LE DEBLOG'NOTES - 32841

Quand dire "chrétien" arrache la g...

Comme c'est curieux... Voilà que subitement, les médias et même la sphère politique, bruissent du massacre de chrétiens d'Orient. Par les temps qui courent c'est nouveau, car la République est très peu fidèle à l'histoire qui a fait la France. Il est vrai qu'on ne peut plus cacher de tels massacres et autres enlèvements, même s'ils dérangent la stratégie qui a été mise en place au plus haut sommet de l'Etat vis-à-vis de l'islam. Nous, Occidentaux, nous observons le nettoyage progressif des chrétiens orientaux par le monde islamique avec des regards gênés, soucieux que nous sommes de préserver l'idée qu'il n'y a pas la moindre guerre de civilisations, pas la moindre concurrence culturelle.

Il est tellement plus confortable de continuer sur le thème, je veux dire la rengaine, "non ce n'est pas l'islam". Il est tellement plus confortable de construire des mosquées en Europe et de former les imams (mais former à quoi? Est-ce le rôle de l'Etat? Est-il dans son rôle de vouloir "changer" l'islam?), pendant que les chrétiens orientaux fuient l'horreur!

L'Etat croit que, peu à peu, il va déraciner, les Français (ou non Français) de confession musulmane, comme il l'a fait avec les populations autochtones. Je ne suis pas prêt à parier un centime qu'il y parviendra. C'est pourtant bien le combat, le sourd combat, le combat sous le manteau qui est engagé entre les élites religieuses islamiques et l'Etat.  

Elle est marrante,Ségolène..

-C'est quoi une "agriculture verte", madame siou plaît? La bonne petite ferme d'antan, bien crade, avec les pieds dans la gadoue et le fumier, cinq vaches, quatre cochons, dix brebis et le beurre fermier sorti de la baratte? Avec de bons paysans qu'on peut mépriser tranquillement? Vous croyez vraiment, madame,qu'on peut nourrir les gens, je veux dire, tous les gens, avec vos petits magasins de proximité et avec le circuit court?  

Que ces propos un peu fielleux ne vous empêchent pas d'utiliser un peu moins de produits chimiques!



Ca chauffe pour le PS...

Il ne faut jamais préjuger du résultat d'une élection. Il n'empêche que les prochaines élections départementales risquent d'être extrêmement coûteuses pour le PS (qui tiennent 60 % des départements) au point que certains le voient ni plus ni moins disparaître de la carte. On a vu, ces derniers jours, le président de la République passer un long moment au Salon de l'agriculture, bientôt suivi par Manuel Valls. ce dernier a mis en garde les agriculteurs de voter pour un parti, (le FN) qui prétend quitter l'Union européenne et qui affirme sans sourciller que les paysans sont les victimes de l'Europe. C'est évidement faux et même outrageusement faux. mais cela ne suffira sans doute pas à changer la donne électorale.

Hier, le Premier ministre, toujours aussi vaillant et prêt à en découdre, était encore en Ille-et-Vilaine, terre d'une gauche modérée (issue du christianisme social) et très ancrée dans le réel, avec un message très ferme en direction des électeurs. Mais là encore, c'est plutôt un signe de fébrilité. Il y a de la Bérézina dans l'air et le gouvernement fait feu de tout bois pour tenter de colmater les brèches. 

Sauf a me tromper lourdement (et dans ce cas je ferais amende honorable), il me semble que la gauche vient de perdre la main sur le plan intellectuel (ce qui absolument nouveau) et que les Français attendent des solutions qui viennent de la droite. ce n'est pas un hasard si des intellectuels  comme Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Eric Zemmour, Michel Houelbecq, tiennent le haut du pavé. Il est évident que de nombreux français ne croient plus aux solutions de gauche, ni sur le plan économique (qui croit vraiment à l'impact de la loi Macron? ) ni sur le plan sociétal. 

Je ne vois pas ce que pourrait changer la petite embellie sur le chômage. Depuis les attentats, la société française est plus que jamais en pleine interrogation.

Le voyage de François Hollande aux Philippines ne risque pas d'améliorer les choses. Quelle que soit l'importance de la question climatique, ce voyage sent à plein nez l'opération de communication et frise  le ridicule. je me suis régalé d'entendre notre petite star Marion Cotillard prendre en charge le sauvetage de la planète (rien que ça) de sa voix maniérée. 



Ils ont gagné....

Les barbares ont gagné. J'apprends en effet que les rencontres du dessin de presse du mémorial de Caen ont été annulées par crainte d'attentats. Oui, ils ont gagné, les tueurs de Charlie Hebdo. Ils ont semé la peur chez les hommes libres. Chez les hommes les plus libres. Les tueurs islamistes de France nous renvoient à d'autres barbaries innommables commises ces derniers jours, comme la destruction des statues pré-islamiques du musée de Mossoul. Mais comment peut-on atteindre un tel degré d'ignominie? Ils nous renvoient à l'enlèvement de 220 chrétiens assyriens pas l'Etat islamique et sans doute à d'autres horreurs que nous ne connaissons pas encore. 

Et pourtant, les candidats au départ pour le Moyen-orient affluent, paraît-il. Au point que les services secrets seraient débordés. Il paraît aussi que les conversions à l'islam ne se sont jamais si bien portées. 

Nos intellectuels béats vont avoir du mal cette fois, à faire croire que tout cela est le résultat de la lutte des classes et non pas d'une interprétation du Coran.

La retraite en rase campagne du Mémorial est hautement symbolique. Car cette retraite se déroule au coeur du lieu qui symbolise la lutte contre la barbarie. Ils me font penser à la France de 1940..

Et voilà pourtant que telle ou telle chaîne prend des précautions langagières pour qualifier les motivations des barbares qui sévissent en Irak et en Syrie: motivations "idéologiques" évidemment. Comme si cela n'avait rien à voir avec une interprétation mortifère de la religion islamique s'agissant des images.

En les voyant s'acharner avec des masses sur les statues antiques, je ne pouvais m'empêcher de penser à toutes les statues de chez nous et qui font partie de notre patrimoine. Oui, de notre identité. 


Drones et compagnie...

