LE DEBLOG'NOTES - 32841

Quand le crétinisme ne cède qu'à l'ignorance....

Les partisans d'une conception fondamentaliste des droits de l'Homme et du multiculturalisme, affirment sans rire que la parole raciste et xénophobe s'est libérée en France en en donnant pour preuve le nombre de citoyens qui ont rallié le Front National et en pointant la montée en puissance des intellectuels de droite. Ils ajoutent, un peu gênés, que les attentats islamistes de l'an dernier, qui ont fait 150 morts en France et plusieurs centaines de blessés, n'ont rien arrangé. Ces mêmes droits de l'hommistes, qui se posent en remparts contre toute critique de l'Islam se sont d'ailleurs trouvés bien gênés devant cette terrible actualité. Le "pas d'amalgame" devenait en effet quasiment impossible à soutenir... Il fallait bien reconnaître que, si la majorité des musulmans sont des gens (heureusement ) tranquilles, l'islamisme avait bien quelque chose à voir avec l'islam.

Il n'empêche que les partisans de la politique de l'autruche tiennent encore le haut du pavé et qu'ils s'accrochent à un système bien huilé qui interdit toute critique au risque de passer, au mieux pour un islamophobe, au pire pour un raciste.  Dans cet univers de faux gentils, la définition du mot "racisme" est devenue tellement extensive que nous sommes tous menacés d'être projetés dans le club des salauds. Critiquer l'islam est une preuve de racisme, comme si une religion relevait de la théorie l'inégalité des races. l'argumentation est particulièrement sournoise: critiquer l'islam, c'est s'en prendre aux Arabes, c'est donc poser un acte raciste! L'accusation de racisme s'applique aujourd'hui à toute affirmation d'appartenance à une aire de civilisation ou d'histoire. Afficher son histoire devient raciste car c'est afficher l'histoire longue de Blancs européens. Cela pourrait être mal compris par nos concitoyens venus d'autres continents!

Mais qu'est-ce que cela a à voir avec le racisme, entreprise très moche qui prétend qu'il existe une inégalité biologique entre les races? Rien. Afficher le sentiment que la culture européenne s'en est mieux sortie, sur le long terme, pour diverses raisons qui n'ont rien à voir avec la biologie,  que d'autres cultures, c'est faire preuve de racisme culturel! Pointer les risques majeurs d'émiettement de la société en raison d'un multiculturalisme effréné (lequel consiste pour la société d'accueil de se conformer à la culture de l'arrivant) est un acte raciste.  Mon Dieu, ramenez-les à la raison.

L'imbécilité maximum a été atteinte, ces derniers temps en Normandie à l'occasion d'une recherche génétique visant à reconnaître ce qui restait de scandinave dans les populations autochtones. On a vu alors se dresser toutes sortes de ligues antiracistes affirmant qu'il s'agissait d'une entreprise racialiste... Non seulement il s'agit d'imbécilité au premier degré (même s'il existe en Normandie quelques groupuscules qui cultivent des mythes nordiques), mais il s'agit aussi d'une méconnaissance totale de l'histoire de nos ancêtres les Normands. Car ces Vikings n'eurent d'autre envie que de  s 'installer et de se fondre dans les populations locales.

Mais que voulez-vous, nous sommes dans un combat où seul le crétin surpasse l'ignorant.

Comme s 'il était moche, tout simplement moche, de savoir tout simplement d'où l'on vient. Le plus grave c'est que sous la pression d'une propagande soutenue et permanente, beaucoup de braves gens en ont oublié ce que signifie vraiment le mot racisme.

Bref, si vous voulez entrer dans le club des bons, des gentils, il vous faut entrer dans un monde abstrait dans lequel ne restent plus que quelques valeurs, il vous faudra renoncer à votre histoire...

Nous sommes bien partis...

 

 

La loi qui fâche

La loi El Khomry, qui vise très modérément à fluidifier le marché du travail, nous rappelle à quel point, en France l'imprégnation marxiste et d'extrême gauche est infiniment supérieure à leur représentation partisane. Le Parti communiste ne représente pratiquement plus rien, mais ses idées demeurent profondément ancrées dans une partie de la société. Toute tentative de libéralisation se heurte donc à une conception très hiérarchisée de l'Etat, lequel doit tout dominer et appliquer une égalité formelle d'airain. Mieux vaut être tous pauvres et égaux que de laisser les individus construire leur vie dans la liberté. Aucune des terribles leçons de l'ère soviétique n'a été tirée par ces gens là.

Le communisme a d'ailleurs muté sous différentes formes. Son internationalisme se retrouve dorénavant dans une conception très radicale des droits de l'Homme et même dans la défense du multiculturalisme. C'est une religion séculière qui se montrer extrêmement intégriste.

 

Violence...

Nous le constatons à nouveau depuis un mois: il existe toujours en France des gens qui rêvent au Grand Soir, qui estiment que la violence politique est légitime, y compris dans une vieille démocratie et que les commissaires politiques qu'ils installeraient à tous les niveaux de la société pour contrôler l'égalité réelle de tous els citoyens, valent mieux que ces salauds de patrons.

Il existe toujours, en France, des hommes et des femmes qui préfèrent l'égalité dans la servitude, à la liberté. Me reviennent en mémoire ce que me disait un jeune diplomate slovaque après la libéralisation et l'accession à l'indépendance de ce petit pays: "Beaucoup de gens, me disait-il en substance, acceptaient de payer de leur silence la toute petite sécurité que leur offrait l'Etat totalitaire". C'est ce qui s'appelle le renoncement a sa propre existence.

Toujours plus de sécurité, toujours moins de liberté. Lorsque l'égalité devient un totem, une religion, elle commence à tuer. Il suffit de se plonger dans l'histoire récente. Mais l'histoire est justement ce que rejettent ceux qui courent actuellement dans nos rues pour casser du flic ou du magasin.

 

 

Augmentation pour les instits....

C'est mérité, mais ça sent quand même les élections!

Jean-Marie

Il a beau se dire "différent" des autres professionnels de la politique, il ne l'est, au fond, pas du tout. Regardez-moi ce vieux Le Pen qui ne veut pas raccrocher les gants, comme tous ses congénères, alors qu'il a atteint la grande vieillesse. Il fait tout pour survivre politiquement. Et pourtant, il est le produit fané d'une époque révolue, nostalgique du colonialisme et de la suprématie blanche.

On peut aimer la nation, la civilisation occidentale, la défendre, sans passer par ces routes là..

89

C'est le nombre d'exécutions capitales enregistrées depuis le début de l'année dans ce bel Etat théocratique d'Arabie saoudite. On y décapite avec autant de célérité que dans "The walking dead". Ce sont ces gens là qui nous achètent des armements et c'est à cause de cette diplomatie "couche toi là" que nous tolérons l'intolérable sur notre territoire: des mosquées financées par le wahabisme et le retour d'un islam moyenâgeux.

Hulot

Nicolas Hulot, animateur de télé, people de bonne famille, écolo non gauchiste, faire valoir des politiques qui veulent profiter de sa notoriété est un pur produit du système télévisuel, un système à maints égards pire que les féodalités anciennes et qui divise la société, radicalement, entre ceux que l'on voit sur le petit écran et les "anonymes".

Vous et moi, nous sommes des anonymes, des gens sans nom, sans visage, sans amis, sans relations, qui se jettent comme des papillons de nuit sur la lumière du petit écran.

"Anonymes" est le mot le plus moche et le plus répété par les animateurs et les journalistes de télé.

Méfiez-vous, Hulot  que vous plébiscitez dans les sondages, appartient à ce monde là. Ces derniers jours, il a pondu un point de vue dans lequel il avance une position d'ouverture totale de l'Europe vis-à-vis des réfugiés. Il pointe le doigt sur les Européens, qui se trouvent du bon côté du manche grâce aux "hasards de la génétique", selon lui, et dont l'attitude est "glaçante". Hulot a raison lorsqu'il condamne l'incapacité des Européens à gérer décemment la crise. Il se plante dans sa vision humanitaro- mondialisée des peuples des cultures et des civilisations.

Qu'un type dont la vision est aussi sommaire puisse prétendre à la présidence de la République, en dit long sur la décadence dans laquelle nous sommes tombés. Si ces gens là l'emportent, nous dirons bientôt "adieu la France" "Adieu l'Europe" et nos descendants devront gérer les crises provoquées par cet humanitarisme totalitaire.

Hulot est une bulle. Pas folle la guêpe. Il a refusé tous les postes politiques qu'on lui a proposés. C'est tellement plus simple de rester sur le bas-côté et de jouer les gourous.

 

Albion

Bien que je condamne depuis un long moment la politique (ou plutôt l'absence de politique) de l'Union européenne, je demeure européen et suis convaincu que nous ne nous en sortirons qu'ensemble. En ce sens, je ne souhaite pas le départ de la Grande-Bretagne bien qu'elle ait toujours fait en sorte de ralentir l'intégration, de diviser, de réclamer des politiques particulières pour elle-même. Cela étant dit, par les temps qui courent, nous avons besoin de nos meilleurs ennemis historiques pour faire face aux dangers qui nous menacent. Français et Britanniques sont les seuls actuellement en Europe a tenir encore (un peu) le langage de la puissance.

Cela étant dit, ceux qui croient que les Britanniques vont rester dans le club sur la base d'arguments économiques, se trompent. Ils ont, à mon avis, des tas de raisons historiques, géographiques et sociétales de vouloir reprendre la main sur leurs affaires. L'Angleterre est une île et ses frontières entourées d'eau ont fait comprendre a ses habitants, plus tôt que les autres, qu'ils formaient une Nation. Les Anglais ont, plus tôt que les autres, exploré les voies de la démocratie et ils s'indignent, à juste titre,  devant les dérives de la bureaucratie européenne. Dans un lointain passé, les Anglais ont compris qu'ils s'épuiseraient à vouloir s'étendre sur le continent. Très tôt, ils choisirent le grand large, alors que la monarchie française en était encore à pacifier son espace intérieur.

S'ils ne restent pas, je continuerai tout de même a les aimer, même si c'est d'une manière parfois, un peu grinçante. Je continuerai à les aimer pas seulement parce qu'ils ont continué le combat en 1940. Parce que j'appartiens à cette catégorie de Français qui chérissent leurs principales qualités: le pragmatisme, la ténacité, le goût du réel, le refus du verbiage, la résistance à l'idéologie. J'aime à penser que ces qualités sont aussi des qualités normandes. Je me demande finalement si les rois de France nous ont rendu service en gagnant la guerre de Cent Ans!!  En bref je préfère la littérature anglaise, la politique anglaise et je ne dirais pas non, surtout aujourd'hui, si on me faisait citoyen d'honneur du Royaume Uni!

 

 

 

Autriche

Aux premières loges de l'afflux des réfugiés, l'Autriche vient de donner plus d'un tiers de ses voix à un candidat du FPÖ, que l'on classe communément à l'extrême droite. Ce candidat vire même en tête au premier tour et pourrait même être élu à un poste qui n'offre pas de grands pouvoirs à son titulaire. La nouvelle a cependant tétanisé  les capitales et les médias européens (comme on dit) et, sans doute, particulièrement en France. On s'y est tout de suite rappelé que, dans l'immédiate après-guerre, l'Autriche s'est très vite considérée comme une victime du nazisme (annexion) que comme une collaboratrice active du Fuhrer. Ce qui est vrai.  L'ancien empire austro-hongrois devenu un petit pays très propre sur soi et très riche aurait donc conservé dans ses tréfonds un goût prononcé pour les idées extrêmes, aux antipodes de la valse de Vienne et du concert de Noël.

On peut tout de même se demander si la pensée dominante n'est pas un peu excessive et si le fameux repli identitaire qu'elle condamne n'est pas tout simplement le combat des "nationaux" contre la mondialisation et certains de ses excès. L'Autriche, qui voit le flot intarissable des réfugiés à ses frontières, veut tout simplement demeurer l'Autriche. Que ferons-nous, que dirons nous, lorsque les 800 000 réfugiés de Libye annoncés par Jean-Yves Le Drian se pressent à nos frontières? Je sais bien que certains ont une vision purement économique ou morale des phénomènes migratoires. C'est très insuffisant dans notre bas monde. Et je suis certain que l'on pourrait s'occuper de ces questions là tout en préservant nos sociétés et en conservant notre honneur. Le problème c'est que les dirigeants européens ne font rien, ou presque et donnent à leurs peuples le sentiment qu'ils sont abandonnés.

Ceux qui utilisent l'Histoire à leur profit pourraient aussi se souvenir que Vienne fut, à deux reprises (1529 et 1683)assiégée par les Ottomans et qu'elle ne fut sauvée que par une coalition chrétienne au sein de laquelle les Polonais jouèrent un rôle éminent. N'en déplaise aux excessifs donneurs de leçons, l'Histoire pèse lourd dans le cœur des peuples. Et ce n'est pas parce que l'on se souvient, parce que l'on aime son pays, que l'on est un salaud de raciste.

Candidats

Il y aura bientôt autant de candidats à la présidence de la République que de chanteurs dans un télé-crochet. La politique ne sera bientôt plus, si l'on n'y prend garde, qu'une mise en scène de télé-réalité, voire un affrontement entre bandes rivales. Tout ce qui fait nation, histoire commune, vision d'avenir, tout cela s'est effondré dans de médiocres ambitions. Et alors que s'affiche la morgue de politiques qui refusent de se réformer et de vivre d'une manière un peu moins voyante certains commencent à nouveau à rêver de lutte des classes. C'est tout ce qu'il ne faut pas faire dans le monde d'aujourd'hui.

La France n'a jamais été une authentique démocratie. La République n'a jamais cessé de singer la monarchie dont elle a coupé la tête. Toutes les fragilités, très anciennes de la France, reviennent sourdement sur le devant de la scène. D'autres fractures se sont rajoutées ces quarante dernières années, ce qui donne à penser que la France ne sera bientôt plus "une et indivisible". Ce n'est qu'une question de temps.

Finkielkraut

Après ce que vient de subir Alain Finkielkraut - insultes en tous genres et éviction sans ménagement de la place de la République parisienne - on comprend mieux pourquoi la "nuit debout" n'a pas lieu au grand jour. Ce serait beaucoup trop facile de reconnaître les imposteurs en tous genres et les commissaires politiques si chers à la dictature du prolétariat.

Cher pape François...

Vous êtes la coqueluche des médias, alors que votre prédécesseur, le pape allemand, ne leur plaisait guère. Trop germanique, trop intellectuel, trop européen, trop questionneur vis à vis de l'Islam. Votre voyage en Grèce au plus près des réfugiés, va vous faire monter au firmament, je n'en doute pas un instant. Lorsque je compare votre cote à la détestation qui s'exprime vis à vis de l'Eglise catholique, je dis bravo. Vous êtes un maître. Enfin un pape qui revient aux fondements, à l'Evangile.

Et cependant, votre appel à ouvrir grandes les vannes aux réfugiés, au nom de notre commune humanité, me laisse songeur. Voilà que vous rejoignez tous ceux qui chargent les Européens de toutes les misères du monde, au point peut-être de souhaiter leur disparition. J'avoue que vous me mettez dans un fort état de tension intérieure, car, comme beaucoup, je suis sensible à la misère qui s'exprime aux frontières de la vieille Europe. Et cependant je me dis, avec beaucoup d'autres, que nous prenons beaucoup de risques pour l'avenir à nous montrer d'une générosité aveugle. Vous, le Premier de l'Eglise catholique, vous tendez la main aux musulmans et c'est, de fait, ce que commande le petit Jésus. Vous tendez la main à des musulmans qui n'ont eu de cesse, au cours de ces derniers siècles, de discriminer les chrétiens de leurs propres pays. Vous invitez l'Europe et la France à accueillir sans la moindre réticence, alors que nous peinons, (surtout la France) à intégrer convenablement nos quelques millions de musulmans. Vous appelez à la générosité totale, alors que l'islam est en feu et n'a jamais été aussi moyenâgeux. Alors que plus de 200 innocents sont morts sous les coups des islamistes ces derniers temps en France et en Belgique. Vous allez me répondre que je fais un amalgame entre des milliers de braves gens et quelques salauds. Je connais l'argument. Mais à moi, on ne me la fait pas. Je sais ce que représente l'islam orthodoxe et sa volonté de dominer l'espace public. je m'étonne que cette question là ne vous taraude pas plus que cela. Comme si, quelque part, au sein de l'Eglise, demeurait une nostalgie du bon vieux temps où elle exerçait un pouvoir temporel.

Mon cher François, même le pape n'est pas parfait. Nombreux sont vos prédécesseurs qui nous l'ont montré amplement. Je suis un chrétien, j'aime mon prochain autant que possible, mais je ne crois pas que la radicalité de l'amour évangélique puisse régler le problème qui nous est posé. Jésus le disait lui-même, "mon royaume n'est pas de ce monde". Alors oui, je veux bien aider les réfugiés, y mettre beaucoup d'argent s'il le faut, surtout pour les enfants, mais ne me demandez pas de laisser entrer des flots de personnes aux différences culturelles majeures, qui conduiraient nos sociétés à un émiettement que nous avons connu déjà une fois dans le Haut-Moyen âge. Jusqu'à preuve du contraire, la grande civilisation islamique - vous le savez bien - n'a jamais voulu partager ses territoires. Et moi, je ne veux pas vivre sous le régime d'une religion qui n'est pas "privée" et qui est un étouffoir juridique.

Une question pour en terminer: pourquoi n'avez-vous accueilli que trois familles au Vatican? Le Vatican est un micro-Etat, mais il est riche... Par ailleurs, je comprends très bien qu'au nom de notre "humanité commune", vous vous soyez interdit de sélectionner des familles chrétiennes. Mais, au-delà des principes,  dites-moi, très saint père, que vont penser, dans le secret de leur cœur ces chrétiens d'Orient malmenés depuis tant de siècles, qui se voient oubliés par leur pape sur le tarmac? Et que vont penser ces millions de musulmans orthodoxes? Que l'Eglise est décidément bien faible?

Il n'y a pas de monde parfait mon cher François.

 

 

Hollande (bis)

Hier soir, alors que Hollande s'adressait un satisfecit sur F2, j'ai regardé un téléfilm, qui s'appelait "The missing" (le disparu). Je me demande si F3 ne l'a pas fait exprès! En tous cas, Tchéky Karyo n'était pas mal du tout dans le rôle du vieux flic à la retraite! Meilleur que Hollande, qui répète pourtant le rôle de Président depuis quatre ans.

Hier, j'ai aussi écouté deux maires de banlieue présents à l'émission C dans l'air. Ce qui frappe, c'est leur méconnaissance crasse du fait religieux en général et du fait islamique en particulier. Incapables d'expliquer ce qui rend l'islam si visible dans l'espace public et qui n'a rien à voir avec les autres religions.

Hollande

Ce soir, faites comme moi. regardez un film....

Pauvres Européens

Pendant les attentats, je suis resté silencieux et atterré. Atterré par toutes ces victimes innocentes sacrifiées au nom de Dieu (paraît-il). Atterré aussi par l'attitude, le ressenti des Européens eux-mêmes. Les Européens allument les bougies de la paix, ils débattent, ils rejettent la peur et la haine, autrement dit, au-delà des bons sentiments, ils continuent de ne pas vouloir regarder la réalité en face. Les Européens veulent continuer de consommer comme si de rien n'était, ils veulent continuer à croire que leurs valeurs sont universelles et que tout le monde s'y ralliera. A ce rythme là, ils découvriront que le monde qu'ils ont créé au fil des siècles ne leur appartient plus.

Alors qu'une vision mortifère de l'islam prolifère comme un cancer dans nos sociétés, les élites politiques montrent qu'elles sont ignorantes du fait religieux. Face à la menace qui pèse sur nos têtes il faudrait un Churchill ou un de Gaulle, qui dise clairement ce qui est acceptable ou non, et qui explique les sacrifices qui devront être acceptés pour que dure notre modèle de civilisation.

Las, nous n'avons plus à notre disposition que les thuriféraires de l'émotion et des bons sentiments. J'en connais qui doivent se marrer.

 

Société civile

Depuis quelque temps, des hommes et des femmes tentent de faire émerger une alternative politique qui ne soit pas celle des partis traditionnels. Dans une société complètement bloquée, l'idée serait de faire émerger un candidat à la présidentielle issu directement de la volonté populaire. La démocratie directe contre la démocratie représentative, c'est le cauchemar de toutes les élites françaises, qu'elles soient bourgeoises ou non. De toute manière, il ne suffit pas de clamer: nous voulons autre chose, pour arriver à définir et à s'entendre sur cet autre chose. Tant il est vrai que la société française est profondément divisée et même, ne s'aime pas. Non seulement les politiciens professionnels n'aiment pas le peuple, mais le peuple lui-même en est arrivé à se définir comme "peuple de gauche ou peuple de droite" comme s'il existait plusieurs peuples en France, comme si le pouvoir acquis par les uns n'était pas le pouvoir pour tous, mais seulement le pouvoir de ceux qui vous ont élu. Factions contre factions, réflexes partisans contre le réel, catéchisme contre pragmatisme.

Il y a fort à parier que ceux qui passent leurs nuits sur les places de France ont toujours la même vision de la modernité et du progrès, cette modernité de gauche qui, justement, bloque aujourd'hui la société française. Il y a fort à parier que ces gens sont ceux qui n'arrivent pas à faire le deuil du vieux socialisme de papa, comme s'il était impossible de concevoir une société de justice en dehors d'idées générales nées avec la Révolution industrielle. De grands progrès ont été accomplis avec ces idées là, mais il faut savoir passer à autre chose, entrer dans un monde de coopération et non dans un monde d'opposition frontale et de gouvernement vertical. Cela demandera des efforts à chacun d'où qu'il vienne. Il faudra faire le deuil des vieux réflexes idéologiques et ça en sera pas simple dans un pays où l'idée est plus forte que le réel. Ce n'est pas un hasard si les plus forts opposants masqués à la réforme de l'Etat sont ceux qui le tiennent dans leurs mains, jamais élus, mais formant une aristocratie qui sera aussi lourde à déboulonner que l'aristocratie d'Ancien Régime.

La question posée à la France est très lourde, car il ne s'agit pas seulement de moderniser la société et de lui rendre de la souplesse. Il s'agit de mettre à bas une pensée, une conception de l'Etat, une conception de l'égalité qui ont formé le pays par un long effort pluriséculaire. Dans la mondialisation, la France découvre que l'universalisme qu'elle prétendait détenir n'est pas aussi universel qu'elle le croyait. Les élites politiques découvrent, atterrés que l'universalisme excessif réveille les identités et que, même le républicanisme à la française est contesté. La question est la suivante: comment retisser du lien tout en en finissant avec la lourdeur administrative et idéologique de l'Etat centralisé?

 

Etat providence

Dans notre monde, c'est l'Etat providence qui régente tout. La Nation n'est plus qu'un immense guichet pourvoyeur de droits. Nous ne savons même plus pourquoi nous formons nation, sauf pour toucher les allocations. Nous sommes prêts à nous vendre pour que cela ne change pas.  L'Etat providence réclame toujours plus, quitte à porter atteinte aux libertés fondamentales. Bientôt nous nous découvrirons ligotés de toute part et que nous ne vivons pas dans un monde parfait. Certains prétendent que nous sommes malades de l'individualisme. Ils se trompent. Ce n'est pas aussi simple.

