LE DEBLOG'NOTES - 32841

Au secours!

Et voilà qu'il se qualifie "d'audacieux!"

Au secours.

Sa seule audace, c'est de se croire audacieux. C'est dire l'amour qu'il se porte à lui-même le petit notaire de l'Elysée. 

Audacieuses ses réformes minuscules destinées à tromper les électeurs? Audacieuses ses 8300 emplois créés dans la fonction publique alors que les déficits continuent de se creuser.

Audacieuses les réformes qu'il impose aux Grecs et que pour rien au monde il n'appliquerait à la France.

Audacieux les 51 milliards de dettes supplémentaires en un seul trimestre! Certes

Audacieux son refus de toucher vraiment à la formation professionnelle, au droit au travail etc...

Il est en campagne. Il ne pense qu'à une chose, la campagne de 2017. Et il a déjà dégainé le carnet de chèques.


Grèce: faites ce que je n'ai pas fait...

Oui, je pense qu'il fallait sauver la Grèce, mais certainement pas en prétendant que les Grecs ne sont coupables de rien, comme je l'entends. Mais surtout, ce feuilleton de l'été ne va pas arranger la relation entre les Français et leurs hommes politiques.

C'est ainsi qu'on aura vu un commissaire européen français (Pierre Moscovici), prôner un réformisme qu'il n'a jamais porté lorsqu'il était ministre de l'Economie.

Pire encore, on a vu le président d'un Etat surendetté (François Hollande) jouer les bons offices et les donneurs de leçons alors qu'on attend toujours les réformes de structure qui permettraient à la France de maîtriser ses déficits publics. 

Et encore pire, on va voir des députés français de la majorité demander à la Grèce de faire ce dont ils ne veulent pas pour leur propre pays. 

Quant à marine le Pen, elle lâche les chiens sur l'euro, sans la moindre mesure, qualifiant la monnaie unique de "religieuse" et les Grecs de peuple mis en esclavage.

Qui dit mieux?

Les dirigeants Allemands, au moins, ont le mérite de la cohérence.


Touche pas à mon église (suite)

Le texte de Denis Tillinac, "Touche pas à mon église" a au moins le mérite de mettre en pleine lumière la nullité qui frappe certains hommes (et femmes) politiques dès lors qu'il s'agit du fait religieux. Et cela est vrai aussi bien à droite qu'à gauche. J'en veux pour preuve la réaction de Nathalie K Morizet. Elle ne signera pas la pétition et affirme que ce n'est pas plus grave de transformer une église en mosquée qu'en boîte de nuit. C'est dire! Elle rappelle à juste titre que certains des signataires ne mettent jamais les pieds dans une église et que ces gens là ont souvent oublié le message évangélique qui est, universel. Elle laisse entendre que l'universalisme chrétien (qui beaucoup donné à l'universalisme républicain), ne peut pas rejeter l'autre, fût-il musulman. Que finalement tout se vaut.

Le seul problème dans cette histoire, et que madame NKM fait semblant d'ignorer, c'est que le christianisme ne propose pas le même universalisme que l'islam, qu'il ne défend pas les mêmes valeurs, les mêmes hiérarchies, le même droit,  ni la même conception de Dieu. C'est d'ailleurs pour cette raison que beaucoup d'Occidentaux craignent tant l'islam. 

Mais bien entendu, NKM est au-dessus de cela. Ou en dessous. 

Bientôt, nous serons obligés de croire que nous avons une classe politique qui s'est complètement déconnectée de ce qui fait la civilisation française et que l'on commence à assister, comme certains populistes le pensent, à la grande braderie du patrimoine français.

On n'est jamais aussi bien trahi que par les siens. 


Touche pas à mon église?

Une pétition intitulée "Touche pas à mon église" et initiée par Valeurs actuelles, commence à faire du bruit puisqu'elle a déjà été signée par un certain Nicolas Sarkozy. Cette pétition résulte de la proposition de Dalil Boukakeur (qualifié habituellement de modéré), visant à proposer aux fidèles musulmans les églises désaffectées. 

Le plus intéressant, dans cette affaire, c'est ce que révèle cette affaire et qui donne raison à tous ceux (connus ou moins connus) qui craignent pour "une certaine idée de la France". Cette affaire révèle en effet un pays qui n'est plus sûr de son identité, qui se voit assiégé par le musulman et qui, en même temps est pris de nostalgie. Un pays en partie déchristianisé mais qui sait, au fond de lui, le rôle qu'a joué le christianisme dans ce que nous sommes devenus, qui sait que si beaucoup d'églises sont vides, les valeurs évangéliques se sont répandues dans la société.

On s'aperçoit donc qu'une grande majorité de Français, entre passion du patrimoine et passion pour les valeurs qui ont fondé la France, ne sont pas prêts à se laisser glisser dans l'aventure islamique. Regardant de près ce qui se passe outre Méditerranée, ils perçoivent les dangers d'une religion qui se comporte au XXIe siècle comme se comportait l'Eglise au sortir des ténèbres du Moyen Age. Et qui brandit plus que jamais la Loi religieuse, y compris dans certains de nos quartiers.

Grèce: sale Boche ?

Les vieilles rancoeurs ne sont jamais loin et quand les anciennes ne suffisent plus, on en invente de nouvelles. L'affaire grecque est, à ce sujet parfaitement révélatrice des plaies non refermées des nations européennes. 

Si cela continue nous allons bientôt nous retrouver à front renversé: le mauvais élève élevé au sommet de l'Olympe (la Grèce) et le bon (l'Allemagne) cloué au pilori. C'est en quelque sorte la Grèce qui a dépensé sans compter mais c'est Berlin qui trinque. Bref, il ne fait pas bon d'être puissant et bien gouverné!

Les Allemands en ont marre de payer, ils le disent haut et fort et, en même temps, ils en prennent plein la figure. On leur rappelle que leur dette d 'après-guerre a été effacée, donc jamais remboursée et que cela a permis le miracle allemand. On rappelle aussi à la République fédérale la manière atroce dont les Nazis se sont comportés en Grèce pendant la dernière guerre. On convoque même la puissante chimie allemande et sa capacité à polluer les Européens pour rajouter "une dette morale" de l'Allemagne.... On convoque l'économiste à la mode, Thomas Picketty, pour leur faire la leçon. Bref, le sale Boche, que l'on croyait oublié revient au grand galop.

Aidons les Grecs, soyons solidaires au maximum du possible, mais ne faisons pas comme si nos braves voisins n'avaient aucune responsabilité dans ce qui leur arrive. Nous sommes coupables collectivement d'avoir laissé la Grèce entrer dans l'euro alors que les comptes étaient truqués (nous le savions tous), mais c'est quand même les Grecs qui ont dépensé à tout va!

Et méfions-nous de la manière dont certains éreintent l'Allemagne moderne. Il suffirait de pas grand chose pour que les donneurs de leçons parisiens (je n'ose dire français) s'en prennent eux aussi plein la figure. Quand on convoque l'histoire pour régler ses comptes, il n'y a qu'à puiser dans une mémoire sans fond pour produire de la haine. Les Espagnols pourraient bientôt nous reprocher la guerre ignoble de Napoléon sur leur territoire, les Allemands le sac du Palatinat par Turenne etc etc...

Je croyais que l'Europe avait été créée pour transcender tout ça. 

Le fossé est-il devenu si grand?

Je suis comme Michel Houelbecq et quelques autres. J'observe avec effroi l'avancée de l'islamisme en France et j'écoute un débat qui refuse encore que dire les choses en face à ceux qui sont concernés. La question qui a fait tache ces derniers jours est la suivante: "Sommes nous dans une guerre de civilisations?" Manuel Valls l'a posée, mais il revient toujours sur ses propos, tant l'électorat musulman est devenu essentiel à un PS en perdition. On voit donc un Cazeneuve retricoter sans fin les "excès" de langage de son Premier ministre.

Oui, sommes nous dans une guerre de civilisations? Et ensuite, la peur des Français envers l'islam (bien réelle) est-elle justifiée et à tout le moins compréhensible? La télévision ne pose jamais la question de cette manière. Hier soir, par exemple, on a pu voir de jeunes musulmans qui se sentent stigmatisés après les attentats de Charlie et qui trouvent cette situation à la fois pénible et anormale. Ils considèrent que l'islam n'a rien à voir dans le bain de sang en question et que tous les torts viennent de la société d'accueil. 

Le journaliste aurait pu poser une question à ces jeunes gens sur la légitimité des craintes de la société française (qui n'est pas seulement républicaine, mais aussi une vieille civilisation) exiger une réaction qui aurait pu montrer de quelle manière la religion musulmane est impactée par toutes les horreurs qui nous tombent dessus; rien de rien. Il semble qu'aucune question un tant soit peu dérangeante ne puisse être posée aux musulmans. Même pas la reconnaissance du fait que tout cela se fait au nom de l'islam. On assiste à une sorte de bunkerisation de la communauté, à un déni touchant à la religion, à un refus absolu de poser un regard critique. Le "pas d'amalgame" est devenu un mur. Et ce mur a été construit par des intellectuels français.

Le fait religieux révélé est, pour les croyants, imperméable à toute critique, particulièrement en islam. Alors si nous ne sommes pas dans une guerre de civilisations, nous sommes à tout le moins dans une guerre de valeurs. Car derrière tous les dénis, tous les refus de débattre, derrière les croyances, c'est bien cela qui se joue. Deux mondes qui n'ont pas les mêmes hiérarchies de valeurs et qui ne mettent l'homme au même endroit. Deux mondes qui se regardent en chien de faïence depuis 1400 ans. La confrontation des musulmans à l'Etat laïc se situe dans cet ordre là. Le seul espoir est que l'on arrive à une sorte de privatisation de la religion musulmane. Malheureusement, il n'y a rien de moins "privé" que l'islam, qui est à la fois foi et système. 

Le revoilà!

Eh oui, revoilà Dominique Strauss-Kahn par le biais d'un sondage... Si j'ai bien compris, les Français seraient à ce point écoeurés de la politique et vent debout contre un nouveau duel Sarko-Hollande en 2017, qu'après tout, un DSK sali par les affaires que l'on sait mais toujours bon économiste, pourrait faire l'affaire!

C'est dire à quel point nous en sommes arrivés dans la décrépitude et dans le refus de faire place à la jeunesse. C'est dire à quel point nous en sommes dans les contradictions. Alors qu'aujourd'hui, aucun politique ne se pense en dehors d'un certain ordre moral (au point qu'on ne peut plus parler de rien), se rallume la loupiote d'un vieux fornicateur. 

La France révolutionnaire s'était conçue comme un ordre nouveau. Elle a érigé en dogme l'idée (fausse) qu'avant la Révolution il n'y avait rien. Chaque jour qui passe dément cette idée folle. La France républicaine n'a jamais cessé de singer, de reproduire la monarchie, souvent dans le pire. Les élites politiques françaises ont "enfin" réussi à se reproduire en circuit fermé, comme l'aristocratie d'antan. 

Degré zéro ....

Juste deux petites notes: nous avons appris, hier, que la dette de la France avait augmenté de 51 milliards en un seul trimestre.

Nous avons entendu notre président affirmer sans s'étrangler - il se pavanait à Bruxelles dans le cadre de la crise grecque - que notre économie était beaucoup plus robuste qu'il y a quatre ans et que nous n'avions rien à redouter!

C'est dire avec quel mépris on considère le citoyen dans notre belle République.

Voilà tout simplement où en est le personnel politique français...

Nous apprenons aussi qu'il existe un nid de redoutables salafistes à... Vesoul. Qui aurait imaginé cela il y a trente ans? Tout cela nous renvoie l'image d'une France en pleine errance, métastasée, sans direction.

Ca nous rappelle les pires moments de la guerre de Cent Ans.

Guerre de civilisations?

Alors que la Grèce (qui a donné à l'Europe tout ce que l'on sait) s'enfonce dans la faillite, manuel Valls se fait à nouveau transgresseur. Après "l'apartheid" (que je n'avais pas aimé car il ne correspondait pas à la réalité, le voilà maintenant, après les derniers attentats "islamistes" qu'il déclare que nous sommes "dans une guerre de civilisations". Et il ajoute pour faire bonne mesure: "La bataille se joue aussi au sein de l'islam, entre un islam humaniste et un islam obscurantiste, totalitaire."

De tels propos font hurler une partie de la gauche, mais aussi de la droite, qui ne veulent pas entendre parler de cette notion qui nous ramène à la triste période de George Bush Jr

Et pourtant, Manuel Valls a le mérite de nommer le coeur du problème, son soubassement, son aliment, autrement dit, l'islam. Avec le respect que l'on dit aux individus, on ne peut pas, si l'on est courageux, si l'on veut regarder les problèmes en face, ne pas être d'accord avec le Premier ministre. La tentative de rectification de Cazeneuve n'y change rien: "ce n'est pas une guerre de civilisation au pluriel, mais une guerre entre la civilisation humaine et la barbarie" a-t-il déclaré.

Certes. Mais il reste que le fond du problème se situe au coeur de l'islam, de ses représentations, de ses héros, de ses ressentiments. On n'en sortira pas si l'on ne veut pas voir la réalité. Quelques centaines, quelques milliers de fanatiques? Mais ce sont toujours les minorités actives qui font basculer l'histoire. Et combien de partisans de l'orthodoxie, combien de sympathisants inactifs mais prêts à se rallier?

Nous vivons dans la certitude que l'Etat de droit et la laïcité peuvent pacifier le rapport au religieux dans la société. Nous nous appuyons sur ce qui s'est passé avec l'Eglise en oubliant que la laïcité s'est faite à la fois "contre" et en collaboration" avec le christianisme. L'islam, c'est un droit alternatif, une vision du monde, des rapports sociaux et entre individus. Nul ne peut changer cela.

Rappelons nous de ce que disait Renan de l'islam: "L'islamisme ne peut exister que comme religion officielle; quand on la réduira à l'état de religion libre et individuelle, il périra. L'islamisme n'est pas seulement une religion d'Etat comme l'a été le catholicisme en France (...) c'est la religion excluant l'Etat. Là est la guerre éternelle..


Sur les conseils d'un lecteur, un livre à lire: "Les religions meurtrières" par Elie Barnavi. Flammarion. 

La France de papa...

Il n'y a pas si longtemps, pour expliquer la puissance de l'Etat central, on disait que la France, "c'était une Union soviétique qui avait réussi." Mais c'est fini cette époque de pouvoir sans partage du centre et d'allégeance de la périphérie.

Sous la pression des nouvelles technologies, l'Etat central et ses réglementations d'un autre âge est en train de s'effondrer. On le voit avec l'affaire des taxis, un des pires corporatismes de la société française qui est en train de se faire laminer par une application de l'Internet.