Il est sans doute assez inquiétant de voir des drones, survoler Paris en toute impunité. mais il y a quand même quelque chose d'assez marrant dans cette affaire quand on connaît un peu l'Etat profond à la française. Il est évident que ça les rend fous de ne pas savoir qui s'amuse au-dessus de leur tête. On ne survole pas les bâtiments du pouvoir, on ne s'approche pas de l'Elysée ni du carré magique du pouvoir. C'est pire que de commettre un sacrilège, pire que de piétiner un autel.

Le pouvoir, le pouvoir...

Quant à la réforme de l'islam de France on peut en dire ceci. Le gouvernement est pris dans un piège. Dire que l'on va réformer la représentation de l'islam en France, ne change rien au fond. l'islam n'est pas la religion sur laquelle se sont fondées les valeurs françaises. Va-t-on discuter d'apostasie (sujet sur lequel les représentants musulmans n'ont rien cédé lors de la création du CFCM? va-t-on parler de la loi islamique et de sa place dans un Etat de droit? Va-t-on parler du voile, signe évident d'émancipation? Va-t-on parler de l'abattage hallal, que de nombreux Français subissent sans le savoir et qui selon certains experts, pose de graves problèmes sanitaire? Va-t-on parler de la séparation des sexes dans les piscines? etc etc. Va-t-on parler tous cette ritualisation qui infuse dans l'espace public? 

Attendons pour voir.

De souche?

Et voilà une nouvelle polémique autour des "Français de souche". La formule irrite toutes les gueules politiquement correctes de notre République (je dis "notre" parce que ça fait mieux et que ça s'entend à la télévision). 

Vous aurez compris que dans une République il n'existe pas de Français de souche, il n'existe que la volonté de devenir français. Exit le Français dont les racines s'enfoncent très loin dans le passé. On lui demande de la boucler, de s'effacer. Il pourrait gêner l'intégration, laisser croire à beaucoup de braves gens, qu'ils sont des citoyens de seconde zone.  Vous imaginez la frustration de ces dizaines de millions de Français qui se pensent dans l'histoire de la France et de l'Europe. 

Il est tout à fait exact que la France n'est pas un pays ethnique, qu'elle s'est construite à travers les siècles sur un substrat de diverses peuplades européennes. Ces peuplades ont fait peuple, non seulement parce que la monarchie puis la république les y ont obligées, mais aussi parce qu'il existait une certaine homogénéité dans la diversité. Lentement mais surement, l'histoire et les épreuves ont fait le peuple français, cette vieille France qui peine, aujourd'hui, au risque de passer pour xénophobe, à dire qu'elle existe encore. 

Il est parfaitement normal d'insister sur des valeurs (abstraites et générales) qui permettent le vivre ensemble avec les minorités établies sur notre sol. Mais que dire d'une doxa qui privilégie dorénavant les minorités et empêche toute expression de cette France dont les os remplissent les cimetières et qui vient du fond des âges. On peut clamer "les valeurs, rien que les valeurs, rien que l'humanité triomphante face à la société historique", il reste qu'on ne peut bannir le réel (les cimetières, les monuments, les châteaux les cathédrales etc) au nom d'une construction intellectuelle. Même si l'intention est bonne il y a là quelque chose de profondément injuste, voire de totalitaire. Sans en avoir l'air, c'est bien là l'un des sujets qui dresse le plus les Français contre les politiciens. 

Les républicains, et particulièrement la gauche, voudraient qu'aujourd'hui, à cause des difficultés liées à l'intégration, que la France ne se définisse plus que dans une identité abstraite. La république et la France, dans cette vision, ne sont plus "une". Dans la république, le citoyen est d'ailleurs une construction, une abstraction sans rapport avec la réalité charnelle de l'histoire, de la géographie, des attachements. Oui, l'identité française existe, elle est fondée sur un trépied qui comprend l'histoire, la géographie et les valeurs. Vouloir privilégier un seul aspect me paraît très dangereux.

Aussi longtemps que les Français de souche (pardon) ont été entre eux, la question des valeurs ne posait guère  de problèmes, chacun les mariant tranquillement avec les charmes du roman national et des terroirs. Mais, en période de dictature des minorités, le Français de la vieille France est sommé d'oublier d'où il vient pour faire "république" avec ses nouveaux concitoyens. 

Sinon, t'es xénophobe.. Misère, misère. 

 

 

Cukierman la bavure?

"Toutes les violences, aujourd'hui, sont commises par de jeunes musulmans et bien sûr, c'est une toute petite minorité de la communauté musulmane". Roger Cukierman, Le patron du Crif a mis les pieds dans le plat, hier, suscitant une réaction indignée de Dalil Boubalkeur et des autres responsables du CFCM.

Cukierman a l'habitude des déclarations choc et il lui faut souvent rétro-pédaler. Mais le plus important, dans cette affaire, c'est que l'on vient de voir tomber avec fracas le mur d'unanimité "entre communautés" qui s'était élevé à la suite des attentats contre Charlie hebdo et l'Hyper cacher. Nous sommes dorénavant dans un face à face sans langue de bois et il va être difficile au gouvernement de rassembler "tous les enfants de la République", comme dit si bien Cazeneuve. Certains diront même que l'unanimisme affiché le mois dernier n'était que de la communication, de l'hypocrisie. On ne pourra pas leur donner tout à fait tort!

Sur le fond des déclarations, le patron du Crif a-t-il raison? Est-il possible de dire la vérité, aujourd'hui, en France? Peut-on résoudre les problèmes sans les nommer, même s'il faut offenser certaines personnes. Le fait est qu'aujourd'hui, l'islam est en ébullition, qu'il est malade de sa confrontation avec les valeurs occidentales.

Mais taisons-nous.. Car la machine à produire du politiquement correct s'est remise en route à plein régime. Et n'aura fallu, pour cela, que quelques semaines.

Faire Salon pour oublier que les sondages retombent....