Du paradis à l'enfer

Loin de moi l'idée de justifier l'évasion fiscale des grands groupes, ou de soutenir les pratiques offshore de la crapulerie internationale. Cependant, la question de l'évasion ou de l'optimisation fiscale est elle aussi simple qu'on le prétend en ce moment?

Tout d'abord, les grands Etats pratiquent l'optimisation fiscale en leur propre sein. Les credits d'impôts pour les Antilles ne sont rien d'autre, de même que le crédit impôt recherche. Et je suis certain qu'on pourrait aligner des quantités d'autres exemples.

Je me demande aussi si les Etats providence, et particulièrement la France, ne sont pas les principaux vecteurs de l'évasion fiscale, y compris en interne.

On a beau dire que l'adhésion à l'impôt est au cœur du pacte républicain, plus vous chargez la mule du contribuable, plus vous provoquez de l'évasion, et pas seulement sur des comptes offshore. Je connais tel ou tel petit patron qui est mis à genoux par des fonctionnaires dont il assure, par ailleurs, la sécurité de l'emploi. Le Politique est responsable, par sa gloutonnerie, de l'expansion du travail au noir, qui est la forme "interne" de l'évasion fiscale.

L'évasion fiscale est aussi provoquée par le sentiment, très répandu, d'injustice fiscale. Vous percevez quelques milliers d'euros de revenus fonciers qui s'ajoutent à votre petite retraite et vous êtes frappé à mort. Et pendant ce temps là, ceux qui votent l'impôt et en appellent à la solidarité vivent grassement sur les fonds publics.

Beaucoup d'hommes politiques ont malheureusement oublié que la démocratie exige des comportements vertueux de la part de ceux qui se prétendent les élites. Surtout dans un monde où tout se sait très vite et où les gens sont éduqués. Dans les démocraties évoluées, l'écart entre ceux qui gouvernement et les gouvernés, s'est beaucoup réduit. De ce fait, il n'est plus possible aujourd'hui de gouverner verticalement. C'est le grand malheur de la France. Alors qu'il serait nécessaire de gouverner avec le peuple, on ne cesse de renvoyer le peuple au populisme. Cette attitude mortifère de la classe politique et administrative ne pourra pas durer éternellement.

 

 

Les vertus du silence

Le silence est peut-être le meilleur moyen d'exprimer son pessimisme. Pessimisme après les derniers reculs d'un gouvernement qui fait semblant de gouverner. Pessimisme après les derniers attentats de Bruxelles. Pessimisme à l'écoute des commentateurs qui lancent d'un air martial, "nous sommes en guerre" et qui retombent tout de suite après dans les errements habituels. Ce que j'entends, ce que je vois malgré de réels succès de la police face au jihadisme, c'est le déclin voulu et argumenté des Européens, c'est la décadence. Les valeurs ont pris le pas sur la Nation, comme si elles ne pouvaient pas être conjuguées. Les Français, atterrés, observent que le contrôle d'identité leur est réservé sur leur propre sol. Combien de temps pourra durer cette mascarade? Combien de temps les Français accepteront-il de faire allégeance à un personnel politique qui ne s'intéresse plus à la société historique qui l'a élu?

Si l'on ose enfin mettre des mots sur les réalités, si l'on ose enfin qualifier d'islamistes radicaux ceux qui commettent d'horribles attentats et massacrent des innocents, nous sommes encore loin de regarder en face la question islamique de crainte de blesser certains de nos compatriotes. Et pourtant il faudra bien s'y coller si l'on ne veut pas devenir, un jour, les otages de ce qui se fait de pire en matière de théocratie. Je l'ai dit et répété mille fois: l'islam n'est pas le christianisme.

De même qu'hier il était interdit, hier, par la police de la pensée d'aborder la question de l'immigration et de la délinquance, on n'ose à peine, aujourd'hui, poser la question de l'immigration et du jihadisme. Ce n'est certainement pas de cette manière que nous résoudrons les problèmes auxquels nous sommes confrontés. Certains intellectuels médiatiques nous montrent à quel point l'imbécilité peut aller de pair avec l'épaisseur du diplôme.

Nouveaux clivages

Après la charge violente de Martine Aubry, existe-t-il toujours un Parti socialiste? Le PS se déchire autour de la loi El Khomri et plus généralement autour de la politique de Valls et de Hollande. Les deux têtes de l'exécutif ont clairement choisi de regarder le monde tel qu'il est, sans se préoccuper du dogme, même s'ils sont encore très loin d'avoir fait les réformes qui semblent nécessaires à beaucoup de Français.

Une bonne partie de la gauche est arcboutée sur un universalisme total, qui fait fi de l'histoire des sociétés, arcboutée sur une conception de l'Etat providence, voire sur le vieux rêve marxiste de l'égalité des conditions. Une partie de la gauche française ne sort pas de ce rêve, de cette pensée quasi-religieuse, qui a pourtant conduit aux pires échecs à l'Est du continent européen. Non seulement ces pays se sont appauvris, mais toutes les libertés avaient été mises entre parenthèse. En matière sociétale, il est clair que l'immigrationisme affiché, revendiqué, a remplacé l'internationalisme ouvrier: "Prolétaires du monde entier, unissez-vous". Cette gauche là ne lutte pas contre le racisme, elle est obsédée par le racisme. Pire encore, elle est incapable, y compris chez ses intellectuels, de regarder le fait religieux pour ce qu'il est réellement. Pour cette gauche là, mais aussi pour une partie de la droite, le fait religieux est un état transitoire, archaïque relevant de la pensée magique, qui sera vaincu par la Raison. Et qui profite de cette vision des choses?

Il est clair que des recompositions vont avoir lieu. Quelle différence entre un centre gauche ou droit et le social libéralisme affiché par une partie de la gauche?

Il ne faut pourtant trop se leurrer. Les Français veulent bien des réformes, à condition qu'ils ne soient pas concernés. Et si la gauche que je viens de décrire peut encore prospérer, c'est parce que les Français sont toujours aussi passionnés d'égalité. Beaucoup préfèrent d'ailleurs l'égalité formelle à la liberté. Dans un tel contexte, ne nous faisons pas trop d'illusions alors que se profile une nouvelle élection présidentielle. Elire un candidat de la vieille garde, quel qu'il soit, produira toujours les mêmes effets: surtout ne pas faire ce que j'ai dit pendant la campagne. Seul un candidat jeune pourrait sans doute donner un nouveau souffle au pays. Et la première mission de ce jeune président serait alors de remettre de l'ordre dans les pratiques de certains élus qui éloignent de plus en plus les Français de la politique. Lire à ce propos  "Pilleurs d'Etat" de Philippe Pascot. On se croirait dans une République bananière.

 

Verdun... L'Europe

Nous célébrons en ce moment le centième anniversaire de la boucherie de Verdun (plus de 300 000 morts et 400 000 blessés pour les deux camps), alors que l'Union européenne a fait montre de son indigence sur la question des réfugiés et alors que la Grande-Bretagne veut, comme d'habitude, un traitement particulier. Ce n'est pas tant l'l'UE qui nous dérange aujourd'hui, que son incapacité à mettre en oeuvre ce qui est nécessaire à assurer la sécurité de ses citoyens. Il est clair que pour de nombreux responsables politiques de haut niveau, l'Europe n'est qu'un grand marché et que sa vocation (les valeurs) est de se noyer dans le grand tout planétaire. Je crains malheureusement que les utopies d'aujourd'hui ne préparent les guerres de demain.

Car l'Europe de Bruxelles n'agit pas. Elle abandonne ses agriculteurs, elle est incapable de protéger ses frontières, incapable d'agir aux sources même des exodes pour aider ceux qui souffrent. El l'on nous somme d'accueillir des centaines de milliers de personnes issues d'un monde islamique en pleine ébullition.

Nous sommes 500 millions, mais cela ne veut rien dire. Nous sommes une ONU régionale, mais sans casques bleus. Juste un marché. L'Angleterre a gagné. La vieille Europe a pondu ses œufs, s'abandonne au fil de l'eau en nous abandonnant aux nouvelles fractures qu'elle a contribué à créer.

 

Paysans

Il n'y a plus de paysans au sens où on l'entendait il y a encore une cinquantaine d'années.: autrement dit, un métier, une société, une culture particulière. N'en déplaise à ceux qui invoquent aujourd'hui une "agriculture paysanne", cela ne veut plus rien dire. On peut parler d'agriculture propre, biologique, traditionnelle, mais certainement pas d'agriculture paysanne. la société paysanne a disparu. Il suffit de retourner dans le village où vous êtes né pour vous en rendre compte: là où il existaient plusieurs dizaines d'exploitations dont les plus grandes faisaient trente hectares, il n'en reste plus que quelques unes dont la taille moyenne dépasse largement les 100 hectares. Il ne reste plus que des entrepreneurs et des gestionnaires, certainement pas une "culture". les hommes eux-mêmes ont changé et c'est tant mieux. Ils ne sont plus tous issus du milieu agricole, ils ont fait des études, ils s'expriment dans un français châtié, ne pratiquement plus les dialectes ni les patois, leurs épouses travaillent souvent à la ville proche et l'on en trouverait certainement qui n'habitent plus au siège de leur exploitation. J'en ai même connu un qui vivait en appartement. 

C'est donc une nouvelle génération d'agriculteurs qui prend de plein fouet la nouvelle révolution agricole. En cinquante ans, les fermes se sont agrandies, mais elles ne sont plus assez grandes pour rester compétitives. les Français, attachés au modèle d'exploitation familiale défini dans les années soixante du siècle dernier, attachés à une certaine idée de la campagne, peinent à voir le monde tel qu'il est devenu. Jusqu'à une date récente, la Politique agricole commune représentait le graal pour les agriculteurs. Elle les protégeait des fluctuations des cours mondiaux, elle ordonnait le marché, le régulait. Peu à peu, j'ai vu disparaître cette architecture, notamment sous la pression des britanniques. Peu à peu, les produits alimentaires ont été ravalés au rang des autres produits industriels et soumis à une concurrence effrénée. Dans ce monde là, il n'y a qu'un seul moyen de survivre: rester compétitif, donc grandir, donc produire une alimentation de masse. Sans états d'âme, les Allemands l'ont bien compris. ils disposent de beaucoup moins de terre agricoles que la France, leur pays est plus peuplé. En quelques années, ils ont rattrapé et dépassé la France dans son domaine d'excellence: la production laitière. Ils ont mis en place des fermes usines; ils profitent à plein d'une main d'oeuvre bon marché venue des pays de l'Est.

Mais cela ne suffit pas pour expliquer cette réussite. Les Allemands n'ont pas eu peur de grandir, ayant sans doute un regard moins affectif sur le milieu rural. Ils n'ont pas hésité à se lancer dans la production d'énergie à base de déchets agricoles. En France toutes les avancées en ce domaine se heurtent à l'hostilité de l'environnement. A chaque instant, la France officielle dresse des chicanes qui interdisent la compétitivité et l'innovation. Vieux problème. L'industrie agro-alimentaire, notamment bretonne, n'a pas toujours su prendre les bons virages.

Ne nous leurrons pas. Dans les temps qui viennent de nombreuses exploitations - des milliers - vont mettre à nouveau la clé sous la porte. Il n'y a plus guère, aujourd'hui, dans notre pays que 300 000 vraies exploitations agricoles. Lorsqu'en 2004, arriva à la tête de la Commission européenne un certain José Manuel Barroso, un ultra-libéral à la solde des Britanniques, tous les connaisseurs surent que la politique européenne allait filer un mauvais coton. Nous y sommes.  Les négociations du Gatt puis de l'OMC, qui ont duré des années, ont été avalisées par les Etats membres. Personne ne peut dire qu'il ne savait pas. Aujourd'hui, l'Europe a sur les épaules un problème agricole majeur, mais aussi un problème majeur de réfugiés. Bruxelles est devenu l'épicentre d'une  alliance entre libéralisme économique ( liberté totale pour les flux de marchandises) et la liberté de circulation des individus au nom des droits de l'Homme. L'argent et les "valeurs" nous gouvernent et nous vendent sans que nous le sachions.  Autant dire que dans ce monde totalement ouvert notre vieille Europe va devenir comme notre vieille France. Quelque chose d'autre dont nous ne connaissons pas encore les contours. 

 

 

Mieux vaut en rire

Rions en effet de la pièce de boulevard qu'a constitué le remaniement d'hier.

Rions de François Hollande qui nous déclare sans rire qu'il ne songe qu'à réformer et qu'il n'y a dans l'opération d'hier aucune arrière pensée électorale!

Rions de ces secrétariats d'Etat exotiques à "L'égalité réelle" "à L'aide aux victimes" (oui, oui) à "L'habitat durable" et même aux "Relations internationales sur la biodiversité".  Dans ce domaine, l'imagination est sans bornes dès lors qu'il s'agit de mettre en oeuvre des stratégies politiciennes sans le moindre rapport avec les attentes de la population. Et bien entendu cette pléthore de sous-maroquins est financée par les Français mais cela n'a pas la moindre importance. Ou sont les promesses de gouvernements sobres et resserrés? 

Qu'importe aussi la démocratie. Trois écologistes entrent au gouvernement alors que les écologistes sont pratiquement invisibles sur la carte électorale. Preuve qu'il ne suffit pas de voter pour vivre en démocratie! Cela peut signifier deux choses: soit que Hollande n'avait pas grand chose en magasin pour son remaniement, soit qu'il veut détruire EELV dans la perspective de la présidentielle. Qu'importe l'aéroport de Notre Dame des Landes s'il n'y a pas de candidat écolo dans un an et demi!

Qu'importe aussi la cohérence du discours:  on n'oubliera pas qu'Emmanuelle Cosse est vent debout contre la déchéance de la nationalité et qu'elle est favorable à une entrée massive des réfugiés sur le territoire français. Que la secrétaire d'Etat à l'Egalité réelle (!) voulait remplacer des jours fériés chrétiens par des jours fériés d'autres religions dans l'Outre-mer. 

Que dire aussi de l'arrivée de cette vieille baderne de Jean-Michel Baylet à l'Aménagement du territoire (toujours au nom du rassemblement de la Gauche), l'homme qui s'était opposé violemment à la disparition des Départements. Que dire aussi du maintien d'un Stéphane Le Foll à l'Agriculture, pourtant honni par des agriculteurs qui n'en peuvent plus. 

On aurait pu penser qu'une petite ouverture au centre... Mais non, rien.

 

Le général, les valeurs, la France

Ces derniers temps, on a vu un général, ancien commandant de la Légion étrangère, manifester à Calais pour défendre une certaine idée de la France. On a vu le même général arrêté et mis en garde à vue. On a encore vu le même général regretter de s'être commis avec des types pas nets, des xénophobes et des islamophobes de la branche française du mouvement allemand Pegida. C'est dire la pression qui a du s'exercer sur ses épaules! Vous imaginez! L'ombre des généraux putschistes a plané pendant un bref instant sur Calais ! Certains n'ont pas oublié de rappeler que l'armée française vote a 50% pour le Front National. 

Vous noterez que le général Piquemal en connaît un rayon sur la question du multiculturalisme, puisqu'il a commandé l'unité la plus célèbre et la plus internationale de toutes les armées du monde. On a donc du mal à croire que ce soit la xénophobie qui l'a poussé à manifester. Peut-être a-t-il voulu tout simplement dire que l'accueil des étrangers doit s'assortir d'un certain nombre d'obligations et d'allégeances qui n'ont plus cours aujourd'hui. Que serait la Légion étrangère si les dizaines de nationalités qui la composent n'en faisaient qu'à leur tête et n'acceptaient aucune hiérarchie, aucune autorité, aucune tradition? La vieille ganache a peut-être voulu simplement rappeler que la première mission de la Constitution est de protéger les Français et qu'il ne saurait y avoir éternellement et sans risques des dérives comme celles que l'on observe aujourd'hui.

On a vu aussi les représentants de la Nation s'écharper sur la déchéance de la nationalité. Il y a des arguments valables dans les deux camps. Mais ce débat très politicien sous des apparences d'autorité laisse surtout penser que ceux qui le conduisent ne savent plus exactement ce qu'est la France, ce qu'elle ne peut accepter, ce qu'elle peut exiger. C'est cela qui est profondément troublant et c'est un spectacle lamentable offert à des millions de Français. On a parfois le sentiment que plus d'une centaine d'innocents ne sont pas morts sous les coups des terroristes islamistes! 

 

 

Taubira

Elle est clivante, excessive, elle a été victime d'inadmissibles insultes racistes. Bref, elle est partie et beaucoup de personnes ont dit "ouf". Christiane Taubira n'est pas du genre à faire dans la tiédeur, elle aime citer les poètes et les philosophes, elle a su défendre des causes, elle est une remarquable oratrice (avec une tendance au langage ampoulé) mais il suffit de la regarder agir pour comprendre qu'elle est aussi une immense comédienne qui sait parfaitement gérer à son profit la mauvaise conscience des Français.

Je ne reviendrai pas sur son combat pour imposer le mariage pour tous, ni sur sa conception de la justice. Mieux vaut se pencher pendant quelques instants sur sa loi de 2001 qui reconnaît la traite et l'esclavage transatlantique comme un crime contre l'Humanité à l'égal de la Shoah. Cette loi, votée sous Chirac est à l'image même de celle qui l'a portée, en apparence consensuelle (la traite transatlantique a été une horreur) mais aussi très clivante. En effet, la loi Taubira ignore les traites africaines et mulsumanes qui ont duré beaucoup plus longtemps. Comme si la traite était un crime quand il s'agit de Blancs européens et sans grande importance lorsqu'il s'agit d'orientaux. Nombre d'historiens s'étaient élevés contre cette loi qui relève "d'une instrumentalisation de l'Histoire pour satisfaire des revendications communautaires."

Loin de moi l'idée de contester le caractère honteux du commerce transatlantique des esclaves qui demeure une tache. Mais, alors que l''immense majorité des Français n'ont pas été concernés par cette terrible affaire (qui fut celle d'aventuriers, négociants, marins et planteurs avec la complicité de la monarchie) fallait-il entrer dans un duel exacerbé des mémoires entre "descendants?". La nécessaire mémoire ne pouvait-elle pas prendre d'autres chemins que ceux d'une loi qui ne regarde que d'un seul côté?

Je ne cesse de le répéter: l'histoire des hommes est tragique et souvent qui veut faire l'ange fait la bête.

Christiane Taubira est toute dans cette affaire. Et elle donne parfois l'impression, dans sa radicalité, de dissimuler de puissants ressentiments.

Y-a-t-il toujours un Etat?

A l'observation de l'actualité, les Français peuvent se poser légitimement cette question: l'Etat n'est-il plus qu'une façade réduite à un rôle de guichet redistributeur? Les exemples pullulent du recul de ce que l'on appelle "l'autorité" de l'Etat. Une autorité que nous n'aimons guère, que nous contestons parfois, mais qui donne sens à la notre communauté de destin.

Prenons deux exemples parmi d'autres: vous avez, à Calais, une zone de non droit occupée par des migrants étrangers où la loi ne s'applique plus et où les Français ordinaires ne se sentent plus en sécurité. C'est le pire qui puisse arriver car toute allégeance à un Etat commence par le sécurité des personnes. Qui consentira bientôt à l'impôt si les contribuables se sentent spoliés par un Etat qui ne remplit pas ses fonctions essentielles?

En Loire-Atlantique, à Notre-Dame-des-landes, sur la question du futur aéroport, des personnes sont bien décidées à remettre en cause la chose décidée et  jugée dans les règles les plus strictes de l'Etat de droit et à en découdre avec les forces de l'ordre au nom de la notion de "désobéissance citoyenne". Pas question de partir et de laisser la place aux engins de chantier au nom d'une idée supérieure de l'Etat de droit. Quitte à employer la force. Jusqu'où peuvent aller de telles pratiques? Quelles que soient les causes défendues, leur humanité, leur légitimité, il n'y a pas de solution miracle qui satisferait tout le monde.

Dans notre monde fondé sur l'exclusivité des Droits de l'homme, sur l'hyper-individualisme, sur l'idée que les frontières sont inutiles (no border), les notions d'Etat et de Nation deviennent de plus en plus floues. Plus l'autorité recule - au nom de causes qui peuvent paraître justes - plus nous risquons d'aller vers le chaos ou vers ce qui ressemble à ce que l'on appelle pudiquement des "Etats autoritaires". C'est un paradoxe: plus nous mettons de bonté dans la gouvernance, plus les fils qui lient entre eux les citoyens risquent de se relâcher. La question est particulièrement sensible en France, où l'Etat s'est toujours conçu comme l'unique arbitre de la vie des Français. De fait, l'Etat centralisé omnipotent se meurt.

 

 

 

 

Ruinés?

Déficit de 29 milliards d'euros pour l'assurance chômage; déficit du budget, déficit de la France supérieur à 2000 milliards d'euros, collectivités territoriales prises à la gorge depuis que l'Etat a  sérieusement resserré ses dotations.

Et que pensez-vous qu'il advint? Les élus locaux partent en guerre contre le pouvoir central afin de réclamer "ce qui leur est du". Les élus locaux réclament de l'argent que l'Etat ne possède pas et ils menacent même "d'augmenter les impôts" qui sont déjà très élevés.

Il existe donc bien une addiction à la dépense qui vous empêche de voir la réalité. Nous sommes gouvernés par des ivrognes.

Paris

Paris s'aime, Paris s'adore, regarde ses larmes dans le miroir. Paris narcissique. La France a beaucoup changé en quarante ans, mais Paris n'a pas changé. Belle ville, mais toujours la même vanité, la même suffisance qui exclut, le même accaparement du pouvoir politique et médiatique à un point tel que, quelque part, plus de 60 millions de Français se sentent exclus de quelque chose d'indicible.

Ce n'est pas nouveau me dire-vous!

Les dernières commémorations ont montré tout cela. Ce n'était pas la France qui se remémorait, c'était le peuple de Paris. D'ailleurs la France existe-t-elle encore? Il n'y a plus un peuple, mais des peuples; le peuple de gauche, le peuple de droite, le peuple des minorités, le peuple périphérique, le plus méprisé d'entre tous. Il n'y a plus que des droits ouverts, des guichets!

Mais ce n'est pas nouveau me direz-vous!

Et pourtant, ils parlent sans cesse de rassemblement.

Cologne et autres

L'Allemagne vient de vivre, pendant les fêtes, et pas seulement à Cologne,  toute une série d'attaques envers les femmes, qui seraient pour la plupart d'entre elles, l'oeuvre de migrants étrangers. Le conditionnel s'impose pour l'instant. Mais on observe une fois de plus le phénomène intellectuel suivant: ce n'est pas tant l'atteinte grave aux personnes qui est commentée, mais le fait que ces affaires fournissent des munitions à l'extrême droite islamophobe. Comme si ne pas aimer l'islam, se poser des questions sur l'islam relevait naturellement de la xénophobie et du racisme. Je suis bouleversé par une telle attitude qui interdit le débat, empêche les musulmans de regarder leur réalité en face, nie l'histoire et les faits qui se déroulent dans les pays musulmans.

Que je sache, le respect des personnes ne doit pas interdire de porter le fer dans la plaie, même si cela est difficile à admettre pour ceux qui sont concernés. Que je sache, le combat contre le communisme n'a jamais conduit à considérer les "rouges" comme des êtres inférieurs.

Il faudrait donc se prosterner sans discussion devant l'étranger, de crainte de l'humilier, ne pas lui dire ce qui choque nos valeurs, il faudrait l'accueillir sans condition, au prétexte que nos ancêtres ont été des salauds de colonialistes ou tout simplement que nous sommes entrés dans un monde multiculturel. Il faudrait croire que toutes les valeurs sont universelles, que les sociétés n'ont pas des intérêts divergents et ne vivent que de fraternité.