On le voit encore avec les drones, ces petits avions sans pilote que la direction de l'aviation civile veut mâter à coup de réglementations. On peut parier d'avance que ça ne servira à rien. 

On le voit aussi avec la résistance du pouvoir central à donner aux régions les pouvoirs qui devraient leur revenir au nom de la proximité, notamment dans le domaine économique. Nous assistons tout simplement à la mort d'une certaine race de hauts fonctionnaires déguisés en hommes politiques qui prétendaient tout régenter.

La société qui se profile est beaucoup plus collaborative, elle met les gens en relation directe les uns avec les autres, elle fabrique des échanges de services, elle enjambe la vieille relation entreprise-client, secoue toute l'organisation générale de la société dans son rapport avec l'Etat et l'impôt. Au lieu de mener à coups de menton ridicules des combats d'arrière garde, on ferait beaucoup mieux de réfléchir à une nouvelle manière d'organiser la solidarité nationale compte tenu de cette révolution. Dans le cas contraire, la France passera encore à côté....

Admettre tout cela est beaucoup plus difficile en France qu'ailleurs compte tenu d'une tradition d'Etat omniscient et omnipotent.

Ca recommence.....

Et voilà que ça recommence. En France, un chef d'entreprise décapité, en Tunisie et au Koweit, une boucherie. pendant le mois "sacré" et de partage" (paraît-il) du ramadan. Plus que jamais l'islam apparaît comme une religion à double personnalité à l'image du fameux Dr Jekyll Les Français on peur. Pire, ils en ont marre de se faire bourrer le crâne par des irresponsables qui refusent de nommer le réel.

De manière à réfléchir intelligemment, je vous propose des extraits d'un texte de Nourredine Boukrouh paru dans Le Soir d'Algérie. Lui, au moins, il est courageux. Espérant une réforme de l'slam il ne se planque pas derrière "la question sociale" ou la peur de l'amalgame, pour éviter le vrai débat.

"Au Moyen-Age, les Européens ont connu la peur de l'Inquisition et des bûchers, la persécution morale et la torture physique, la cruauté et le despotisme des hommes de religion. Ils ont connu les guerres confessionnelles qui ont conduit à la mort de millions d'hommes et de femmes, de savants, de croyants sincères et d'esprits libres (...) La différence entre eux et nous c'est qu'eux venaient du fin fond des ténèbres alors que nous, c'est en pleine lumière du troisième millénaire que nous nous retrouvons dans le cauchemar, juste au moment où l'Humanité se prépare à annexer la planète Mars (...) Telles que les choses se présentent qu'est-ce qui est le plus facile à réaliser? changer le monde dans le sens souhaité par la culture musulmane traditionnelle ou changer les musulmans dans le sens de l'évolution du monde? La première hypothèse est une impossibilité absolue et la seconde une gageure à laquelle on a donné ici un intitulé, réformer l'islam (...) cette réforme est la seule chance qui reste à l'islam car il a épuisé toutes ses ressources, toute son énergie. Telle une étoile évanescente, il est sur le point de devenir un trou noir.

(...) réformer l'islam c'est changer notre culture sociale,  notre enseignement religieux et la formation des imams (...) Prendre le chemin de la réforme, c'est se mettre ou se remettre en tête des idées toutes simples (...): que l'histoire humaine et religieuse n'a pas commencé avec l'islam (...) Dieu ne peut pas privilégier 15% de sa création et condamner le reste à l'enfer, quoi qu'ils fassent (...) Rien qu'en intégrant ces idées basiques, ces lieux communs, énormément de conséquences pourraient en  découler sur la pensée et le comportement du musulman moyen (...)

Cette réforme n'est pas un enjeu philosophique mais stratégique; l'enjeu ne concerne pas Dieu mais l'avenir de la planète devenue exigue et ses parties interdépendantes. Quand l'une est malade, les autres s'en ressentent. (...)

Ceux qui continuent à se voiler la vue pour ne pas voir le problème qui déborde de partout et empoisonne la vie à la planète entière, persistent à soutenir que le terrorisme n'a ni religion ni frontières, qu'il est étranger à l'islam et qu'il ne représente rien par rapport à la masse des musulmans vivant paisiblement. Ce n'est pas vrai. Le fanatisme et le terrorisme sont les produits logiques d'une vision de l'islam apparue au XII e siècle et qui a conduit à l'abandon de l'effort intellectuel (. ...)

L'islamisme est le fils maudit de l'islam, son "bad boy" ou son Robin des Bois selon le point de vue où l'on se place, mais c'est son fils et les versets dont il se prévaut proviennent du Coran, d'où le silence embarrassé des ulémas. Ceqs versets, on les apprend à l'école, à la mosquée, dans les livres, les documentaires, les films, à la maison, sur Internet, dans la rue, partout où vivent des musulmans. Ils ne sont pas chuchotés en secret mais clamés quotidiennement et et enseignés ingénument (...) Ils sont surtout chirurgicalement sélectionnés, délicatement prélevés par les imams radicalisés dans leurs prêches et les leaders terroristes dans leurs harangues: "Tuez les polythéistes partout où vous les trouvez (...) Combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'infidèles et que la religion soit entièrement à Allah Seul (al-Baqara-193): "la récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et son messager (...) c'est qu'ils soient tués ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu'ils soient expulsés du pays (al-maïda-33) (...) Ces paroles, et d'autres, si elles n'étaient pas liées à un contexte historique précis, si elles avaient un sens intemporel comme le prétendent les fanatiques, paraissent en effet terrifiantes. Il ne faut pas faire mine de les oublier, mais les sortir à la lumière du jour pour en débattre (...)

Voilà, les Français attendent un langage de vérité aussi bien de la part de leurs élus, mais aussi de la part de leurs compatriotes musulmans. 

 

 

Taxis

On n'a jamais fait pire en matière de corporatisme. Impossibles à réformer alors qu'ils ne sont jamais là quand on les attend et voilà maintenant qu'ils veulent empêcher le monde d'évoluer. Belle image de la France bloquée et de l'impuissance gouvernementale. 

Identité

De grands magazines titrent que la question identitaire, dont c'est le retour et qui sera au centre de la campagne de 2017. 

Pourquoi ce retour de flamme de l'identité française? D'abord parce que c'est un vieux débat jamais complètement tranché. Parce qu'une notable partie de la France n'a jamais accepté ce que d'aucuns nomment le coeur du républicanisme: à savoir que l'on devient français par adhésion et non par filiation. Il faut avoir le courage de dire les choses, sans stigmatiser qui que ce soit. 

Aussi longtemps que le débat sur l'identité ne concernait que des Français "gaulois" ou d'origine européenne, c'était, au fond, un débat sans grande importance. On pouvait admettre sans difficulté et sans conséquences que les valeurs primaient sur les racines. On pouvait vivre l'universalisme abstrait et l'enracinement sans la moindre difficulté. 

Mais dès lors que la France a changé dans sa composition ethnique, que sont apparues des minorités extra-européennes très actives et souvent musulmanes, que les élites privilégient la différence et le multiculturalisme, invitent la société majoritaire à s'adapter à la minorité,  le débat prend une toute autre dimension. La culture dominante, l'autochtone se sent menacé, nié, trahi par ceux qu'il a élus. 

Lorsque j'en parle autour de moi, chez des gens extrêmement modérés, tous ou pratiquement tous émettent la même réaction: l'impression extrêmement dérangeante que les élites politiques et intellectuelles ont renoncé à défendre le patrimoine français au profit d'une vision mondialiste. Le ressenti , je dirais même la détresse de beaucoup de Français à l'idée que la France ne serait plus inscrite dans une histoire et une géographie, est porteuse de bien des surprises à venir. 

Le plus terrible, dans cette affaire, c'est qu'il existe des solutions médianes, respectueuses, mais que le débat est pris en otage par des cercles dont le but final est de disqualifier ceux qui s'inquiètent en les traitant de racistes ou d'obtenir des avantages communautaires. 


Le bal des hypocrites

Nous apprenons (elle est bien bonne) que les Américains ont écouté nos présidents de la République et que l'ambassade US à paris, toute proche de l'Elysée est un énorme centre d'écoute dissimulé. Comme si on ne le savait pas! En tous cas, ils ont du bien se marrer, que dis-je se poiler,  les Amerloques, en interceptant les communications de l'affaire Hollande-Gayet-Trierweiler !! Y avait qu'à se servir, c'était juste à côté! 

Et alors, notre télévision, toujours aussi douée pour la propagande, nous bassine avec l'idée que la France écoute aussi ses amis, mais qu'elle est tellement petite qu'elle ne fait pas le poids face au mastodonte Anglo-Saxon. Moi, je serais plus prudent s'agissant de telles allégations. Certes, l'Amérique pêche le renseignement au chalut alors que la France pêche à la ligne. Il n'empêche que, sans en avoir l'air, et sans publicité, l'Etat profond de chez nous n'est pas si mal équipé.Et qu'il a sérieusement renforcé ses compétences ces derniers temps. La toute nouvelle loi sur le renseignement va d'ailleurs aiguiser son appétit. 

Et le plus drôle, c'est que personne ne dit qu'il coopère avec les Allemands du BND  (lesquels ont espionné la France pour le compte de l'Oncle Sam) à la station d'écoute de Kourou, en Guyane, laquelle écoute... l'Amérique. On retrouve également la coopération franco-allemande à la station d'écoute de Mayotte.

La France a des oreilles beaucoup plus petites que l'Amérique, mais ses stations couvrent le monde entier, ce qui n'est pas mal et interdit de faire la leçon aux autres.  D'autant plus que la même France a notifié à ses industriels du secteur, un contrat portant sur l'acquisition de trois satellites d'écoute électromagnétique qui seront disponibles avant 2020. Ce programme, baptisé Ceres,  est la suite logique des programmes expérimentaux Clementine, Cerise et essaim qui ont permis à Paris d'acquérir un certain nombre de compétences dans le renseignement d'origine electro-magnétique.

Cela dit, bonnes vacances à ceux qui m'écoutent !! Oublions les faux culs et les spécialistes du bourrage de crâne pendant quelques semaines, ça nous rafraîchira le cerveau.


Les nouvelles terres de colonisation des élites françaises

Le fossé se creuse chaque jour un peu plus entre les Français et leurs élites et l'affaire des migrants vient en rajouter une couche supplémentaire. J'observe cette dérive avec consternation, d'autant que les élites seraient mues par un idéal moral élevé alors que ce pauvre peuple serait mu par la peur de l'étranger: autrement dit, on a les ploucs enracinés face aux saintes élites motivées par la rencontre de l'autre et l'ouverture.

Vieux débat franco-français où l'on oppose l'amour de la terre natale à la grandeur des valeurs abstraites. L'Eglise catholique et ceux qui la servent entrent à leur tour dans le débat, estimant qu'il faut s'ouvrir en grand et sans conditions au flot de migrants: oubliés les risques de fragmentation de la société française, de guerre religieuse, la sauvegarde de notre mode de vie. Tout est bon pour coller au dogme universaliste. L'Eglise en oublie elle-même ce qu'elle a vécu à la chute de l'Empire romain d'Occident. Héritière de Rome, elle a tenu à bout de bras un monde ruiné et fragmenté. Aujourd'hui, elle participe, à rebours, au nom de ses valeurs à la fragmentation de l'Europe. 

La thèse compassionnelle veut que les migrants soient chassés par les guerres, les régimes dictatoriaux, ce qui est en partie vrai. Mais il existe une autre thèse bien moins politiquement correcte: l'islam en échec civilisationnel est en train d'envahir l'Occident "par le bas" après s'être répandu, il y a quatorze siècles, par l'épée. Qu'en sera-t-il dans trente ans si le flot continue et si les problèmes du Moyen Orient ne sont pas réglés et alors que l'islam orthodoxe est plus fort que jamais? J'observe avec un certain effroi que les premières victimes d'une vision de l'islam, les musulmans eux-mêmes ne manifestent pas le moindre esprit critique sur leur religion.  

Mais pour en revenir à nos élites, il faut tout de même être gonflé et sérieusement déraciné, ne pas connaître ce qu'est le milieu rural et même le mépriser, pour proposer d'en faire une terre de colonisation ouverte à des migrants originaires de pays éloignés et de cultures si différentes. On pourrait peut être demander l'avis de ceux qui l'habitent depuis des centaines d'années, qui ont développé des cultures locales et des fiertés qui en valent bien d'autres. Que l'idée soit venue d'un Raffarin, originaire du Poitou, qu'elle soit relayée par Ouest-France (Jeanne-Emmanuelle Hutin), en dit long sur le mal qui ronge la France.  

Moi, j'aime tout le monde. Il faut aider ceux qui sont dans la détresse. Mais pas au détriment de ceux qui viennent à leur secours. 


La France existe-t-elle encore?

Souvent, je me demande pourquoi nous sommes si nombreux à nous sentir si mal à l'écoute de l'actualité française. Nous savons tous que cela n'a rien à voir avec le niveau du chômage ou avec l'économie en général, mais que cela tient à quelque chose de beaucoup profond qui touche à l'âme même du pays.

Nous avons le sentiment de ne plus être gouvernés par des hommes et des femmes qui ont un projet de long terme à faire partager aux Français, mais dont le projet est purement personnel et consiste simplement à durer. 

Nous avons l'impression que, en maintes circonstances, nous ne vivons plus en  démocratie et que les élections servent de cache-sexe à un système tenu par quelques-uns, lesquels prennent toutes les décisions, y compris les plus graves, sans en référer aux Français.

Nous avons l'impression même que la France n'est plus qu'un mot démodé, remplacé par "république". Certes la république véhicule des valeurs, mais il ne s'agit que d'un mode de gouvernance. la France c'est beaucoup plus que la république. Nous ne sommes plus que des administrés, sommés de partager quelques valeurs tombées d'en haut, au risque de passer pour des fachos. Jamais, la parole n'a autant été muselée dans ce pays. 

Tout donne le sentiment de foirer. Les députés de la majorité se battent autour de la loi Macron, alors que cette loi n'est qu'un fourre-tout de mesurettes sans grande conséquence, destinées seulement à faire croire que le Président Réforme! Pire encore, nous découvrons, atterrés, que le gouvernement gouverne sans la moindre majorité sur des sujets essentiels et qu'il ne s'en sort qu'avec le 49-3. Evidemment, cela ne pourra pas durer. 

Nous observons que les candidats à la prochaine présidentielle seront très probablement ceux que les Français rejettent massivement. Le système les impose naturellement contre le peuple, lequel peuple est considéré au mieux comme un enfant et au pire susceptible de se livrer aux extrêmes. Nous vivons donc dans un système démocratique qui gouverne sans majorité et dont les élus haïssent  (souvent) le peuple. 