J'ai suivi ministres et présidents dans leurs déambulations au salon de l'Agriculture de la Porte de Versailles pendant un nombre respectable d'années. J'ai déambulé dans les allées de cette foire, qui, en fait, n'a pas grand chose de professionnel (c'est une grande opération de communication à destination des "parisiens"), au point d'avoir l'impression que les jambes me rentraient dans le corps. J'ai maudit ce foutu salon où l'on riait tant; mais d'où l'on rentrait complètement crevés après quelques jours. Pour un journaliste, dans son langage, le Salon de Paris, c'est un "marronnier". Autrement dit, un sujet qui revient chaque année et sur lequel il faut faire (presque) toujours les mêmes sujets: valoriser sa région à tout prix, donner les palmarès de la meilleurs normande, de la meilleure Holstein avec portrait de l'éleveur, surtout s'il est breton, normand ou ligérien.

Le bon côté, évidemment, c'est le liquide: je veux dire les vins à déguster (toutes régions sont les bienvenues), les cidres, les calvados etc... On se retrouve parfois un peu paf avant même d'avoir écrit le papier du jour. Les nuits de journalistes au salon, sont mémorables comme vous vous en doutez. Interdit aux amoureux des longues nuits de sommeil. Parfois, au matin, il est bon de se tremper les pieds dans une bassine d'eau fraîche pour retrouver ses esprits!! C'est ce que fit, un jour un collègue dont je tairai le nom, au stand du journal où se trouvaient regroupés les envoyés spéciaux. Il baignait ses doigts de pieds endoloris alors que se pointait le ministre de l'agriculture.. Oui oui!

Bref, bien qu'on y fasse toujours le même papier,  le Salon de l'agriculture est un bon moment. Mais un bon moment surtout pour les politiques qui veulent se faire bien voir. Chirac n'a eu aucune peine. Il était depuis toujours l'ami des paysans, c'est bien connu et surtout, il avait cette empathie, cette simplicité, ce goût pour la bouffe que l'on n'a plus retrouvé nulle part ailleurs. Il y en a aussi qui sont venus courageusement se faire étriller. Je passe les noms. François Hollande, vient, à son tour, de faire beaucoup d'efforts, beaucoup de risettes en direction du monde agricole. je ne sais pas encore si ça va payer (le paysan entrepreneur n'est toujours pas un adepte du vote à gauche), mais ce qui est sur, c'est que pour lui et Valls, la popularité acquise pendant la gestion des attentats, est en train de retomber définitivement. Le président, retrouve, en effet, les enfers du 20% tandis que son Premier ministre descend sous la barre des 50%. 

Cela veut dire que les Français ne sont pas dupes des grandes opérations de communication de ces derniers temps. Dorénavant, l'émotion passée ils jugent probablement que n'importe quel autre président aurait fait aussi bien que François Hollande. Quant au couple Macron - Valls on ne peut que louer ses efforts dans la bonne direction, mais enfin, avec un sacré talent de comédiens, ces deux là nous vendent - puisque nous sommes dans l'agriculture - nous vendent un vulgaire pâté de foie pour du foie gras. Autrement dit,  le fourre-tout de la loi Macron ne fait pas oublier que les grandes réformes qui permettraient à la France de mieux s'intégrer dans la mondialisation économique, n'ont toujours pas été commencées (code du travail, poids de l'Etat etc). Malin le Manuel! Il a montré ses muscles avec le 49-3, mais les cercles de fer de ses haltères étaient en carton pâte.

Enfin, bon attendons. Manuel nous annonce de nouveaux bras de fer avec ses frondeurs. Attendons donc. 



Valls et Macron les artificiers...

C'est, clairement le bordel! Nous avons donc un gouvernement de gauche qui fait une loi de droite sous la houlette d'un ministre banquier très doué, sans doute, très sympathique, mais manifestement très clivant pour tous ceux qui vénèrent la couleur rouge. Nous avons une droite qui aurait du se réjouir de voir un gouvernement de gauche faire une loi de droite, mais qui vote contre. Il est vrai que l'UMP ne sait plus, tout comme le PS, où elle se trouve.  

Ah qu'elle est loin, l'unité dans la douleur des massacres jihadistes! Ah qu'il est simple de jouer les gros bras sur la politique étrangère.... Et même sur ce plan ça commence à aller mal. La toile chrétienne bruit de fureur au dernier communiqué de l'Elysée: évoquant le massacre de 21 coptes en Libye, Français Hollande n'a même pas jugé digne de rappeler qu'ils étaient chrétiens...

Et cette pétaudière se déroule tranquillement alors qu'il reste deux ans et demi avant la prochaine élection présidentielle et que se profilent les élections départementales et régionales.

Les Français ne sont pas idiots et ils observent toutes ces contradictions avec consternation, rendus chaque jour un peu plus furieux de se voir traités de gamins et de populistes par la classe médiatique.

Cela étant dit, la loi Macron vaut mieux que rien. Il paraît même que le bouillant Manuel a d'autres projets de réforme. Je suis pressé de voir ça!


49-3

Ben voilà, le gouvernement n'a pas eu de majorité sur la loi Macron! Et on peut même se demander si Hollande a encore une majorité. On en reparlera demain, mais assurément, il est plus facile de rouler des mécaniques en Ukraine ou face au terrorisme que dans la réforme de la France.

Propagande

Je sors d'une émission consacrée au Front National. J'en sors, une fois de plus,  avec stupéfaction: tout ce qui s'oppose à l'islam (cette religion de paix) et à l'islamisme, dont on parle tant en ce moment, tout ce qui réclame un contrôle de l'immigration est rejeté dans l'enfer de l'extrême droite. La crème de Sciences Po Paris, et notamment Nonna Meyer, a mis les petits plats dans les grands pour cibler tous les salauds que sont les catholiques, les incultes qui n'ont pas le bac, bref, tous ces ignares qui ne comprennent rien à la grandeur du mullticulturalisme. Bon sang je commence à me demander qui je suis, moi qui aime l'étranger, qui suis curieux, qui aime l'Europe, qui ne votera jamais FN, mais qui se pose sur l'islam et les migrations des questions que tous ces donneurs de leçons n'ont pas le courage de poser, préférant rester assis sur leurs certitudes pseudo-républicaines. . 