Je l'ai déjà dit, on fait son chemin avec l'Evangile, mais on ne gouverne pas avec l'Evangile. Le plus curieux, c'est de voir l'Eglise catholique, qui a trahi le message évangélique pendant des siècles en couchant dans le lit du pouvoir, trahir aujourd'hui les sociétés qui sont issus du christianisme au nom d'une universelle et impossible fraternité! Je vois très bien les prélats romains fascinés par la Loi islamique et regrettant sans doute que les premiers chrétiens l'aient abolie!!

 

Mitterrand

Préparez-vous à une tempête de commémorations autour du grand homme de la gauche contemporaine. Mitterrand étant né le 26 octobre 1916, nous allons donc avoir droit à toutes sortes de documents dont le seul but sera de rallier toutes les gauches autour du citoyen de Jarnac, alors que se profile une présidentielle à hauts risques. 

Je n'ai jamais aimé Mitterrand, non pas à cause de son bilan, mais parce qu'il jalousait de Gaulle, parce qu'il a tenu sur lui des propos injustes voire indignes. Mitterrand était un homme d'Etat, à n'en pas douter, mais ce n'était pas un grand homme comme le fondateur de la Ve République et sauveur de l'honneur de la France.

Quant au bilan, il est pour le moins contrasté! L'abolition de la peine de mort, oui. Mais que dire de la retraite à 60 ans, qui nous plombe aujourd'hui? Sa vision européenne, oui? Mais que dire des nationalisations qui ont finalement coûté des dizaines de milliards aux contribuables français? Que dire des scandales qui ont émaillé ses années de pouvoir, comme l'affaire Greenpeace et bien d'autres, comme le suicide de ce pauvre Pierre Beregovoy? Sans oublier cette question de fond qui doit tarauder plus d'un homme de gauche:  Mitterrand était-il vraiment de gauche? Lui qui avait travaillé sous Vichy, qui ne cachait pas sa vieille relation avec Bousquet, qui était entré en résistance qu'à l'automne 1943 etc...

Delpech et compagnie

Michel Delpech est mort. Un simple chanteur de variété me direz-vous, un minet à paillettes des années 70-80 me direz-vous. Et pourtant la mort du chanteur de "Chez Laurette" a ému toute la France, y compris votre serviteur. Très probablement parce que Michel Delpech chantait de petites tranches de vie de la France, avec une simplicité très efficace et très sensible. Sa mort, et ce qu'elle a déclenché en nous,  tout comme celle de Michel Galabru, n'est pas sans rapport symbolique avec le trouble qui nous saisit en tant que Français depuis quelques années. L'un et l'autre étaient très Français, à l'ancienne. S'agissant de Michel Delpech, peu de médias ont osé rappeler le chemin spirituel qu'il a entrepris. Comme si évoquer le chemin du chanteur en galère vers Jésus de Nazareth arrachait la gueule à un certain nombre de gens.  Telle est la France d'aujourd'hui.

Alors que l'on commémore les morts de Charlie Hebdo, les émissions de télévision se succèdent, toutes plus orientées les unes que les autres, dont le seul but est de montrer les causes économiques, sociales et sociétales du jihadisme. La religion musulmane, son fonctionnement, son architecture, est presque totalement exclue du débat, comme si elle n'avait presque rien à voir avec le phénomène. Ce qui me conforte dans l'idée que politiques et journalistes sont des ignares presque absolus en matière de fait religieux, ou qu'ils se leurrent volontairement.

 

 

 

Voeux

Tous mes voeux à ceux qui veulent bien me lire, connus ou inconnus. J'ai hésité à vous les offrir, tant je suis pessimiste pour l'avenir.

Espérons tout de même que la France saura trouver le chemin de la réforme et de la concorde, sans rien renier d'elle-même. 

 

 

2015

On se souviendra de 2015 comme d'une année d'attentats, ceux de janvier et ceux de novembre.

Des attentats qui ont fait environ 150 morts innocents et des centaines de blessés.

Il semble pourtant que la classe dirigeante, tétanisée par la peur, la bêtise, l'inculture, l'a déjà presque oublié.

On se souviendra de 2015, comme l'année où près de 30% des Français ont voté pour le Front national. Des français de la classe moyenne, des Français qui réclament de la sécurité, de l'égalité, de l'intérêt général, alors qu'ils ne voient que mépris d'élites fascinées par l'ailleurs, la mondialisation, les intérêts partisans. Une nouvelle religion est née. Elle s'habille de morale et d'humanité, mais elle détruit le fragile et merveilleux équilibre qui a demandé des siècles, du sang et des larmes,  pour aboutir.

On n'aura jamais pu autant discerner à quel point la France est fracturée, émiettée. Jamais on n'aura pu aussi bien mesurer l'échec des "valeurs" communes.  Elles sont dans toutes les bouches, comme des incantations mais elles ne parviennent plus à faire illusion. On en fait le coeur des débats, mais on ne les applique pas. Les droits ont englouti les devoirs: échec de l'école, échec de l'intégration à notre Histoire, retour en force de la Loi religieuse chez des gens de la troisième génération immigrée, ce qui ne s'est jamais vu. Les valeurs, ça se défend. Or, ce n'est plus le cas.

Un fossé énorme fossé s'est creusé entre les Français autochtones et leur classe politique. Les élites politiques préfèrent lutter contre tout ce qui lui semble "identitaire" dans la population hexagonale, que contre les dérives inacceptables de l'islam, ce qui est tout de même un comble. Comme si l'identité de la civilisation française avait quelque chose de racial! C'est tout cela qui fait le jeu du FN.

Et le fossé s'est agrandi avec la crise des migrants. Pour beaucoup de nos concitoyens, la France n'est pas une abstraction, mais un patrimoine, un bien commun, un vécu commun et partagé. Pour beaucoup de nos concitoyens, la France est leur maison et ils ont l'impression ne ne plus en posséder la clé. Qu'y a t-il là d'indigne? Le spectacle de la ville de Calais n'est pas seulement troublant à cause de la misère qui s'y affiche, mais aussi par le sentiment que tout est dorénavant permis et que les nations ne sont plus maitresses chez elles. Que cette situation est assumée par l'Etat, au détriment de ceux que l'on appelle citoyens. .

Le Front National n'est pas la solution. Mais lorsqu'on écoute le vocabulaire utilisé pour qualifier ses électeurs - on se croirait revenus au temps où s'affichait le mépris des intellectuels et des bourgeois pour les rustres - il ne faudra pas s'étonner des surprises à venir.

 

 

 

Binationaux

Qu'importe que meurent des innocents si les principes sont saufs!

Les hommes sont imparfaits et il n'y a pas de valeur, aussi belle soit-elle, qui ne puisse engendrer quelques exceptions temporaires. Sinon, nous sommes dans le fondamentalisme et non pas dans le réel.

Une fois de plus, il est impossible de nommer le réel. Ce ne sont pas les Franco-Allemands ou les Franco-Américains qui sont en cause.

Rupture d'égalité?

Mais le seul fait d'être binational est une concession à l'égalité, je veux dire par là à l'uniformité républicaine!

Selon les opposants farouches à la mesure, une telle option n'empêcherait pas les jihadistes d'agir. Moi, je pense le contraire.

De toute manière, les républicains fondamentalistes, partisans d'une république totalement universelle, tous de gauche, sont opposés à toutes les mesures de contrôle, aussi bien aux frontières que sur le droit du sol, estimant que c'est inutile.

La grande excuse, c'est: on ne peut rien faire, donc laissons faire. C'est le meilleur moyen d'accéder à la société multiculturelle rêvée, exempte de xénophobie, cet avatar des droits de l'homme et de la société sans classes.

 

 

 

Décadence?

Evidemment, il n'est pas bien agréable de ne pas trouver des raisons d'espérer. Mais ce que je vois ressemble bien à une sorte de décadence. Comment ne pas hurler, dans un monde où l'on voit un bateleur de radio établir un lien de connivence entre Marine le Pen et l'Etat islamique et où l'on voit la première citée -certes très en colère à juste titre - répliquer en publiant des photos horribles sur les réseaux sociaux. C'est un pétage de plombs dans les deux cas, un oubli de soi et des autres. Ils sont malades, tous malades. Comme si Daech était l'enfant des Le Pen et comme si le retour des frontières et des identités n'était pas la conséquence de l'embrasement du monde islamique et d'une certaine conception de l'islam.

Comment espérer dans une classe politique qui, à peine sortie des élections que l'on sait, reprend son petit train-train; qui applaudit Bartolone, le vaincu aux propos indécents et lui rend son perchoir? Que dire aussi des petits marquis de l'éditorialisme qui ne se rendent même plus compte à quel point ils sont faisandés par le milieu qu'ils prétendent décrypter? Pourrissement, voilà le maître mot d'un pays sans boussole, qui recule chaque jour sur le plan économique par manque de courage politique. Comment espérer d'une classe politique et médiatique qui qualifie simplement, petitement, l'Arabie saoudite de pays   "ultraconservateur" et qui, dans le même temps renvoie le Rassemblement bleu marine à l'Hitlérisme? Il y a là tous les ingrédients de la plus incommensurable bêtise, à moins qu'il ne s'agisse d'un projet mûrement réfléchi.

Que dire d'une classe politique qui renvoie un tiers de l'électorat en enfer, aux marges de la République, sans se poser la moindre question sur elle-même? Sauf Xavier Bertrand.  Que penser d'un pays où la justice condamne Zemmour pour provocation à la haine des musulmans parce qu'il a dit que leur code civil est le Coran (ce qui n'est pas une insulte mais une vérité pour nombre d'entre eux), alors qu'aucune poursuite n'est engagée contre un imam qui enseigne aux enfants qu'ils seront changés en porcs s'ils écoutent de la musique? Que dire des élites d'un pays où il est vertueux de dégommer "la race blanche", mais où il est devenu discriminatoire d'exprimer ce qu'elle a apporté au monde? 

Je me fiche des races et des couleurs de peau; ce n'est pas mon vocabulaire et je ne mange pas de ce pain là. Je demande juste un peu de mesure et d'estime de soi. Ce n'est pas ce que nous montrent ceux qui nous gouvernent actuellement, qui sont à la fois dans l'éructation (Valls) et dans l'écran de fumée. . 

C'est un Européen convaincu qui le dit. Ce n'est pas en stigmatisant le désir de frontières (ce mot est devenu, avec des sous-entendus insoutenables,  quasiment l'expression du rejet et de la xénophobie) qu'on le combattra. Que voient beaucoup de Français aujourd'hui? Que l'Europe, qui a eu longtemps une image positive, n'offre plus d'espérance; qu'elle s'enorgueillit d'être ouverte au monde jusqu'à la folie. Beaucoup de Français voient que l'ouverture a détruit une partie de l'industrie hexagonale, sans que pour autant le pouvoir fasse quelque chose pour s'organiser autrement dans le monde nouveau. Car ces fameuses élites ont le culot de prétendre sauver le modèle social sans y toucher. Alors que l'on ne s'étonne pas de ce qui se passe aujourd'hui dans les couches populaires et moyennes. Tous les donneurs de leçons appartiennent aux couches qui ne craignent pas la mondialisation, soit parce qu'elles en profitent largement, soit par qu'elles en sont à l'abri. Les plus bavards et les plus donneurs de leçons sont d'ailleurs ceux qui vivent des impôts des Français. 

 

La France perd la boule...

Pas une région pour le Front National, comme cela avait été le cas pour les départements. Le front républicain a l'a emporté. Le sursaut des amis de l'Humanité a fait barrage à la bête immonde, l'universalisme républicain l'a emporté sur la préférence nationale,  la djellabah peut rester française. Voilà ce que je lis depuis deux jours avec l'insatisfaction et le malaise que vous devinez. J'apprends que le peuple, ce pauvre peuple, caresse les fachos et qu'il a besoin d'être remis dans le droit chemin!

Ce qui leur fait peur et commence à les pousser à réfléchir, c'est que le Fn, malgré sa défaite au second tour a engrangé plus de 6,8 millions de voix et que le phénomène va sans doute s'amplifier. Comment se peut-il qu'un peuple éduqué comme le peuple français, un peuple qui a biberonné à l'histoire de la Révolution et aux valeurs d'égalité et de fraternité, s'en remette ainsi aux ennemis de l'égalité? Il leur a fallu des années à comprendre que c'est justement l'égalité qui est bafouée par les classes dirigeantes et que les "valeurs" ne prendront jamais complètement le pas sur l'Histoire, autrement dit sur ce qui est vécu ensemble, bonheurs et malheurs, depuis des siècles et des siècles. 

Ces élections ont quand même mis au jour un foutoir sans nom. Nous avons une gauche qui déteste les valeurs de droite qui appelle à voter pour la droite. Nous avons même, en Paca, une gauche qui appelle à voter Estrosi, le plus extrême des Républicains! Je n'en reviens toujours pas. Nous avons une extrême gauche, pourtant violemment anticléricale, qui prend la défense des musulmans. Il est clair que le FN a fait sauter la banque et qu'une recomposition devra avoir lieu au risque d'assister à une décomposition de la classe politique.

Un homme émerge de ce gigantesque bordel: Xavier Bertrand dans le Nord. Elu grâce à la gauche, il vient de renoncer à ses autres mandats et il est le seul à afficher une attitude résolument gaulliste. Il ne sera sans doute jamais Premier ministre, mais il représente clairement un chemin vers l'avenir. 

Manuel Valls a tenu des propos inqualifiables en brandissant le risque d'une guerre civile (comprendre entre musulmans et Français autochtones) si le FN prenait un jour le pouvoir. Il est coutumier de ce genre d'excès, lui dont on ne sait d'ailleurs pas où il se trouve exactement sur l'échiquier politique. Il semble pourtant, si l'on en croit les propos qu'il a tenus hier soir, qu'il ait compris un certain nombre de choses. Attendons avec prudence et sans excès de confiance.

Pourtant, rien ne se réglera avec une seule approche économique des problèmes. Les questions que se posent les Français dépassent de très loin la question du chômage. Et c'est d'ailleurs pour cette raison que je ne suis pas optimiste pour l'avenir. S'il est vrai que s'opposeront bientôt deux blocs, l'un mondialiste-européen et l'autre souverainiste-populiste alors, on va vers de beaux affrontements. Et par ailleurs, l'ADN républicain s'oppose par nature à une vision autocentrée de l'histoire des peuples.  

Il est aussi très inquiétant de constater qu'une partie encore majoritaire de la France agit et pense comme si nous n'avions pas eu, depuis le début de l'année, de sanglants attentats terroristes liés à la mouvance islamiste. Les Français continuent à faire l'autruche, ils s'accrochent à la laïcité en refusant de voir qu'elle n'est pas aussi universelle que cela et que d'autres valeurs, une autre conception du monde, s'y opposent avec acharnement, y compris sur notre sol. Sur ces questions là, les politiques, qui flattent les pires régimes théocratiques, ne les aident pas à voir clair.

Ah Charles de Gaulle....

Arnaque?

Eh bien voilà! Nous allons voter pour le second tour des régionales alors que notre Président, tel un super-héros de superproduction américaine, et ses fidèles lieutenants Fabius et Hulot, viennent tout simplement de sauver la planète! Je suis sans doute un sceptique invétéré, mais je ne peux pas m'empêcher de me poser des questions devant ce déferlement, que dis-je ce raz-de-marée - politico-médiatique. Désolé, mais je ne communie pas dans la nouvelle religion planétaire, même si le réchauffement est avéré et même s'il est bon de développer les énergies renouvelables.

D'abord, que nous autres, pauvres humains, puissions négocier entre nous une limitation du réchauffement à 2 degrés comme s'il s'agissait d'une négociation financière internationale me paraît surréaliste. Ou je n'ai rien compris ou c'est plus gigantesque arnaque de l'Histoire. Oui, je doute, et c'est mon droit. Les phénomènes qui sont en jeu me semblent de loin dépasser les capacités humaines. Lutter contre, oui, en faire une gigantesque opération de communication c'est scandaleux.

Ensuite je pense à ce que doivent ressentir tous ces pauvres gens qui ont perdu leur boulot en voyant leur chef à plumes totalement investi sur la planète et le cosmos, à leurs frais, alors qu'il a été incapable de proposer des réformes structurelles qui auraient permis à la France d'avancer. Autrement dit, c'est plus facile de s'occuper du monde que de s'occuper du chômage ou de l'islamisme qui gangrène nos banlieues. C'est plus facile de regarder l'eau monter que d'agir contre les mosquées radicales. 


Combien de temps?

Voter pour le Front national est "immoral". Du raz de marée de la semaine dernière, c'est le seul enseignement que la gauche française ait retiré. Des millions d'électeurs français sont des idiots sans bac, des demeurés, des oubliés de la mondialisation. Les cols blancs diplômés contre les caissières et les ouvriers. Voilà où nous en sommes arrivés. Combien de temps cela va-t-il durer encore? Combien de temps l'idéologie moralisatrice d'une petite minorité va-t-elle gouverner la politique française? Et dans quel mur allons-nous nous fracasser si ceux qui nous gouvernent ne regardent pas la réalité en face? 

Qu'il y ait d'énormes failles dans le programme de Marine le Pen, c'est un fait que personne ne nie. Et que cela marche quand même, c'est cela qui devrait poser question. Rien. Rien que le rappel de valeurs récitées comme un catéchisme et qui ont en partie échoué, aussi bien à l'école que dans l'intégration. Comme me disaient l'an dernier des gens très bien du milieu rural.  "On sait que le programme de Le Pen est indigent, mais on s'en fout. Y en a marre."

Il est très probable que dimanche prochain le FN sera écarté du pouvoir grâce au désistement des socialistes en faveur de l'autre parti dit "républicain". Mais cela ne fera qu'accentuer les fractures et les frustrations. Des millions d'électeurs auront l'impression qu'on leur a volé la victoire grâce à de grands arrangements entre gens en place. C'est ainsi, si ce scénario fonctionne, que les frontistes ne pourront démontrer ce dont ils sont capables (ou incapables). cela va rendre fous et radicaliser des millions de gens.

Si le vote FN est immoral, pourquoi alors ne prend-on pas des mesures pour sortir ce parti de la vie publique? Ce serait simple, efficace et cela permettrait peut-être de reconstituer une droite conservatrice débarrassée des vieilles lunes colonialistes, racistes et pétainistes de l'extrême droite. Posez-vous la question. Mais pourquoi ne le font-ils pas? 

Le plus terrifiant, sans doute, dans cette affaire, c'et de voir s'agiter des hommes politiques sans envergure dont le seul objet est la carrière. Il il y a dans ce pays une crise, mais c'est avant tout une crise des hommes d'Etat. Un homme d 'Etat c'est un type qui se fiche de durer. L'élection de François Hollande, petit virtuose de la combine, et dorénavant sa probable réélection doit nous interroger sur nos propres médiocrités. 

Faut-il avoir honte?

Voilà, c'est fait, le Front National vire en tête dans six Régions françaises. Faut-il avoir honte, comme le suggèrent certains commentateurs? Honte de quoi? Honte d'un parti nationaliste qui s'accroche à l'identité historique de la France et qui s'est construit sur des idées xénophobes, colonialistes et racistes? Honte de ces élites qui n'ont pas su, qui n'ont pas voulu répondre à l'angoisse des Français? Ces "Républicains" qui, au nom de valeurs universelles, ont sorti la France de sa trajectoire historique? Dire aux Français en pleine période de mondialisation, la République, c'est l'humanité toute entière, c'est l'universalité des droits (mais pas toujours des devoirs) c'est un très beau message, mais cela devait conduire forcément à la situation actuelle, surtout lorsqu'on a plus de 3,5 millions de chômeurs.

La honte, c'est d'abord des élites qui ont tenu des discours inaudibles aux gens qui souffrent, même s'ils défendent de belles valeurs. Le monde n'est pas parfait et, de tous temps, le devoir de ces élites au pouvoir a été de protéger les populations dont il a la charge et cela n'a pas été fait. Se gargariser de mondialisation, d'abolition des frontières, cela n'est pas suffisant. La réussite aurait passé par un mélange subtil de fermeté et d'ouverture et cela n'a pas été fait. Les droits de l'Homme ont tout emporté et laissé croire à beaucoup de Français que leur maison ne leur appartenait plus, y compris sur le plan économique, parce que nous appartenons à la grande Humanité. Quel échec! 

Ces fameuses élites auraient du comprendre qu'en démocratie, la notion même d'élites est très aléatoire. Que cette notion, dans un monde où l'information circule constamment, ne peut être validée qu'à la seule condition d'écouter le peuple et de ne pas le considérer comme une masse informe auquel on distribue des mots d'ordre et de la propagande.. Cela n'a pas été entendu. Dans ce pays la démocratie de représentation de la bourgeoisie dominante est en échec car elle n'a pas respecté les gens. Elle a construit des clientèles plutôt que de s'occuper de tous. Elle s'est moquée de ceux qui aiment leur patrie et veulent mettre des mots sur les maux. Le pire, c'est que cela ne va pas empêcher cette bourgeoisie, qui détient tous les leviers, de vomir sur les millions d'électeurs qui ont choisi Le Pen. 

Au bout du compte, je suis gaulliste, ou plutôt, j'ai toujours admiré le général de Gaulle. Jamais il n'aurait accepté certaines des politiques conduites par ses successeurs, car il avait le sens de l'Histoire en même temps que le respect des Français. Tous ceux qui se réclament de lui, aujourd'hui, ont clairement failli. 


Voter?

Curieuses élections régionales. On vous demande de voter alors que ces nouvelles Régions, découpées au coin de la table par quelques puissants, en dehors de tout esprit démocratique, ne font pas l'unanimité, loin s'en faut; alors que cette soi-disant réforme a été sans doute initiée afin de retarder au maximum une élection qui se présentait comme une mise à mort pour la majorité (qui gère actuellement toutes les Régions (sauf l'Alsace).

Tout en arrière plan de cette affaire, on voit bien ce qui s'est joué encore une fois dans la tête de nos dirigeants.

D'abord, ne pas laisser se reconstituer totalement (à l'exception de la Normandie pour laquelle on ne pouvait faire autrement et qui n'est pas dangereuse) les petites nations qui ont fait la France. ne pas redonner à la Bretagne toute sa dimension historique etc. Les regroupements sont, dans l'ensemble une machine à détruire les identités et les nouvelles Régions, pour la plupart des lieux dans lesquels il est impossible de se reconnaître. Juste des lieux d'administration, des circonscriptions administratives de l'Etat avec lesquelles ce dernier joue comme il l'entend.

Ne pas laisser penser que nous irions vers une sorte de fédéralisme, donc vers une authentique décentralisation avec des pouvoirs très importants aux Régions, en matière économique notamment et même en matière d'adaptation des normes. 

Autrement dit, on continue à vouloir tout piloter (du moins l'essentiel) de Paris, alors que nous sommes entrés dans un monde qui déteste le centralisme et doit instaurer beaucoup de souplesses et de coopération. Hollande n'est pas seul en cause. C'est toute une classe politique qu'il faudrait reformater et Paris dont il faudrait juguler l'appétit. Ce qui fut sans doute bon hier, dans une période d'unification intérieure, ne l'est plus aujourd'hui. La France devrait puiser dans son histoire et dans sa diversité sa force de demain. Mais elle continue d'être corsetée au seul bénéfice d'une petite oligarchie..