Les Français observent, indépendamment des questions morales qui se posent à ce propos, que leur territoire est quasiment pris d'assaut par de pauvres hères et que tout cela semble se dérouler dans la plus évidente impuissance publique. Comme si la nation n'existait plus. A aucun moment, alors que nous vivons une période extrêmement importante, il ne viendrait à l'esprit de ceux qui nous gouvernent demander aux Français, par référendum, ce qu'ils pensent de tout cela. Quelle immigration voulons nous, sans remettre en cause notre maison France et notre système de valeurs? Que souhaitent les Français en matière d'accès à la nationalité? Toutes ces questions là sont bien trop graves dans l'ordre moral pour qu'on nous demande notre avis. La seule question qui se pose, c'est combien de temps cela va pouvoir durer. 

Les Français vivent dans une immense sensation de chaos et ce n'est pas les bonnes vieilles antiennes sur la nécessaire mondialisation et sur les bienfaits de l'Europe qui va les faire sortir de la déprime. Les hommes politiques jouent leur dernière carte.


La perle...

C'est Rebsamen qui vient de nous l'offrir: "Les Français ont deux ans pour comprendre que François Hollande est un grand président!!

Oui, vous avez bien compris, les Français sont trop cons pour voir d'où vient le soleil.

En ce domaine comme dans les autres ils ne comprennent rien à rien. 

Cette sortie imbécile illustre parfaitement l'état d'esprit qui règne chez certains politiciens et le fossé immense qui s'est ouvert progressivement entre la classe politique et les électeurs. 

Les Français sont trop cons, une chance qu'on est là pour les gouverner!

Sommes-nous encore en démocratie? 

Migrants

Et voilà une nouvelle polémique autour des migrants, ces pauvres gens venus de loin qui errent dans les rues de nos villes et réclament un avenir meilleur, sans se soucier le moins du monde de toutes les complexités politiques, historiques, juridiques, économiques qui font une Nation. Ils réclament que l'on soit bons pour eux au nom des droits de l'HOMME que nous brandissons comme un étendard à chaque instant. Et nous observons, sidérés, nous qui défendons l'Etat de droit, que ce sont des étrangers en situation irrégulière qui mènent la danse sur le sol français, avec toujours un coup d'avance, face à une classe politique affolée par le flux des arrivants.

Comme nous ne vivons pas dans un monde parfait où toute la planète appartiendrait à tout le monde, et que cela ne sera jamais le cas, je me demande dorénavant à quels abandons sont prêts les Etats occidentaux. Car faire le bien, selon nos voeux et selon notre culture chrétienne, c'est aussi engager l'avenir sur des chemins qui pourront se révéler dangereux. Faire le bien auprès de dizaines de milliers de migrants, c'est aussi laisser penser à des millions de Français pauvres qu'ils ne sont pas prioritaires et qu'on livre leur pays (autrement dit leur maison) à l'étranger. Il ne suffit plus de dire, en matière d'immigration, que quelques milliers de personnes supplémentaires ne changeront pas le visage de la France.

Les Français ne croient plus à ces mots là et ils pensent qu'en ce domaine le pays a beaucoup trop donné. Les sondages montrent d'ailleurs qu'il existe une fracture profonde entre les Français dans leur ensemble et les élites sur cette question là. 70% des Français estiment que les évacuations de migrants ne les choquent pas. Et pourtant on entend toujours les mêmes, quelques personnalités qui tiennent toujours le même discours, estimant qu'une attitude trop dure serait une faillite morale. Il y a du vrai, et pourtant il n'y a pas de solution facile comme certains voudraient le faire croire. Mais les élites politiques fuient leurs responsabilités, tandis que de nombreux intellectuels s'en tiennent à des postures moralisantes qui ne tiennent pas compte de la réalité. 

Sommes nous vraiment en démocratie?  Qui osera demander aux Français ce qu'ils pensent sur ces questions là, qui touchent au fondement de la Nation? Et jusque quand la foule des citoyens ordinaires continuera-t-elle à la fermer? 

Penalty...

Le Premier ministre vient de se prendre la pire sanction: celle qui, liée à une faute dans la surface de réparation, fait but à (presque) tous les coups. A priori c'était plutôt sympathique, un chef de gouvernement qui quitte un congrès du PS (où l'on doit s'emmerder à mort) pour aller supporter son club favori. Mais quand on découvre qu'il a utilisé un avion financé par tous les Français, ça commence à faire désordre. Et quand on apprend qu'il a voulu faire plaisir aux petiots, ça complique un peu plus les choses. Résultat, une facture de 15 000 euros à la charge de ces braves Français (bons et cons à la fois) pour quelques heures de plaisir personnel. 

La question la plus importante, c'est: pourquoi? Manuel Valls est atteint du même mal que toute la sphère politique française: une fois élu, tout est permis. On nous dit qu'il s'agit d'un héritage historique, lié à la fois à la monarchie et à l'Etat jacobin, ce dernier s'auto proclamant vertueux par essence! Eh bien il faut que cela cesse.

Manuel Valls, grand donneur de leçons en tous domaines, grande gueule, ennemi juré (c'est lui qui le dit) des populismes, vient de faire là un cadeau majeur à ceux qui sont tentés par le populisme. Il envoie également un signal particulièrement négatif aux Français (mépris) alors que des millions d'entre eux aimeraient bien avoir 17 000 euros pour tenir toute l'année, alors que le chef à plumes les claque en quelques heures aux frais du contribuable. 

Il existe bien dans ce pays, une classe politique donneuse de leçons, méprisant souvent le peuple, ignorant ses demandes au nom de vérités soi-disant supérieures, et qui se permet, de son côté, tous les écarts. 

On notera qu'une fois de plus, c'est un homme de gauche qui est pris la main dans le sac. DSK, Thévenoux, Cahuzac, Valls, ça commence à faire beaucoup, beaucoup.

Bling, bling qu'ils disaient de l'autre!


Silence Tourcoing s'embrase

Cinq jours d'émeutes à Tourcoing (banlieue de Lille) et pas un mot dans les grands médias nationaux. Pourquoi ce silence? Congrès du PS, Roland Garros, il ne fallait pas gâcher la fête et surtout taire ce qui se passe dans certains de nos quartiers...

PS

Tous à la niche! Plus d'opposition interne. Voila ce qui résume le mieux le congrès du PS à Poitiers. Mais il faut quand même être sacrément gonflé pour tenir le discours de Manuel Valls aussi bien sur le Président de la République - un grand président rien de moins - et sur Sarkozy. J'avais cru comprendre que 80% des Français pensaient que Hollande était un piètre président. Mais rien n'arrête un homme de pouvoir dans son appétit de communication. La politique est  l'art de transformer le mensonge en vérité. A Paris c'est devenu le sport principal, y compris chez certains journalistes, hélas.

Je ne suis pas fan de l'ancien titulaire de l'Elysée, mais le présenter comme un affreux revanchard qui tient des propos indignes, c'est quand même oublier toutes les horreurs qui se disaient sur lui - tous émanant de l'élite du PS - lorsqu'il se trouvait à l'Elysée. La matraquage, si je me souviens bien, n'a jamais cessé. C'était pire qu'à Verdun, chaque soir à la télé, parfois avec une mauvaise foi insupportable. Le feu roulant. Il est clair que Sarkozy paye sa fermeté face à la pointe avancée de l'Islam, qui tente d'imposer ses normes dans l'espace public, tout en laissant croire qu'i ne s'agit que de simples rituels. Les positions de l'ancien président dans ce domaine le classent, selon les islamophiles de service, très à droite, voire à l'extrême. Alors que cette question est, de mon point de vue, fondamentale pour tous les Français. Ne pas céder sur le terrain de la laïcité ni sur la notion de peuple souverain est un enjeu majeur. Les socialistes s'en foutent: il leur faut récupérer l'électorat musulman. 

Je crois que dans la période actuelle, les Français attendent autre chose de leurs politiques que ce mauvais théâtre, cette bataille entre bandes rivales. 

Comme quoi la politique, c'est l'art de l'oubli. Par ailleurs s'il y a quelqu'un qui ressemble bien à Sarko dans l'outrance et l'excès, c'est bien Valls lui-même. Non seulement il surjoue la République comme s'il était le pape d'une nouvelle religion, mais il se présente comme un réformateur alors que le chômage ne fait qu'empirer. C'est vraiment ce qui m'agace le plus: cette manière de faire semblant de réformer pour enfumer la population, tout en protégeant son électorat. Je ne vois rien, ici, qui soit en faveur de l'intérêt général. 

 

Sarko et l'Islam

Nous avons eu, aujourd'hui, un bel exemple de l'impuissance, voire de la lâcheté des politiques vis-à-vis de l'islam. Alors que devait se tenir une réunion des tout nouveaux "Républicains" sur la question de l'islam et de la République, celle-ci, comme on dit vulgairement, a tourné en jus de boudin, à la fois face aux désaccords internes sur la question et aussi face à la colère de certaines élites musulmanes. Pour celles-ci, cette réunion, dans la forme annoncée, était ni plus ni moins que "de stigmatisation" voire même de la "trahison". 

Ainsi, alors que l'on tue partout au Moyen Orient au nom de l'Islam (qu'il soit radical n'y change pas grand chose), les autorités musulmanes de France arrivent non seulement à se considérer comme des victimes (victimes de quoi puisqu'elles bénéficient de toutes les libertés), mais elles réussissent aussi à interdire toute réflexion de fond sur la religion musulmane. On sait pourquoi d'ailleurs un tel mur se dresse devant le politique: c'est tout simplement parce que l'Islam n'est pas une religion personnelle qui se vit dans la foi, mais dans la loi. De quelque manière que vous retourniez le problème islamique vous retombez toujours sur un système juridique alternatif qui tente d'imposer sa norme dans l'espace public. Il y a donc tout lieu des 'interroger sur la compatibilité de l'islam, comme système vécu par des fidèles, avec la démocratie.

On peut d'ailleurs s'interroger sur le jeu joué par l'Eglise catholique dans cette affaire, alors que les chrétiens d'Orient sont menacés en permanence. Dans son agacement devant ceux que l'on appelle les" laïcards", l'Eglise croit pouvoir trouver un terrain d'entente avec les musulmans. Je trouve que c'est un pari bien risqué. 

Bref, ne comptez pas sur les Républicains pour contenir ce que l'islam a de plus contraire aux valeurs occidentales. Je comprends que l'Etat de droit soit la priorité absolue. Cependant, il reste que les phénomènes collectifs (ici une religion qui prétend qu'il existe une conception particulière des droits de l'homme en islam fondés sur la charia)qui sont susceptibles, un jour, de remettre en cause l'Etat de droit tel que nous le concevons. 


Colère

Pendant que les partis dits "de gouvernement" s'écharpent pour savoir lesquels sont les meilleurs républicains, le chômage continue d'augmenter. Toutes les conditions sont pourtant réunies pour la reprise, on a même une croissance en hausse et pourtant, la France continue à détruire des emplois et les entrepreneurs à ne pas embaucher. 

Que fait la majorité? Pas grand chose, même si l'on voit Manuel Valls qui commence à s'agiter. Ne rien faire, ou en faire le minimum est la règle. Surtout on ne touche pas au contrat de travail (alors même que le CDD est devenu presque la règle), on ne touche pas aux 35 heures. On ne touche pas au périmètre de l'Etat qui, pourtant, écrase le secteur privé. On ne touche pas à la durée et à l'indemnisation du chômage. On ne touche pas au code du travail. On prend bien garde de ne pas réformer la formation professionnelle. Les petites avancées, notamment en matière de simplification,  procèdent du contournement. Tout cela avec la complicité des syndicats, qui se comportent comme des machines corporatistes. Et dans le même temps on crée 100 000 nouveaux emplois aidés alors même que le secteur privé est écrasé par les charges et les complexités administratives. Dernière invention en date, la pastille verte qui va, bien sûr, faire mal aux plus pauvres. Et d'ailleurs, à force de ne rien vouloir changer, c'est bien l'appauvrissement général qui est en train de se répandre dans tout le pays; on rogne partout, on gratte dans l'espoir de sauver le système, dans l'espoir de sauver sa peau d'élu de la République.

La France n'est pas gouvernée par des politiques courageux, elle est "administrée" par des hauts fonctionnaires autistes aveugles, incompétents. Alors même que le monde est devenu coopératif et ouvert, nous en sommes encore à ces systèmes verticaux qui prétendent tout régenter. Il y a là quelque chose de profondément désespérant.

Que font les Républicains? Que disent-ils? Les Républicains se déchirent en vue de 2017 mes amis. Sarkozy éructe. Juppé essaye de nous faire oublier qu'il n'a pas su conduire ses grandes réformes de Premier ministre. Marine Le Pen est en Egypte paraît-il. Comme tous les mensonges sont permis, Hollande essaye de nous faire croire qu'il existe de l'argent à redistribuer. Il est déjà en campagne. Comme disait si bien Alain Peyrefitte, il existe bien "un mal français" ou plutôt un mal des élites françaises.

Ce n'est pas une nouveauté que de dire cela. Nous risquons de nous retrouver, en 2017, avec des compétiteurs dont les Français ne veulent plus pour les trois quarts d'entre eux.

Et l'on appelle cela une démocratie! Une nouvelle aristocratie est apparue et elle a trouvé le moyen de capter les modes de fonctionnement de la démocratie à son profit.

Tocqueville, si tu voyais ça!

Républicains?

Et voilà. maintenant, on sait qu'il existe des Républicains de droite et des Républicains de gauche.

Avant, on ne le savait pas bien entendu.J'adore la politique, les politiques, surtout cet art qu'ils ont à vous prendre pour des c....


Pantheon

Honorer des hommes et des femmes qui ont combattu pour la liberté au point de considérer que leur vie était moins importante que le destin collectif, honorer de tels hommes et femmes est un devoir.

Mais cela ne m'empêche pas de m'interroger sur ces rituels républicains qui ressemblent à s'y méprendre à des rituels religieux - ils en sont la copie - et qui se déroulent dans une ancienne église. 

Cette religion sans Dieu dirigée par un monarque élu disposant de presque tous les pouvoirs, me dérange quelque part. On ne peut pas avoir chassé Dieu de l'espace public, en tirer de la fierté... et imiter ses thuriféraires. La laïcité devrait à la fois être non prosélyte et ferme dans ses principes ce qui n'est pas le cas. 

 Je rêve d'une vraie démocratie modeste sans étalage et sans effets de manche dans laquelle les hommes politiques n'exerceraient pas un "métier" mais un "service". 

On peut toujours rêver. 

Mont Beuvray

Les socialistes ne sont pas à une contradiction près.  Mitterrand inaugura la balade du Mont Beuvray et faillit même se faire enterrer sur ce haut lieu (plus de 800 mètres d'altitude dans le Morvan), de l'histoire gauloise. Et voilà Montebourg, le plus doué de nos comédiens, qui se rappelle au bon souvenir des journalistes sur ces mêmes lieux. 