Ce soir, j'ai eu l'impression stupéfiante que rien ne s'est passé depuis un mois. On a l'impression incroyable, dans la bouche de ces gens-là, qu'il est obscène d'avoir peur pour l'avenir de la France et de nos enfants alors que l'on massacre tout autour de la Méditerranée au nom de la charia et que des tueurs formés dans nos lycées, bien français, agissent chez nous, tuent des juifs, déversent leur haine. Mais le pire, c'est cette morgue, cette posture de curés laïcs, cette prétention a dire ce qui est le bien en niant l'autre, ce ton moralisateur à en avoir envie de vomir. A leur manière, ces nantis des plateaux télé sont les meilleurs supporters de Marine Le Pen.

Ce qui fait peur aux partis installés, et tous ceux qui prétendent donner le "la",c'est que les clivages politiques actuels ne fonctionnent plus et sont le signe de leur arrêt de mort. Nous vivons dans un pays a a désormais deux grosses bombes au-dessus de la tête: d'une part l'accroissement des inégalités alors qu'il n'y a jamais eu autant de transferts sociaux et une dette aussi lourde. Et personne n'ose s'attaquer à ce qui ne fonctionne pas. D'autre part, au coeur même de la société, un sentiment de "dépossession". 


Et ça continue...

Qu'il serait agréable de parler d'autre chose. De s'enflammer sur les insuffisances de la loi Macron par exemple. ET pourtant, un seul sujet nous revient sans cesse dans la figure: le terrorisme, l'islamisme.

Hier, après les attentats de Copenhague, un cimetière juif a été ignoblement vandalisé par des inconnus. On n'en sait pas plus pour l'instant. Hier encore, une vingtaine de coptes, autrement dit chrétiens égyptiens, ont été massacrés en Libye par une filiale de l'Etat islamique.

Hier encore, le Premier ministre israélien a appelé une fois de plus les Juifs de France à venir s'installer en Israël. Ils n'y seront certainement pas plus en sécurité qu'en France, mais cela veut tout dire sur le climat qui règne actuellement. 

Le monde est en train de devenir fou. Les Juifs, auxquels la France doit tant, s'en vont. Cela suscite des déclarations indignées, mais où est la grande manif qui dira stop? Qui la convoquera? J'entends déjà: "Qu'ils se démerdent, les suppôts d'Israël".

Qu'en serait-il si les partants étaient musulmans?. Nous poursuivons notre chemin dans les mêmes ornières et je ne sais vraiment pas où cela va nous conduire. 

On voit un gouvernement qui se dit sur le pont, qui se démène, il est vrai pour accorder plus de moyens à la police, aux services secrets, qui tente d'entraîner les Européens, qui tente de remettre de la République dans les quartiers et même de réformer l'Islam de France. Mais à quoi cela servira-t-il si nous n'avons pas le courage de reprendre en mains notre politique d'immigration? Or, sur ce sujet, c'est le silence radio. Un silence effrayant.

Les rationalistes qui nous gouvernement oublient une chose. Les sociétés sont conservatrices et les religions plus encore. 

Le malaise devient encore plus grand lorsque nous apprenons que les auteurs de la profanation de cimetière sont de banals adolescents. Mais comment ont-ils été éduqués? Dans quelles valeurs? Pire encore: des individus viennent fleurir le lieu où a été abattu le tueur de Copenhague.

 

Et de....

Les jours passent et se ressemblent, hélas. C'est maintenant Copenhague (Royaume du Danemark) qui vient d'être frappée par les attentats terroristes. L'ambassadeur de France aurait même pu y laisser sa peau.Le "terroriste" a été abattu, mais il a quand même pu tuer deux personnes (dont un juif) et en blesser trois autres. Alors que dire devant autant de bêtise et de cruauté? Que dire qui ne froisserait personne tout en disant la vérité? Car s'est bien dans cet étau là que son prises les élites politiques européennes: réaffirmer l'Etat de droit, tout en prenant des mesures qui concernent (et blessent) directement les communautés musulmanes. 

Alors que s'affiche sans complexes un islam rigoriste, identitaire, clairement dressé contre les valeurs et l'histoire occidentales, des voix dites "savantes" s'élèvent pour appeler à la nuance et nous demander de ne pas "essentialiser" l'islam. Ces voix nous font savoir que le Coran peut être interprété dans le bon sens, à la seule condition de ne pas être un inculte ne sachant rien de l'histoire musulmane. C'est le travail formidable d'un intellectuel comme Abdennour Bidar, lequel propose, encore aujourd'hui (Marianne) de remplacer le Conseil français du culte musulman (CFCM, "gardien de l'orthodoxie" par une Institution laïque des musulmans de France (ILM). Cette institution, qui serait composée de représentants du culte, mais aussi par des personnalités de la société civile (médecins, associatifs, artistes, philosophes etc), serait de nature à rendre compte de la diversité des pratiques individuelles" et pourrait intervenir sur les grandes questions sociétales. 

Mais en sommes-nous encore là? Voilà que s'affiche un islam identitaire qui se nourrit de vieux ressentiments, de discriminations (réelles), mais surtout de son propre face à face avec la société européenne sécularisée. 

Il n'y a jamais eu de société parfaite. Il y a toujours eu des injustices et discriminations, y compris entre Français de souche et Européens. Ce qui devient grave, c'est que les discriminations d'aujourd'hui s'incrivent tout de suite dans un contexte ethnique ou culturel. On ne conduit pas une société multiculturelle aussi aisément qu'une société uniformisée par les siècles. Hier, les ouvriers gaulois prenaient leur carte au PC, aujourd'hui, les jeunes venus d'ailleurs retournent à une religion qui leur sert de code de la route (les rituels) et les nourrit du vieil antagonisme entre Islam et Occident. Il suffit de d'interroger l'internet pour entendre des voix qui nous disent que les banlieues sont au bord de la rupture...

On n'est pas bien je vous le dis. 

Pessimisme

Pourquoi je suis pessimiste pour la France, comme nombre d'observateurs? Parce que je vois, lentement mais surement, que le catéchisme républicain, qui offre égalité et rationalité, mais sans transcendance - l'idée chrétienne de salut s'est transmuée en émancipation -est en train de se fracasser. Ce catéchisme républicain a même enclenché une machine infernale. Plus nous avons accueilli d'étrangers, plus on a demandé aux Français de se définir uniquement par des valeurs abstraites et de taire d'autres appartenances auxquelles ils tiennent tant: une histoire, une terre.