Oup dé! Oup dé...

Que penser d'un pays qui se dit en guerre et qui est à court de munitions, obligé de commander des bombes aux Etats-Unis? Ce même pays qui, pour la première fois de son histoire, est incapable de changer lui-même les fusils d'assaut de ses soldats et devra les acheter en Allemagne, en Suisse ou en Italie? Que penser d'un pays en guerre dont le chef de l'Etat s'en va parader sur l'unique porte-avions de la flotte - les politiques se sont chargés, en leur temps, d'enterrer le deuxième) - et qui va bientôt entrer en grande rénovation pour 18 mois, début 2017. 

En France, l'Etat social a dévoré l'Etat régalien.

C'est ce que nous avons voulu, n'est-ce pas?

Sus au Front National!

La chasse au Front national est plus que jamais ouverte à proximité des élections régionales, mais je ne suis pas du tout certain, malgré la remontée spectaculaire (mais en trompe l'oeil) de François Hollande, que cela changera grand chose au scrutin. Tout le monde s'y met, avec parfois des arguments qui laissent pantois. Si la Voix du Nord assume ses choix rationnellement, à ses risques et périls, que dire du centriste Jean-Christophe Lagarde lorsqu'il affirme pratiquement que "voter Le Pen c'est renforcer daech!" puisque cela renforce l'idée que les Français ne veulent pas de musulmans chez eux! 

Il est tout de même assez fort de café que la super-diabolisation du FN soit conduite par ceux-là même qui ont nourri la bête pendant plus de trente ans, en oubliant qu'un pays n'est pas une simple association de communautés ou de valeurs et en refusant de réformer, laissant ainsi des centaines de milliers de jeunes sur le bas-côté pour préserver les nantis du travail. Des partis de gouvernement qui ont aussi laissé l'Europe dépérir pour préserver leurs pouvoirs locaux. Qui n'ont pas protégé ses frontières, qui ont laissé faire la crise migratoire.

Une UE qui va aussi faire monter le FN en cédant au maître-chanteur Erdogan le calife turc. Trois milliards d'euros d'aide pour contenir les réfugiés et la promesse de reprendre les négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE. On voit, dans ce deal indigne, l'immense faiblesse de ceux qui gouvernent depuis Bruxelles et même depuis Berlin, puisque Merkel (écrasée sous le poids des réfugiés) a aussi mangé son chapeau. marché de dupes sans aucun doute, et qui ne trompe personne. Et voilà comment, avec beaucoup d'autres événements quotidiens, Marine Le Pen fait sa pelote.




Homme libre...

Même si je me cachais sous mon lit, je ne pourrais pas y échapper..; La Cop 21 et ses mots d'ordre nous poursuit en tous lieux. Radios, télés, tablettes, ordis, sites internet, tout le monde est branché Cop 21 et communie au réchauffement climatique. Plus la moindre distance, pas le moindre bémol comme s'il était définitivement acquis que nous savons quelle sera la température dans cinquante ans!

Il y a quelque chose de religieux là-dedans, même si l'argumentaire s'appuie sur des données scientifiques. Tout le monde se raccroche au wagon du sauvetage de la planète, même le pape; les sceptiques sont considérés ni plus ni moins comme des négationnistes, ils sont réduits au silence. Lorsque l'espace du débat est ainsi écrasé par une seule voix, il n'existe plus d'hommes libres. Mais en existe-t-il encore à l'heure de la mondialisation? L'homme libre est par nature solitaire et notre monde ne fait que répéter des mots d'ordre diffusés à la télévision. 

Ce que je vois, malgré 37 ans de journalisme suscite en moi une angoisse profonde, car l'information ne vient que de quelques sources dominantes. 

Que le réchauffement climatique soit un fait, je n'en doute pas. Mais faut-il à ce point s'aveugler, ne plus prendre en compte l'immense complexité de la question, les failles des outils scientifiques, les jeux politiciens, en oublier jusqu'à son propre jugement? Toute information est relative à une autre. En France la recrudescence du chômage, qui impacte pourtant notre avenir de manière décisive, est presque passée à la trappe du fait de la COP 21. Voilà qui arrange bien François Hollande, l'homme n'a fait que des réformettes de crainte de déplaire à son électorat et qui se pare aujourd'hui - grâce à la réunion de Paris - des habits de la modernité écologique. Derrière le politique il existe toujours une manipulation. 


Régionales

Les élections régionales ne se joueront pas sur les lycées ou le transport ferroviaire, donc sur des questions locales, mais sur les questions nationales et presque uniquement sur les questions de sécurité. Il ne pouvait pas en être autrement sauf à repousser ces élections, encore une fois, aux calendes grecques. 

Les sondages nous disent que le FN est le parti qui profite le plus de la situation créée par les attentats, et on ne voit pas pourquoi il en serait autrement.  Cela fait des années que le FN dénonce les frontières poreuses, la perte de l'identité nationale, les excès de l'immigration islamique, la dilution de la France dans une Europe mondialiste et laxiste etc.. Il n' a plus, aujourd'hui, qu'à recueillir les fruits de positions qui les faisaient qualifier de xénophobes, de racistes et d'antirépublicains. 

Il est clair que pour l'électeur de base, qui ne s'embarrasse pas de subtilités langagières et qui regarde le monde qu'ont fabriqué les partis de gouvernement ces quarante dernières années - un monde où l'on peut tuer des innocents au nom d'une religion importée - il est clair que pour cet électeur le personnel politique "honorable" a failli dans la protection des citoyens en se réfugiant derrière des idées généreuses mais porteuses de toutes sortes de dérives. 

En ce sens, les partis traditionnels porteront la lourde responsabilité, à cause de leur aveuglement, en confondant le gouvernement des individus avec une Eglise, d'avoir fait le lit d'un parti qui n'est probablement pas capable de gouverner et qui, s'il arrive au pouvoir, va réveiller la rue... autre vieille tradition française.

Il semble bien, pourtant, que, même si le gouvernement de gauche a entamé un vrai virage sécuritaire, cela ne remettra pas en cause les fondements d'une croyance dans un bla bla dont a pu voir toutes les conséquences. Comme si la France, et l'Europe, étaient incapables de se projeter - malgré les apparences de réarmement moral - dans un monde à nouveau en guerre dans lequel l'islam joue sa partition sans complexes. Il est tout à fait étonnant de voir à quel point la cécité est immense, même face à l'islam dit "modéré" alors que ses responsables ne cessent de s'exprimer en évoquant "la loi" et la "jurisprudence islamique. Comme s'il pouvait y avoir deux lois dans cette vieille nation qu'est la France.

Cela nous ramène à l'Empire romain qui s'effondra sous le poids de son immensité, de sa bureaucratie... et des migrants qui se pressaient aux frontières.


Drapeau? Vraiment?

Mes pensées ne quitteront pas les victimes de la tuerie de Paris, mais ce sera sans drapeau à ma fenêtre. Je ne participerai pas à cette mascarade d'un pouvoir  qui redécouvre subitement les vertus du bleu-blanc-rouge, qui, il n'y a pas si longtemps se dressait contre Ségolène Royal à ce propos et défendait la présence des couleurs algériennes et autres aux abords des stades ou dans nos villes, comme les signes d'une bonne santé de la France. 

Soudainement, une partie de la gauche française, toute entière abandonnée à l'internationalisme et à une conception totale de l'universalisme, redécouvre les vertus de la sécurité et du contrôle aux frontières. Il y aurait de quoi rire si cela n'était pas tragique. Quelle sécurité d'abord? Car je suis prêt à parier qu'au nom de petits calculs électoraux et d'arguties de toute nature (on les voit à nouveau fleurir) il n'y aura pas de véritable mise au ban de l'islam radical, considéré comme un simple rigorisme.

Et qu'en est-il de l'esprit de résistance qui se manifesterait dans le pays? est-ce que boire un verre en terrasse et faire du bruit après la tuerie manifeste un esprit de résistance? Est-ce que l'absence de réformes fortes, pour des raisons purement idéologiques et électoralistes, qui met des millions de Français au chômage, préparent nos concitoyens à l'esprit de résistance? 

Dans cette triste époque, et derrière les mises en scène du malheur on voit toutes les tambouilles politiciennes à l'oeuvre. Ils ont tout fait pour que ceux qu'ils appellent les populistes, voire les fachos, arrivent aux affaires. Si de Gaulle voyait ça!

Le plus étonnant enfin, c'est que la presse puisse considérer le revirement du pouvoir comme naturel, comme si tous les reniements étaient acceptables en politique. 


Baroin et compagnie..

Il existe des  fondamentalistes de la laïcité - qui n'ont pas soldé leur haine envers l'Eglise - qui croient qu'on pourra mieux lutter contre la visibilité de l'islam dans l'espace public, en interdisant les derniers signes visibles - et plus culturels que religieux - de la religion historique. Ils se trompent et font d'ailleurs preuve d'une méconnaissance consternante du fonctionnement du "système musulman".

Mais le plus étonnant, c'est qu'on entend des évêques qui appellent les catholiques à prendre exemple sur les musulmans en matière d'attachement à leur religion, alors que Jésus lui-même s'est constamment dressé contre cette vision normative (la loi). C'est à n'y plus rien comprendre.

J'en entends qui demandent aux musulmans de vivre leur foi dans le privé. Mais l'islam est tout sauf une religion du privé. L'islam s'accomplit dans l'espace public et dans tous les domaines de la vie collective. Et en ce sens, la laïcité, construite face à l'Eglise catholique, religion sans droit révélé, sera totalement inopérante si la radicalisation actuelle ne cesse pas. D'autant que s'ajoute au fait religieux un phénomène identitaire, une opposition à l'Occidental. 

Disons pour terminer que lutter contre les signes du catholicisme est suicidaire, car, qu'on le veuille ou non, le christianisme est l'un des piliers de la France que l'on connaît avec la monarchie, la République et la culture gréco-latine. Renoncer au christianisme culturel, c'est renoncer à la France. Demain, après les crèches, on s'attaquera à tout le vocabulaire issu du monde chrétien (crèches par exemple et même laïc). On s'attaquera aux calvaires, aux noms de nos communes etc... Et au bout du compte, après ce nettoyage, il ne restera plus que...l'islam.. En réalité les préconisations de certains politiques démontre à quel point ils sont mal armés intellectuellement et dépassés par certains phénomènes.

Et Dieu sait pourtant, que je ne suis pas un ami charitable de l'Eglise catholique!

Marcel Gauchet

Sur la question de l'islam, de l'islamisme et du "pas d'amalgame", je vous renvoie à la position du philosophe Marcel Gauchet sur le blog "Etats d'Ame" de François Vercelletto, site internet de Ouest-France. 

L'Europe est morte...

L'Europe que nous avons aimée et morte. Elle est morte sous le poids de son laxisme, de son inconséquence, de son immigrationnisme dangereux, qui laisse les citoyens européens désarmés. C'est ainsi que nous avons appris qu'au moins deux des terroristes s'étaient mêlés aux réfugiés. Combien d'autres? Qu'un membre du commando parisien avait été exfiltré tranquillement vers la Belgique, et même contrôlé par la police qui l'a laissé passer, voilà qui rassure les Français+

Regardons les choses en face. Sans refondation, l'Europe actuelle - qui n'est qu'une ONU régionale - n'a aucune chance de survie.

Le plus incroyable, c'est que le virage sécuritaire du gouvernement de gauche aurait été considéré, il y a quelques jours, comme une atteinte aux droits de l'homme par ceux là même qui le mettent en oeuvre!

Il est dur de constater que ceux qui avaient prévenu, mis en garde contre l'islam radical et même contre l'islam tout court (en raison de son mode de fonctionnement, de son infrastructure) étaient considérés, hier matin,  comme des fachos et des antirépublicains.  Et cependant, la machine à dédouaner "la religion d'amour et de paix" a repris de la vigueur ces derniers jours, comme si 130 morts et 350 blessés ne suffisaient pas. Je ne cesse de le répéter: si le "pas d'amalgame" consiste à exonérer, au nom de l'unité nationale, la sphère islamique de toute responsabilité, alors ça ira très mal. 

N'oublions pas qu'une immense partie de poker se joue à une échelle qui dépasse de très loin nos individualités. Alors que l'Etat islamique pousse vers l'Europe des masses de réfugiés musulmans, soldats involontaires d'un ressentiment immense et historique, les Turcs ouvrent et ferment leurs portes pour nous faire chanter. Les saoudiens (qui sont un Daech qui a réussi) eux, ferment leurs portes à leurs coreligionnaires, de manière à ce qu'ils se dirigent dans la bonne direction. 

Et pourtant,ceux d'en haut continuent à se prosterner devant les wahabites et à les laisser pourrir l'islam européen. C'est pire encore qu'en 1940, car en 1940, nous sortions d'une guerre qui avait été un bain de sang. 

Seuls...

Ne vous fiez pas aux bonnes intentions affichées par les Européens ni aux déclarations d'amour des imams pour la République française. Car nous sommes seuls en réalité. Les Européens vont faire quelques efforts aux frontières, ils vont sans doute mieux coordonner leurs "services"mais vont-ils venir nous aider dans le Sahel pour lutter plus efficacement contre les jihadistes? N'y comptez surtout pas. Ils estiment qu'en se déclarant "en guerre" la France les a mis devant le fait accompli (Qu'a fait madame Merkel en ouvrant en grand ses portes aux réfugiés?) et ils rêvent encore, en faisant le dos rond, d'échapper à la vindicte des islamistes. Oui nous sommes seuls et pas bien armés. A quelques mois près, l'unique porte-avions n'aurait pas pu partir pour combattre en Méditerranée, car il va bientôt entrer dans une longue refonte d'un an et demi. Je me souviens, pour les avoir vécus, les interminables débats qui avaient abouti à renoncer à donner un sister ship au Charles de Gaule. 

Alors oui, la France est seule pour un combat extérieur qui la dépasse après des années de réductions drastiques des dépenses militaires. Et elle est d'autant plus seule que ses dirigeants prétendent à la fois mener une guerre totale contre l'islamisme tout en louant, à l'intérieur, la beauté de l'islam "tranquille" (alors que l'on observe une radicalisation dans de nombreux quartiers). Il faut conduire à l'intérieur une guerre contre l'islamisme sans fâcher les autres musulmans, ce qui ne va pas de soi. Autant dire que c'est mission impossible, d'autant plus que le gouvernement rajoute une louche de complexité en se montrant ouvert à des réfugiés issus pour la plupart d'un monde musulman en pleine ébullition. Nous ne vivons pas dans un monde parfait et il est à peu près  certain que la peur va déclencher des réactions imprévisibles. 

Ce n'est pas seulement une question de valeurs et de respect de l'autre. La France est contrainte, du fait de la présence de fortes communautés musulmanes, de tenir un discours sur le fil du rasoir qui limite sa capacité d'action. Ainsi, je ne crois qu'il faille s'attendre à autre chose qu'à des voeux pieux en matière de lutte contre le salafisme et concernant les fermetures de mosquées radicales. Et d'ailleurs, qui peut croire à la volonté des dirigeants en ce domaine, alors qu'ils courtisent les mêmes salafistes d'Arabie? Nous vivons pourtant, au-delà des rodomontades,  notre dernière chance de demeurer ce que nous sommes, sans passer des compromis inacceptables. La masse musulmane sait parfaitement ce qui se joue et son intérêt est de temporiser. 

La question islamique est terrible car la radicalisation qui se produit en ce moment, cet abandon aux rituels et à l'orthodoxie, est un phénomène mondial qui entraîne les communautés installées en Occident.  Je suis convaincu que les imams ouverts à la modernité n'y peuvent rien ou pas grand chose. 

Nous sommes en guerre et c'est bien une guerre de civilisation. 

Nous avons voulu la société multiculturelle par goût de l'argent et par amour des droits de l'homme. Eh bien, nous avons la guerre.

 


On n'est pas sortis de l'auberge...

La société française est-elle aussi soudée qu'on le répète sur les chaînes de service public? Retourner boire un verre au bistrot est-il un signe de résistance à l'oppression et à la barbarie? J'en doute et même, j'en suis exaspéré. Je vois de quelle manière la télévision - surtout la télévision -  met en scène, comme un film d'horreur, la barbarie qui vient de frapper la France. Et je vois les Français réagir comme s 'ils sortaient d'un film éprouvant et répétant toujours les mêmes mots, comme si tout cela avait été bourré, lentement mais surement, dans les crânes. 

Les Français prêts à résister? Je découvre surtout des hommes et des femmes désarmés moralement, refusant de savoir vraiment quels sont les enjeux du bas de fer qui nous oppose à l'islamisme, cherchant à croire, avec la complicité des pouvoirs publics, qu'ils pourront s'en sortir en déclarant que cela n'a rien à voir avec l'islam. Malheureusement, ce n'est pas aussi simple. Des Français par ailleurs désarmés en tant que société civile, après  des décennies d'un Etat omnipotent  qui prétend tout réguler, tout prendre en charge. 

Le pouvoir des mots dans la bouche des dirigeants est terrifiant. François Hollande n'a pas prononcé une seule fois le mot islam ou islamisme. On se cache derrière des mots comme "terrorisme" "Daech" "secte"," jihadistes" etc sans jamais nommer le coeur du système, celui qui ouvre les vannes à toutes les interprétations de la foi. On voit un ancien ministre des affaires étrangères déclarer, sans rire, que des mesures plus radicales ne pouvaient pas être prises dès janvier parce qu'on était dans le cadre d'un blasphème et non d'une attaque visant tout le peuple! On ne peut que s'incliner devant autant de mauvaise foi. On entend un imam célèbre de Lille faire allégeance à la République avec ardeur et contester, en même temps, la fermeture des mosquées salafistes. On entend les critiques les plus virulentes sur le système Schengen, mais des critiques sélectives qui ne visent que l'entrée des jihadistes et qui n'englobent en aucun cas la question des réfugiés.  C'est le règne de l'ambiguité à tous les étages. Nul ne peut nier, aujourd'hui, que c'est l'islam dans son ensemble qui pose problème aux valeurs occidentales, même s'il existe en son sein d'admirables intellectuels qui tentent de résister à cette glissade vers le Moyen Age. L'islam victime de son ressentiment, de son histoire conquérante.

On pourrait prendre de multiples exemples de cette cécité qui nous frappe devant des quartiers entiers livrés à l'islam rigoriste ou radical. Combien de Molenbeck en France? 

Je comprends très bien la nécessité de ne pas accuser des hommes et des femmes qui n'ont commis aucun délit, de même que la nécessité de préserver un semblant de cohésion nationale. Il n'empêche qu'il va falloir mettre les mains dans le cambouis, essayer de conjuguer intransigeance et humanité. Je vous l'ai dit, on n'est pas sortis de l'auberge. J'ai tendance à penser que sur le temps court, c'est l'Europe qui joue sa peau. Et sur le temps long, c'est la France qui joue son destin. 

Saint-Denis-Beyrouth

Comment reconnaître son vieux pays avec les événements de ces derniers jours et ceux qui ont recommencé, ce matin, à Saint-Denis, à deux pas de la basilique des rois de France? Je ne suis pas royaliste, mais, avec ce que je vois je pourrais le devenir!  Car ce qui se passe en ce moment signe en partie l'échec de politiques républicaines, l'échec de la mondialisation culturelle, l'échec de belles valeurs qui ne sont pas aussi universelles qu'on croit. Je ne dis pas cela pour justifier un refuge dans l'identitaire, mais simplement par réalisme. 

Malgré ce qui se déroule sous nos yeux de vieux Gaulois héritiers d'une vieille civilisation, je vois, tétanisé, que beaucoup d'intellectuels et de politiques refusent de mettre les mots justes sur le problème. Il y en a qui croient encore - et on les valorise sans vergogne sur les chaînes publiques - que l'islam n'est qu'une religion d'amour et de paix victime d'affreux terroristes dévoyés. Il suffit pourtant d'écouter les chrétiens d'Orient pour comprendre que cela n'est pas aussi simple, mais, bien sûr, leur parole n'est pas "conforme". On trouve même, en France, alors que 130 personnes viennent de mourir assassinées, des soi-disant spécialistes, qui se refusent à condamner le salafisme. 

Chez les musulmans français (ou ceux qui vivent en France), on découvre aussi le refus intransigeant de l'amalgame, comme si l'islam ne servait pas de matériel idéologique à tous ces terroristes. L'islam, je ne cesse de le répéter, peut se vivre de manière graduée, mais il est conçu de telle manière qu'il peut facilement s'emballer. Mahomet n'est pas Jésus, leur histoire terrestre est aux antipodes l'une de l'autre. L'islamisme, qui vit de religion mais aussi d'un puissant ressentiment,  est bien une composante de l'islam. Jamais l'islam ne s'est conçu comme minoritaire. Je suis sidéré par le manque de connaissance du fait religieux qui s'exprime partout. On compare volontiers les terroristes islamistes aux brigades rouges d'antan, en oubliant que les fous de Dieu croient au ciel, ce qui les rend bien plus déterminés sur la durée. Le communisme réel a vécu sur l'espace de trois quarts de siècle, les religions monothéistes sont toujours là après deux millénaires.

Nous ne nous en tirerons pas de cette manière. Nous ne nous en tirerons pas dans le refus, comme François Hollande de prononcer le mot "islamisme" et dans le refus d'admettre qu'il existe bien une confrontation de civilisations. J'en demande pardon à tous ces Français de culture musulmane qui sont assimilés, mais il y aura forcément une remise à plat avec ceux qui confondent les rues de nos villes avec celles de pays musulmans. Si cela ne se fait pas, alors, la France comme nation disparaîtra. Cela ne fait aucun doute. Car, aux vieilles fractures françaises issues de la Révolution, jamais complètement soldées, nous avons ajouté des fractures religieuses  et culturelles quasiment ingérables. Et nous l'avons fait à la fois au nom du  libéralisme économique (s'enrichir toujours plus) et dans cette foi absolument invraisemblable dans un universalisme qui indifférencie tout ce qui vit. 

Mon vieux pays, tu n'es plus comme avant. je sais bien que le monde change, que l'on n'y peut rien, mais te voilà victime, désarmé par tes belles valeurs. Je ne crois plus en toi, je ne me sens plus en toi, et je ne crois plus en ceux qui prétendent nous diriger, qui combattent le terrorisme en léchant les fesses d'Etats reconnus qui coupent les mains et interdisent la liberté de conscience. On ne peut pas prétendre lutter contre le terrorisme islamique tout en vendant des avions à l'Arabie. On ne peut pas lutter contre le terrorisme tout en acceptant l'inacceptable sur notre sol (salafisme, burqas, hallal, séparation hommes-femmes etc), des pratiques qui choquent tout ce que nous avons construit au fil des siècles. 

Pourquoi si tard?

On nous a servi, hier, tous les fastes républicains: Versailles, tambours, discours martial, nation en armes. Pour montrer l'unité des Français ou pour faire oublier les questions qui mettent en colère des millions de citoyens? Pourquoi si tard? Pourquoi ce qui était impossible hier, après une première hécatombe, le devient-il aujourd'hui? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi certains éditorialistes et politiques découvrent-ils subitement les vertus de la sécurité? Pourquoi découvrent-ils subitement que la première des libertés, c'est le droit de ne pas mourir sous les balles à la terrasse d'un café ou dans une salle de concert? Nous connaissons la réponse: le déni, la mauvaise conscience, l'adoration des idées plutôt que le respect des vraies personnes. D'une certaine manière tous ces gens là sont un peu responsables de la mort de tant de jeunes gens. Si l'Etat d'urgence avait été décrété après l'affaire Charlie, nous n'en serions probablement pas là, en deuil, les larmes aux yeux, la rage au coeur. 