Les socialistes ne sont pas à une contradiction près, eux qui n'ont de cesse de fustiger la "France gauloise" et les mythes nationaux au motif qu'ils seraient en grande partie faux, identitaires, voire racistes, autrement dit stigmatisants pour les minorités. Ces mêmes socialistes antihistoriques qui s'opposent au roman national et pensent qu'avant la République, il n'y avait RIEN. J'exagère à peine. C'est bien chez eux que l'on recrute ceux qui tentent de manipuler l'enseignement de l'histoire pour faire de l'école, comme disait de Gaulle "le grand levier destructeur de l'actuelle société". 

Mais tout cela n'a pas d'importance. Le politicien c'est le caméléon. Il compte sur la mauvaise mémoire de ceux qui l'écoutent, il en donne à tous les publics. Un jour il nie l'identité française, l'autre jour, il célèbre les racines de la France...

Bon sang, voilà que je deviens populiste!

Irlande

Les Irlandais ont voté largement pour le mariage gay, preuve que le mouvement "vers plus d'égalité" atteint tout le monde occidental.

C'est l'occasion pour la plupart des commentateurs de taper sur l'Eglise catholique locale,  encore puissante, mais engluée dans de nombreuses affaires assez crades. On aurait pu dire aussi que, c'est parce qu'ils sont chrétiens, que les Irlandais se sont prononcés "pour". Car il n'existe qu'une seule loi dans le christianisme, c'est la loi de l'amour!

Mais ils n'y ont pas pensé bien entendu.

Ils auraient pu expliquer aussi qu'un chrétien n'est pas fondamentalement différent d'un non-chrétien et qu'il est, lui aussi, porté par l'esprit du temps. 

La reconnaissance du mariage gay était inévitable (au-delà des flots d'amour et d'égalité dans lequel baigne ce combat) dès lors que l'on peut, aujourd'hui faire des enfants sans le recours du couple homme-femme. 

Quel monde sortira de cette évolution, l'homosexualité va-t-elle y trouver une reconnaissance ou une surexposition qui lui sera préjudiciable, c'est une autre histoire dans laquelle je ne m'engagerai pas. 


Vive le bio?...

Comme je suis né dans un pays de maraîchers, je suis assez bien placé pour connaître les méfaits d'une utilisation trop intensive des pesticides et autres produits chimiques en agriculture. Il faut faire attention avec ça.

Cependant, lorsque je vois défiler tous ces gens dans les rues, lesquels nous disent que l'agriculture dite "intensive" nous empoisonne, je me pose quand même une question: pourquoi l'espérance de vie a-t-elle autant augmenté ces cinquante dernières années, en pleine expansion, justement, de cette agriculture productiviste? 

Hier, je me suis cuit des patates à l'eau. De bonnes pommes de terre bio achetées par ma femme au magasin bio du coin. Elles étaient toutes immangeables. Des parasites bien nichés à l'intérieur et des qui avaient manifestement connu le gel. Mais c'est sans doute l'exception qui confirme la règle!

Il reste qu'un bon poulet élevé au grain et libre de se balader dans la cour, sera bien meilleur qu'un poulet élevé en batterie.

Dormez...Dormez...

On connaît les turpitudes de la droite française, mais au moins, la droite ne prétend pas à chaque seconde qu'elle détient la morale et la Vertu. Cela n'excuse pas les excès du sarkozysme, mais que dire alors des dirigeants socialistes?

Cette caste de noblesse d'Etat qui vit dans la religion de l'égalité, mais qui laisse une haute-fonctionnaire énarque qui dépensait 40 000 euros de taxi réintégrer son administration d'origine, dans un poste créé pour elle! Et d'ailleurs, combien sont-ils, ces notables d'Etat, tous issus des mêmes corps et de mêmes filières, que les classes moyennes françaises payent grassement sans élever la voix? Combien de temps cela durera-t-il encore? 

Que dire d'un parti dont le principal dirigeant, Jean-Christophe Cambadélis, ancien trotsko, n'a vécu que de combines politiques, n'a jamais travaillé dans le privé, a été condamné? 

Que dire d'un Président issu de ce parti qui nomme au secrétariat général de la République, un ancien ministre de Sarkozy? Parce qu'il est son ami. Que dire aussi d'une presse qui a largement détourné le regard?

Que dire d'un président de la République socialiste qui est rejeté par plus de 80% des Français, qui a fait semblant de réformer, qui a scandalisé la France entière avec ses affaires privées, qui a dépensé des millions d'euros d'argent public aux Antilles dans le seul but de chasser les voix; Cet homme qui a fait une campagne mensongère en 2012 et qui vient pourtant, à Carcassonne, avec une audace incroyable de lancer sa campagne pour 2017.  Comme s'il pensait que la conjoncture (dans laquelle il n'a aucune part) lui est enfin favorable après avoir bien baladé les Français, protégé son électorat de fonctionnaires (au détriment de ceux qui créent de l'emploi, principalement les PME) et laissé le chômage augmenter dans des proportions incroyables? Cet homme qui vend des avions au Qatar, l'ami des jihadistes, mais refuse d'honorer une commande de navires à la Russie et n'envoie personne honorer les 20 millions de morts de notre allié de la seconde guerre mondiale. Le Général doit se retourner dans  a tombe devant autant d'indécence et de médiocrité. 

La presse parisienne, si pressée d'accuser ses confrères de province de "préchi-prêcha (ce qui n'est pas faux) ferait bien, elle aussi de prendre un peu de champ, autrement dit de sortir du marigot dont elle profite et dont elle se goberge. Champagne, buffets, déjeuners et dîners, ça fatigue et ça fait oublier la réalité des Français. 

Laïcité

Nous avons eu droit, hier soir, sur France 2, lors de l'émission Envoyé Spécial, ce qui se fait de plus tordu en matière d'information. Le sujet était les maires face à la laïcité, face aux demandes religieuses. Tout le monde sait que les problèmes liés à la laïcité sont pour la plupart liés au surgissement des nombreux rituels musulmans dans l'espace et dans le refus de ces mêmes musulmans (du moins certains d'entre eux) d'accepter un espace neutre au religieux, autrement dit sécularisé. 

Et voilà que le reportage commence en Savoie avec une affaire de Vierge Marie qu'un maire a installée dans l'espace public et qu'il devra retirer. Cette affaire a, semble-t-il suscité quelque émoi (des insultes et des menaces de mort paraît-il) chez ceux qui pensent que la France doit être fidèle à son histoire.

Et c'est ainsi que les journalistes de France 2 peuvent mettre sur le même plan la religion historique (le christianisme) et l'islam. Comme si les chrétiens menaçaient la laïcité! Comme si les chrétiens étaient suspectés de jihad et d'envies de meurtre!

Il y a là quelque chose de profondément malhonnête sous des apparences d'objectivité et aussi une méconnaissance abyssale du fait religieux. Si l'islam pose tant de problèmes à la laïcité c'est notamment son hyper-ritualisation (vêtements nourriture etc) qui occupe l'espace public. A l'opposé le christianisme est très peu ritualisé. Du fait même de son message et de la supériorité de la foi sur la Loi, le christianisme possédait un fort potentiel de sécularisation et de "privatisation" du religieux. A l'opposé la puissance de la loi rituelle (la religion vécue non pas en vérité de la  foi mais par l'exercice de rituels quotidiens dans l'espace public) se heurte constamment à la laïcité. Une religion qui mêle le droit révélé et la croyance sera très difficile à laïciser.

Je suis journaliste. j'étais journaliste. Et l'on s'étonne de la colère des Français devant de telles méthodes. 


Diplomatie

On aurait bien tendance, ces derniers temps, à jeter des regards admiratifs sur la diplomatie hollandienne!

Et si, dans ce domaine également, il avait tout faux? Comment peut-on à ce point flatter les monarchies du Golfe, visiter Fidel Castro (on connaît le goût pour la démocratie de ces gens-là) et en même temps faire la gueule aux Russes, au point de ne pas assister aux cérémonies marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale? Avec leurs 20 millions de morts, le peuple russe a de quoi s'interroger, quel que soit, par ailleurs, le (grave) problème qui existe en Ukraine. Etait-il bien nécessaire de ne pas livrer les bâtiments "Mistral", commandés sous le précédent gouvernement? N'est-ce pas encore le moyen de faire le l'anti-sarkozisme primaire?

Si Poutine est un dictateur, que dire, alors des monarchies du Golfe? On a tendance à oublier que la Russie est européenne.

Sur la question du Moyen-Orient, imaginons le scenario qui défrise et dont personne ne parle de crainte de passer pour un extrémiste ou un xénophobe. Nous avons en Irak et en Syrie, mais aussi en Libye et autres lieux d'Afrique, une bombe à explosion lente entretenue par des extrémistes musulmans qui a pour effet de pousser à la migration vers le Nord des pauvres gens, des musulmans ordinaires et à priori sans intentions nocives. Nous voyons donc une nouvelle manière, 1400 ans après les cavaliers de Mahomet, de répandre l'islam de par le monde. Hier des soldats d'Allah, aujourd'hui les pauvres d'Allah, poussés dans le dos par des extrémistes s'appuyant sur une vision littérale du Coran.

 

Ecole

Je l'ai souvent écrit: nous vivons dans un pays où la religion de l'égalité dissimule de forts goûts aristocratiques. La république a instauré l'égalité, mais elle n'a rien changé au goût des Français (du moins de certains d'entre eux ) pour l'élitisme est ses prébendes. Certes, il faut des élites. mais en France, toutes ne sont pas reconnues avec la même ferveur au titre du savoir-faire. Ainsi, dans ce pays, seules les élites issues du modèle académique et grandes écoles (qui favorise ceux qui ont été élevés dans les "bonnes" familles) ont droit à une reconnaissance qu'ils ont réussi à imposer en tant que classe dominante. Ces élites occupent les grands corps de l'Etat, font la pluie et le beau temps et font tout pour que le modèle se reproduise à leur profit. En revanche nos champions dans les "métiers" demeurent la plupart du temps dans l'anonymat alors qu'on a besoin d 'eux à chaque seconde. C'est ce qui fait, sans doute, ce qui fait que'en France, la formation professionnelle est autant dévalorisée.

Si l'on faisait le tri entre les métiers "utiles" et ceux qui ne le sont guère, on aurait sans doute de très grosses surprises. On verrait alors que nombre de professions issues du modèle académique dominant ne servent pas à grand chose et ne servent qu'à renchérir le coût final des biens. 

Je ne comprends pas ce qui se passe dans l'école. On pourrait se dire: priorité absolue au primaire et, dans ce primaire, priorité absolue a la lecture, à l'écriture et aux mathématiques. Il ne semble pas que ce soit le cas.

On pourrait se dire aussi que ce qui caractérise nos enfants, ce n'est pas l'égalité (et encore moins l'égalitarisme) mais la diversité. Pas seulement la diversité ethnique, mais surtout la diversité des talents. Pourquoi un enfant qui peine dans les questions abstraites n'aurait-il pas des mains en or que le plus doué des matheux (futur polytechnicien) n'aura jamais? Il suffirait juste d'organiser le système de manière à valoriser toute cette diversité au lieu de viser à l'uniformité (au nom d'une égalité qui n'existera jamais)?

Il suffirait aussi de se dire que des vocations naissent tardivement et que l'on se découvre au fil des ans. Et d'organiser le système de manière à ce que cette éclosion puise avoir lieu. 

En réalité, le combat de chiffonniers qui se déroule actuellement est un combat entre les élitistes et les égalitaristes. C'est un combat d'hypocrites car les uns et les autres, grands bénéficiaires de l'académisme, savent que dans cette optique, rien ne changera.  

Ce qu'il faut changer, c'est le regard que l'on porte sur le savoir-faire, sur le talent. ce qu'il faut changer c'est notre regard sur les hiérarchies sociales. Autant dire  que c'est perdu d'avance. 


Vacances électorales aux antilles

On a beaucoup glosé sur le fait de savoir si notre président devait ou non rencontrer Fidel Castro.

Mais aujourd'hui, ce qui fait frémir la toile, c'est le coût de la tournée antillaise, financée avec nos impôts. L'inauguration du mémorial de l'esclavage a coûté à elle seule 8 millions d'euros et la facture du mémorial s'est élevée à 80 millions... Et s'il n'y avait que cela! Hollande, dans sa grande générosité a promis deux cyclotrons aux Antillais et plein d'autres avantages qui sentent la campagne électorale à plein nez. Va-t-il se trouver un citoyen pour protester et demander à ce que l'on fasse le clair dans la tournée présidentielle au soleil, entre ce qui relève réellement de sa fonction et ce qui relève de la campagne de 2017? 

Alors que la France est aux abois sur le plan budgétaire, contrainte de faire des économies, c'est le président lui-même qui jette l'argent par les fenêtres

Bien sûr, difficile de contester le mémorial, mais quand même, ce sont ces pauvres Haïtiens qui doivent être verts de rage devant un tel étalage de dépenses pour les  restes de l'empire. Ils réclament depuis longtemps que la France leur rembourse ce qu'ils ont payé pour que leur indépendance ne soit pas contestée (évalué selon eux à 17 milliards d'aujourd'hui), mais le petit père François, évoquant une dette "morale" les a renvoyés avec une aumône. Les Haïtiens n'ont que faire d'une dette morale.

Il n'y a pas de voix à gagner en Haïti.

Lettre d'un ami athée a son banquier

Jacques est athée et il vit dans le département de l'Allier et il vient d'écrire à son banquier (groupe Crédit du Nord) la lettre suivante:

Nous sommes clients dans votre agence de Vichy depuis 2009 (...) Jusqu'à ce jour, nous sommes satisfaits des services de votre banque. La raison de ce courrier tient à un fait que vous jugerez peut-être anodin mais qui pour nous a une très grande importance.En consultant le calendrier 2015 (grand format) que notre banque nous a donné en début d'année, nous nous apercevons que ne figurent plus les jours fériés liés aux fêtes religieuses chrétiennes (Pâques, Pentecôte, Noël etc). Elles figurent sur le petit modèle, sans toutefois être surlignées comme feriées. Bien qu'étant athée, mais de tradition judéo-chrétienne, nous sommes extrêmement choqués que votre banque, contrairement aux années précédentes, ait décidé, sans doute au nom d'une laïcité appliquée de façon absurde, de ne plus mentionner ces jours fériés. Pourtant cela est très utile à tout le monde de le savoir, ne serais-ce que pour organiser des rencontres (...), afin de connaître la disponibilité des gens que l'on désire inviter. Il nous semble, que quelle que soit sa religion toute personne travaillant en France a droit à ces jours fériés. 