Je suis convaincu que c'est ce déchirement qui nourrit le Front National. 


Rafale

Au premier abord on ne peut que se réjouir pour l'économie française. On a enfin vendu ce merveilleux avion de combat qu'est le Rafale. Mais après réflexion on peut tout de même se poser quelques questions. On va donc refiler ce magnifique bébé à l'Egypte et donc armer un peu plus la zone la plus dangereuse du monde. Pendant ce temps là, on refuser de livrer deux porte hélicoptères d'assaut aux Russes! Lesquels sont certainement bien plus dangereux pour nous que les Egyptiens et bientôt les Qataris! 

On peut se demander aussi si c'est une bonne priorité que de dépenser 6 milliards d'euros pour un pays qui manque cruellement de tout ou presque. Mais les affaires sont les affaires, surtout dans notre bon vieil Occident mercantile. Nous mourrons un de ces jours de notre goinfrerie.

Climat délétère

Alors que François Hollande déploie de louables efforts pour trouver une solution à l'affaire ukrainienne, le climat français devient de plus en plus délétère et voit s'effilocher l'esprit du 11 janvier. Les plus inquiétant est que l'on assiste à une vive réaction de la minorité musulmane, qui n'hésite plus à se considérer comme ostracisée, stigmatisée dans ce beau pays de France, en raison d'événements dont elle rejette toute responsabilité. C'est d'abord un médecin, élu d'Angers (lire dans Ouest-France) qui démissionne en publiant un brûlot dans "Le monde des religions". Un vrai brûlot accusateur dont on peut comprendre certains termes, mais dont la fureur sous-jacente en dit long sur les rancunes accumulées. C'est aussi un nouveau parti musulman "démocrate" qui présente quelques candidats aux départementales et propose de relancer la machine économique par le biais du "hallal" et de la finance islamique... Voilà qui ne va pas arranger les choses. D'un peu partout sortent des avertissements selon les quels les banlieues sont à cran et prêtes à exploser. Un sondage affirme que 73% des musulmans donnent plus d'importance à la loi islamique à la loi de la République.

Au moins, dorénavant, tout est sur la table, personne n'avance plus masqué. L'échec de la théocratie, reconnu par des intellectuels progressistes musulmans ne fait manifestement ni chaud ni froid à la majorité islamique silencieuse. C'est toute une culture qui s'oppose à la rationalité occidentale. Du moins en apparence. Car aujourd'hui il est assez difficile de porter un diagnostic serein sur la religion musulmane. Sa fièvre est-elle le résultat de son dynamisme? Ou bien plutôt le signe d'un déclin du à sa confrontation avec la modernité occidentale? C'est tout de même la première fois de son histoire que l'islam est confronté, dans une société avancée et sécularisée, à la réalité de son texte fondateur. De grands bouleversements surgiront sans doute de tout cela. 


Echange d'enfant...

J'aimerais comprendre comment l'on peut estimer la valeur financière d'un préjudice lié à un malheureux échange d'enfant dans une maternité... Je veux dire en quoi 2 millions d'euros peuvent réparer le préjudice moral... Ceux qui ont une réponse sont les bienvenus..

Esprit du 11 janvier es-tu là?

Non, il n'est pas là! Et l'on peut même affirmer, après l'élection du Doubs, qu'il ne souffle plus. Et même qu'il n'a jamais soufflé. Avec un mois de retard on peut même mesurer, avec colère, à quel point les événements terribles qui se sont produits à Paris, ont été mis en scène, instrumentalisés par des experts en communication. 

Ils voulaient affirmer le vivre ensemble les 4 millions de Français qui sont descendus dans la rue? Vivre ensemble à tout prix? Ou voulaient-ils dire simplement non à la barbarie islamiste? L'objectif des terroristes était bien de mettre un coin, d'amplifier une nouvelle fracture dans la société française. Ils n'y sont pas, en apparence, parvenus. Mais est-ce en affichant à chaque seconde sur les chaines de télévision; "Non ce n'est pas nous", que l'on va résoudre un problème beaucoup plus complexe. Est-ce en affichant, à rebours des faits terribles qui se sont produits, que la société française est en partie coupable de ce qui s 'est produit, que l'on va régler les problèmes? Certainement pas.

Il faut voir depuis quelques semaines, le travail extrêmement ciselé véhiculé par Matignon, qui reporte la culpabilité sur la société française de souche. Il y a eu ce premier mot de Manuel Valls qui va lui coller à la peau: "Apartheid". Comme s'il existait en France une politique d'Etat de séparation raciale. Je peux vous assurer que chez beaucoup de gens, ça ne passe pas. 

Un Premier ministre qui, d'ailleurs, joue un jeu dangereux, comme aux plus beaux jours de la Manif pour tous. Affichant son ambition. Montrant les muscles face aux terroristes et à l'islamisme radical, orchestrant le spectacle d'une reprise en mains de l'appareil sécuritaire, qui n'est d'abord qu'un spectacle destiné aux gogos. Car  en même temps qu'il fait semblant de donner des gages à droite, le Premier ministre distribue sur sa gauche des petites phrases sur l'universalisme républicain que ne renierait pas un Jean-Luc Mélenchon. Hier, à Marseille, il déclare, "Les discriminations, ça a un autre nom, c'est le racisme." Ainsi donc, toute forme d'injustice sociale devient, aux yeux de la gauche, une forme de racisme. Comment s'appellent alors les injustices sociales et les discriminations vécues par ceux qu'on appelle dorénavant les Gaulois? 

Pire encore, le gouvernement fait comme si l'inquiétude des Français était due à un racisme foncier, alors qu'elle n'est la résultante des terribles événements qui se déroulent outre Méditerranée. Où l'on observe une forme d'islam tombé dans la barbarie et toujours antidémocratique. Où les chrétiens fuient. Où l'on voit nos soldats bombarder ceux qui sont peut-être déjà chez nous. Tandis-que chez nous on construit des mosquées au nom de nos valeurs.  Jamais, je crois, un gouvernement n'aura pris autant les électeurs pour des c...

