa capacité à affronter la réalité, pas sur des paroles dont les Français sont fatigués. S'il réussit son avenir est assuré. S'il échoue, Hollande est mort politiquement. 

Discours....discours

Valls va nous faire un beau discours de combat. Mais il n'a pas la majorité pour conduire les réformes dont il serait capable. Il y a dorénavant, dans le pays, une majorité qui s'oppose à la majorité légale qui siège à l'Assemblée. Croire, après deux ans, que les élections ont été perdues parce qu'il n'y a pas eu assez de gauche, est navrant. Les Français constatent simplement que le monde est ce qu'il est, qu'on ne peut plus le remplacer par des postures idéologiques et que la politique du jongleur de François Hollande n'a pas marché. 

Dans une démocratie normale, autrement dit, qui fonctionne,  le président de la République aurait du dissoudre l'Assemblée et renvoyer les députés devant le suffrage populaire. Il est clair que nous ne sommes pas seulement devant une crise du "politique" (manque d'hommes de talent) mais aussi dans une crise institutionnelle. Des millions de Français ne se sentent pas représentés et le pouvoir administratif (qui n'a intérêt à aucun changement) a pris le pas sur le pouvoir politique. 

Valls encore....

Oui c'est une bonne chose que d'avoir nommé un Premier ministre jeune, situé à la droite du PS, même s'il a des dents qui rayent le parquet. Mais cela ne veut pas dire qu'il va réussir tant il est entouré de "hollandais", autrement dit de jongleur qui font semblant de réformer.

Valls peut cependant se poser en grand réformateur, il en a les moyens et le courage, mais on peut déja être à peu près certains qu'il jouera sa partition en fonction de son avenir (autrement dit des jeux politiciens) et non pas en fonction de l'intérêt des Français. 

Quant aux commentaires journalistes télévisés sur ce remaniement les bras vous en tombent. Une bonne communication serait, selon eux, la clé du succès de la nouvelle équipe.

Les Français n'attendent pas des subtilités communicatives, mais tout simplement des actes, une direction, de la clarté, et encore des actes... Le faire savoir ne peut être que la conséquence de cela.

On continue tout simplement de prendre les Français pour des c... et j'en vois déjà certains qui mettent en place des statégies de non choix que l'on fera passer pour des actes forts!

Ne nous y trompons pas: observés de près, bon nombre de journalistes politiques ne font plus qu'un travail de courtisans. On appelle décryptage le simple descriptif de la politique du Roi républicain, on enrubanne ses petites phrases et ses jongleries, on admire son intelligence, on la montre, on la polit, alors qu'il ne s'agit la plupart du temps que de la ruse et de l'esquive politicienne, rien d'une vision de l'avenir, juste le simple travail de malin qui consiste à durer.

Valls...

L'homme qui a construit son succès sur l'antisarkozisme vient de nommer à Matignon le Sarko de gauche. C'est quand même marrant, non? 

Le Sedan de la gauche française

Paris n'est pas la France et la victoire de madame Hidalgo dans la capitale n'y change rien. Le PS vient de se faire étriller d'une manière inédite. On peut employer tous les superlatifs: Berezina, Sedan, claque monumentale, déroute, effondrement. Même Limoge, la ville qui votait socialiste depuis plus de 100 ans, Limoges la rouge est passée à droite. Limoges où Joffre expédiait les généraux jugés incapables en 1914, Limoges où la CGT vit le jour. Tout le symbole d'un effondrement, de l'échec d'une politique, de la faillite, surtout, d'une certaine manière de faire de la politique. 

Bien sur, les autistes du parti ont encore le culot de prétendre que les électeurs n'ont rien compris à la politique de réformes de François Hollande. Pire encore, où est-il François Hollande? On ne l'entend pas, on ne le voit pas. Et le jour même de la déculottée on apprend que le déficit de 2013 est plus important que prévu à 4,3% du PIB, après avoir avalé, en fin de semaine dernière une augmentation considérable du nombre de chômeurs. Comment croire alors que la politique affichée de lutte contre les déficits est autre chose qu'un slogan creux? Comment croire que les politiques visant à restaurer la compétitivité ne sont autre chose que des effets d'annonce. On ne sait toujours rien des 50 milliards à économiser. On ne sait toujours pas si le modeste plan compétitivité aura un début d'application tant la gauche du PS renâcle. 