A une époque ou certaines entreprises commencent à installer dans leurs locaux des salles de prière pour une catégorie de leur personnel, où tout ce qui touche à notre histoire est remis en question par certains groupes de pression à tendance communautarisme, nous trouvons révoltant que votre banque (notre banque) entre à son tour dans ce jeu malsain, peut-être pour ne pas déplaire à certaines communautés, sans doute musulmane, puisque la plus nombreuse sur notre territoire. Représente-t-elle la majorité de votre clientèle?

Cela est sans doute un détail insignifiant pour l'entreprise que vous représentez, mais, avec mon épouse, nous en tirerions toutes les conséquences si votre décision de ne plus indiquer dorénavant ces dates liées à l'Histoire de notre civilisation devait perdurer, malgré la satisfaction que nous avons à être client chez vous.... Question de principe. Nous osons croire que votre imprimeur a fait ce choix de lui-même, dans le souci d'uniformisation d'une certaine pensée qui honnit tout ce qui a fait l'histoire de ce pays.

Ma pauvre école

Nul ne peut le nier, nul ne peut l'ignorer. la bataille qui se déroule actuellement autour des programmes scolaires n'est pas seulement un bataille entre élitisme et égalitarisme (comme s'il n'existait pas une solution entre les deux qui permette à chacun de faire valoir ses talents propres). C'est aussi une bataille pour la transmission de la mémoire exacerbée par le fait (que personne n'assume) que la ministre de l'Education est issue de la "diversité". 

Il ne fait aucun doute que, dans ce pays, la lutte contre tout ce qui représente le catholicisme continue aveuglément, au point d'oublier que la France est une "construction multiséculaire qui s'est faite tout autant "contre" "qu'avec" le christianisme (dont les Lumières ont sécularisé les valeurs). Il ne fait aucun doute que certains esprits fondamentalistes (les mêmes qui accompagnaient le petit père Combes) tentent aujourd'hui d 'effacer la mémoire de la France chrétienne, quitte à faire le jeu de l'islam, en ignorant ce qu'il est exactement, autrement dit bien plus dangereux pour la laïcité que ne l'a jamais été le christianisme. Car c'est l'histoire qui a conduit l'Eglise a se mêler de politique (elle était l'héritière de Rome dans un monde effondré) et non pas le message évangélique.

On en arrive pourtant a essayer de faire passer l'idée (fausse, absolument fausse) que Jésus serait le précurseur du jihad pour avoir prononcé ces fameuses paroles "Je ne suis pas venu apporter la paix mais l'épée" (Mathieu). Tout est bon, même une interprétation scandaleuse pour en finir avec le pacifisme du message évangélique. Et dans cette affaire ce sont des exégètes rationalistes qui se font les complices de certains musulmans. 

Bien sur, il faut du dialogue, du respect. Mais pas en se bouchant les yeux et les oreilles comme le font certains chrétiens qui ne sont pas d'Orient.. 

Chez Castro

C'est quand même curieux ce président qui se promène de dictature en dictature!! Hier dictature théocratique, aujourd'hui dictature communiste.

Surprenant pour des gens qui mettent de la morale partout dès qu'il s'agit des affaires intérieures.

Voyage en Grande-Bretagne

C'est pas pour l'Arabie saoudite que François Hollande aurait du prendre l'avion, mais pour la Grande-Bretagne. David Cameron aurait pu lui donner quelques leçons d'économie. cela n'empêche pas notre président normal de féliciter le Premier britannique et il paraît même qu'il espère lui aussi, passer pour un réformateur.

C'est dire à quel point l'enfumage est devenu une règle politique majeure.

8 mai

On se souvient de Michel Onfray reprochant à Alain Juppé de n'avoir pas lu le Coran et envoyant le Premier ministre aux pelotes. Il fallait se douter qu'Emmanuel Todd ne tarderait pas à entrer dans la danse, sur un autre registre. D'un côté la crainte de l'Islam et ses dérives dans le monde occidental. De l'autre un soutien indéfectible et aveugle aux musulmans, partie la plus fragile de la population et stigmatisation de ces salauds de Français qui défilent par millions pour manifester leur islamophobie. Et non pas par adhésion aux valeurs de la République. Todd s'en prend également à Emmanuel Valls, n'hésitant pas à le comparer à Pétain. 

De mon point de vue, Todd n'a pas complètement tort sur la peur de l'islam, mais en quoi cela est-il anormal dans l'état du monde actuel?

Lorsque j'entends Emmanuel Todd et quelques autres (ils ne sont pas nombreux mais hautement nocifs), j'ai envie de fuir ce pays que j'ai tant aimé mais que certains renient. J'ai envie de fuir ce pays qui préfère (du moins chez ceux qui ont le droit de s'exprimer), les abstractions, les idées pures, plutôt que ses beautés réelles, naturelles, historiques. Comme si la France n'était pas une construction historique, un peuple patiemment unifié sur un territoire. J'ai envie de fuir ce pays, de l'oublier puisqu'il est devenu pratiquement facho (voire islamophobe) de déclarer ses racines. J'ai envie de fuir ce pays. Oui, vraiment. Ce pays où dire que l'on aime les siens est aussitôt traduit par "xénophobie", où le simple désir d'ordre dans les migrations est aussitôt appelé égoïsme et racisme. Où les questions posées à l'islam sont aussitôt traduites par "islamophobie" avec le soutien d'un quarteron d'intellectuels qui méprisent les gens ordinaires. Ils me rappellent ce bon Voltaire jouant les aristocrates à Ferney et affichant son mépris pour les laboureurs. La France intellectuelle n'a pas changé. Elle aime les belles idées, mais pas les gens. Les gens ne coïncident jamais avec les idée, ils dérangent. 

Tant il est vrai que les Français n'ont pas le droit de s'inquiéter à propos de cette religion émergente hautement ritualisée et communautaire. Il ne se passe rien de grave sur le pourtour méditerranéen. On ne massacre pas les chrétiens, on ne tue pas au nom d'Allah. Rentrez chez vous, braves gens, vous n'avez rien à craindre. La République s'occupe de tout. Il ne s 'est rien passé en France. Pas de massacres en plein Paris. Ou plutôt si. Mais les principales victimes sont les musulmans. Il ne faut pas dire ce qui ne va pas, cela pourrait stigmatiser.  Il ne faut surtout pas diviser les Français. 

Mais il y a encore pire que tous ces intellectuels qui refusent de voir le réel. Il y a les politiques qui sont allés faire la guerre en Libye, qui l'auraient bien faite en Syrie et qui vont lécher les bottes d'Etats du Golfe qui financent l'Etat islamique. Il y a même un chef d'Etat que nous connaissons bien qui donne des leçons de laïcité depuis l'Arabie saoudite, ce grand pays où l'on peut voir une police religieuse islamique, où les femmes sont enfermées, où l'on coupe les mains au nom d'Allah, où l'on décapite. Mais vous avez bien compris: de même qu'il ne s'est rien passé de grave chez nous, La Mecque ne se trouve pas en Arabie Saoudite. 

Il y a des millions de Français qui n'en peuvent plus de ce nettoyage de cerveau. 

La France est-elle encore un pays de liberté? En ce jour où nous fêtons la Libération de l'Europe du joug nazi, il est important de se demander si la liberté, c'est l'oubli de soi, se mettre la tête dans le sac. On ne s'entend bien avec son voisin qu'en le regardant dans les yeux. 

Vous pouvez faire suivre.

 

Justiciers

La machine anti-Sarkozy s'est remise en route et les "justiciers" sont de retour.

Plus que deux ans moins un jour....

Et si Londres prenait le large?

L'Europe continentale observe, non sans angoisse, la campagne électorale qui se déroule en ce moment en Grande-Bretagne. Les forces anti-européennes sont plus que jamais présentes et David Cameron a promis aux Britanniques un référendum pour le maintien et la sortie de l'Union.

Si les britanniques quittaient l'Union européenne, cela n'aurait pas seulement des conséquences sur pour le Royaume. Alors que l'Europe va mal, qu'elle est contestée de partout, qu'elle n'arrive pas à donner un nouveau signal de marche en avant, ni dans le domaine de la défense et de la politique étrangère, ni dans celui des migrations et de la politique économique, cela pourrait être le déclencheur d'une débandade bien plus vaste.

Des voix s'élèvent de plus en plus, et pas seulement populistes comme certains voudraient le faire croire, pour dénoncer la rage normative de l'Union, son impuissance face aux grands problèmes du moment, son parti-pris s'agissant des questions migratoires, son manque de démocratie. Tout cela est bien navrant pour ceux qui croient dans l'union des peuples européens, tous partageant la même civilisation. Mais nul ne peut nier que nous sommes dans une impasse et que le peuple européen est introuvable.

Pendant longtemps, l'Europe a été synonyme d'espoir, de solidarité, de soutien à l'économie (et notamment à l'agriculture) de protection. Peu à peu, elle est devenue tout l'inverse. Des politiques libérales sans nuances, dans tous les domaines du marché, mais aussi une capacité à pinailler et à normer dans tous les secteurs, ont dressé les peuples contre elle. Vous me direz que c'est la faute aux Etats membres et vous aurez raison. Ils n'en veulent plus. Ils découvrent qu'ils ne contrôlent plus grand chose dans leur pré-carré, ni leurs frontières, ni leur monnaie, ni leur arsenal législatif, sans que, pour autant, la démocratie ait vraiment progressé à Bruxelles.

Il est clair que si Londres quitte le navire, ça va tanguer. D'autant qu'au coeur des débats se trouve la question des migrations intra et extraeuropéennes.

Jean-Marie

Le Pen est comme tous les dictateurs. Vaincu, il renie ses proches et il pratique la politique de la terre brûlée.  Après moi le déluge. Il veut que le navire coule avec lui.

Sus au Ménard....

Le Ménard est un Homo Sapiens de nationalité française qui a longtemps fait partie de la "bonne pensée" parisienne, en créant "Reporters sans Frontières" et en en assumant l'animation pendant de nombreuses années. Mais voilà que le Ménard trahit ceux qui l'ont adoré. On le croyait de gauche, forcément, avec une telle aura morale. Et voilà qu'on le découvre de droite et peut-être même d'extrême droite, flirtant, paraît-il avec Marine Le Pen. Et voilà qu'on découvre qu'il aurait des liens avec les nostalgiques de l'Algérie française. Et voilà qu'il devient maire de Beziers, avec le soutien de Marine Le Pen. Un traître. Pire un dissimulateur.

C'est ce mec qui déclare, hier soir, à la télévision, que 80% des gosses de l'école publique, chez lui, sont de culture musulmane. Il est question de fichier, ce qui est interdit dans notre République laïque. Rien de tout cela n'est clair encore. Ce matin Ménard confirme ses propos de la veille, mais reste à savoir s'il existe bien un fichier, ce que conteste la mairie de Béziers. 

Et d'ailleurs, à quoi bon un fichier puisqu'il suffit  juste de regarder les prénoms des enfants (prénoms musulmans) pour se faire une idée du poids de l'immigration dans cette région du sud de la France. Auparavant, Robert Ménard avait traité Clémentine Autain de menteuse, alors qu'elle affirmait que le taux de l'immigration n'avait pas augmenté en France depuis 80 ans. 

Et voilà Valls, ce matin qui en remet une couche d'indignation alors qu'on ne sait pas exactement de quoi il retourne.

Et Hollande d'Arabie saoudite où il cherche à se faire bien voir, remet le couvert. Voilà qui ne manque pas d'air. Flamby qui traite d'un problème lié à la laïcité dans une théocratie brutale, moyen âgeuse, qui méprise la démocratie. Pire, il laisse penser à ses interlocuteurs wahabites  qu'il défend les musulmans de France et que cela vaut bien un fromage. Tout est bon dans l'abaissement.  C'est bien connu, nous avons des élites politiques qui ne savent plus ce qu'est le respect de soi de leurs électeurs. 

Si l'on voulait vraiment respecter le droit à l'indifférence des personnes de confession musulmane, il suffirait qu'ils adoptent des prénoms européens. Ainsi, rien ne serait immédiatement visible et la religion musulmane entrerait ainsi dans la voie du "privé".

Voilà donc devant quels totems s'inclinent nos élites politiques. Des totems qui servent à dissimuler les sujets interdits, les questions qui fâchent. Robert Ménard sait qu'il transgresse en affichant des réalités qui sont sous ses yeux et que tout un chacun peut voir. Mais il se heurte au dogme, à une conception de la République qui réduit l'individu à un simple concept. Nous sommes donc mis en demeure de croire qu'il n'existe pas de lien entre immigration et islam et que les prénoms islamiques ne sont pas (dans la majorité des cas) le signe d'une appartenance à la culture musulmane. Au secours, ils sont fous! Nous entrons peu à peu dans le monde de Big Brother. Au nom du bien commun paraît-il.

L'universel à tout prix, sans nuances, comme l'égalité à tout prix, nous conduira aux sanglots. Des sanglots longs. Très longs. 

 

 

Le Pen, vestige d'un monde mort

Le "vieux" se débat encore, mais il n'est plus en réalité qu'une ombre du passé.

Le Pen appartient au monde d'avant même s'il est encore député européen (lui qui hait l'Union européenne) et même s'il fait encore le buzz. Vieil acteur d'une pièce tragique qui a fait des dizaines de millions de morts

Le Pen est un nationaliste d'avant la mondialisation galopante, un produit de la vieille France (qui n'existe plus elle non plus), celle qui colonisait pour émanciper (!) et qui croyait encore au destin national, cette vieille France catholique traditionnelle qui ne cachait pas son antisémitisme et détestait la République qui coupait la France de son passé.  Le Pen appartient encore à ceux qui croient à l'aristocratie blanche, à ceux qui ne se sont jamais remis de ce qu'est devenue la vieille Europe. Elle détenait la puissance et elle a organisé son propre suicide au XXe siècle.

Le Pen est un vestige archéologique.

Il y en a qui croient que le FN sans le vieux monsieur pétainiste et colonialiste ce n'est pas possible. Je ne crois pourtant pas que ceux qui votent aujourd'hui pour Marine Le Pen le font parce que le père est antisémite, nostalgique de l'Algérie française et qu'il prend la défense de Pétain. D'ailleurs, qui sait clairement qui était Pétain dans la jeune génération?

Le vote FN  (et l'abstention) se nourrissent aujourd"hui, du mépris des électeurs pour la classe politique en place, de son refus d'aborder les vrais problèmes, de l'impression "d'entre soi" qu'elle donne. Curieusement, alors que nous vivons en démocratie et que l'information nous inonde à jet continu, jamais on n'a eu autant le sentiment de se retrouver face à une aristocratie d'Etat qui monopolise la parole, les prébendes et les pouvoirs.  Voilà de quoi se nourrit le vote FN.