Hier encore à Marseille, le Premier ministre rejoint encore une fois Mélenchon lorsqu'il affirme abruptement qu'être français "ce n'est pas une couleur de peau (ce qui est vrai), ce n'est pas un lieu de naissance". Il se référait bien entendu à son cas et à celui de sa ministre de l'Education. Il me semble tout de même que, être Français c'est d'abord un lieu de naissance et que les autres cas demeurent encore l'exception. Valls donne ainsi le signal de l'ouverture totale et indique clairement que la gauche n'entend pas changer sa politique migratoire. La société française sera sacrifiée sur l'autel de l'humanité, quitte à engendrer un foutoir sans nom. La négation des cultures au nom de valeurs abstraites (aussi belles qu'elles soient) risque de nous conduire en enfer. La foi aveugle dans le creuset républicain cache, en fait, le refus d'avouer que des erreurs graves ont été commises ces quarante dernières années. Ne reste que la fuite en avant. 

Entendons-nous bien; je ne suis nullement xénophobe. mais j'ai appris (sans doute bêtement) qu'une nation, c'était un peuple lentement soudé par l'histoire sur un territoire donné. Vous pouvez enlever tout cela, le renier (l'histoire, le territoire) et vous n'aurez plus rien que du chaos. Cela veut dire que ceux qui viennent nous rejoindre doivent pouvoir faire peuple avec ceux qui les accueillent et non pas contre eux. Peut-on faire peuple avec ceux qui refusent d'apprendre notre histoire? Ce n'est pas, clairement, le chemin de la gauche française, mais aussi d'une partie des élites de droite.

Il y a de quoi perdre le moral, car, lorsqu'on observe de près les mesures prises par le gouvernement, on en mesure le vide. Najat Vallaud Belkacem atteint des sommets d'enfumage. Qui peut croire à la validité d'un service civique non obligatoire ou même à la renaissance d'un service militaire à l'ancienne comme certains l'ont suggéré. lamentable. Qui peut croire à la politique de "peuplement" affichée par Valls avec des coups de menton? Contraindre à la mixité des gens qui se regardent en chien de faïence? Qui ne partagent pas la même culture?  Pas un mot sur la maîtrise des flux migratoires, condition sine qua non à une reprise en mains, (comme si une telle exigence contenait une charge insupportable de racisme), pas un mot sur ce qui devrait être demandé aux autorités musulmanes de ce pays. Et je n'ose parler des dernières mesures en faveur des chômeurs prises par le sympathique François Rebsamen.  

Pauvre pays de France qui ne sait plus qui il est et dont les élites fuient leurs responsabilités. On va me rétorquer que s'en prendre aux élites, c'est du "populisme". Ce mot, est avec "islamophobie", le plus employé pour faire taire ceux qui ne sont pas dupes des jeux mortifères du pouvoir. Oui, de nouvelles fractures se préparent, alors que l'on essaye de nous faire chanter "vive la République universelle". 

L'Europe a non seulement le droit, mais le devoir de se protéger. C'est le grand écrivain Ismaïl Kadaré qui le dit. Elle a donné au monde 80% de son patrimoine spirituel... Il faut être albanais, avoir été colonisé par par les Ottomans et par le pire de ce qu'a donné le communisme pour afficher une telle conviction. Nos donneurs de leçons vont hurler qu'il est un ennemi de l'égalité.

 

Boulanger

Le boulanger qui travaille 7 jours sur 7 est sommé par l'administration de fermer une journée. Il va donc perdre du chiffre d'affaire et...licencier. Voilà comment nous payons de nos impôts des fonctionnaires qui alourdissent les charges du secteur privé (ce qui est raisonnable quand il s'agit de la santé, de la justice, de l'école, de la défense)  mais qui, en plus, vous empêchent de travailler...

Et on dit que la loi Macron va libérer le travail!! Si ce n'était pas tragique on se roulerait de rire devant ce sommet de l'absurdité.

Les leçons du Doubs

Les Français ne croient pas, à 65%, que le FN soit capable de gouverner et ils ont raison. Et pourtant, ils n'hésitent pas, dorénavant à lui donner leur voix - on vient de le voir dans l'élection législative partielle du Doubs -au point que nous sommes dorénavant entrés dans un véritable système tri-partisan. Et il ne suffira pas dorénavant de clamer que le FN n'est pas un parti républicain. J'observe aussi que les électeurs sont de plus en plus nombreux à être entrés en véritable rébellion contre leurs élites politiques et leurs idées que je qualifierais de trop universalistes et pas assez ancrées. Il faut cependant se méfier du résultat de dimanche car il est faussé par une forte abstention.

Les Français reprochent aux hommes politiques leur "entre-soi", au point qu'ils en arrivent à se ressembler au point de paraître défendre plus leurs intérêts que l'intérêt général. On a pu voir à quel point le débat sur l'utilité du Sénat soulève le mépris dans la classe politique et même dans une partie des médias. Comme si un élu à 500 000 euros par an ne devait pas soulever la moindre interrogation!!

Les Français reprochent aux hommes politiques de se tenir à l'écart de la crise qui les frappe en s'attribuant des indemnités et divers avantages plus que confortables. Ils découvrent que leur pays n'est pas une démocratie transparente et qu'il a conservé, en bien des points, des habitudes de régimes aristocratiques. 

Les Français reprochent aux hommes politiques français de leur avoir vendu l'Europe comme un horizon (ce qui était bien) mais de ne pas s'en être occupés sauf pour obtenir un siège quand on n'a pas été élu sur le territoire national. 

Les Français reprochent aux hommes politiques, mais aussi aux syndicats, de préférer leurs vieux principes idéologiques à la réforme vraie. Les Français veulent que l'on défende leur vieille société d'hommes libres et ils ont l'impression que les politiques sont en train de la brader. 

Les Français reprochent aux hommes politiques, de droite comme de gauche, de prétendre que tous nos problèmes de société seront résolus par un retour de la croissance, que l'économie résoudra tout. Or, il est clair que sont posées des questions culturelles très complexes qu'il faudra bien résoudre au risque de lendemains qui déchantent. Il n'y aura pas de solutions aux questions d'intégration sans une reprise en mains de la politique migratoire. Il ne suffit pas de clamer, comme à la sortie du catéchisme, que nous sommes une république universelle. Tout démontrer que nos valeurs ne sont pas forcément partagées.