Le problème français en général - problème aigu chez les socialistes - c'est le goût pour les idées, pour l'abstraction. Le monde réel n'existe pas. Le monde doit être façonné selon notre volonté. Tout cela avait du sens lorsque les Européens gouvernaient le monde, cela n'en a plus aucun lorsque les forces agissantes sont désormais ailleurs. A vouloir sauver à tout prix l'Etat providence tel que nous en avons hérité de l'après Guerre, revient, à terme, à condamner l'Etat providence. Dans leur ensemble, les Français ont désormais conscience de cette réalité et seule la classe politique s'arcqueboute sur les vieilleries d'un monde en train de mourir. Nous continuons donc a dépenser plus que nous ne gagnons. Nous entreprenons des réformes en trompe l'oeil. Nous refusons de revoir le périmètre de l'Etat.

Derrière cette lâcheté on discerne très clairement une crise du politique, une crise des institutions. Où sont les hommes courageux prêts à mettre les mains dans le cambouis? Où sont sont ceux qui sont prêts a revoir notre suradministration en admettant que nous ne pouvons plus continuer avec un système vertical tel qu'il existe encore aujourd'hui. Je ne les vois nulle part. 

La déculottée socialiste est donc le résultat d'une faillite au niveau de la réforme économique. Elle est aussi le résultat des affrontements sur des questions sociétales qui ont eu lieu ces derniers mois. Les électeurs de gauche et de droite modérée partagent les mêmes angoisses économiques, la même consternation devant le refus de réformer. Mais l'électeur de droite avait souvent une raison de plus d'aller voter: faire payer au gouvernement la manière dont ont souvent été traités les manifestants qui s'opposaient - la plupart du temps dans le calme - au mariage gay et autres avancées sociétales de la gauche. La facture vient d'être réglée au prix fort.

Il existe, dans ce pays, une peur diffuse de perte d'identité qui donne du grain à moudre au Front national. Cette peur est respectable, surtout lorsqu'on voit les difficultés d'intégration et les exercices militants (jihad) auxquels se livres de nombreux jeunes français issus de la culture islamique. Or, quoi qu'on en dise, l'idéologie de gauche, universaliste et anti-historique, ne fait qu'alimenter cette peur. 

La claque infligée aux socialistes va avoir un effet domino dévastateur. Comme pour les armées françaises à Sedan. Le parti qui dominait les municipalités va se retrouver minoritaire au Sénat. Il va perdre la présidence de nombreuses communautés d'agglomération, il va se faire étriller aux Européennes. Et l'on entend à nouveau la triste chanson selon laquelle c'est la faute a Bruxelles et son austérité comptable, si la gauche a failli. Tout ceal est bien triste pour un vieil européen. 

Tous contre Hollande....mais pas pour les mêmes raisons

Hollande cristallise contre lui toutes les oppositions: eux qui s'opposent à l'Europe, ceux qui refusent une immigration massive, ceux qui se sentent en insécurité, et surtout ceux qui 'ont pas d'emploi ou craignent de le perdre. 

Pour faire simple, Hollande cristallise contre lui deux mondes irréconciliables: ceux qui voudraient plus de dépense publique pour relancer la machine et aider les pauvres gens... et ceux qui en veulent moins pour en finir avec la dette qui pèse sur notre compétitivité.

Vous avez ceux qui croient à plus de dépense (niant que la dette est insupportable) pour débloquer la machine économique et ceux qui veulent réduire un Etat dont les besoins financiers pèsent lourdement sur la compétitivité des entreprises françaises.

Deux mondes qui ne veulent pas se parler et qui nécessiteraient un "médiateur" de gros calibre. Je ne le vois pas poindre à l'horizon.

Nous sommes devant des vaches sacrées. Impossible de s'attaquer aux excès de l'Etat puisque dans la mythologie républicaine Dieu et l'Etat ne font qu'un. 

Impossible de s'exprimer sur la question migratoire puisque nous vivons dans des mythes égalitaires et universels qui ne tiennent pas compte des simples réalités de culture ou d'administration des hommes. 

Bref on n'est pas sortis de l'auberge.

Et pendant ce temps, 30 000 chômeurs de plus. 

700 jihadistes français

Bien sûr il ne s'agit que de pauvres égarés. Victimes d'Internet. De comportements sectaires. Rien à voir avec l'Islam et son message. D'ailleurs dès qu'il s'agit de cette affaire on ne parle jamais de l'Islam en tant que religion, système juridique, système de valeurs etc...