Tous républicains?

C'est le mot clé de cette décennie. Il faut être républicain ou tout simplement être rejeté dans l'enfer. On doit être républicain comme on était communiste en Union soviétique. Certes la pression n'est pas du même ordre, elle est d'abord intellectuelle et morale, mais elle n'en n'est pas moins réelle. Il n'existe qu'une seule identité française, c'est la République et ses valeurs, l'attachement à des abstractions, à des idées, à un mode de gouvernance. Tout le reste doit rester dans le privé. La République est égalitaire et... élitiste (elle est surtout devenue élitiste). La République met l'humanité au-dessus de la société. Il en découle que la République est plutôt immigrationniste et plutôt antihistorique. La République est plutôt post-nationale et universelle. Son objectif: sortir les individus du piège des origines de tous ordres et en faire des citoyens réunis par la volonté. De même que les partisans de la GPA écartent toutes les questions importantes liées à la filiation, les républicains les plus durs n'accordent pas beaucoup d'importance aux racines historiques d'un peuple sous le seul prétexte que ces racines nous conduiraient à nous affirmer comme "Blancs". L'horreur absolue à un moment où la mondialisation nous impose le multiculturalisme.

Tous ceux qui ne se reconnaissent qu'en partie dans tout cela sont aussitôt soupçonnés de faire le lit de l'extrême droite. 

Il est tout à fait naturel de se reconnaître dans un ensemble de valeurs qui permettent de vivre ensemble. Mais ces valeurs ne sont pas à elles seules constitutives de ce qu'est et de ce qui a fait la France. Et je me demande toujours ce que signifie cette rage d'effacer tout rapport charnel avec notre histoire. Dernier exemple en date: les nouveaux programmes d'histoire qui font tant jaser: l'enseignement de la chrétienté médiévale sera "optionnelle", alors que l'étude de l'islam sera "obligatoire". Tout cela sous la houlette d'une ministre de culture musulmane.

Et nos dynamiteurs voudraient que la France soit apaisée et qu'elle coïncide avec elle-même!

Ces débats vont d'ailleurs prendre une importance capitale dans les mois qui viennent avec le terrible dossier des migrants. L'universalité de nos valeurs et même notre culture chrétienne nous obligent à nous déterminer en faveur des plus faibles et des plus pauvres. Mais à quel prix civilisationnel? Au risque de quels bouleversements majeurs? Au risque de quelles confrontations culturelles? Peut-on affirmer sans risques que la République pourra pacifier toutes les nouvelles différences qui s'afficheront sur le territoire? 

Uniforme

Et voilà le père François qui remet le képi. Pour la bonne cause, j'en conviens, puisqu'il cesse l'hémorragie qui affecte l'armée de terre (sur laquelle on fait porter, depuis des années l'essentiel des efforts de réduction des personnels de l'Etat). Le président de la République prend acte d'une sérieuse remontée de la menace qui pèse sur le pays et nous dit (sans le crier trop fort) qu'il existe dorénavant un front intérieur, une sorte de guerre larvée dont le "soldat" ennemi (peu nombreux mais très inquiétant) se recrute sur notre territoire. 

Inquiétant aussi pour une autre raison: l'armée de terre, dont ce n'est pas la fonction, se retrouve dans une position d'auxiliaire de police qui peut conduire à toutes sortes de dérives. La fonction de l'armée, c'est le combat de haute intensité, rien d'autre.

Taxi

Ce n'est pas le titre d'un film, mais l'histoire d'une (très) haute fonctionnaire, directrice de l'institut national de l'audiovisuel (Ina) qui s'offre des notes de taxi de 40 000 euros pour l'année. Voilà le genre de nouvelle qui fait très mal auprès de l'électeur moyen car elle relève de personnes de l'élite qui sont souvent prêtes à donner des leçons. Je rappelle par ailleurs que la grande majorité des Français aimerait bien gagner 40 000 euros par an, juste pour nourrir sa famille et s'offrir quelques jours de vacances. 

La question que va se poser forcément l'électeur moyen c'est: combien sont-ils, dans les innombrables cabinets et agences de l'Etat, à pratiquer de cette manière avec l'argent de leurs impôts? Et qui osera s'occuper de leur cas? Et pendant ce temps là, on entend des politiques de haut vol déclarer qu'on a atteint l'os en matière de réduction des dépenses. Combien de milliards pourrait-on gagner simplement en s'attaquant aux dépenses de notre "noblesse" administrative? Il y a un point sur lequel je suis d'accord avec Emmanuel Todd (dont je ne partage pas par ailleurs les analyses) c'est sur le fait que l'élite politique française, malgré ses discours incessants, n'aime pas l'égalité! Il y a bien longtemps que la France est une République aristocratique.

Mammouth

Encore 15 000 chômeurs de plus... Tout à fait normal puisque  le secteur public français se nourrit à pleine bouche du secteur privé et lui imposent des normes qui lui permettent de se donner du taf. La France est le seul pays au monde où le politique peut dire, lorsqu'il renonce à prendre de l'argent aux entreprises, qu'il "lui a fait un cadeau". Rien de neuf sous le soleil du système français sauf que Hollande risque de le payer  très cher, lui qui a tant promis de faire baisser la courbe du chômage. Vous me direz que les promesses n'engagent que ceux qui les croient.

Mais qu'importe ce coup dur économique, au fond, puis que la douce France a la chance de ne pas connaître de séismes comme celui du Népal. Et surtout puisque la possibilité de ressusciter me mammouth laineux nous promet l'éternité pour dans peu de temps!

A ce propos j'ai lu quelque chose d'étonnant si on le rapproche d'une actualité qui nous a beaucoup occupés il y a deux ans. Certains chercheurs sont éthiquement opposés à ce que l'on ressuscite le fameux mammouth sous le prétexte que cela pourrait être très pénible pour le nouveau-né (seul dans le monde des mammouths) et pour la mère porteuse (qui serait une éléphante!)

Je me demande assez bêtement (j'en conviens) si l'on se pose les mêmes questions s'agissant de la gestation pour autrui chez les humains. 

C'est juste une question d'amateur!

Ce qu'il ne faut pas dire

Ma mère, 92 ans, me disait hier matin: "C'est quand même terribles tous ces pauvres gens, ces femmes et ces petits qui crèvent la faim et qui risquent leur vie dans des bateaux poubelles." Voilà ce que ressentent les Français, avec, en arrière plan, la peur, la crainte diffuse de l'invasion, d'un envahissement incontrôlé qui mettrait en cause la stabilité des Etats européens. Une invasion que ces derniers se refuseraient à empêcher au nom de leurs valeurs. Mais personne, dans les médias, dans la sphère politique, ne discute de cet aspect des choses, bien trop dérangeant.  La crainte de bouleversements majeurs, parfaitement légitime est traduite abruptement par"crainte de l'étranger", xénophobie. 

D'aucuns préconisent la légalisation pure et simple de la migration de masse, d'autres prétendent, sans nuances, qu'elle est la bienvenue puisque l'Europe manque de bras (!). L'immigré, ce damné de la terre, a remplacé l'ouvrier d'antan, exploité par son patron, dans l'idéologie d'une gauche déboussolée. Le migrant est la figure de notre compassion et l'on discute uniquement de la manière dont nous pourrions empêcher les drames en cours (autrement dit, sauver et accueillir) sans questions sur l'avenir. Toute tentative de formuler les menaces futures sont accueillies comme la parole de salauds d'extrême droite manquant de générosité. Hélas.

Se cacher la tête sous l'aile est d'ailleurs devenu une spécialité française. Une étude paraît, montrant à quel point "le fait religieux" s'invite dorénavant dans les entreprises. Le fait religieux, bien sûr, c'est, avant tout, la revendication rituelle islamique. Mais surtout ne pas le dire. Rester dans le flou du fait religieux qui permet d'englober toutes les religions!

Paraître à tout prix consensuel, quitte à passer des compromis insupportables avec la réalité et l'histoire. Ainsi voit-on, Ouest-France, grand journal de la démocratie chrétienne, offrir une tribune à Tahar Ben Jelloun, lequel, instillant des demi-vérités, dessine un islam protecteur des Juifs et des chrétiens dans les pays arabes. C'est proprement scandaleux. On devrait demander aux coptes d'Egypte ce qu'ils en pensent, eux qui sont des sous-citoyens dans le pays de leurs ancêtres depuis des centaines d'années! Le Maroc a certes protégé les Juifs pendant la dernière guerre, mais on pourrait demander aux convertis au christianisme de ce beau pays très démocratique, ce qu'ils pensent de la conception de la liberté de conscience de la monarchie locale! On pourrait s'interroger sur le fait de savoir pourquoi la Turquie , pourtant laïque a, en cent ans, éliminé presque tous les chrétiens de son territoire.

Bref, il faut paraître amoureux de la diversité, montrer son amour de l'autre quitte à s'aveugler.

Si on ne peut même plus faire confiance aux siens, à leur discernement. l'amour et l'Etat de droit ne peuvent pas être fondés sur le déni du réel, mais sur une confrontation ferme et respectueuse. Amen.


Attentat déjoué...

Ils se sont d'abord attaqués à la presse, symbole de la liberté d'expression dans la démocratie occidentale. Ils s'en prennent maintenant aux églises, symbole (pour eux) en tous cas) de la chrétienté...

Migrants

Nous voilà donc, de fait, confrontés à une immense tragédie humanitaire avec des conséquences tout aussi immenses pour l'Europe. Les damnés de la terre viennent aujourd'hui d'Afrique, fuyant la guerre, un islam qui est souvent leur religion mais dont ils redoutent les excès et ils frappent par dizaines de milliers aux portes de l'Europe. Des centaines meurent chaque semaine avant même d'avoir posé le pied sur le Vieux Continent. 

C'est l'Italie qui pour l'instant, porte le problème sur ses épaules. L'Europe fait le gros dos, se tait. Mettre en oeuvre une opération d'envergure pour sauver tous ces pauvres gens, cela ne manquerait pas de créer "un appel d'air". Chaque pas pense à son opinion publique, effrayée par cet afflux, cette invasion, ,penseront certains d'entre nous au souvenir du livre de Jean Raspail, "Le camp des Saints" publié dans les années 70. l'Eglise et les organisations humanitaires se désolent de l'attentisme européen, jugeant qu'il s'agit de "non assistance à personnes en danger". 

Ne nous mettons pas la tête dans le sable. Quelle que soit la détresse immense qui s'affiche sous nos yeux, la question des migrations de masse auxquelles nous assistons, pose des problèmes horriblement compliqués. Les meilleurs d'entre nous ont beau crier "ouverture, ouverture", la masse européenne aurait plutôt tendance à répliquer "fermeture, fermeture". Les Européens veulent bien accueillir, mais ne veulent pas être submergés. 

Ces migrations nous ouvrent les yeux sur ce qu'il est interdit d'exprimer: c'est-à-dire l'échec de l'islam en tant que civilisation capable d'offrir une perspective à ceux qui vivent sous son aile. Le chaos est installé en maints endroits dans le monde arabe. Et cependant, nombre d'observateurs ne seront pas loin de penser que cette misère itinérante apportera, à terme, la victoire à l'islam, porté, protégé par notre conception des droits de l'Homme. Il n'y a rien à regretter car l'humanité souffrante mérite toute notre attention. Nous ne pouvons pas ignorer l'affamé qui frappe à notre porte. Mais notre hauteur morale sera peut-être aussi notre perte. 

Ciblage...

C'est vraiment bien, la politique, aujourd'hui! Offrir une perspective générale, un cadre, un horizon? Allons, comme vous y allez! Vous rêvez. On définit une cible comme le père François vient de le faire avec les jeunes et l'on va s'asseoir parmi eux pour montrer qu'on est dans le coup malgré le bedon et la calvitie. Pire encore: le Président ne vient pas pour annoncer une grande réforme qui permettra d'en finir définitivement avec des politiques qui mettent 25% des jeunes au chômage et fabriquent de la pauvreté juvénile à tour de bras. Non, pas du tout. En bon jacobin, notre président arrive avec une "prime" qui va lui permettre, espère-t-il, d'acheter des voix pour la présidentielle. Le "tout Etat" (je distribue primes et subventions à tour de bras au lieu de faire confiance à la société) au service de quelques destins particuliers, voilà ce que l'on appelle aujourd'hui "intérêt général".

Navrant n'est-il pas?

Républicains

On se disait qu'il allait en baver, le père Sarko avec un Juppé requinqué dans les pattes. On sait dorénavant qu'il ne va pas se laisser évincer sans combattre. Prenez l'affaire du nouveau nom de l'UMP par exemple.

L'UMP va devenir "Les Républicains". C'est malin, très malin dans un monde de communication absolue. Au premier abord, on se dit qu'il n'a pas le droit de capter un tel nom (auquel se rattachent des valeurs et un mode d'organisation politique) au seul profit de la droite. Etre républicain, à priori c'est ce qui rattache tout le monde à l'essentiel, c'est trans-courants, c'est ce qui permet de vivre ensemble. 

D'une certaine manière, on se dit qu'il se tire une balle dans le pied car il existe aux Etats-Unis un Parti républicain à droite et même très à droite parfois. C'est le parti de Bush le belliciste, celui qui est allé foutre la m... en Irak, comme Sarko est allé le faire en Libye. 

On peut se dire aussi que, dans la tradition française, le mot "républicain" appartient plutôt à la gauche. C'est la gauche qui est à la source de l'idée républicaine, cela ne fait aucun doute. Et j'imagine que plus d'un, rue de Solférino, est habité par la rage en voyant le petit agité d'en face faire main basse sur "républicain". 

Il est malin, Sarko. Il deviendra difficile, dorénavant, d'accuser le parti républicain de flirter avec le Front national. Allons bon, les Républicains ne peuvent pas flirter avec un part non républicain. Et voilà que s'effondre la bonne vieille accusation du PS à l'encontre de l'UMP. De l'autre côté, le FN ne pourra plus jouer quotidiennement avec ce bon vieux slogan bien énervant de "UMPS"

Ainsi, les Républicains, dans la perspective de la présidentielle, s'affichent multiformes, étendent les filets du rassemblement derrière le parti rebaptisé. Avec un seul mot, Sarko se protège sur sa droite et sur sa gauche. Mais je suis certain que, de l'autre côté de l'échiquier, de beaux esprits cherchent des contre feux. On cause déjà des "ripoublicains! C'est dire.

Rioux.