Alors évidement il n'est jamais trop tard pour bien faire. Mais méfions-nous. Les mesures annoncées seront-elles mises en oeuvre? On ne peut que s'inquiéter alors que nous ne savons même pas faire respecter la loi sur le niqab? La nécessaire augmentation des forces de sécurité doit-elle se faire sur le dos des déficits, comme l'a annoncé Hollande (ce qui me paraît hautement irresponsable), ou faut-il choisir entre ce qui est important et ce qui l'est moins? Il est clair qu'en de nombreux domaines ce gouvernement ne choisit pas, il subit.

Comment croire complètement à ce qui a été annoncé alors que de nombreuses bonnes âmes font tout ce qu'ils peuvent pour déconnecter la question des réfugiés de celle de l'islam politique? Alors que le président de la commission européenne, ce bon démocrate chrétien de Juncker, estime qu'il n'y a pas lieu de modifier la politique migratoire européenne? Comment croire que nous nous en sortirons alors que de nombreux jeunes musulmans sont radicalisés, alors que la communauté vit dans une défausse étonnante? Après de tels bains de sang, tout croyant censé fuirait devant la religion de ses pères et ce n'est pourtant pas ce qui se passe. 

En 376 après JC, un afflux soudain de réfugiés aux frontières de l'Empire et l'incapacité des autorités romaines à gérer de façon adéquate cette situation d'urgence avaient donné lieu à un affrontement dramatique (Andrinople) qui signa le début de la fin de l'Empire, nous explique Alessandro Barbero dans un livre paru il y a quelques années chez Flammarion et que je vous recommande (Le jour des barbares.)

 

Peur?

Peur est le nouveau mot à la mode. Il est destiné à contourner l'impossibilité d'utiliser le célèbre "pas d'amalgame". C'est la peur qui nous pousserait à une fermeté qui risque de fracturer la société française. Autrement dit, traduit en clair, "il ne-faut- pas-stigmatiser-les musulmans-qui-dans-leur-majorité-n'ont-rien-fait-de répréhensible." Les musulmans qui se répandent à nouveau sur le ton: "ce qui vient de se passer ce n'est pas l'islam. l'islam est une religion d'amour et de paix". Le message ne passe plus.

Il ne me viendrait jamais à l'idée d'accuser quelqu'un qui n'a rien fait pour la seule raison que ses coreligionnaires se comportent comme des barbares. En revanche, c'est mon devoir de me demander pourquoi une religion d'amour et de paix nourrit en son sein de telles dérives en plein XXIe siècle, alors même que la démocratie sert d'exemple un peut partout dans le monde. Il me vient alors à l'idée que les valeurs universelles que nous défendons ne sont pas aussi universelles que nous le croyons. Il me vient à l'esprit que l'islam n'est pas seulement une religion, mais un "système". Un système de valeurs dont les hiérarchies ne sont pas les nôtres. Ce n'est pas un hasard si les barbares de Paris se sont attaqués à la musique et aux cafés.

Après les événements sanglants de Paris, nous attendons autre chose que du déni de la part des autorités musulmanes. Nous attendons que les musulmans français pratiquants se regardent au fond des yeux et pointent clairement ce qui ne marche pas dans leur religion, confrontée aux valeurs occidentales de liberté individuelle et de conscience, d'égalité . 

C'est peut-être bien là le problème: une incapacité à entrer en harmonie malgré les efforts d'un certain nombre d'intellectuels pour faire évoluer l'islam orthodoxe.

Et ceux qui croient encore que l'islam et l'islamisme n'ont rien à voir, se trompent immensément. L'islamisme, c'est l'islam en ébullition autour de sa Loi et de ses rituels. 


Oui c'est la guerre...

129 morts innocents pour l'instant. Plus de 350 blessés dont 99 dans un état très grave. Tel est le bilan actuel des attentats islamistes qui ont endeuillé la France ces derniers jours. C'est beaucoup plus que dix années de combats de l'armée française en Afghanistan. C'est beaucoup plis que notre intervention en Bosnie. 

Oui c'est la guerre...

Oui c'est la guerre et beaucoup semblent le découvrir. Il aura fallu cette hécatombe supplémentaire, après celle de Charlie Hebdo et de l'hyper casher, après Mérah, après la décapitation d'un chef d'entreprise, sans oublier les attentats déjoués ces derniers temps, pour que, enfin, les idéologues de la bien-pensance ouvrent les yeux, consentent à enfin ouvrir les yeux sur les dérives communautaires qui risquent, peu à peu, de détruire notre pays.

On aura très vite remarqué que le discours sur le "pas d'amalgame" et devenu presque inaudible, même si les appels (naturels) à ne pas stigmatiser les musulmans perdurent. Même Alain Juppé y est allé, hier, sur la nécessité des musulmans eux mêmes à regarder ce qui ne va pas chez eux. Il ne suffit plus de clamer, maintenant, que l'islam est une religion de paix. Qui le croirait alors que, malgré toutes les excuses que l'on peut trouver, malgré la radicalisation par internet, c'est bien l'islam qui fournit le matériel idéologique aux kamikases. Il est grand temps que les braves gens de cette confession interviennent et parlent aux autres Français sur ce qu'ils comptent faire.  Le gouvernement, de son côté, découvre qu'il existe des mosquées salafistes et qu'il est prêt à les fermer; Valls se dit prêt à déchoir de la nationalité ceux qui le méritent alors que cette option déchaînait hier les fondamentalistes des droits de l'homme. Mais qui pourrait oublier, à contrario, qu'il y a quelques semaines, le ministre de l'Intérieur signait avec le Maroc des conventions de formation des imams? On va donc chercher chez l'un des plus gros fournisseurs d'islamistes, avec la bénédiction de Cazeneuve, les hommes qui encadreront les fidèles français! On en pleurerait. 

Et l'on redécouvre à quel point nos services de sécurité (qui sont bons) n'ont pas les moyens d'assumer leurs missions malgré les efforts récemment consentis. On redécouvre qu'un pays en guerre ne dispose plus d'une armée  de terre digne de ce nom. Et c'est cependant à cette armée dans laquelle on a taillé dans le vif sans états d'âme, que l'on confie des missions de surveillance qui ne sont pas de son ressort. Une armée est faite pour combattre, pas pour monter la garde devant des bâtiments ou sillonner les gares. Autrement dit, les politiques ont délibérément cassé une partie de l'outil de défense, domaine pourtant régalien, au profit de dépenses de fonctionnement de l'Etat ou en faveur de l'Etat social. Un jour on redécouvre dans la douleur qu'un pays ce n'est pas seulement un guichet distributeur de droits.

A vrai dire, après ce nouveau massacre, je suis pessimiste. Car la France, l'Europe sont prises entre deux feux. Les feux islamistes qui tuent et le flot des réfugiés, la plupart musulmans qui fuient le Moyen-Orient. Ces derniers  vont poser des problèmes majeurs et mettent déjà la zone Schengen dans un état semi-comateux. Inutile de se cacher la vérité. je ne vois pas très bien comment nous nous en sortirons, comment nous pourrons sauvegarder ce que nous sommes - valeurs et histoire - tout en restant des démocraties accomplies fondées uniquement sur les droits de l'homme. Nous découvrons que nos belles valeurs se heurtent à la violence des hommes, à leur hypocrisie, à l'intégrisme religieux et que, parfois, elles les favorisent. Quelle liberté consentir aux ennemis de la liberté? Et jusqu'où aller dans le tour de vis sans nous perdre nous-mêmes?



Je pleure...

Des dizaines d'innocents viennent de mourir à Paris alors qu'ils se trouvaient au concert, au restaurant ou au stade de France, abattus par des terroristes...

Il est trop tôt pour tirer des conclusions précises de ce qui vient de se passer. Mais je pleure devant l'ignominie, je pleure devant l'imprévoyance, je pleure devant la naïveté et l'aveuglement idéologique. Je pleure comme tous ceux, connus ou moins connus, qui ne cessent de clamer un certain nombre de vérités qui se sont heurtées à un mur. 


Simplisme en col blanc

Il n'y a pas que les activistes de No border (pas de frontières), qui sévissent à Calais, qui soient excessifs. On peut en dire autant des imimgrationistes en col blanc qui sévissent dans certains journaux ou associations, dont la pensée sommaire se pare de bonté et de compassion et accompagne une mondialisation débridée. Cette pensée, que l'on retrouve aussi dans une lecture quasi-littérale de l'Evangile, peut se réduire en quelques mots:

-1 les cultures même très différentes peuvent cohabiter sans communautarisme. 

2-Nous ne pouvons rien faire face à l'afflux massif de migrants

-3-Et je cite ici Laurent Marchand de Ouest-France: "L'Europe est vieillissante, elle est obsédée par les forteresses. 

Vous noterez que tout cela relève de la posture idéologique, que cela ne prend pas en compte l'extrême complexité de ce qui suivra après l'accueil, car l'homme n'est pas un sujet uniquement économique. Vous noterez que tout cela fait fi de l'embrasement du Moyen Orient et de la "maladie" de l'islam.

Quant à l'Europe forteresse, elle est bien bonne. Aucune région du globe n'est aussi ouverte sur le monde. L'Europe vit du commerce international et a accueilli des millions de migrants depuis 40 ans, avec tous les problèmes qui vont avec. Villiers a raison: le clivage politique qui se dessine - et le combat va être rude - va être celui qui oppose mondialisation et souverainisme. 

Moi, j'observe. je ne suis pas spécialement souverainiste; j'ai passé mon existence à croire dans l'Europe unie. Mais n'importe qui peut se poser la question de fond à la vue des dizaines de milliers de réfugiés qui se précipitent chaque jour vers notre monde ou qui font le coup de poing contre les forces de l'ordre à Calais. Un pays qui se laisse déborder par des étrangers (même malheureux) est-il encore un pays selon la norme que l'on a toujours connu et quelle confiance peut-on lui accorder pour la défense des intérêts de son peuple?

Je demeure convaincu qu'une bonne dose de courage politique et d'analyse en amont aurait permis d'aider ceux qui souffrent sans passer par l'inondation migratoire. Mais comme qui dirait, aujourd'hui, ce sont les grands hommes politiques qui manquent le plus.

 

101 ans

1 400 000 morts "officiels", 500 000 morts après 1918  des conséquences de la guerre, plus de 4 millions de blessés dont plus de 600 000 grands blessés, voilà pour le bilan de la boucherie de 14-18, seulement pour la France.

Mais je pense surtout à Clemenceau, qui fut le Churchill de la Première Guerre mondiale, alors que la France va mal, alors qu'elle connaît une crise économique, une crise d'identité, une crise du politique.

Si vous pouviez voir, cher monsieur Clemenceau, la manière dont ils font de la politique aujourd'hui! Vous étiez le Tigre, ils sont devenus des lapins. Ils prétendent avoir des valeurs, ils n'ont que des intérêts personnels. Vous étiez anticolonialiste, vous vous êtes battu contre la politique coloniale socialiste, ils croient que les conséquences actuelles de cette politique, sur notre sol, peut se traiter par de petits arrangements politiciens et en niant les réalités. 

S'il vous plaît, si vous m'entendez, envoyez-nous un moustachu teigneux et fier, vendéen ou pas, qui vous ressemble!!

 

Symboles...

Le chancelier Schmidt, qui vient de mourir, symbolise à lui seul, par contraste, la dérive suicidaire de l'Europe d'aujourd'hui... Son décès ne fait que souligner un peu plus l'impuissance actuelle de Bruxelles aussi bien dans le domaine économique que politique.

Symboles d'échec aussi, ces mères musulmanes qui réclament la mixité scolaire pour leurs enfants, alors que leurs vêtements religieux - elles sont très voilées - indiquent clairement qu'elles la refusent pour elles-mêmes dans la société. Le plus étonnant est qu'elles ne semblent pas se rendre compte de la contradiction de leur position. C'est dire l'emprise de la loi islamique et la vanité d'une véritable intégration  "républicaine".


Pauvre Europe

Chaque jour qui passe, l'Union européenne, mais aussi la France font le jeu des extrêmes. Au lieu de constater que la majorité des Européens veulent une gouvernance tranquille qui ne détruise ni leur civilisation ni leur identité, les élites qui gouvernent à Bruxelles et à Paris continuent à afficher une vision de l'Homme réduite à des statistiques démographiques et des rapports économiques. Que fait l'Europe face à la crise migratoire? presque rien. Pourquoi ne fait-elle rien? En partie parce que, comme les Etats membres, elle n'a rien préparé en amont, mais aussi parce que ses dirigeants balancent entre compassion et politiques pro-immigration. C'est ainsi que l'Europe, annonce sans broncher l'arrivée sur le sol européen de 3 millions de réfugiés. Pas un mot sur la suite et sur les risques inhérents à un tel déferlement. Je l'ai déjà dit: la générosité (nécessaire) mais mal placée est en train d'ouvrir la boîte de pandore. Les plus activistes parmi les autochtones ne vont pas se laisser faire. On en voit déjà les signes, aussi bien en Allemagne (dont on parle peu chez nous) qu'en France, avec les attaques de squats ou de refus de côtoyer des réfugiés dans des villages charpentés par leurs traditions. Que l'on condamne de telles actions ne change rien. "L'indifférenciation" des hommes, construite pour la bonne cause par les intellectuels, ne fait que réveiller les identités. 

Et s'il n'y avait que les réfugiés! Que dire, s'agissant du traité transatlantique, qui se négocie sur le dos des citoyens, en toute bonne conscience de puissants? Que dire de la politique agricole commune d'aujourd'hui qui condamne des milliers de producteurs de lait au nom d'une certaine idée de la mondialisation? J'ai vu monter en puissance, dans les 90, avec les négociations du Gatt, l'idée que l'agriculture (alors en partie protégée des concurrences) pouvait être incluse dans le grand marché mondial, sous la pression des Américains, des Brésiliens et autres. On en voit les résultats aujourd'hui! Les agriculteurs, qui étaient les plus sûrs soutiens de l'Europe, parce qu'ils savaient ce qu'ils lui devaient, sont en train de tourner casaque, si ce n'est déjà fait!

Oui, l'UE va mal et ce n'est pas David Cameron qui va l'aider à se relever. Son chantage au référendum commence aujourd'hui. La Grande-Bretagne s'est toujours voulue dedans ... et dehors. Elle veut peut-être encore rester dedans, mais en étant toujours plus dehors. La diplomatie britannique vis à vis du Continent est une très vieille chose, encore très bien huilée et il ne faut pas compter qu'elle change.

Quant au gouvernement de la France, il nous a donné ces derniers jours, le plus triste des spectacles. J'aimerais bien pouvoir dire le contraire, expliquer qu'il existe dans cette équipe plusieurs Emmanuel Macron, mais hélas, qu'a-t-on vu? Un Président de la République qui s'invite chez Lucette, laquelle assure que tout était préparé... Et surtout qu'elle n'a pas pu poser au Président si gentil la question qui dérange sur les réfugiés d'ailleurs et nos clochards.  

On a vu une ministre du Travail qui ne sait même pas comment fonctionne un CDD.  Certes on ne peut pas tout savoir quand on déboule dans un ministère. Et puis elle est gentille, Myriam la beurette et je n'ai pas envie de lui cracher dessus comme l'on fait certains, pas plus que je n'ai eu envie de cracher sur Nadine Morano. Je déteste ceux qui vont hurler avec les loups sur une personne seule. Je déteste la curée et la meute Il n'en reste pas moins que la ministre du Travail, avec sa bourde, a levé le voile sur ce qu'est aujourd'hui la "profession" politique. Vous me direz qu'on le savait. Certes. Et elle aurait quand même pu éviter de nous faire le coup de la pauvre petite beurette incomprise, voire stigmatisée par les méchants Gaulois!

On n'en sortira donc jamais de cette affaire? 

 

 

Comme une voiture qui n'a plus de marche avant!

C'est sans doute l'effet des régionales qui pointent leur nez! En ce moment, le gouvernement n'a plus qu'une marche arrière dans son véhicule et ça fait drôlement désordre. Marche arrière sur l'impôt des retraités, marche arrière sur la réforme régionale, marche arrière sur la réforme des aides au logement, marche arrière sur l'allocation adulte handicapé! Et sans doute bientôt marche arrière sur la relance des travaux de l'aéroport de Notre-dame des landes. Ca fait quand même désordre! 

ET vous savez pourquoi? Parce que ça bricole! On se contorsionne pour rattraper des ratages imprévus dans une matière (la fiscalité) qui est devenue complètement illisible, y compris pour les talentueux qui vivent dedans toute la journée. Il faudrait tout remettre sur la table et simplifier. Mais n'y pensez pas! Les Français pourraient enfin y comprendre quelque chose et désarmer beaucoup de fumeuses combines électoralistes. 

Et surtout, n'allez pas croire que c'était mieux avant. La demi-part des veuves a été effacée sous Sarkozy. Plus c'est compliqué, plus le pouvoir est grand, alors pourquoi se priver?

Police de la pensée- délit d'opinion

Philippe Verdier était un présentateur météo discret et il a été viré uniquement parce qu'il a osé faire état de relations "curieuses" entre les politiques et les partisans du réchauffement climatique. Il faut voir comment, hier, soir, Noel Mamère, ancien journaliste de télé, l'a exécuté une seconde fois, jugeant qu'il n'est qu'un "bateleur" et pas un "expert". A ce titre, combien de journalistes sans expertise réelle (les journalistes sont des généralistes pour la plupart) qui affichent leurs opinions dans leurs questions, faudrait-il virer?  

Voilà donc la preuve supplémentaire qu'il existe bien une police de la pensée, un délit d'opinion. Clément Weil-Raynal, celui qui dénonça le mur des cons, en fut lui-même la victime, et même "chargé" par ses confrères! 

L'affaire Verdier est d'autant plus terrible qu'il ne nie pas spécialement le réchauffement, mais qu'il pose des questions sur l'instrumentalisation qu'on en fait. C'est encore trop visiblement, alors qu'on nous déverse a torrents des sujets sur la Conférence climatique qui doit se tenir bientôt à Paris et sur laquelle Hollande compte beaucoup pour se refaire. 

Telles sont donc, aujourd'hui, les relations entre le pouvoir et le service public de télévision.

Mais le pire, c'est le silence de la plupart des journalistes. Comme si la liberté d'expression était devenue un gros mot. On ne s'étonnera donc plus de voir à quel point le service public de télé est devenu une officine de propagande sur la plupart des sujets qui agitent le France. 

Pourquoi nous en somme là...

Certains intellectuels, et non des moindres, prétendent que le christianisme, et particulièrement le catholicisme, est mourant, en se fiant uniquement à la pratique religieuse, au point de le qualifier de "zombie". 

Et si c'était l'inverse? Et si les valeurs évangéliques sorties des églises et sécularisées, avaient puissamment infusé la sphère politique au point dorénavant de la dominer, dans ce que d'autres intellectuels appellent le "post-christianisme" (de la même manière que certains ont théorisé l'Etat post-national). Et si les valeurs évangéliques avaient fait sauter cette séparation entre le politique et le religieux qui était une autre règle de base de la pensée du Christ? Car on l'oublie trop souvent, le politique est totalement absent de l'évangile, le message se situant à une autre échelle, au niveau de l'idéal et du peuple de Dieu. Le peuple de Dieu n'étant pas, lui-même, à confondre avec les sociétés particulières dans lesquelles nous vivons et qui ont leurs propres règles, leurs propres racines, leurs impératifs. 

Or, tout se passe, aujourd'hui, comme si les Etats devaient être soumis inconditionnellement aux préceptes évangéliques et comme s 'ils devaient subordonner leurs propres intérêts vitaux au fameux "amie ton prochain comme toi même", à "une fraternité universelle, à une non discrimination élevée au rang de norme sacrée" comme dit Frédéric Rouvillois. Et tout cela parfois au détriment de leur propre population. Or, cette attitude, qui confine à une sorte de fondamentalisme, n'a jamais été dans la tradition chrétienne. De tout temps le christianisme a admis que le salut était personnel et que l'Etat, même chrétien, était chargé de la protection du peuple. 

Serons nous entrés sans le savoir, dans une forme de théocratie post-chrétienne qui aboutirait, finalement, à la dilution de nos singularités dans le grand tout? 


Moirans et compagnie

La France existe-t-elle encore en tant que Nation? Est-elle encore composée d'hommes et de femmes qui veulent vivre ensemble? Le vivre ensemble peut-il s'accommoder de la violence dès lors qu'à chaque instant, telle ou telle minorité se dit stigmatisée? La Nation peut-elle s'accommoder de n'être plus autre chose qu'une sorte d'ONG gigantesque fondée sur uniquement sur la compassion? 

La gauche, mais aussi une partie la droite sont responsables d'avoir laissé dériver les valeurs républicaines vers une sorte de corpus idéologique hors sol qui nie l'histoire des peuples et leur singularité.

Ce sont des questions compliquées. Personne n'aime les régimes trop musclés, particulièrement les Français. Et pourtant, c'est une impression de déliquescence que vivent les Français d'aujourd'hui en dépit des rodomontades de Manuel Valls et de son ministre de l'Intérieur. 

Que les gens du voyage se sentent mal aimés, ils ont malheureusement beaucoup de raisons de le penser. Qu'ils se comportent comme des émeutiers est inadmissible. De même qu'il est inadmissible que l'Etat ne montre pas plus de fermeté "réelle". La situation de Calais est-elle inadmissible et contraire aux droits les plus élémentaires?

Oui, cent fois oui. Mais qui est responsable de la situation, du pourrissement actuel, sinon un laxisme compassionnel à tous les étages de l'Europe qui ne règle rien et promet même de terribles affrontements futurs? 

Et le pire est à venir si l'on en juge par ce qui se passe à la frontière slovène.

Et pendant ce temps-là, le gouvernement de gauche se vante de vendre des armes aux Etats islamiques les plus Moyenâgeux. Des Etats qui ne reconnaissent ni l'individu, ni la liberté de conscience et qui ne sont même pas capables d'accueillir leurs coreligionnaires. Jamais nous n'aurons fait mieux! Nous vendons des armes à nos ennemis, à ceux qui, en sous main, instrumentalisent à leur profit le flot des réfugiés et qui rêvent d'une Europe islamique. L'Amérique, première responsable du chaos moyen oriental, se lave les mains. 

Populisme

Le populisme est une notion idéologique définie par ceux qui le combattent.

Les ennemis du populisme, ceux qui détiennent le bien et la vérité, détestent le peuple dès lors qu'on pourrait lui demander son avis. Remarquez qu'il s'agit de gens qui s'affichent comme les amis exclusifs de l'humanité et de la planète, mais qu'importe! Ils ne sont pas à une contradiction près. Le peuple des braves gens doit être "enseigné", jamais interrogé en dehors des scrutins officiels.

Est qualifié de "populiste" celui qui veut faire progresser la démocratie de "représentation" (dont il mesure en ce moment les limites) en démocratie de participation. Demander l'avis du peuple, mais quelle horreur disent les professeurs de science po. Le peuple ne répond jamais à la question! Mon oeil.

Est qualifié de populiste tout homme qui doute de la mondialisation, de l'ouverture, de l'Union européenne. Non seulement celui-là est populiste mais celui-là est qualifié de peureux et de replié sur soi. Je constate cela avec d'autant plus de liberté que je demeure profondément européen.