J'apprends que les Britanniques allaient introduire des éléments de la Charia dans leur code civil. Bonne chance les rosbifs.

Abstention record....

Plus de 38% d'abstentions, une forte poussée du Front national, une claque pour la gauche et le PS. Tels sont pour l'instant les principaux enseignements du premier tour des municipales. Une claque aussi pour tous ces commentateurs qui croyaient à une élection fondée uniquement sur la proximité. Comme s'il existait une frontière infranchissable entre l'électeur national et l'électeur local.

Cela a pu être vrai par le passé, en des périodes de moindres difficultés. Mais cela n'est plus le cas. 

Il ne fallait pas être un grand analyste pour comprendre que les débats de ces derniers mois, parfois très violents, destinés à exclure et à diaboliser, auraient des conséquences. Pas difficile de comprendre que l'échec de la lutte contre le chômage, le refus de réformer vraiment un pays qui se trouve à la croisée des chemins, auraient des conséquences. Les électeurs sanctionnent d'abord - et c'est le plus terrible - des hommes qu'ils jugent sans courage, sans audace, bref des hommes qu'ils ne sont pas loin de mépriser. C'est sur ce terreau que prospère le Front national. 

 

Vous allez voter dimanche... pas moi

Demain vous allez élire vos élus de proximité. Mais moi, je ne voterai pas et sans doute pour la première fois de mon existence de citoyen. Que n'a-ton pas dit des vertus du maire, de sa proximité avec les gens, de ses goûts - parfois excessifs -de bâtisseur, de l'amour qu'on lui porterait. 

Tout cela est vrai et pourtant je ne voterai pas et je me refuse a user de la "proximité" et du "local" pour changer d'avis. 

Pourquoi? Aujourd'hui notre pays a besoin de grandes réformes, il a besoin de revoir sa carte administrative, de faire des économies. Notre pays a besoin de retrouver un peu de confiance dans ses élus. Les maires devraient se trouver en première ligne de ces débats, or, on ne les voit nulle part. Ils se cachent, ils se terrent, bien trop angoissés de se retrouver mis dans le même sac que leurs amis du "national".

Que disent les maires de l'émiettement communal qui nous coute une fortune? Rien. La commune est sacrée et mon job l'est encore plus. Que disent les maires du millefeuille? Rien. Que disent les maires des affaires parisiennes qui nous cassent les pieds, voire nous mettent en rage? Rien. Ils ne connaissent ni Sarko, ni Hollande, ni ces élus médiatiques élus de province qui font leurs choux gras dans la capitale. On déjeune, on dîne, mais on ne se connait pas. Ben voyons.

C'est le bal des hypocrites. On va va jusqu'à prendre les électeurs pour des imbéciles en oubliant le logo du parti sur le matériel électoral. Que disent les maires des réformes sociétales auxquelles nombre d'entre eux ont souscrit?  Rien, surtout rien. Se faire oublier.

Alors moi, je ne voterai pas dimanche. Je ne ferai pas semblant de ne pas voir le pourrissement de la vie politique française. Les maires sont les premiers maillons d'un édifice vertical (émiettement en bas) hypercentralisation en haut) qui a donné le pouvoir a la haute fonction publique, totalement inadapté au monde d'aujourd'hui. Ils sont tout aussi responsables que les élus nationaux dans les problèmes de notre pays. 

Alors oui, je ne voterai pas demain. 

 

La course à la vertu

L'homme de droite ne prétend pas aux sommets de l'ordre moral. Il fait ce qu'il peut avec ce qu'il a. L'homme de gauche, lui, est un idéaliste parfois forcené qui cherche à fabriquer une humanité parfaite. Il appartient à un ordre quasi-religieux qui prétend inculquer une morale dite "laïque" sans jamais faire référence aux sources de cette morale. On voit bien où peut mener une telle idéologie. 

Il est donc très douloureux à la gauche de se voir rappeler par un Sarkozy - même si ce dernier n'est pas exempt de reproches (surtout si un Kadhafi a financé sa campagne) - jusqu'où ont pu mener certains excès idéologiques. L'Allemagne de l'Est, c'etait la gauche totalitaire. La vie des autres c'était la gauche totalitaire. La gauche totalitaire écoutait tout et tout le monde en vue de fabriquer la société parfaite. Quel homme épris de liberté, n'ayant ni tué, ni vendu de la drogue, ni porté atteinte aux principes fondamentaux qui nous régissent, ne s'insurgerait pas d'être écouté pendant des mois à son insu?