Dans la droite ligne de ce que je disais, hier, sur l'Etat jacobin, il faut lire Jean-Pierre Rioux, à propos de l'introuvable social démocratie des socialistes français. Que dit ce très subtil historien? Que les socialistes français n'ont jamais été sociaux démocrates et ne le sont pas non plus actuellement malgré les contorsions de François Hollande en faveur d'une politique de l'offre. Pourquoi ce qui s'est produit en Europe du Nord (autrement dit la promotion de l'Economie sociale de marché et l'abandon de la réference révolutionnaire) ne s'est-il pas produit en France? Parce-que, souligne Jean-Pierre Rioux, les socialistes participent à une ambition française qui remonte à 1789: "Croire que la négociation et la réforme ne peuvent pas être conduites par la société elle-même; Et que, pour les imposer, celle-ci ne peut compter que sur l'affrontement de classe, l'a priori idéologique et un sens du Bien et du Mal social entretenus par des partis politiques progressistes et sous la houlette providentielle d'un Etat républicain toujours centralisé et qui prétend comme jamais à l'omnipotence."

Autrement dit, dans l'Etat des "citoyens" (dont on nous rebat constamment les oreilles, nous sommes en réalité traités comme des enfants. C'est ce que fait Valls en ce moment. Comme un père mécontent de ses gamins, il éructe, menace, se fait père la morale, reprend tout en mains. Au risque de....

Racisme etc...

Manuel Valls est plus que jamais à l'offensive sur tout ce qui touche au racisme, à l'antisémitisme, à l'islamophobie etc etc.. Pas une journée ne se passe sans qu'il enfonce son clou, défendant une cause noble, parfois contradictoire, mais laissant entendre en permanence que les Français sont d'affreux racistes et xénophobes. Quand on pense à la manière dont certaines organisations antiracistes ont entretenu l'exaspération pendant des années, alimentant la polémique et le racisme ordinaire, je ne suis pas loin de penser que Valls se trompe de méthode...

Certes, l'homme est volontaire, il sait ce qu'il veut. Mais qu'il lui sera difficile de tenir dans chaque main et d'un même poids l'antisémitisme et l'islamophobie. Inutile de développer!

Valls est d'ailleurs piégé par son propre discours. Après ses propos excessifs sur l'apartheid territorial, le voilà maintenant qui se lance dans une reprise en mains par l'Etat (les préfets) de divers aspects de la politique du logement. Voilà qui ne va pas arranger les relations entre le centre et la périphérie.

En France, le pouvoir central réagit toujours de la même manière quand se pose un problème. Il reprend. Le pouvoir, en France, repose sur la méfiance. Et ça ne changera pas avant longtemps.

Toujours plus...

Nous apprenons, ce jour, que les emplois publics ont continué d'augmenter en France en 2014, y compris dans la fonction publique d'Etat, pourtant réputée avoir fait de gros efforts. Bien sûr, il y a l'effet des emplois aidés, mais cela n'explique pas tout.

Bref, Bruxelles demande à la France de trouver 4 milliards d'économies, nous menons, paraît-il une politique de rigueur et pourtant, la dépense reste dynamique comme disent les technocrates. Vous me direz qu'il est normal qu'un  gouvernement de gauche soigne sa clientèle de fonctionnaires. Vous aurez compris qu'il ne faut compter ni sur le gouvernement, ni sur les maires de France pour que cela change.

Lancer des réformes réelles n'a aucune importance aux yeux de la classe politique actuelle. Ce qui compte, c'est la communication, c'est le vocabulaire, le discours déployé en public pour laisser croire qu'on en fait. 

Migrants

Et voilà que se lèvent de sombres menaces sur un fond de misère noire et de désespoir. Des milliers de migrants venus d'Afrique et du Moyen-Orient tentent presque chaque jour de franchir la Méditerranée sur des bateaux de fortune. Beaucoup meurent en route. L'Italie croule sous les réfugiés. Dans une Europe en crise, qui ne sait pas réellement ce qu'elle veut des voix commencent à clamer "assez". Les chômeurs européens commencent à regarder les misérables qui nous arrivent avec moins de sympathie. Les partis dits "populistes" font entendre leur voix. Sous la pression de ces migrations, la question identitaire devient plus aigue. Et il ne suffira pas pour trouver des solutions de réciter le catéchisme républicain.

A propos de la République confrontée aux communautarismes, au repli sur soi, on lira avec intérêt le point de vue de Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale. Si j'en crois mon journal, "le sentiment d'appartenance républicaine n'est lié ni au mode d'acquisition de la nationalité (trop laxiste?) ni à la religion. Alors que le président (de droite) du Sénat envisage "un nécessaire contrôle des flux migratoires et de l'accès à la nationalité, Bartolone estime, au contraire que les problèmes viennent d'une République malade de phénomènes de repli, de cloisonnement, d'entre-soi."

En d'autres termes, le socialiste nie les phénomènes culturels dans les problèmes actuels et même toute idée de responsabilité personnelle de chaque individu. C'est la République qui a failli. D'ailleurs, le mot "République" recouvre dorénavant ce que l'on appelait tout simplement "France". Autrement dit, une institution, un mode de gouvernance universaliste, un système, est appelé à faire "identité" alors que l'idée d'Etat-Nation fondé sur une histoire commune, s'efface lentement. On retrouve là une idée chère à la gauche, cette religion "civile" qui fonde la République, avec ses prêtres et ses sermonneurs. Le problème, c'est qu'il en va en matière de religion comme avec le Front National: beaucoup préfèrent l'original à la copie.

Manifestants en écharpe tricolore

Et voilà que des maires manifestent et s'indignent parce que les dotations de l'Etat aux collectivités diminuent. Nos représentants ne voient pas d'autre pas d'autre solution que d'augmenter, parfois lourdement, les impôts pour compenser. Alors que les recrutements ont explosé ces dernières années dans le secteur des collectivités territoriales, ils ne voient pas d'autre solution que de faire passer les contribuables à la caisse. En ce sens, les maires ne sont pas plus raisonnables que les élus nationaux. j'entends bien que les collectivités représentent une part essentielle de l'investissement public et qu'elles jouent un rôle de locomotive pour tirer l'emploi. Mais faut-il pour autant faire comme si de rien n'était? 

Est-il normal que le contribuable national finance des dépenses locales, contribuant ainsi à laisser croire aux citoyens qu'ils disposent de ressources qui ne sont pas réelles? J'entends bien qu'il faut de la péréquation pour aider les communes moins bien nanties. Mais tout le monde sait que le système tel qu'il fonctionne est un pousse à la dépense. 

Et d'ailleurs, les maires prennent bien garde d'expliquer à leurs contribuables ce qui se passe réellement dans l'utilisation de l'argent public. Il ne suffit pas de clamer mes écoles, mes crèches pour épuiser le sujet...

surveillance de masse?

Après les attentats de Charlie Hebdo et de l'hyper cascher, il avait été convenu unanimement de donner des moyens supplémentaires aux diverses agences de Renseignement afin de mieux surveiller des djihadistes potentiels ou ceux qui sont revenus sur le territoire national. Des voix s'étaient cependant élevées pour dénoncer les dérives sécuritaires du type "Patriot act" américain. 

Alors que la loi est devant l'Assemblée, nous assistons dorénavant à une véritable levée de boucliers de tous bords pour dénoncer cette loi liberticide. Il est d'ailleurs assez cocasse de constater que le texte est porté par un gouvernement de cette gauche toujours si prompte à froncer les sourcils dès lors qu'apparaît le gendarme et les politiques sécuritaires. Preuve s'il en est qu'au delà des rodomontades et des effets de manche, il est des domaines où il n'y a ni gauche ni droite. Il faut tout simplement faire le job, sachant que la sécurité des citoyens est la première des libertés. 

On peut cependant se demander quel est l'avenir de la démocratie et de ses idées généreuses. Je m'explique. Au nom de nos valeurs et d'une vision rigoriste des droits de l'individu, nous acceptons que notre société devienne de plus en plus complexe, de plus en plus multiculturelle, alors que les Etats apaisés et démocratiques se sont construits sur le "rabotage" des différences culturelles. C'est ainsi que la société marchande a trouvé normal le recrutement massif de travailleurs étrangers et que le politique, au nom de nos valeurs, considère que ce travailleur étranger avait le droit de faire venir sa famille. Raisonnement moralement impeccable. Mais ce sont ces nouveaux apports, ces différences culturelles associées à une forme de relégation économique de certains minorités qui conduisent au ressentiment que l'on sait et que le gouvernement est amené à prendre des mesures restrictives de liberté. Et ceci, bien sûr, afin de préserver nos libertés!

La question est encore de savoir si la démocratie résistera à ces tensions de plus en plus vives et aux contradictions (certes positives) qu'elle engendre au nom de ses valeurs.

Cela dit, vive la démocratie.

Cybercalifat

Vous avez sans doute lu, tout aussi épatés que moi, que des cyber-jihadistes, autrement dit des musulmans radicaux balaises en informatique, ont pénétré les systèmes de la chaîne TV 5 Monde et l'ont mise en rideau. Une fois de plus après Charlie Hebdo, c'est un média qui est visé directement, et qui plus est une chaîne de télé qui émet dans le monde entier et dans de nombreux pays de culture musulmane. On a bien compris le message: il s'agit de faire peur, de fermer la G... aux occidentaux, à leur conception du libre arbitre et de la civilisation.

D'une certaine manière, je suis assez content que ce travail d'expert ait été réalisé par des forts en thème. Cela bat en brèche cette idée que la critique de l'islam et de ses pratiques soit une forme de racisme.

Je le dis souvent à ceux qui m'interrogent: l'islam rigoriste, ritualiste m'inquiète, non pas parce que je crois à la supériorité "des blancs occidentaux chrétiens", mais parce que je trouve que ceux d'en face sont justement très forts en dépit de leur apparente faiblesse. Ils savent faire bloc sous la tempête, jouer de la victimisation, des droits de l'homme. Ils sont bien plus forts que moi et c'est bien pour cela que je crains leurs agissements et leur manière de célébrer Dieu. Voilà, cela devrait être dit, surtout à un moment où nombre de musulmans refusent d'admettre que leur culture religieuse a sa part de responsabilité dans tous les événements terribles qui tombent sur nous au jour le jour.

On peut d'ailleurs se demander, si, aujourd'hui, les jihadiste n'ont pas gagné la bataille de la peur. Maintenant, tout le monde rase les murs. les amis de la liberté y réfléchissent à deux fois avant de tremper leurs plumes dans l'encrier. Et on peut aussi se demander si nous aurons suffisamment de courage pour affronter la réalité en face. La vieille Europe a pondu ses oeufs et donne le sentiment de vouloir aller se coucher. Il se pourrait bien que les droits de 'homme en tant que norme exclusive du droit, en tant que fondamentalisme à la sauce compassionnelle, soit en train d'enterrer ce que nous avons produit de meilleur. Il n'existe aucun héritage qui puisse s'exonérer de sa défense.

La guerre des Le Pen

Il fallait que ça arrive. Depuis quelques temps, on sentait que la langue du fondateur du FN commençait à chauffer et qu'il n'en resterait pas à l'affaire du "détail". C'est arrivé dans Rivarol et, cette fois-ci il s'en prend à la loyauté de Manuel Valls en raison de sa récente naturalisation ce qui est tout à fait inadmissible et tout à fait incompatible avec un parti qui aspire à gouverner. Jean-Marie Le Pen se porte également au secours de feu le maréchal Pétain, lequel a été, selon lui, injustement traité.

Finalement, se dessine une vieillard aigri par le succès de sa fille et surtout incapable de se dépêtrer des horreurs idéologiques qui ont "habillé" la Seconde Guerre mondiale et la décolonisation. Antisémitisme, fascination pour la force, primauté de la domination des faibles par les forts. Jean-Marie Le Pen porte en lui tout cela. Il aurait pu s'en débarrasser, fonder un parti de droite très conservatrice, mais respectable, il ne l'a jamais fait. Sa nostalgie de la colonisation est symptomatique d'hommes qui vivent dans l'inégalité des races. Le Pen porte en lui tous les discours qui, au XIX e et au XX e siècle s'efforcèrent de justifier la colonisation par l'Homme blanc, supérieur  en tout, et, à ce titre, chargé d'une mission de civilisation. 

Sans doute ne se débarrasse-t-on pas facilement de son histoire et il est clair que dans une société européenne férue d'égalité et débarrassée de ses vieux démons dominateurs, de telles conceptions sont choquantes et inadmissibles.

Nous allons donc assister à la rupture probablement définitive entre le père et la fille, laquelle s'efforçait depuis plusieurs années de policer le discours de la maison FN. Si Marine Le Pen renonce, alors qu'elle se trouve haut dans les sondages, elle risque de se retrouver seule, très seule. Car combien de cadres qui l'ont rejointe pour diverses raisons, quitteraient alors la maison? Par ailleurs si les Français veulent bien punir les partis de gouvernement installés dans l'entre-soi sans engager de grandes réformes, ils ne donneront jamais leurs voix en nombre à un parti aspirant à gouverner et qui laisserait entendre son amour pour l'homme qui a collaboré avec l'Occupant, qui leur a "offert" les Juifs de France, qui a refusé à la flotte de Toulon de rejoindre les alliés.. 


Citoyen "musulman"?

Chaque jour nous ramène constamment à la place du religieux dans l'espace public. S'agissant de l'Eglise catholique, on a même parfois l'impression que certains continuent (ou ont repris) le combat à mort du début du XX e siècle (et avant). Plus de place pour l'aide aux chrétiens d'Orient sur une affiche dans le métro, bannissement des arbres de Noel etc etc). Bientôt, "on" ira devant les tribunaux" pour déclarer que les calvaires occupent une place indue dans l'espace public et que toutes les communes aux noms de saints ne sont pas laïques.

Une telle rage d'éradiquer toute visibilité du fait religieux dans l'espace "citoyen" trouve en partie sa source (c'est mon avis) dans la peur panique que déclenchent les très nombreux et très visibles rituels musulmans et qui déclenchent une véritable insécurité culturelle. Tout le monde comprend confusément que ces rituels ne sont pas simplement du dogme, mais du droit qui tente de créer une contre société. 

Y a t il des raisons d'avoir véritablement peur? Oui d'une certaine manière car, contrairement à ce que prétendent  beaucoup de faux connaisseurs, l'islam n'est pas le christianisme, il ne fonctionne pas de la même manière, n'a pas la même hiérarchie de valeurs.

J'en veux pour preuve, encore, le rassemblement musulman de cette semaine, en France, où l'on voit le très influent patron des musulmans du Nord, Omar Lasfar, parler de "citoyens musulmans", alors qu'en ce pays il n'existe que des "citoyens" éventuellement de telle ou telle confession. Le vocabulaire montre à quel point, pour la faction religieuse de la communauté de culture islamique, il est impossible de déconnecter le politique du religieux.