Est qualifié de populiste, voire de raciste - y compris par une nouvelle génération de journalistes aux ordres- tout individu qui se pose des questions sur l'immigration, sur le sublime ratage de l'intégration à la française.

Est qualifié de populiste celui qui pose des questions sur l'islam, sa relation avec le terrorisme et sa difficile adaptation à la démocratie. Il est interdit de critiquer l'islam en dépit de ses dérives communautaires, de son orthodoxie, des questions qu'il pose jusque dans la souffrance animale. Il faut aller très loin dans les brèves de nos journaux pour lire que le dernier pèlerinage à la Mecque a fait près de 2000 morts. 

Est qualifié de populiste celui qui pense que la civilisation islamique a sa part de responsabilité dans le triste état du monde musulman. 

Est qualifié de populiste, et même de connard, tout celui qui se pose des questions sur le réchauffement climatique, sur le mélange de la science et du politique sur cette question, sur cette sorte de peur millénariste qui nous saisit, comme l'humanité en a connu d'autres. 

Est qualifié de populiste celui qui dit: oui, il faut aider les réfugiés, mais et après, qu'est-ce qu'on fait? Comment on gère les différences culturelles qui nous posent déjà de graves problèmes? Sans parler du manque de logement et de nos 5 millions de chômeurs. Oh mais c'est trop voyons! il faut être optimiste!

Si vous êtes tout ça, bons lecteurs, désolé pour vous, mais, dans le camp d'en face, qui se sent assiégé, on va vous considérer comme des fachos proches de Marie Le Pen. Même si vous n'avez jamais voté pour le FN.

Est qualifié de populiste celui qui ose prétendre que les bien-pensants vivent très bien de leur petite entreprise, qui vise à dégommer tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Je ne cite pas de noms vous les connaissez par coeur. 

C'est comme ça qu'on discute aujourd'hui en France. Ca rappelle les Soviétiques, pour qui tout ce qui n'était pas soviétique était réac, voire facho. C'est exactement la même méthode d'exclusion. 

Et qui croyez-vous que ce procès permanent, lancinant, favorise?




Service public aux ordres?

Pas un mot de l'affaire Philippe Verdier chez les journalistes du service public. Comme s'il ne s'était rien passé. Moi, ça me rappelle le "mur des cons" qui vit Clément Weil-Raynal mis à pied pour avoir simplement montré la vérité. Existe-t-il encore des journalistes indépendants à France Télé?

Fait pas bon sortir du rang par les temps qui courent! Même le président de la République s'y met aussi en dénonçant ceux qu'il appelle "les manipulateurs" et les "falsificateurs" dans l'affaire des réfugiés. Alors qu'il ne maîtrise rien en ce domaine, de l'avis de nombreux experts. 


 

Diesel

J'ai une voiture qui roule au diesel. merci monsieur Hollande! Merci madame Hollande! Pardon, madame Ségolène! Je vous enverrai la facture.

Que meure l'Empire pourvu que les principes soient saufs

Il ne vous a pas échappé que la France est à cran.

Ces derniers jours on a vu des cadres supérieurs d'Air France se faire molester,  un ouvrier CGT de Saint-Nazaire refuser de serrer la main du président de la République, une femme lancer un yaourt sur la tribune où s'exprimait Emmanuel Macron et crier toute sa haine pour la gauche social-libérale. Nous avons vu les flics hurler contre les juges, les profs condamner leur ministre. Nous avons ici une image, un point fixe de la France de gauche (celle qui croit encore à la lutte des classes) au bord de la crise de nerfs.

Il y a aussi une autre France à cran, celle qui se dresse de plus en plus violemment contre les élites bien pensantes et dogmatiques, sur des sujets comme la justice, l'enseignement,  la sécurité,  l'immigration, l'identité de la France, l'islam et même la préférence nationale. Car le thème préféré du FN progresse aussi dans les esprits (et pas seulement de droite) il faut bien le reconnaître. Qu'on le regrette ou non, c'est un fait qui est alimenté par les partis traditionnels qui n'ont jamais su proposer un discours clair et des politiques fermes.

Si la France meurt, elle mourra de sa révérence pour les principes. Et pourtant, nous sommes entrés dans un monde où la réalité bouleverse souvent les principes.

Monsieur Météo

Franchement, j'y aurais pas pensé.

Voilà maintenant que la pensée unique, après Zemmour, Onfray et autres,  s'attaque aux climatosceptiques, comme vient de nous le montrer l'affaire Verdier, le monsieur météo de France2. Il paraît que le livre qu'il vient de publier   ne fait pas propre dans le paysage audiovisuel public juste avant la fameuse conférence sur le climat dont on nous bassine tant. Il est vrai que France 2 est "partenaire" du gouvernement sur cette affaire, ce qui veut dire que la chaîne fera tout pour nous convaincre et pour présenter le Président sous son meilleur jour, en Robin des Bois du climat.  Verdier ne pouvait pas plus mal tomber avec son bouquin qui casse l'opération de communication déjà bien lancée. C'est un journaliste qui vous le dit: dès qu'il y a partenariat entre un média et une entreprise (ou autre) l'info passe au second plan! 

Je ne vais pas faire la liste de ceux qui pensent mal et qui ont été virés par ceux qui se disent les défenseurs de la démocratie et du pluralisme!

Le seul qui échappe à leur vindicte, c'est l'intellectuel algérien Boualem Sansal, qui n'est pourtant pas tendre, c'est le moins qu'on puisse dire, avec l'islam et l'islamisme. Ils n'oseraient quand même pas prendre à partie un mec qui risque sa peau dans son propre pays en prenant des positions courageuses. 

Il faut dire aussi que l'audiovisuel public est devenu une immense machine à propagande qui n'accepte pas, la plupart du temps, les débats contradictoires sur les sujets qui fâchent. On l'a encore vu tout récemment sur France 5 où un sujet sur l'immigration a occulté les vraies raisons du désaccord de beaucoup de Français.  Et je ne parle plus de C dans l'air qui est devenu une caricature

Et pendant ce temps là, notre Premier ministre s'en va cirer les pompes à l'Arabie saoudite, cet Etat au droit moyenâgeux, pour décrocher des contrats. Nous parlons sans cesse de valeurs, mais nous n'en n'avons plus aucune à part celle du fric.

 

Attali

Nous savions que Jacques Attali avait un ego surdimensionné. 

Nous savons maintenant qu'il se prend pour Dieu. 

Quand à Juppé, si je comprends bien ce que je lis sur son blog, il sera le candidat de la gauche. Qu'un homme comme lui fasse fi des angoisses des Français et les renvoie à une autre forme de nouvelle bien pensance, qu'il leur donne des leçons de République et fasse, lui aussi, le tri entre bons et mauvais chrétiens,  alors là, je ne m'y attendais pas. Il n'a rien vu ce bon Juppé: l'intégration en panne, le chômage de masse, le Moyen Orient à feu et à sang, la marée des réfugiés.

Il a toujours son petit caillou dans sa chaussure le maire de Bordeaux !

La machine à perdre en 2017 est bien lancée pour la droite.

Ce qui ne veut pas mourir

Au terme de cette lecture, vous allez sans aucun doute, vous les intellectuels "bien-pensants" me classer parmi les "réacs" et même les "fachos". Je n'en doute pas étant donné votre immense paresse et la violence du débat qui agite en ce moment la sphère intellectuelle. Mais qu'importe. je suis, disons, un chrétien culturel (ce qui veut dire que je ne vais pas souvent à la messe, mais que je n'ai pas renoncé à mon baptême), un européen convaincu malgré les errements de l'UE ces dernières années. Je ne crois pas aux races, pas plus qu'aux idéologies et aux systèmes. Je ne milite dans aucun parti. Je suis un homme seul. Je vous le dis tout de suite pour en finir avec les clichés, je ne me sens pas "citoyen du monde" mais citoyen de chez moi. Vous allez dire que c'est égoïste, mais moi, je ne me prends pas pour Dieu le Père et je trouve que le monde est bien trop grand et compliqué pour que je l'embrasse avec mes petits bras. Je ne crois pas que l'homme soit naturellement bon et que l'on puisse, sans risques se rouler dans  des postures  indifférenciées. Je ne crois pas que la République puisse être autre chose qu'un système de gouvernement. Je ne crois pas, enfin, que le royaume de Dieu soit de ce monde et que le petit Jésus nous demande de renoncer à nous-mêmes. je crois à ce que je vois, à ce que j'entends, pas à vos systèmes fumeux. Je crois dans l'amitié de ceux que je rencontre pas dans les déclarations d'amour virtuelles aux masses. Je crois aussi que, dans la période actuelle, il existe des enjeux de pouvoir et de domination qui dépassent de loin nos bonnes volontés. je crois enfin qu'il est trop simple de croire que le bien n'engendre que le bien. Comme disait de Gaulle, on pourrait alors confier le gouvernement aux curés de campagne.

Depuis que je ne travaille plus - j'étais journaliste -je ne mets plus les pieds à Paris, car la capitale, avec son bavardage incessant et ses hommes politiques désormais sans talent, sans projet, sans idées, m'agace de plus en plus. Il est vrai que je n'ai jamais été un adepte de l'Etat centralisé, qui produit toujours le même angle de vue,  la même tristesse intellectuelle, les mêmes diktats. Vous comprenez d'emblée que je me sens de plus en plus mal dans le débat politique et q'un énorme fossés 'est creuse entre moi et mes représentants. Nous ne sommes plus que dans l'invective, surtout à gauche, pour laquelle tout ce qui ne pense pas comme elle relève du Front National. Signe de faiblesse, signe que la gauche est en train de perdre la bataille des idées. J'ai voté à gauche sous Mitterrand pour des raisons européennes, mais je ne suis pas à gauche et pourtant, n'en déplaise aux professeurs de vertu qui se répandent dans L'Obs et toutes les chaines de télé, je ne me sens pas moins bon et généreux.

Au sommet de nos désaccords, nous avons la mondialisation, laquelle, pour vous, s'accorde très bien avec les valeurs universelles que vous défendez. Vous mégotez, voire vous crachez sur la mondialisation économique, mais pour la culture, l'immigration, la mondialisation est le sommet de la modernité. Elle vous permet enfin de rêver à la société sans frontières et indifférenciée, tel que le rêve communiste nous l'avait présentée. On a vu ce qu'a donné l'expérience. Tout ce qui n'est pas en accord avec vous s'appelle repli sur soi, racisme, fascisme et autres noms d'oiseaux. Pour vous, il ne peut pas exister d'enracinement heureux et en même temps ouvert aux autres. Vous êtes tellement imbus de votre idéologie, de votre républicanisme fondamentaliste que vous ne pouvez pas imaginer les angoisses, les souffrances de ceux qui ne pensent pas comme vous. Ceux là, sans aucun doute, jugent qu'aucun sentiment vrai ne vous anime.

Oui, notre époque vous apporte enfin ce que le communisme n'a pas réussi à réaliser et il vous a fallu pour cela le concours de ce que vous détestez le plus: je veux dire le marché. Vous avez enfin votre séquence post-nationale, voire post-européenne; vous pouvez clamer qu'il n'y a pas et qu'il n'y aura pas de guerre de civilisations, que l'islam est compatible avec les valeurs occidentales. Rien ne vous détourne de vos convictions - qui sont en quelque sorte  une religion - pas même les horreurs qui se déroulent au Moyen-Orient, au non de cet islam que vous couvez comme un nouveau-né sur notre territoire. J'admire votre cécité en même temps qu'elle me désole et me rend malheureux. je me demande à chaque instant de quelle manière fonctionne votre cerveau. Comment on peut aimer les idées au point d'en oublier la réalité. Vous avez trouvé la martingale. Vous croyez que les hommes sont bons ou du moins, vous faites semblant de le croire; et vous pensez que la laïcité, cette invention française que personne ne comprend au-delà de nos frontières, permettra de pacifier les communautés. Pas un instant il ne vous vient à l'idée que, parmi tout ce qui a intégré et assimilé par le passé, il y a aussi bien autre chose que la République.

Et pour intimider ceux qui ne pensent pas comme vous, vous avez inventé une nouvelle inquisition; chaque jour vous nous assénez votre norme morale, et ceux qui ne la respectent pas sont quasiment des Nazis. Vous traquez chaque mot chez l'adversaire de manière à le tenir en respect ou le couler si nécessaire. Vous détestez pour la plupart l'Eglise catholique et pourtant vous reproduisez chaque jour ce qu'elle a accouché de pire. Vous ne portez pas de soutanes, mais vous êtes des curés de la pire espèce, à l'image de ces missionnaires brûlants et fanatiques. Vous ne fréquentez jamais les braves gens, les Français ordinaires et c'est tant mieux pour vous. Si vous saviez ce qu'ils pensent de vos élucubrations en ce moment, cette manière dont vous leur faites la leçon à propos des réfugiés du Moyen-orient - voire à propos des impôts, du réchauffement climatique et du diesel - vous qui pétez dans la soie et colonisez les médias.  Vous êtes allés tellement loin dans le fatiguant,dans le mépris, dans l'hypocrisie, qu'ils n'ont plus rien à perdre. C'est vous qui les poussez dans les bras des extrêmes.

Comme si la République était en danger dès lors que les Français disent: attention, la République française, ça consiste d'abord à assurer notre sécurité et notre prospérité. Comment voulez-vous qu'ils adhèrent à votre universalisme béat dès lors qu'il joue contre leurs intérêts fondamentaux? Comment voulez-vous qu'ils vous suivent alors que vous remettez en cause l'amour charnel qu'ils portent à leur pays? Alors que vous faites semblant de considérer leur pays comme la patrie de tout le monde. Oui, il faut aider ceux qui souffrent, mais dans le respect de ceux qui, ici, vont mal, qui ont leur maison et leurs tombes ici depuis des dizaines de générations. En en n'oubliant pas de leur demander leur avis; car la France est leur maison et que l'on n'entre pas dans une maison sans frapper, sur un diktat parisien. Vous débattez entre vous comme si les Français n'étaient que des ploucs mal informés. Jamais de débats contradictoires. Vous leur assénez des docs sur l'immigration, toujours biaisés, avec la caution idéologique d'intellectuels à vos ordres. Vous oubliez qu'on n'est plus en 1700 et que tout le monde (ou presque) a fréquenté le lycée. C'est même une des grandes conquêtes de la République au cas où vous l'auriez oublié!

Les Français n'aiment pas qu'on les prennent pour des neuneus s'agissant encore des réfugiés. Il ne suffit pas qu'il y a 36 000 communes et 66 millions de Français. Ce n'est pas une question de chiffres, ni même une question de xénophobie. Les Français déplorent le dramatique de la situation, mais ils savent aussi ce qui va suivre: regroupement familial, affrontements culturels,, chômage. les Français ne sont pas comme vous, ils n'oublient pas que nous avons 5 millions de musulmans dont une partie renâcle à s'assimiler. Ils ont sous le nez la vie des quartiers où s'exprime souvent la haine de la France. Ils n'ont pas oublié l'année 2005, où ils ont vu pratiquement le début d'une guerre civile. Mais vous, vous n'avez rien vu, vous préférez camper sur vos certitudes, comme autrefois les pro-soviétiques. Vous feriez mieux de vous demander, au-delà de votre cécité universaliste, à partir de quand les Français considéreront qu'il n'est plus question de faire allégeance à un Etat qui ne les défend plus.

Il fut un temps où les valeurs de la République étaient faciles à vivre. Une population homogène et peu d 'immigration. Les Français pouvaient alors conjuguer elur amour des valeurs universelles avec le bonheur de vivre dans des terroirs particuliers, riches en histoire. On appelait cela les racines et et cela ne signifiait pas encore le rejet de l'autre, bien qu'il existât depuis longtemps une race (pardon) d'intellectuels qui faisait profession de détester les "biniouseries" et autres souvenirs de la société traditionnelle. Certains d'entre eux affirmaient même sans rire que les racines étaient un danger pour la démocratie et qu'il fallait en finir avec les derniers paysans soupçonnés de flatulences pétainistes. Mais l'immigration massive de ces quarante dernières années a changé la donne. Nous sommes entrés, au nom des droits de l'homme, dans le règne des minorités. le Français autochtone a été convié à oublier son passé de manière à montrer sa tendresse pour la "différence". Seule la différence a le droit dorénavant, d'afficher son identité. On se prosterne devant tout ce qui vient d'ailleurs. Tout ce qui ne communie pas avec cette façon de voir est rejeté vers l'extrême droite. tel est le niveau du débat dans ce pays. Qui aurait pu penser que nos belles valeurs de fraternité conduiraient au rejet de ceux qui les ont inventées et promues à travers le monde? Qui aurait pu penser que ces valeurs seraient conduites à l'incandescence par une bande de fondamentalistes, pour la plupart parisiens et nous conduiraient au bord 'un trou noir?

Au fond, ce n'et pas un hasard si cela arrive. Je ne sais plus quel philosophe parlait du peuple "introuvable" en évoquant la République et son fonctionnement. Tant il est vrai que le peuple républicain, le citoyen, pour la bonne cause universaliste, n'est qu'une abstraction sans histoire, sans liens, sans terroir, sans religion. C'est une bonne idée que de renvoyer certaines différences dans le privé, de renvoyer l'ethnique et le terroir à leur place. A condition que ce cadre intellectuel ne soit pas instrumentalisé au service de causes obscures. Les Français aiment leur histoire et ne supportent pas cette tentation actuelle qui consiste à pratiquer une sorte de négationnisme historique. Dire que l'on appartient à l'histoire de France c'est déjà, pour vous, presque trop. C'est pour vous déjà stigmatiser l'étranger. je vous le dis tout net, votre attitude est insupportable. La France est une société "particulière"née de l'histoire et de la volonté dans un processus plus que millénaire. La France est une civilisation, une culture. Elle n'est pas un pays d'immigration mais un pays qui reçoit des migrants. ce n'est pas la même chose. Que notre société change en permanence, c'est un fait. Que l'identité (que vous détestez) évolue, c'est aussi un fait. Mais que vous vouliez renverser la table; nous refaire le coup de "l'homme nouveau" alors là, c'est insupportable.

J'aime assez la manière dont vous renvoyez le peuple à ses errements, comme s'il était incapable de comprendre quoi que ce soit, comme  s'il dérangeait vos desseins. La foule se comporte parfois très mal mais le peuple, celui que je connais, n'est pas idiot. Il souffre de vous voir le nier dans son intimité, vous les Attali et consorts, et ce phénomène est proprement français. Le peuple dont je vous parle estime que la France est sa maison et qu'aucune décision concernant un afflux massif de réfugiés ne doit être prise sans son avis. Ce qui se passe en ce moment est souvent ressenti comme une "réquisition". Comme si l'Etat tout puissant décidait, du jour au lendemain que tel ou tel ou tel doit offrir son foyer. C'est proprement le monde à l'envers. Vous êtes de ceux qui prétendent qu'une arrivée massive d'étrangers n'aura aucun effet de concurrence sur l'emploi des autochtones. On voit bien ce qui vous anime: vous pouvez vous permettre de la grandeur d'âme puisque vos emplois, à vous, qui vivez pour la plupart hors du champ de la concurrence (universitaires, enseignants, politiciens, fonctionnaires etc), ne seront pas menacés. Au fond vous êtes bons avec l'étranger de manière à vous abstraire de vos devoirs envers vos concitoyens.

Le plus inquiétant, peut-être, est que la presse, les élites politiques "bien pensantes" et même l'Eglise se retrouvent massivement contre les petites gens dans une entreprise de moralisation qui est souvent jugée insupportable. Il serait si simple de tenir un discours équilibré; il serait si important de ne pas pratiquer les combats binaires, idéologiques. Mais, de ce fait, le pire n'est plus impossible.

Vous êtes toujours prompts à nier la modernité de ceux qui ne sont pas d'accord avec vous. Nous sommes des réacs prisonniers de leur bocages, incapables de regarder l'horizon lointain, le monde nouveau qui naît. Puisque nous voulons sauvegarder ce qui est raisonnablement possible de notre société "particulière", d'un parcours historique "singulier" (qui fait de la France quelque chose d'irremplaçable), nous ne serions que des péquenots débranchés de la société moderne. la encore, c'est faux. Il est parfaitement possible d'être moderne, ouvert aux autres, sans en arriver au grand nettoyage universel que vous semblez préconiser. Je ne me sens pas réac,n je ne me sens pas facho parce que je dis "attention danger". Sans doute que, né chez les paysans normands, ayant peu de goût pour le centralisme parisien, j'attache une importance non négligeable aux racines. Et cependant, rien de moins enraciné, aujourd'hui, que ma famille: un fils à Luxembourg, un neveu à Münich, deux neveux en Chine, deux petites cousines en Finlande et au canada, un frère marié à une allemande, des neveux binationaux.Rien qui ressemble de près où de loin à un univers clos. 

Parmi les débats qui clivent et empoisonnent la vie publique, il y a l'islam. Ne vous en déplaise, c'est l'islam qui rend le débat sur l'immigration aussi clivant, c'est lui qui le nourrit. Et à vrai dire, je ne suis pas certain qu'il y aurait débat sur l'immigration s'il n'y avait pas la question islamique. Mais il ne faut pas le dire, car l'islam pose un défi au "sacré" des valeurs de la République, il les remet en cause, il montre que la séparation de 1905 ne marche pas s'agissant du fonctionnement de cette religion. Et cependant, il ne faut pas le dire. La République affecte de mettre toutes les religions sur le même plan au risque de discriminer. L'Etat assure la liberté de conscience (même pour une religion qui ne la reconnaît pas), il est neutre, il garantit le libre exercice des cultes (y compris celui d'une religion dont l'infrastructure est faite de droit révélé et de  rituels qui impactent fortement la vie sociale). Il y a donc à voir. beaucoup à voir. ce qui ne manque pas de sel, dans cette affaire, c'est que vous, les héritiers de ceux qui combattirent l'Eglise catholique dans l'affaire de la Séparation, vous vous retrouvez comme rempart de l'islam de France, religion communautaire qui, de notoriété publique, peine à séparer le politique du religieux. 

Quelques remarques que vous semblez avoir oubliées à propos des religions:

Ne vous en déplaise elles sont le coeur du réacteur des civilisations qu'on le veuille ou non. Les valeurs morales de la République ne sont qu'un aménagement du message évangélique dans un champ sécularisé. Le christianisme n'a jamais été aussi peu présent dans les églises, mais sa morale est omniprésente dans l'espace social. Lorsque nous avons invité des travailleurs de confession musulmane sur notre territoire, nous avons aussi invité les représentants d'une civilisation "dominante".

Lorsque vous vous emportez contre ceux qui craignent l'islam - en les traitant souvent d'islamophobes obsessionnels - vous semblez oublier qu'il n'est pas si simple pour des hommes et des femmes de tradition chrétienne (donc très peu ritualisée) de voir surgir dans l'espace public des pratiques rituelles envahissantes, des accoutrements vestimentaires qui apparaissent souvent comme des provocations inacceptables.

Faut-il vous rappeler que l'islam c'est la Loi, le christianisme c'est la foi? Que le christianisme a aboli la loi,  de même qu'on n'y trouve pas de droit révélé ni d'interdits alimentaires. Faut-il ajouter que le christianisme et l'islam n'ont pas la même hiérarchie de valeurs ni la même représentation de Dieu. Il est pour le moins simpliste de s'en tenir, comme des perroquets, aux "religions du livre". Il existe des désaccords fondamentaux qui ne sont pas prêts d'être soldés. Que dire enfin d'une histoire d'affrontements multiséculaires entre les deux civilisations. Mais il est vrai que le mot civilisation est, lui aussi, pratiquement interdit, de crainte qu'on ne l'associe avec le mot "guerre". Ou encore que l'on fasse des hiérarchies inacceptables entre les civilisations. 