Il n'y a rien de pire que les vertueux affichés, surtout lorsqu'ils hébergent en leur sein des DSK, des Cahuzac et toute une classe de seconds couteaux qui n'ont jamais travaillé en dehors de secteurs protégés. Cela ne rend pas les turpitudes de la droite plus acceptables, mais au moins la droite ne se prend pas pour ce qu'elle n'est pas.

Nous sommes dans une crise de régime doublée d'une crise du personnel politique. Les institutions taillées par de Gaulle ne valent que pour des individus hors pair, pas pour des président qui vont visiter leur copine sur le cul d'un scooter. Comment Flamby a-t-il pu survivre politiquement à un tel sommet de ridicule exposé en public? On eut légitimement se poser la question.

Nous sommes dans une crise institutionnelle dans laquelle les Français ne supportent plus le gouvernement de lâches incapables de réformer. Ils ne supportent plus ce système vertical où tout tombe encore d'en haut alors que nous devrions être entrés depuis longtemps dans des systèmes horizontaux et coopératifs. Ils ne supportent plus des institutions fabriquées pour un personnel politique pléthorique qui ne parle qu'à lui-même. Ils ne supportent plus un système fiscal incompréhensible qui est devenu un truc d'initiés fait pour tondre le gogo. 

Pire encore les institutions majeures comme la justice sont touchées. On veut faire croire aux Français que les juges jugent en droit. Comme s'ils avaient oublié le mur des cons. On veut leur faire croire que les juges jugent avec professionnalisme. Comme s'ils avaient oublié l'affaire d'Outreau. Comment se fait-il que des juges en poste viennent à tout moment exposer leur point de vue à la télévision comme des journalistes?

Il y a la matière à réflexion. 

 

 

Poutine

Vous les voyez, les Européens en train de faire peur à la Russie?

Oh la la quel triste vaudeville! Voyez fraise des bois dans sa petite veste, qui menace Poutine! Mais avec quoi? Avec son armée réduite à l'os? Avec notre puissance économique plus que déclinante? Avec nos budgets militaires européens réduits à presque rien? Moi je vous le dis on va abattre Poutine avec la force du Verbe !!

J'apprends justement que François va envoyer quatre avions de combat dans le ciel des pays baltes afin d'intimider l'aviation d'attaque russe forte de 700 appareils!!!!!

Ah la la!

Hitler, Sarko et la Stasi

Lorsque l'on prétend incarner un ordre moral supérieur, il nous est permis d'utiliser des arguments que l'opposition n'a pas le droit d'utiliser. Ainsi, il était permis de comparer Sarkozy à Hitler, pendant la derniere campagne, mais on assiste a un concert de hurlements lorsque le petit chef de la droite compare certaines pratiques à son encontre, à la stasi. La gauche se délecte des turpitudes de la droite extrême, mais elle se refuse toujours à regarder les horreurs qui ont été commises au nom de l'homme nouveau, cet individu abstrait, simple produit de l'économie et de la classe.

Nous avons vu où tout cela nous a menés.

Entre Sarkozy et moi il y a un gouffre.

Mais ce qui m'intéresse, dans cette affaire, c'est ce qui relève de l'excès, des libertés fondamentales. Or, nous y sommes en plein.

L'excès est partout dans une classe politique qui vit et s'exprime dans un "village" sous pression, un village totalement inadapté aux réalités du monde contemporain.

L'instrumentalisation de l'affaire Buisson relève également de ces excès insupportables. Qu'ont à faire, aujourd'hui, des thèses maurrassiennes, royalistes et ultranationalistes dans nos débats, sinoon pour détruire l'adversaire?

La vérité c'est qu'il faut détruire ceux qui posent des questions sur les excès migratoires, le choc des cultures, les dangereuses frontières qui se redessinent dans notre pays et en Europe.

Oui, tous les hommes naissent libres et égaux en droits. Mais nous ne vivons pas dans un monde parfait et l'administration des hommes a ses nécessités. Et il n'est pas du tout certain que le rationalisme républicain, même souhaitable pour la paix, soit capable d'endiguer les cultures. Ne pas se poser ce genre de question, dans le respect de tous, est criminel.