Alors que le Pape appelle les Occidentaux à voler au secours des chrétiens massacrés de par le monde, les musulmans qui vivent en Occident clament: "Ce n'est pas nous, ce n'est pas l'islam. Nous n'avons pas à nous justifier pour des actes que nous n'avons pas commis. Nous voulons plus de mosquées. Il y a là quelque chose de très troublant. Ainsi, l'islamisme des tueurs n'aurait rien à voir avec le bon islam de l'immense majorité. Les élites musulmanes en appellent à la déclaration des droits de l'homme (à juste titre) qui est un pur produit occidental et qui n'est acceptée que de l'extrême bout des lèvres dans les pays musulmans. On en revient à cette notion de "citoyens musulmans". Pour nous, il y a les droits de l'Homme. Point. Pour le musulman affiché il y a la déclaration des Droits de l'homme en islam. Ce qui n'est pas du tout la même chose. 

On voit bien que le sujet de l'islam sera central lors de la prochaine présidentielle et que personne ne fera l'économie de mettre sur la table les sujets qui fâchent. 

Paques

Passion et résurrection. Mort et renaissance. espérance pour toute l'Humanité. Pâques est, évidemment la plus grande fête des chrétiens. A priori, Pâques abolit toutes les différences. Il ne reste plus qu'une seule Humanité dans l'espoir de la résurrection. 

Combien sont-ils, aujourd'hui, en France à croire à ce message complètement fou? L'hebdomadaire "La Vie" vient justement de publier une enquête qui nous montre une église catholique en danger, mais qui donne en même temps des signes de vitalité et de renaissance, assez loin des clichés sur les églises abandonnées par les fidèles. Aujourd'hui encore, dans un contexte de crainte de l'islam, près de 70% des Français sont baptisés. Un chiffre rassurant, mais en trompe l'oeil puisque le nombre de baptêmes et de mariages religieux s'est effondré.

Aujourd'hui, cependant, les églises urbaines sont bien remplies et de multiples initiatives de reconquête émergent affirme La Vie. Il y a donc de l'espoir.

Il reste que cette espérance s'affirme dans une période politiquement délicate, alors qu'un catholique sur cinq donne sa voix au Front National, à l'encontre d 'un message aussi radical qu'universaliste. Il est clair que les autorités catholiques, qui n'ont jamais beaucoup aimé les Etats Nations, avalisent l'idée que nous sommes entrés dans une société plurielle. Tel était le message de Mgr Ducourtray: "Nous en avons assez de voir grandir dans notre pays le mépris, la défiance et l'hostilité contre les immigrés (...) Comment pourrions-nous laisser croire qu'un langage et des théories qui méprisent l'immigré ont la caution de l'Eglise du Christ? 

La position de l'Eglise, aussi sublime soit-elle, risque de se trouver confrontée à la réalité très prosaïque d'une Europe en plein retour identitaire et qui craint le cheval de Troie musulman. L'Eglise, qui si prompte à défendre la chrétienté en des temps pas si reculés, risque de se voir accusée de naïveté, maintenant qu'elle s'est repliée sur son Message. Les idées volent haut, la société a des enracinements,  des exigences de cohésion bien plus prosaïques.  

Et pendant que l'Eglise a retrouvé son message radical d'amour et d'accueil, des centaines de chrétiens se font massacrer au Moyen-Orient et en Afrique par des islamistes dans l'indifférence quasi-générale des pays occidentaux. dans les pays musulmans, on notera à quel point les condamnations sont timides. Et en France, l'islam ne fait pas profil bas après les événements récents. Au contraire, il réclame 2000 mosquées supplémentaires dans les deux ans. Plus d'islam pour détruire l'islam radical, avouez que le pari est risqué.

Bref, la société se nourrit d'idéaux, mais le chemin qui y mène est escarpé. Le mieux est parfois l'ennemi du bien. La question est très simple et la réponse horriblement complexe: comment accomplir au mieux le message d'amour de Jésus, en gardant bien à l'esprit que nous ne vivons pas dans un monde parfait et que les hommes sont souvent de misérables salopards. 

Le Pen

Mais que cherche donc Le Pen en réaffirmant que les chambres à gaz sont "un point de détail " de la Seconde Guerre mondiale? Sénilité? Agacement vis à vis de la ligne  de sa fille à un moment où celle-ci installe le FN définitivement dans le jeu politique comme une force qui compte? Jalousie? 

Il y a ceux qui pensent que le vieux transgresseur fait un grand tort au parti. Il y a ceux, aussi qui pensent que le père et la fille jouent chacun un rôle concerté destiné à capter à la fois un public de durs (le noyau extrémiste) et un public de gens ordinaires qui ne croient plus aux partis traditionnels. D'aucuns pensent même qu'en endossant le costume du diable, Le Pen ne fait que rehausser la stature morale de sa fille. 

Si une telle comédie était sciemment organisée on atteindrait alors un niveau de duplicité sans pareil. 

Quotas

J'étais jeune et plein d'allant lorsque, chargé des questions agricoles, je vis arriver les quotas laitiers au grand galop. Michel Rocard était alors ministre de l'Agriculture. Il s'agissait alors de réguler le marché du lait, de sortir des montagnes d'excédents, d'éviter la course effrénée à l'agrandissement au détriment des "petits", de tenir les prix, d'éviter que l'ouest de la France n'écrase définitivement les zones montagneuses. C'était une politique volontariste souhaitée par la France, qui mit en place un système de gestion administrative décentralisée (comme on disait).

Comme toutes les grandes réformes, elle n'alla pas de soi, même si la direction générale était bonne. En effet, les quotas laitiers eurent pour effet de figer la situation de chaque exploitation. Nombre d'entre elles, qui avaient mis en place des plans d'investissement liés à des prévisionnels d'augmentation de la production se retrouvèrent dans la mouise. Il y eut des manifestations et j'ai même vu des paysans pleurer en portant la banderole! Ils furent nombreux à mettre la clé sous la porte.

Les quotas ont tout de même régulé le marché, apporté de la sécurité. Aujourd'hui, ils disparaissent, laissant les producteurs face à la jungle. Dans ce nouveau contexte, que va devenir la France, avec sa tradition d'occupation du territoire rural et ses exploitations qui ne sont pas, en moyenne, à la taille critique qui permet d'affronter le marché international? Nous nous dirigeons vers une nouvelle concentration qui fera probablement très peu de cas de ce que les technocrates appellent l'aménagement du territoire, de cette aimable douceur, de ce maillage humain qui fait la caractéristique de la France.

Nous ne sommes pas en Allemagne, pays où les terres sont peu nombreuses et où l'on peut, sans états d'âme, créer des usines à lait à deux pas des grandes zones portuaires. 

Cette France périphérique oubliée, dont on parle tant en ce moment risque donc de continuer à faire parler d'elle.



Le danger du mépris

Lorsque j'écoute les commentaires sur le Front national et ses électeurs (probablement 25% de l'électorat), lorsque j'entends le discoure affiché et même sous-jacent, je ne peux pas m'empêcher de penser que se lève le grand danger du mépris: mépris d'électeurs populaires "qui n'ont même pas le bac", mépris des élites urbaines face aux" petits" de la périphérie (les mêmes élites protégeant les immigrés au nom d'un respect qu'elles n'accordent pas à leurs concitoyens qui votent "mal"); alors oui je me dis attention danger, la colère pourrait monter très vite...

Tout cela me fait penser à ce mépris terrible dans lequel les élites aristocratiques et intellectuelles tenaient les paysans sous l'Ancien Régime. Les commentateurs ont beau déclarer que ne sont pas visés les électeurs, mais un Parti dont le passé est inadmissible pour un républicain, il n'empêche que cela passe mal. le pire, peut-être, consiste à retirer le qualificatif de républicains à des électeurs, à les tenir sur le côté comme des pestiférés. De mon point de vue, il s'agit d'une très grave erreur morale, un manque de respect pour les individus. Que je sache, nous sommes certes en république, mais nous sommes aussi en démocratie.

J'entends bien que le Front National est porteur d'un passé suffisamment lourd pour lui interdire toute espérance. Comment un parti dont le fondateur se revendique de choses pas très ragoutantes qui remontent à la seconde guerre mondiale et à la décolonisation, pourrait-il accéder au pouvoir? C'est bien là le vrai problème. Qui voudrait s'afficher avec un parti dont l'histoire véhicule tant de relents nauséabonds. En ce sens le FN ne trouvera jamais les alliés qui lui manquent pour accéder au pouvoir, même si le Parti a beaucoup évolué et pose parfois de bonnes questions, spécialement sur la place de l'islam dans la République et l'immigration. 

Il reste que la stigmatisation d'un quart de l'électorat, sa mise à l'écart dans une sorte de cachot moral, recèle de nombreux dangers qu'il serait dangereux d'ignorer. Il ne faut certes pas courir après le FN, mais rien ne s'arrangera si les partis dits de gouvernement n'abordent pas les sujets qui fâchent beaucoup de Français; Et pas seulement le chômage. 

Comme en 40

Le PS vient de se prendre une dégelée électorale aux départementales qui, sans doute, en a fait pleurer plus d'un dans le camp de la rose. Il y a de quoi.  25 départements basculent de gauche à droite et seule la toute petite Lozère sans ressources (75 000 habitants) fait le chemin inverse. C'est le désaveu complet, avec, en prime, la chute de symboles très forts: La Corrèze de Hollande, l'Essonne de Valls et du frondeur Jérome Guedj, le Nord de Martine Aubry, la Seine-Maritime de Fabius passent à droite. Autant dire que tous les poids lourds de l'exécutif sont désavoués par le peuple. Il ne reste plus à la gauche socialiste qu'une sorte de "réduit" du sud-Ouest, vieille terre radicale, qui fait penser au réduit breton de 1940. La Bretagne elle-même, vieille terre de démocratie chrétienne passée au socialisme résiste à la vague bleue, mais non sans abandonner sur le terrain les Côtes-D'Armor, terre de l'ancien président socialiste des départements de France, Claudy Lebreton. Une très belle prise pour la droite.

On pourrait d'ailleurs faire des rapprochements avec la terrible année 40. La France possédait les armes et les effectifs, mais elle était profondément divisée tant sur le plan politique que stratégique. Et cela donna une débâcle dans laquelle le pays faillit disparaître.

On n'en n'est pas là, mais il ne suffit pas de dire comme je l'entends ce matin: "Si on avait été unis on aurait fait jeu égal. "La question c'est: "Mais unis sur quoi? Qu'est-ce qui peut unir des sociaux démocrates réformateurs, acceptant l'économie de marché, à la vieille gauche marxiste, dépensière, idéaliste au point d'en oublier le réel, qui ne veut pas mourir? Et même, qu'est-ce qui peut unir les sociaux démocrates à des écologistes souvent radicaux, qui refusent de grandir, au point d'écoeurer un Daniel Cohn-Bendit? Et d'ailleurs, en simple comptabilité, que peuvent apporter au PS les écolos que l'on peine à percevoir, même avec un microscope électronique? Contrairement à ce que pensent les frondeurs (virés de l'Essonne on l'a vu) le message des électeurs est clair: c'est toute la gauche, y compris celle qui s'oppose à Hollande qui est remise en cause dans ses fonctionnements, ses discours, etc.  Dans un pays normal, les modérés de tous bords prendraient acte de ce qui les rassemble et ils tenteraient de mettre en place un programme de réformes, tant sur le plan économique que sociétal, qui apaiseraient le pays. 

On peut toujours rêver.

On pourra se satisfaire du fait que le Front National ne dirigera pas de département et qu'il a été contenu par le mode de scrutin. Il reste qu'il a fait une belle percée et qu'il va pouvoir continuer de planter pour l'avenir. On ne peut pas se satisfaire non plus du mépris à peine voilé avec lequel sont traités les électeurs du FN dans les grands médias. En ce sens, Manuel Valls a commis une grave erreur qui ne va que renforcer le moral des partisans de Marine Le Pen. 

Il n'y a pas d'alterrnative: ou bien les partis de gouvernement continuent d'ignorer les maux qui taraudent la société française tant sur le plan économique que sociétal, ou bien se lèvera un homme, une équipe qui auront le courage d'affronter le réel. Ce n'est pas joué.

 

Pour Onfray

En voilà un qui, ces derniers temps, s'en prend plein la gueule de la part de la bonne société parisienne. Je veux dire celle qui pense juste et moral (forcément). Michel Onfray a tout pour déplaire à ces gens là. Il a eu le culot d'affirmer qu'il vaut mieux s'intéresser à une pensée cohérente de droite qu'à une pensée incohérente de gauche. Sans doute veut-il dire par là qu'il n'a pas l'esprit de système, qu'il n'appartient à personne et que son seul but c'est la vérité. Ouille, ces choses là ne se disent pas chez nos bons idéologues. 

Onfray a tout pour déplaire d'ailleurs. Il ne vit pas à l'intérieur du boulevard périphérique parisien, il n'est pas sorti d'un ventre grand bourgeois avec gros paquet d'actions, mais de celui d'une femme d'ouvrier agricole, il connaît les gens ordinaires parmi lesquels il vit, et surtout il a trahi la cause de gauche avec un certain nombre de déclarations. Et pour faire mal, il n'est pas pro-européen.

Onfray a été l'un des premiers à s'insurger contre ceux qui cherchent à tout prix à empêcher toute autocritique de l'islam (c'est là qu'on commence à être accusé de raciste), contre tous ceux qui hurlaient aveuglément "pas d'amalgame". Tout récemment, il a reproché à Alain Juppé de ne pas avoir lu le Coran et les Hadits. 

C'en est assez pour que d'aucuns commencent à le renifler de près, jusqu'à en déduire, comme je viens de le lire qu'il était probablement en train de passer du "rouge au brun".

Alors, je le dis tout net: je ne partage pas, et de loin toutes les thèses de Michel Onfray. Je ne suis pas athée (ou du moins je n'en sais rien), je suis profondément européen, je ne suis pas de sa gauche à lui, mais je suis du camp des hommes libres. Comment se peut-il que, dans une époque aussi complexe, des intellectuels, des journalistes, des politiques, puissent tenter d'enfermer les autres dans une pensée aussi binaire, aussi au ras du sol. 

Marre de ces gens qui disent: Tu critiques la Révolution, tu n'aimes pas Robespierre? T'es un facho, un réac. Tu critiques l'islam? T'es un xénophobe. Tu t'inquiètes sur l'immigration? T'es un raciste. Tu affirmes que l'école est faite pour apprendre à lire, écrire et compter, que la civilisation judéo-chrétienne est peut-être en train de mourir, que l'homme ne vit pas que d'idées, mais aussi d'ancrages, de racines, de fidélités concrètes, c'est encore pire.

 S'il vous plaît, un peu d'intelligence.

Et surtout, tenez bon bon, Michel Onfray.