Si je vous écoute bien, je n'ai pas le droit d'avoir peur de l'islam, même après ce qui s'est passé au début de l'année en France, alors que le Moyen-Orient est à feu et à sang et en passe de tomber entre les mains de fondamentalistes moyenâgeux. Je n'ai pas le droit d'exprimer mes craintes de peur de stigmatiser les Français de confession musulmane. Et d'ailleurs, dites-vous, "l'islam n'a rien à voir avec l('islamisme", "les premières victimes du terrorisme sont les musulmans" et surtout "pas d'amalgame". le fameux "pas d'amalgame ". Ces phrases toutes faites, je les ai lues dans toute la presse française unanime,  au point qu'on aurait presque oublié 

que les premières victimes du terrorisme islamique étaient une douzaine de journalistes et caricaturistes innocents. Il faut cesser de nous prendre pour des neuneus. je comprends bien qu'il ne faille pas diviser la société française, que c'était "l'objectif des terroristes". mais tout de même cela n'aide pas les musulmans à faire leur autocritique, vous ne croyez pas? C'est tout de même l'islam qui fournit le matériel idéologique aux islamistes, ou alors je ne suis qu'un idiot. Et sur ce plan, je ne fais que répéter ce que disent nombre d'intellectuel de culture musulmane comme Boualem Sansal et autres. Ils vous préviennent, vous mettent en garde, mais vous préférez vous mettre la tête sous le sable avec vos gentilles certitudes. 

Mais c'est sur la question de "l'identité" que vous êtes les plus caricaturaux. Est-ce la crainte que l'ethnique et les tribus ne reprennent le pas sur l'universalisme républicain? Que citoyen soit enterré par le communautaire? Est-ce votre antisarkozysme primaire qui vous rend fous? Vous ne cessez de nous asséner le nom d'un certain Buisson, qui aurait joué les éminences grises auprès de l'ancien président! Ce type, ce gourou qui vous fait frissonner d"'horreur, les Français s'en foutent comme de leur première chemise et ils ne le connaissent pas. Ah le microcosme!

Que je sache, nous avons tous, au-delà des valeurs universelles que nous partageons, une identité collective, une spécificité qui ne ressemble à aucune autre. Nous ne sommes pas des Anglais, pas des Allemands, même si nous partageons la même civilisation. Si nous sommes attachés à la liberté, l'égalité et la fraternité, il demeure que la société française est une société "particulière" (le l'ai déjà dit) issue de l'histoire, caractérisée par une lange, un patrimoine, une histoire nationale et régionale, des paysages, un fond religieux et des monuments que nous avons forgés de nos mains. Nous ne sommes pas un extrait sec universel, nous venons de quelque part et tout ce que je viens de citer nous habite. Ceux qui veulent le partager sont les bienvenus, ceux qui veulent l'abattre le sont moins, c'est naturel. je vous en veux énormément sur ce sujet là, car, avec une mauvaise foi insupportable, vous réduisez le débat sur l'identité à la biologie, ce qui est d'une malhonnêteté aussi grande que celle que vous affichiez dans les débats sur le communisme soviétique. En réalité vous combattez l'identité parce que vous en tenez pour une société multiculturelle dans laquelle la culture d'accueil ne serait qu'une culture parmi d'autres. Et je le dis tout net: c'est inacceptable.

La mauvaise foi est bien ce qui vous caractérise, vous, soi-disant rationalistes, incapables de regarder vos erreurs en face, tellement imbus de vous-mêmes et de votre jus de crâne, que le peuple, pour vous, n'est toujours, au mieux qu'un principe. Vous ne cessez de vous ériger en propriétaires de la juste parole, en éducateurs du peuple, au point que, devant leur téléviseur, beaucoup de gens se demandent comment vous pouvez secréter autant de mépris. 

Je vous écoute, je vous lis et je vous que vous passez votre temps à disqualifier le peuple. Dès qu'il émet une opinion qui ne vous convient pas, vous hurlez au populisme auprès de vos clientèles et vous tentez de faire croire que vous êtes majoritaires. Vous en êtes toujours à ce que reprochait Tocqueville aux révolutionnaires: vous préférez changer l'humanité plutôt que de réformer la société. Vous passez vos journées, sous couvert de la défense de l'Etat de droit, à réciter un universalisme abstrait de plus en plus fondamentaliste, qui remet en cause les fondements même de notre histoire, qui rend malheureux une bonne partie des Français. .

Ce sont des braves gens pour la plupart et vous les jetez dans les bras des extrêmes.

Lorsque nous serons devenus ce que vous souhaitez, des sacs vides flottant dans quelques valeurs, nous ne serons plus que des arbres morts, comme des tomates produites sans terre, sans aucune saveur, comme vos idées réductrices sur les hommes. Je n'oublie pas que l'unité de la France s'est faite dans le renoncement (souvent contraint) aux cultures régionales. Cela a porté de beaux fruits d'unité et d'égalité. mais je le dis tout net: s'il fallait franchir un nouveau palier dans le renoncement et notamment à l'effacement de notre histoire, alors je vous dis que vous vous engagez sur un terrain glissant. 

Ceux qui auront voulu détruire l'identité de la France auront probablement fait le lit du chaos.



Rennes, octobre 2015




Insultes (bis)

Ca ne s'est pas arrangé, hier, lorsque Marine le Pen a traité François Hollande de "Vice-Chancelier" représentant la province France, devant le Parlement européen. Lentement mais surement, le débat, qu'il s'agisse de l'Europe, de l'identité nationale ou des réfugiés, tourne à la crise de nerfs. Pire encore, on a le sentiment que l'autorité est emportée dans une tourmente inédite à ce jour, qu'il s'agisse d'affaires judiciaires ou autres.  

Connards!

Le débat vole très haut en ce moment. Vous avez Guy Bedos qui traite Morano de "connasse" et maintenant c'est la grande bourgeoise bobo des Républicains (NKM) qui traite les climato-sceptiques de connards!

Je vous laisse juges de ce qui va se passer. On n'est pas loin de la crise de nerfs générale...

Bons et mauvais chrétiens!

On se souvient du premier ministre (approuvé par l'Eglise) tançant ceux qui voulaient faire le tri parmi les migrants et ne voulaient accueillir que des chrétiens. Maintenant, certains commentateurs de la mouvance "démocrate chrétienne", font eux mêmes le tri entre les chrétiens: autrement dit, les mauvais chrétiens sont ceux qui se méfient de la religion musulmane des réfugiés et les bons sont ceux qui se donnent tout entiers, les yeux fermés, à l'accueil et à la compassion. 

Ce débat n'est pas simple, j'en conviens. Mais je me demande jusqu'où les postures dogmatiques vont nous amener. 

C dans l'air et ca risque de chauffer

Il se passe dans ce pays quelque chose de très grave. Les Français (je veux dire les Français ordinaires) ont le sentiment de ne jamais être écoutés par une classe politique qu'ils ont pourtant élue, et ça commence à les énerver très fort.

Populisme que de dire cela? Mais pas du tout. C'est le très sérieux historien (de gauche) Michel Winnock, qui le dit et qui fait des propositions pour changer cela. 

Le coupable (parmi d'autres), le quinquennat, mais aussi une classe politique de professionnels qui veulent faire carrière et qui constituent dès lors une oligarchie (je cite toujours le même). Et enfin, un Parlement qui n'est pas du tout représentatif de l'immense majorité de la population.

La coupure est immense sur beaucoup de sujets et particulièrement sur ce que doit être la Nation. Quelque chose d'ouvert ou de fermé? Il n'y a pas d'entre deux, pas de milieu; la France moderniste (celle des beaux quartiers et des grandes villes) attaque une France qu'elle juge rétrécie, rance et antirépublicaine. L'invective est à la bouche des faiseurs de morale, spécialement dans la presse. Ils détiennent les clés de la télévision et des grands journaux et ils s'en donnent à coeur joie contre leurs concitoyens. Ces derniers ressentent cela comme des insultes et se radicalisent avec les conséquences que vous savez. 

En oubliant qu'ils ne font que renforcer la colère. Il suffit d'écouter ceux qu'on appelle les petites gens, qui s'organisent entre eux, dorénavant, pour échapper (aussi) à la fureur du contrôle étatique. Les radars, les pénalités qui vont tomber sur les diesels trop polluants lors des contrôles techniques, font partie de ce ras le bol. Beaucoup s'organisent pour échapper aussi à l'impôt sous toutes ses formes. Et tout cela arrive parce que la classe politique n'a pas le courage de réformer le modèle social français, parce qu'elle flattes es clientèles, parce qu'elle a oublié l'intérêt général. 

Sur la question des réfugiés et sur l'identité de la France, le débat a atteint des niveaux délétères. Deux blocs s'affrontent: le bloc universaliste et le bloc 'national" au sens de la Nation et de la frontière. Jamais la question n'a été aussi violemment abordée de front, avec, au delà des sacro-saintes valeurs une autre question essentielle: à partir de quel moment les Français jugeront-ils qu'ils n'ont plus à faire allégeance à une république qui n'assure plus leur défense? Car le sentiment le plus répandu, spécialement à cause du traitement de l'affaire des migrants, est que l'Etat a abdiqué toute autorité pour le tout compassionnel. L'investissement du tunnel sous la Manche par des candidats à l'Angleterre, hier, ne va pas améliorer cette perception. Que cela plaise ou non, c'est bien cela la réalité vécue.

Nous avons là tous les ingrédients d'une méchante explosion, surtout dans cette période absolument délétère. Yves Calvi, l'animateur de l'émission "C dans l'air" devrait faire gaffe. Son rendez-vous quotidien est devenu le plus bel exemple de ce que détestent les Français en ce moment: toujours les mêmes, toujours Parisiens, toujours le même discours. Comme si la France n'existait pas. 

Prix Nobel pour Merkel?

Deux informations méritent d'être rapprochées aujourd'hui qui en disent long sur nos contradictions d'Européens.

La première: un journal allemand estime que Angela Merkel devrait recevoir le prix Nobel de la Paix pour son attitude envers les réfugiés. 

La seconde: on apprend que la France n'a jamais été autant menacée par les Jihadistes, qu'il faut s'attendre plus que jamais à des attentats violents et meurtriers. Ce n'est pas moi qui le dis mais des experts des services secrets. Ils affirment que, pour l'instant, nous avons eu beaucoup de chance, mais que ça risque de chauffer avec les vétérans de l'Etat islamique qui reviennent au "pays".

Question en suspens:  les réfugiés nous apportent-ils la paix ou autre chose? Il est bien trop tôt pour le dire. C'est d'ailleurs ce qui angoisse les Français et continue d'indigner toutes nos autruches éditoriales. Comme si la peur n'était pas fondée et naturelle. S'agissant de l'islam radical (lequel se nourrit de l'islam orthodoxe tout court), ils me font penser à ces intellectuels qui, jusqu'au bout, se sont aveuglés sur le communisme. Et n'ont jamais demandé pardon. 

Enfin, le pire n'est jamais certain, attendons. 

Et pendant ce temps là, François Hollande confie la formation des imams au Maroc. Oui oui. Pas un mot d'interrogation dans les journaux! Je l'ai toujours dit: l'islam de France doit se réformer, s'en tenir au religieux et oublier qu'il est aussi un système. C'est pas joué.

Morano...

La France pays "de race blanche" dit Morano!  Je l'ai écoutée et j'ai d'abord pu mesurer à quel point cette femme politique est généralement maladroite dans l'expression de ses idées, comme si rien de tout cela n'était digéré..

Sans doute, voulait-elle expliquer - du moins on l'espère - que la France avait été fondée par des Blancs européens au cours d'un processus millénaire. Ce qui est incontestable.

Il reste que la France n'a jamais été un Etat ethnique, mais un pot dans lequel se sont mélangés des peuples à la fois divers et homogènes. Il n'existe pas de "races" dans l'humanité (qui est "une") pas plus que de "race" française. Mais il existe bien une manière d'être Français, fondée sur des valeurs, une histoire, une géographie, une langue. Nombreux sont ceux qui sont venus de loin pour se fondre dans cette culture et ne l'ont pas regretté. Même Pierre Gaxotte, grand historien peu soupçonnable de gauchisme (!) est sur cette ligne.

La véhémence qui s'exprime autour de la sortie de Nadine Morano m'inquiète quand même à un autre titre. Elle signifie sans aucun doute que, bientôt, si nous laissons faire, il sera impossible de s'exprimer sur l'histoire des Français. La nouvelle mode est à la société multiculturelle qui ne reconnaît ni les frontières, ni la prééminence de la culture d'accueil. 

Bombardements...diplomatiques

A quoi sert le mini- bombardement de l'aviation française sur la Syrie: à rien disent tous les spécialistes un peu sérieux, sauf à éviter que la France se trouve éjectée des négociations à venir. 

Qui a permis qu'on en arrive là? François Hollande, ( et son ministre des Affaires étrangères) bien entendu, qui s'est trompé sur tous les aspects de la crise syrienne. Là encore, ce n'est pas moi qui le dis. 

C'est le même François Hollande qui voulait lancer une expédition en Syrie avec une armée française exangue, dont les budgets ont été sacrifiés depuis des années. Et puis, comme d'autres, je ne crois pas qu'il soit bien malin d'aller au sol. Ils n'attendent que cela les islamistes, ils attendent l'envahisseur croisé, c'est bon pour leur propagande.

L'islam s'est remis en marche

A ses débuts, il a connu une progression fulgurante en conquérant par les armes tout le bassin méditerranéen. Puis il s'est mis à décliner et cela a duré pendant des siècles. Mais cet islam affaibli, rempli de ressentiment, revient en force de la manière la plus imprévue: le jihad des pauvres, le jihad des victimes de la guerre de Syrie et d'Afghanistan. Les pauvres musulmans qui déferlent sur les routes européennes seront la pointe avancée d'un changement de civilisation au coeur même de cette Europe qui a tellement bien réussi sans être, pourtant, le peuple élu. C'est du moins ce que croient, j'en suis persuadé, nombre de musulmans pratiquant un islam orthodoxe et identitaire, confronté chaque jour aux sociétés occidentales et qui ne peut déployer tranquillement ses rituels (autrement dit son contrôle social) dans une société laïcisée.  

Le déferlement de réfugiés est, certes, la conséquence de nos inconséquence. Mais il existe quelque part au Moyen-Orient, j'en suis persuadé, des gens qui ont su s'en servir comme levier pour déclencher ce que nous voyons aujourd'hui. Nous voyons des pays du Golfe richissimes qui refusent d'accueillir leurs coreligionnaires et verrouiller leurs frontières. Les pays du Maghreb sont  tout aussi peu enthousiastes à l'accueil de l'autre, fût il musulman. Le flot se dirige alors vers la seule direction possible, cet eldorado européen qui ne demande plus, aujourd'hui, qu'à être conquis pour expier ses péchés.

Ils ne sont pas fous les réfugiés, ils savent que les droits de l'homme, en Occident, sont devenus une religion de substitution pour toutes les gauches orphelines du communisme et au-delà. Ils savent, dès lors, que les riches puissances industrielles ont renoncé au fait national, qu'elles sont prêtes à vendre leurs peuples pour placer quelques avions, et qu'elles ont décrété que tout se vaut.  Ils ont entendu  madame Clinton affirmant qu'un futur président des USA pourrait parfaitement être un musulman et ils ont compris cela comme un renoncement supplémentaire du monde occidental. Ils voient, ces réfugiés, les occidentaux déconstruire leur propre histoire (celle-ci pourrait être insupportablement discriminatoire) de manière à mieux accueillir les minorités. Au Canada, au Québec,  au nom des droits de l'Homme, on peut désormais prêter le serment de citoyenneté en niqab. En France, on peut mettre sur pied un salon de la femme musulmane (en vérité un salon salafiste). Et c'est la seule femme qui s'insurge et s'en inquiète qui se voit condamnée par le PS!!

Même l'église catholique, qui n'a jamais vu d'un bon oeil la naissance des nations européennes, se prête à ces jeux mortels (y compris pour elle). L'universalisme évangélique est, enfin, au coeur des problématiques mondiales. C'est oublier un peu vite que le Royaume de Jésus n'est pas de ce monde, que les hommes ne sont pas parfaits, qu'ils aiment leur terre.  

 

Pire encore: on en arrive, par un étonnant et mensonger renversement du réel, s'agissant des repas de substitution au porc dans les cantines (mais on pourrait prendre d'autres exemples), à définir la norme française comme discriminatoire alors qu'elle est, s'agissant de la nourriture absolument universelle. Dans le monde chrétien, il n'existe pas d'interdits alimentaires, lesquels ont été abolis dès les débuts du christianisme. C'est donc la revendication islamique qui se révèle comme  communautaire dans son refus de s'inclure dans la société d'accueil. Récemment, j'ai entendu la ministre de l'Education décréter le porc comme un aliment "confessionnel", ce qui est absolument faux. En Occident, le porc est tout simplement un aliment comme les autres.  A la vitesse de nos renoncements le porc sera bientôt banni de nos assiettes. Ce pauvre cochon qui a pourtant rendu tant de services aux Européens lorsqu'ils se trouvaient dans la misère la plus noire. Il faut bien comprendre ce qui est en jeu avec les nombreux rituels musulmans: c'est tout simplement la domination de l'espace public. L'islam n'est pas une religion du privé. Religion et système à la fois,  l'islam est partout, prétend gouverner l'ensemble de la vie personnelle, sociale, économique. Que cette religion ait démontré son échec dans l'art de gouverner les hommes ne change rien. 

Bref, nous voilà mal partis... Comme disait l'autre, on aura bientôt "un grand bazar pluriel" gouverné par des mains de fer. Un retour en arrière qui se sera fait au nom d'un grand bond en avant! Telle est la doctrine des élites mondialisée, lesquelles croient que l'on peut traiter les cultures comme les objets. Les objets nomadisent et vont à la poubelle. les cultures nomadisent et s'installent. Les peuples ont conscience de tout cela mais lorsqu'ils affichent leur opposition à "l'intégrisme multiculturaliste" on les accuse de faire le jeu des extrêmes. Jamais, dans nos démocraties, la démocratie ne s'est portée aussi mal, tant les élites passent leur temps à décréter "que la souveraineté populaire sert la tyrannie de la majorité". 

Pauvre pays, celui où le débat se résume à disqualifier toute pensée libre sur le mur du Front national! 

 

Fin de blog

J'ai décidé, au moins pour un temps, d'arrêter de déblog. Trop dur de commenter chaque jour une vie politique française qui file de compromissions en compromissions, au détriment de l'avenir des Français, de la santé de leur économie, et de leur sécurité. Et tout cela masqué par les "valeurs".

J'aime la France, j'aime mon pays, mais je n'aime pas ses politiciens d'aujourd'hui, toujours dans la morale et jamais dans la vraie politique, celle qui décide, qui tranche au nom de l'intérêt général et de la sécurité des Français. 

Je n'aime ni l'extrémisme, ni l'idéologie (cette pensée qui masque en réalité les intérêts d'une minorité qui se moque des peuples), je déteste par-dessus tout le racisme.  Mais je refuse en même temps de ne pas voir ce que je vois, je refuse de ne pas dire ce qui me paraît évident, quitte à choquer la pensée dominante, notamment par rapport à l'islam qui va prospérer encore plus autour de nous grâce aux droits de l'homme!  J'aime l'égalité mais je me méfie dès lors qu'elle sert les ennemis de l'égalité et les communautarismes. je récuse les valeurs vécues d'une manière fondamentaliste et qui remettent en cause notre histoire et nos racines. J'aime l'autre, oui, j'aime l'accueil, mais pas au détriment de ceux pour qui la France est le toit depuis toujours. je n'aime pas les menteurs moralistes dont les arguments omettent toujours l'essentiel. 

Je ne me reconnais ni dans les extrêmes, car j'aime la paix, déteste l'idéologie de l'homme nouveau et le rejet brutal de l'autre. Mais je sais aussi que nous vivons dans un monde imparfait et que parfois, il faut trancher, établir des hiérarchies de priorités. je ne me reconnais plus dans les clivages politiques d'aujourd'hui qui ne répondent plus au défis de l'avenir. je ne me reconnais plus dans des hommes politiques qui agissent comme des stars de cinéma et font de la politique comme un job qu'il faut garder à tout prix, qui épluchent les sondages et ne reconnaissent plus l'intérêt général. Notre civilisation judéo-chrétienne se meurt avec la complicité de ceux que nous élisons.

Alors ce sera sans moi. 

Un petit garçon sur une plage

J'avais décidé de prolonger les vacances de ce blog, passablement écoeuré par les entrechats de Hollande et de sa dream team. Et puis quelque chose s'est produit. Des centaines de milliers de migrants qui frappent aux portes de l'Europe. Un enfant allongé sur le sable d'une plage turque, noyé, victime de la folie des adultes. Comme vous tous, cette photo m'a bouleversé. Parce que, comme vous, je suis un père, parce que je crois dans certaines valeurs justement issues du message évangélique. Mais cela doit il pour autant nous empêcher de voir ce qui risque de se passer si nous ouvrons grandes nos portes à tous ces gens qui se réclament de nous au nom des droits de l'homme?

Je vois déjà ce qui se passe à la suite de la publication de cette terrible photo. Une déferlante compassionnelle et le rejet vers l'extrême droite de tous ceux qui refusent de se laisser aller à l'émotion. Autrement dit, un mur de censure se dresse devant ceux qui refusent de fermer les yeux. Seuls ont le droit à la parole les partisans de l'ouverture totale; ils sont les bons, ils se répandent dans les journaux, ils ont une bonne conscience de riches, ils sont riches ( n'est-ce pas, BHL, qui après avoir participé à la destruction de la Libye, se roule dans la compassion), ils sont influents, ils ne veulent pas voir les risques qui sont devant nous; ils ne pensent qu'à stigmatiser nos concitoyens qui s'inquiètent de l'avenir de leur pays, à les prendre pour des neuneus et des égoïstes. Ils refusent de voir que nous connaissons une crise du logement (accentuée par la gauche au pouvoir), qu'il nous manque 800 000 logements pour simplement mettre un toit décent sur la tête des Français les plus en difficulté. Ils refusent de voir que nous avons 5 millions de chômeurs et que la France n'est pas au mieux en ce moment. Ils ne retiennent que le supposé "égoïsme" des Français; ils considèrent comme nul et non avenu le fait que le peuple ne veuille plus, dans sa grande majorité, d'immigration incontrôlée. Ils refusent de voir que nous n'avons pas su intégrer notre population musulmane, que le communautarisme explose, que certains quartiers sont des territoires perdus, que l'islam pose un problème évident à la République; ils refusent de voir qu'à nos portes, des fondamentalistes musulmans tuent au nom d'Allah et ,nous menacent sur notre propre sol. Ils refusent en même temps d'intervenir sur le terrain pour en finir avec ces assassins. Ils refusent de voir qu'une partie de ces migrants sont à la fois les victimes et un enjeu religieux de taille, en Europe, pour ces fondamentalistes.

je suis, comme vous, un père de famille. J'aime les gens, les individus, mais je n'aime pas les abstractions que certains voudraient nous faire avaler. je refuse de me voiler la face; je refuse de me cacher derrière mon petit doigt; je refuse d'être constamment désigné comme le coupable unique, même si nos dirigeants ont participé bêtement à la déstabilisation du Proche Orient. Je refuse de fermer les yeux devant l'état du monde islamique, dont il faudrait ne dire que du bien. Le monde arabo-islamique est en crise profonde depuis plusieurs siècles, il est victime de l'orthodoxie coranique, victime d'une religion législative, présentée comme l'ultime et indépassable révélation. Pendant que le autres traçaient leur chemin, le monde musulman a fait du surplace; l'islam a signé son échec à prendre en main la destinée quotidienne de ses peuples, mais il ne faut pas le dire, c'est stigmatisant, vous comprenez? Il ne faut pas rappeler que l'islam politique est antidémocratique et anti-égalitaire. Ca pourrait faire perdre des voix. Et aujourd'hui, ceux que nous avons accueillis par le passé, dans un réflexe identitaire, voudraient reproduire une société religieuse et communautaire qui a conduit à l'échec leurs pays d'origine. 