Et voilà pourquoi une élue FN a failli être élue, dimanche, dans une circonscription de gauche. Et ce n'est pas terminé. Nous allons, sans tarder, avoir de belles élections départementales

hélas, hélas...

Entre un Juppé qui trouve que l'assimilation des étrangers n'est plus acceptable et un Sarkozy qui compare les curés bretons qui prêchaient en breton avec les imams qui prêchent en arabe, nous savons dorénavant qu'au bout du compte, c'est la République qui s'adaptera à l'islam. Inutile d'en rajouter, les carottes sont cuites.

Que je sache, même s'il posait des problèmes à l'unification du pays (tout comme d'autres langues et patois) la langue bretonne était une langue de France parlée par des chrétiens. Mais cela, il semble que cela n'ait même pas effleuré Sarkozy. Et par ailleurs, si, comme il l'a rappelé, il y a, il y a eu maintes violences au moment de la Séparation, on n'a jamais vu quoi qui ressemble à ces horribles attentats islamistes.

La vérité, c'est que la laïcité s'est fort bien appliquée au christianisme en raison de la nature de son message et de son fonctionnement intime. Le christianisme est très peu ritualisé et il a aboli la loi.  Mais la laïcité peine à s'imposer à une religion qui prétend apporter la vérité ultime et prétend dominer l'espace social par la loi rituelle. Pour l'islam, il n'y a pas d'espace neutre.

Les dangers du jihadisme islamique à peine rejetés dans l'arrière plan de l'actualité, que les médias braquent les projecteurs sur les dangers de l'extrême droite, laquelle va peut-être emporter un nouveau siège de député. Comme si nous étions pris dans un étau.

 

Lu ici et là...

Un tribunal vient d'interdire, paraît-il, des parents de prénommer leurs enfants Fraise et Nutella! Oui oui... C'est ce qui s'appelle la marchandisation des prénoms. Vivement qu'on puisse s'appeler smartphone, ou encore Rillette ou Nova !!

Un prof exerçant dans un lycée musulman dont on vantait l'excellence, a démissionné, estimant que les responsables de cet établissement jouent double jeu et favoriseraient l'islamisme. L'établissement a porté plainte.

Tout ça nous change des escapades de François Hollande en Russie. Je suis certain qu'il a fichu la trouille à Poutine....

J'apprends aussi qu'un bar chrétien (si si...) va ouvrir dans le vieux Lille. l'objectif est, paraît-il d'aller vers les gens, le verre de bière à la main...

Et aussi que les libres-penseurs de Haute-Savoie veulent obtenir l'éradication d'une statue de la Vierge dans un parc municipal. Après les crèches, le combat continue. Pas bêtes les gars de la libre-pensée! Libres de penser, mais de penser comme eux. Bientôt, comme je l'ai prédit, ce sera le tour des calvaires (qui sont aussi dans des lieux publics) et des églises. On se demande s'ils oseront s'attaquer aux mosquées. Avec tous ces jihadistes....

 

Malade...

Il est clair que, confronté à la modernité, l'islam est malade. J'en veux pour preuve la réponse de la mosquée d'Al Azhar qui donne le "la" de l'islam sunnite au Caire, aux barbares qui ont brûlé vif le pauvre pilote jordanien.

Cette institution que l'on dit modérée a appelé à crucifier, à couper les mains et les pieds et autres sévices à ceux qui ont commis ce crime abominable... Oeil pour oeil dent pour dent. Il est loin le Dieu d'amour pour qui la vie est sacrée.

Si j'étais croyant et si j'apprenais que des élites de ma religion ont tenu de tels propos, je quitterais tout de suite ma religion. J'ai quand même de la peine pour les braves gens tranquilles. Comment vont-ils pouvoir dire que la mosquée d'Al Azhar ce n'est pas l'islam?

L'esprit du 11 janvier, ah oui...

En écoutant François Hollande nous inviter à poursuivre l'esprit du 11 janvier, je me suis demandé quelles raisons avaient poussé, ce jour là, quelque 4 millions der Français dans la rue. l'indignation et la colère? Le désir de vivre ensemble sans se massacrer? L'esprit républicain? La volonté de dire stop à une immigration incontrôlée? Ou de demander aux musulmans de mettre de l'ordre dans leur boutique? Contre un gouvernement qui ne sait pas réformer? Contre l'Europe de Schengen? Avouez que pas même un omnipotent président de la République française ne peut dire ce qu'a été l'esprit majoritaire du 11 janvier dans le secret des coeurs. Ou alors cela voudrait dire que la propagande officielle aurait réussi le plus beau coup de l'histoire de ce siècle.

On me dit que le Président a enfin été président et qu'il a changé. Moi je réplique qu'une nouvelle fois il nous a récité le catéchisme socialiste, cette religion civile qui fut, en son temps la profession de foi de Léon Blum. On ne peut que dire bravo pour la reprise en mains de l'école (mais on redécouvre subitement qu'il y a problème), pour une laïcité inflexible. Mais laquelle? celle ne notre ministre de l'Education qui a autorisé le voile islamique dans les sorties scolaires? Celle des laïcards qui haïssent les religions en général? On ne sait pas et l'on sait bien que nous resterons dans le flou. François Hollande n'a pas parlé de vivre ensemble, il a exposé la vieille antienne de la religion civile socialiste dont ne veut manifestement pas une fraction de la population des banlieues. ce discours a un objectif à proximité de nouvelles élections: devinez lequel?

Mais surtout, François Hollande a nié une fois de plus les réalités culturelles qui sont, pour partie à la source des ségrégations actuelles. Il a une fois de plus porté le poids de la responsabilité sur ce que j'appelle la vieille France, qui va être appelée à payer encore et encore, et accepter de gré ou de force ce qu"'il appelle une politique de "peuplement". Pour réussir à juguler le malaise qui a saisi le pays, il faudrait à tout le moins essayer de tarir  une partie de l'immigration le temps qu'il faut pour "faire de bons français". Il faudrait aussi exiger des responsables du culte islamique un certain nombre de choses. François Hollande espère qu'on pourra appliquer aux jeunes banlieusards issus de la culture musulmane une politique qui réussit si bien à Jules Ferry et à ses successeurs vis à vis des paysans des provinces françaises. C'est oublier un peu vite que ces "patoisants" appartenaient déjà à une même sphère territoriale et religieuse. Toutes les réussites passent par un haut degré d'assimilation, pas par une intégration à minima de type communautaire. 