Je pense à ce petit innocent mort sur une plage, non pas victime de la passivité de l'Europe, mais avant tout de la folie des adultes. On nous accuse d'avoir humilié les immigrés. Il y a sans doute du vrai. Mais j'ai aussi connu beaucoup de petits Gaulois pauvres qui étaient, aussi humiliés. J'en veux, chez nous, à cet islam identitaire, orthodoxe, qui voile les femmes et nous fait peur, dont il est interdit de parler, et qui nous empêche de nous montrer rapidement généreux, comme nous le fûmes avec les boat people. j'en veux à tous ces responsables musulmans qui ne rêvent que de communauté particulière, islamique avant d'être républicaine, et qui défendent leurs rituels dans l'espace public comme autant de conquêtes de la loi islamique. Oui, ce petit garçon, il est aussi la victime de ces gens là, qui ne sont pas raisonnables. 

Et je le répète je suis un modéré, un adepte des valeurs universelles du christianisme. Je hais le racisme tout autant que le colonialisme. Je ne suis pas comme ces élites de droite ou de gauche qui l'ont justifié, théorisé au nom de l'émancipation, tenez-vous bien! Je regarde, debout, ce qui nous attend si les phénomènes migratoires actuels prennent la forme d'une déferlante. les droits de l'homme n'y résisteront pas. Ce débat ne pas être confisqué par quelques élites politiques, religieuses ou médiatiques. je rappelle à tous ces braves gens de l'Obs et autres, que la France n'est pas un pays d'immigration, mais un pays plein, une vieille civilisation qui a accueilli des travailleurs migrants. La France n'est pas l'Amérique, presque vide lorsque les Européens sont arrivés. Et ces pauvres Indiens n'oublient pas qu'ils furent les victimes de cette déferlante. Pour des dizaines de millions de Français, la France est leur toit, leur maison, leur racine. Ils veulent bien accueillir, mais à leur conditions et sans qu'on leur dicte ce qui est bon ou mauvais et sans que "l'accueilli" donne le tempo. 

Le devoir d'humanité sans ces injonctions écoeurantes et dans un cadre précis. Malheureusement, je crains le pire puisque même dans Ouest-France, parler d'Europe aux valeurs chrétiennes à préserver apparaît comme une "stigmatisation glaçante". 

 

Au secours!

Et voilà qu'il se qualifie "d'audacieux!"

Au secours.

Sa seule audace, c'est de se croire audacieux. C'est dire l'amour qu'il se porte à lui-même le petit notaire de l'Elysée. 

Audacieuses ses réformes minuscules destinées à tromper les électeurs? Audacieuses ses 8300 emplois créés dans la fonction publique alors que les déficits continuent de se creuser.

Audacieuses les réformes qu'il impose aux Grecs et que pour rien au monde il n'appliquerait à la France.

Audacieux les 51 milliards de dettes supplémentaires en un seul trimestre! Certes

Audacieux son refus de toucher vraiment à la formation professionnelle, au droit au travail etc...

Il est en campagne. Il ne pense qu'à une chose, la campagne de 2017. Et il a déjà dégainé le carnet de chèques.


Grèce: faites ce que je n'ai pas fait...

Oui, je pense qu'il fallait sauver la Grèce, mais certainement pas en prétendant que les Grecs ne sont coupables de rien, comme je l'entends. Mais surtout, ce feuilleton de l'été ne va pas arranger la relation entre les Français et leurs hommes politiques.

C'est ainsi qu'on aura vu un commissaire européen français (Pierre Moscovici), prôner un réformisme qu'il n'a jamais porté lorsqu'il était ministre de l'Economie.

Pire encore, on a vu le président d'un Etat surendetté (François Hollande) jouer les bons offices et les donneurs de leçons alors qu'on attend toujours les réformes de structure qui permettraient à la France de maîtriser ses déficits publics. 

Et encore pire, on va voir des députés français de la majorité demander à la Grèce de faire ce dont ils ne veulent pas pour leur propre pays. 

Quant à marine le Pen, elle lâche les chiens sur l'euro, sans la moindre mesure, qualifiant la monnaie unique de "religieuse" et les Grecs de peuple mis en esclavage.

Qui dit mieux?

Les dirigeants Allemands, au moins, ont le mérite de la cohérence.


Touche pas à mon église (suite)

Le texte de Denis Tillinac, "Touche pas à mon église" a au moins le mérite de mettre en pleine lumière la nullité qui frappe certains hommes (et femmes) politiques dès lors qu'il s'agit du fait religieux. Et cela est vrai aussi bien à droite qu'à gauche. J'en veux pour preuve la réaction de Nathalie K Morizet. Elle ne signera pas la pétition et affirme que ce n'est pas plus grave de transformer une église en mosquée qu'en boîte de nuit. C'est dire! Elle rappelle à juste titre que certains des signataires ne mettent jamais les pieds dans une église et que ces gens là ont souvent oublié le message évangélique qui est, universel. Elle laisse entendre que l'universalisme chrétien (qui beaucoup donné à l'universalisme républicain), ne peut pas rejeter l'autre, fût-il musulman. Que finalement tout se vaut.

Le seul problème dans cette histoire, et que madame NKM fait semblant d'ignorer, c'est que le christianisme ne propose pas le même universalisme que l'islam, qu'il ne défend pas les mêmes valeurs, les mêmes hiérarchies, le même droit,  ni la même conception de Dieu. C'est d'ailleurs pour cette raison que beaucoup d'Occidentaux craignent tant l'islam. 

Mais bien entendu, NKM est au-dessus de cela. Ou en dessous. 

Bientôt, nous serons obligés de croire que nous avons une classe politique qui s'est complètement déconnectée de ce qui fait la civilisation française et que l'on commence à assister, comme certains populistes le pensent, à la grande braderie du patrimoine français.

On n'est jamais aussi bien trahi que par les siens. 


Touche pas à mon église?

Une pétition intitulée "Touche pas à mon église" et initiée par Valeurs actuelles, commence à faire du bruit puisqu'elle a déjà été signée par un certain Nicolas Sarkozy. Cette pétition résulte de la proposition de Dalil Boukakeur (qualifié habituellement de modéré), visant à proposer aux fidèles musulmans les églises désaffectées. 

Le plus intéressant, dans cette affaire, c'est ce que révèle cette affaire et qui donne raison à tous ceux (connus ou moins connus) qui craignent pour "une certaine idée de la France". Cette affaire révèle en effet un pays qui n'est plus sûr de son identité, qui se voit assiégé par le musulman et qui, en même temps est pris de nostalgie. Un pays en partie déchristianisé mais qui sait, au fond de lui, le rôle qu'a joué le christianisme dans ce que nous sommes devenus, qui sait que si beaucoup d'églises sont vides, les valeurs évangéliques se sont répandues dans la société.

On s'aperçoit donc qu'une grande majorité de Français, entre passion du patrimoine et passion pour les valeurs qui ont fondé la France, ne sont pas prêts à se laisser glisser dans l'aventure islamique. Regardant de près ce qui se passe outre Méditerranée, ils perçoivent les dangers d'une religion qui se comporte au XXIe siècle comme se comportait l'Eglise au sortir des ténèbres du Moyen Age. Et qui brandit plus que jamais la Loi religieuse, y compris dans certains de nos quartiers.

Grèce: sale Boche ?

Les vieilles rancoeurs ne sont jamais loin et quand les anciennes ne suffisent plus, on en invente de nouvelles. L'affaire grecque est, à ce sujet parfaitement révélatrice des plaies non refermées des nations européennes. 

Si cela continue nous allons bientôt nous retrouver à front renversé: le mauvais élève élevé au sommet de l'Olympe (la Grèce) et le bon (l'Allemagne) cloué au pilori. C'est en quelque sorte la Grèce qui a dépensé sans compter mais c'est Berlin qui trinque. Bref, il ne fait pas bon d'être puissant et bien gouverné!

Les Allemands en ont marre de payer, ils le disent haut et fort et, en même temps, ils en prennent plein la figure. On leur rappelle que leur dette d 'après-guerre a été effacée, donc jamais remboursée et que cela a permis le miracle allemand. On rappelle aussi à la République fédérale la manière atroce dont les Nazis se sont comportés en Grèce pendant la dernière guerre. On convoque même la puissante chimie allemande et sa capacité à polluer les Européens pour rajouter "une dette morale" de l'Allemagne.... On convoque l'économiste à la mode, Thomas Picketty, pour leur faire la leçon. Bref, le sale Boche, que l'on croyait oublié revient au grand galop.

Aidons les Grecs, soyons solidaires au maximum du possible, mais ne faisons pas comme si nos braves voisins n'avaient aucune responsabilité dans ce qui leur arrive. Nous sommes coupables collectivement d'avoir laissé la Grèce entrer dans l'euro alors que les comptes étaient truqués (nous le savions tous), mais c'est quand même les Grecs qui ont dépensé à tout va!

Et méfions-nous de la manière dont certains éreintent l'Allemagne moderne. Il suffirait de pas grand chose pour que les donneurs de leçons parisiens (je n'ose dire français) s'en prennent eux aussi plein la figure. Quand on convoque l'histoire pour régler ses comptes, il n'y a qu'à puiser dans une mémoire sans fond pour produire de la haine. Les Espagnols pourraient bientôt nous reprocher la guerre ignoble de Napoléon sur leur territoire, les Allemands le sac du Palatinat par Turenne etc etc...

Je croyais que l'Europe avait été créée pour transcender tout ça. 

Le fossé est-il devenu si grand?

Je suis comme Michel Houelbecq et quelques autres. J'observe avec effroi l'avancée de l'islamisme en France et j'écoute un débat qui refuse encore que dire les choses en face à ceux qui sont concernés. La question qui a fait tache ces derniers jours est la suivante: "Sommes nous dans une guerre de civilisations?" Manuel Valls l'a posée, mais il revient toujours sur ses propos, tant l'électorat musulman est devenu essentiel à un PS en perdition. On voit donc un Cazeneuve retricoter sans fin les "excès" de langage de son Premier ministre.

Oui, sommes nous dans une guerre de civilisations? Et ensuite, la peur des Français envers l'islam (bien réelle) est-elle justifiée et à tout le moins compréhensible? La télévision ne pose jamais la question de cette manière. Hier soir, par exemple, on a pu voir de jeunes musulmans qui se sentent stigmatisés après les attentats de Charlie et qui trouvent cette situation à la fois pénible et anormale. Ils considèrent que l'islam n'a rien à voir dans le bain de sang en question et que tous les torts viennent de la société d'accueil. 

Le journaliste aurait pu poser une question à ces jeunes gens sur la légitimité des craintes de la société française (qui n'est pas seulement républicaine, mais aussi une vieille civilisation) exiger une réaction qui aurait pu montrer de quelle manière la religion musulmane est impactée par toutes les horreurs qui nous tombent dessus; rien de rien. Il semble qu'aucune question un tant soit peu dérangeante ne puisse être posée aux musulmans. Même pas la reconnaissance du fait que tout cela se fait au nom de l'islam. On assiste à une sorte de bunkerisation de la communauté, à un déni touchant à la religion, à un refus absolu de poser un regard critique. Le "pas d'amalgame" est devenu un mur. Et ce mur a été construit par des intellectuels français.

Le fait religieux révélé est, pour les croyants, imperméable à toute critique, particulièrement en islam. Alors si nous ne sommes pas dans une guerre de civilisations, nous sommes à tout le moins dans une guerre de valeurs. Car derrière tous les dénis, tous les refus de débattre, derrière les croyances, c'est bien cela qui se joue. Deux mondes qui n'ont pas les mêmes hiérarchies de valeurs et qui ne mettent l'homme au même endroit. Deux mondes qui se regardent en chien de faïence depuis 1400 ans. La confrontation des musulmans à l'Etat laïc se situe dans cet ordre là. Le seul espoir est que l'on arrive à une sorte de privatisation de la religion musulmane. Malheureusement, il n'y a rien de moins "privé" que l'islam, qui est à la fois foi et système. 

Le revoilà!

Eh oui, revoilà Dominique Strauss-Kahn par le biais d'un sondage... Si j'ai bien compris, les Français seraient à ce point écoeurés de la politique et vent debout contre un nouveau duel Sarko-Hollande en 2017, qu'après tout, un DSK sali par les affaires que l'on sait mais toujours bon économiste, pourrait faire l'affaire!

C'est dire à quel point nous en sommes arrivés dans la décrépitude et dans le refus de faire place à la jeunesse. C'est dire à quel point nous en sommes dans les contradictions. Alors qu'aujourd'hui, aucun politique ne se pense en dehors d'un certain ordre moral (au point qu'on ne peut plus parler de rien), se rallume la loupiote d'un vieux fornicateur. 

La France révolutionnaire s'était conçue comme un ordre nouveau. Elle a érigé en dogme l'idée (fausse) qu'avant la Révolution il n'y avait rien. Chaque jour qui passe dément cette idée folle. La France républicaine n'a jamais cessé de singer, de reproduire la monarchie, souvent dans le pire. Les élites politiques françaises ont "enfin" réussi à se reproduire en circuit fermé, comme l'aristocratie d'antan. 

Degré zéro ....

Juste deux petites notes: nous avons appris, hier, que la dette de la France avait augmenté de 51 milliards en un seul trimestre.

Nous avons entendu notre président affirmer sans s'étrangler - il se pavanait à Bruxelles dans le cadre de la crise grecque - que notre économie était beaucoup plus robuste qu'il y a quatre ans et que nous n'avions rien à redouter!

C'est dire avec quel mépris on considère le citoyen dans notre belle République.

Voilà tout simplement où en est le personnel politique français...

Nous apprenons aussi qu'il existe un nid de redoutables salafistes à... Vesoul. Qui aurait imaginé cela il y a trente ans? Tout cela nous renvoie l'image d'une France en pleine errance, métastasée, sans direction.

Ca nous rappelle les pires moments de la guerre de Cent Ans.

Guerre de civilisations?

Alors que la Grèce (qui a donné à l'Europe tout ce que l'on sait) s'enfonce dans la faillite, manuel Valls se fait à nouveau transgresseur. Après "l'apartheid" (que je n'avais pas aimé car il ne correspondait pas à la réalité, le voilà maintenant, après les derniers attentats "islamistes" qu'il déclare que nous sommes "dans une guerre de civilisations". Et il ajoute pour faire bonne mesure: "La bataille se joue aussi au sein de l'islam, entre un islam humaniste et un islam obscurantiste, totalitaire."

De tels propos font hurler une partie de la gauche, mais aussi de la droite, qui ne veulent pas entendre parler de cette notion qui nous ramène à la triste période de George Bush Jr

Et pourtant, Manuel Valls a le mérite de nommer le coeur du problème, son soubassement, son aliment, autrement dit, l'islam. Avec le respect que l'on dit aux individus, on ne peut pas, si l'on est courageux, si l'on veut regarder les problèmes en face, ne pas être d'accord avec le Premier ministre. La tentative de rectification de Cazeneuve n'y change rien: "ce n'est pas une guerre de civilisation au pluriel, mais une guerre entre la civilisation humaine et la barbarie" a-t-il déclaré.

Certes. Mais il reste que le fond du problème se situe au coeur de l'islam, de ses représentations, de ses héros, de ses ressentiments. On n'en sortira pas si l'on ne veut pas voir la réalité. Quelques centaines, quelques milliers de fanatiques? Mais ce sont toujours les minorités actives qui font basculer l'histoire. Et combien de partisans de l'orthodoxie, combien de sympathisants inactifs mais prêts à se rallier?

Nous vivons dans la certitude que l'Etat de droit et la laïcité peuvent pacifier le rapport au religieux dans la société. Nous nous appuyons sur ce qui s'est passé avec l'Eglise en oubliant que la laïcité s'est faite à la fois "contre" et en collaboration" avec le christianisme. L'islam, c'est un droit alternatif, une vision du monde, des rapports sociaux et entre individus. Nul ne peut changer cela.

Rappelons nous de ce que disait Renan de l'islam: "L'islamisme ne peut exister que comme religion officielle; quand on la réduira à l'état de religion libre et individuelle, il périra. L'islamisme n'est pas seulement une religion d'Etat comme l'a été le catholicisme en France (...) c'est la religion excluant l'Etat. Là est la guerre éternelle..


Sur les conseils d'un lecteur, un livre à lire: "Les religions meurtrières" par Elie Barnavi. Flammarion. 

La France de papa...

Il n'y a pas si longtemps, pour expliquer la puissance de l'Etat central, on disait que la France, "c'était une Union soviétique qui avait réussi." Mais c'est fini cette époque de pouvoir sans partage du centre et d'allégeance de la périphérie.

Sous la pression des nouvelles technologies, l'Etat central et ses réglementations d'un autre âge est en train de s'effondrer. On le voit avec l'affaire des taxis, un des pires corporatismes de la société française qui est en train de se faire laminer par une application de l'Internet.

On le voit encore avec les drones, ces petits avions sans pilote que la direction de l'aviation civile veut mâter à coup de réglementations. On peut parier d'avance que ça ne servira à rien. 

On le voit aussi avec la résistance du pouvoir central à donner aux régions les pouvoirs qui devraient leur revenir au nom de la proximité, notamment dans le domaine économique. Nous assistons tout simplement à la mort d'une certaine race de hauts fonctionnaires déguisés en hommes politiques qui prétendaient tout régenter.

La société qui se profile est beaucoup plus collaborative, elle met les gens en relation directe les uns avec les autres, elle fabrique des échanges de services, elle enjambe la vieille relation entreprise-client, secoue toute l'organisation générale de la société dans son rapport avec l'Etat et l'impôt. Au lieu de mener à coups de menton ridicules des combats d'arrière garde, on ferait beaucoup mieux de réfléchir à une nouvelle manière d'organiser la solidarité nationale compte tenu de cette révolution. Dans le cas contraire, la France passera encore à côté....

Admettre tout cela est beaucoup plus difficile en France qu'ailleurs compte tenu d'une tradition d'Etat omniscient et omnipotent.

Ca recommence.....

Et voilà que ça recommence. En France, un chef d'entreprise décapité, en Tunisie et au Koweit, une boucherie. pendant le mois "sacré" et de partage" (paraît-il) du ramadan. Plus que jamais l'islam apparaît comme une religion à double personnalité à l'image du fameux Dr Jekyll Les Français on peur. Pire, ils en ont marre de se faire bourrer le crâne par des irresponsables qui refusent de nommer le réel.

De manière à réfléchir intelligemment, je vous propose des extraits d'un texte de Nourredine Boukrouh paru dans Le Soir d'Algérie. Lui, au moins, il est courageux. Espérant une réforme de l'slam il ne se planque pas derrière "la question sociale" ou la peur de l'amalgame, pour éviter le vrai débat.

"Au Moyen-Age, les Européens ont connu la peur de l'Inquisition et des bûchers, la persécution morale et la torture physique, la cruauté et le despotisme des hommes de religion. Ils ont connu les guerres confessionnelles qui ont conduit à la mort de millions d'hommes et de femmes, de savants, de croyants sincères et d'esprits libres (...) La différence entre eux et nous c'est qu'eux venaient du fin fond des ténèbres alors que nous, c'est en pleine lumière du troisième millénaire que nous nous retrouvons dans le cauchemar, juste au moment où l'Humanité se prépare à annexer la planète Mars (...) Telles que les choses se présentent qu'est-ce qui est le plus facile à réaliser? changer le monde dans le sens souhaité par la culture musulmane traditionnelle ou changer les musulmans dans le sens de l'évolution du monde? La première hypothèse est une impossibilité absolue et la seconde une gageure à laquelle on a donné ici un intitulé, réformer l'islam (...) cette réforme est la seule chance qui reste à l'islam car il a épuisé toutes ses ressources, toute son énergie. Telle une étoile évanescente, il est sur le point de devenir un trou noir.

(...) réformer l'islam c'est changer notre culture sociale,  notre enseignement religieux et la formation des imams (...) Prendre le chemin de la réforme, c'est se mettre ou se remettre en tête des idées toutes simples (...): que l'histoire humaine et religieuse n'a pas commencé avec l'islam (...) Dieu ne peut pas privilégier 15% de sa création et condamner le reste à l'enfer, quoi qu'ils fassent (...) Rien qu'en intégrant ces idées basiques, ces lieux communs, énormément de conséquences pourraient en  découler sur la pensée et le comportement du musulman moyen (...)

Cette réforme n'est pas un enjeu philosophique mais stratégique; l'enjeu ne concerne pas Dieu mais l'avenir de la planète devenue exigue et ses parties interdépendantes. Quand l'une est malade, les autres s'en ressentent. (...)

Ceux qui continuent à se voiler la vue pour ne pas voir le problème qui déborde de partout et empoisonne la vie à la planète entière, persistent à soutenir que le terrorisme n'a ni religion ni frontières, qu'il est étranger à l'islam et qu'il ne représente rien par rapport à la masse des musulmans vivant paisiblement. Ce n'est pas vrai. Le fanatisme et le terrorisme sont les produits logiques d'une vision de l'islam apparue au XII e siècle et qui a conduit à l'abandon de l'effort intellectuel (. ...)

L'islamisme est le fils maudit de l'islam, son "bad boy" ou son Robin des Bois selon le point de vue où l'on se place, mais c'est son fils et les versets dont il se prévaut proviennent du Coran, d'où le silence embarrassé des ulémas. Ceqs versets, on les apprend à l'école, à la mosquée, dans les livres, les documentaires, les films, à la maison, sur Internet, dans la rue, partout où vivent des musulmans. Ils ne sont pas chuchotés en secret mais clamés quotidiennement et et enseignés ingénument (...) Ils sont surtout chirurgicalement sélectionnés, délicatement prélevés par les imams radicalisés dans leurs prêches et les leaders terroristes dans leurs harangues: "Tuez les polythéistes partout où vous les trouvez (...) Combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'infidèles et que la religion soit entièrement à Allah Seul (al-Baqara-193): "la récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et son messager (...) c'est qu'ils soient tués ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu'ils soient expulsés du pays (al-maïda-33) (...) Ces paroles, et d'autres, si elles n'étaient pas liées à un contexte historique précis, si elles avaient un sens intemporel comme le prétendent les fanatiques, paraissent en effet terrifiantes. Il ne faut pas faire mine de les oublier, mais les sortir à la lumière du jour pour en débattre (...)

Voilà, les Français attendent un langage de vérité aussi bien de la part de leurs élus, mais aussi de la part de leurs compatriotes musulmans.