Et d'ailleurs qui peut penser qu'une politique de "peuplement" et de "mixité sociale" (mélange des autochtones et des nouveaux français) a quelque chance de réussir? Qui, dans la classe moyenne, voudra envoyer ses enfants dans des établissements dont on connaît le climat? Il y a fort à parier que l'établissement de communautés dans de petites villes ou bourgades ne fera que renforcer l'entre-soi. Qui, non-musulman, voudra vivre dans la proximité d'une religion qui exerce ses rituels dans l'espace public et tient pour impur celui qui ne les exerce pas? François Hollande croit toujours que la religion républicaine fondée sur l'universalisme (le nôtre), parviendra à l'emporter. Bien sûr, je le souhaite, mais je ne ferai aucun pari là-dessus. 

Que penser d 'un discours qui parle des périls dont la France est menacée et qui n'envisage pas de faire porter le moindre effort sur le budget de la Défense?

Et voilà, enfin, que le président, tout à sa nouvelle stature internationale, s'est efforcé de zapper tous les sujets qui fâchent en politique intérieure: à savoir son incapacité à faire des réformes structurelles et à lutter efficacement contre le chômage. A son crédit, toutefois, la réaffirmation qu'il s'en ira s'il n'a pas renversé la vapeur en ce domaine clé. Mais je dois dire, finalement que je suis de plus en plus écoeuré par cette mise en scène monarchique dorénavant dans les mains de boutiquiers. je ne suis pas loin de penser que cette V e République a été mise en place par un géant de l'histoire qui connaissait la médiocrité des hommes de parti, mais qui n'imaginait pas dans quel abîme allaient tomber ses successeurs. 

Ces critiques valent pour la droite bien sûr. Il est tout de même assez navrant de voir que Sarkozy remplissait son compte en banque en donnant  une conférence aux Emirats pendant que ses adjoints se déchiraient à propos de l'élection du Doubs. L'argent du pétrole n'a pas d'odeur et ce n'est pas demain que les élites politiques françaises cesseront de préférer les sables du désert à leur propre peuple. 

Ces critiques valent aussi pour l'extrême droite, capable d'envoyer aux élections une candidate capable de se revendiquer de l'inégalité des races. Il n'y a qu'une humanité porteuse de tragédies. Une humanité "une et divisible", hélas!

La crainte fondamentale de la majorité des Français est ici. La nation historique semble se déliter sous le regard indifférent des politiques sans qu'on lui offre une autre perspective européenne. De là à penser comme Houelbecq....

 

L'UMP est morte

On a assisté, hier, à un bel enterrement, celui de l'UMP, et sans doute à l'enterrement politique de Nicolas Sarkozy. On a vu le parti se déchirer et même s'insulter, paraît-il, sur la conduite à tenir vis-à-vis de l'élection partielle du Doubs. Notez qu'on ne lui demandait rien au parti. Il n'avait qu'à laisser les électeurs prendre leurs responsabilités. C'est Mitterrand qui doit se marrer s'il entend tous ces hurlements, lui, le grand expert en coups pas, lui que l'on accuse souvent d'avoir sponsorisé le FN pour mettre un gros caillou dans la chaussure de la droite.

Eh bien non, il fallait absolument que nos élites politiques montrent que les électeurs ne sont qu'un troupeau de boeufs qui respectent la consigne parisienne. Eh bien, c'est raté.

La droite n'a plus de tête, plus de programme, plus de cohérence. Elle ne fait pas mieux, d'ailleurs que le PS. Quant à Alain Juppé, il joue son propre jeu en vue de 2017 tout en se donnant des airs de républicain sans tache. Il cherche à ratisser large et pense déjà au second tour de la présidentielle, où il espère récupérer tous ces électeurs de la gauche modérée, chrétienne, social libérale. 

Ce n'est certainement pas de cette manière que l'on fera ces réformes qui tardent tant à venir. 

Service civique

J'ai entendu quelque part (dans la bouche d'un membre du gouvernement) que pour créer un service civique obligatoire, il fallait "l'accord des jeunes". Voilà qui marque la volonté du pouvoir de reprendre fermement la main !!!!

Du Doubs à ...Mossoul en passant par Mulhouse

On vient d'apprendre qu'à Mossoul, des partisans de l'Etat islamique se livre à un gigantesque autodafé de livres éducatifs et que des trésors de l'Humanité vieux de 5000 ont été ont été aussi brûlés. 

On apprend aussi qu'à Mulhouse, des enfants musulmans arrivent en retard à l'école à cause de la prière, les parents affirmant qu'il existe des autorités religieuses supérieures à celles de la République. Le maire a démenti qu'il y ait de nombreux cas de ce genre, mais combien d'enseignants sont ils mis sous pression? Et combien accepteront d'en parler?

Nous avons aussi appris que la candidate FN arrivée en tête à l'élection législative partielle du Doubs, croyait en l'inégalité des races, cette vieille antienne très moche de monsieur Gobineau. Il faut d'ailleurs se rappeler de quelle manière Tocqueville avait répondu à celui qui fut son secrétaire. 

Nous avons encore pu constater, hier soir au journal de France 2 qu'il n'y a aucune raison de s'inquiéter des pratiques actuelles de l'islam (de plus en plus simplificatrices et clivantes) et que nos craintes, relèvent de l'islamophobie. 

Ce matin, Alain Juppé, qui veut ratisser large dans la perspective de la présidentielle, a invité les électeurs de l'UMP dans le Doubs à voter pour le candidat socialiste.

Tous les éléments d'une confrontation se mettent peu à peu en place en raison du refus du personnel politique de prendre les problèmes de la France en mains et de son mépris des électeurs. 

Et, cerise sur le gâteau, Gérard Larcher, le président de notre très "cher" Sénat, refuse d'engager toute réforme estimant que les Français n'y comprennent rien. On voit d'ailleurs très bien le tir de barrage qui tend à se mettre en place à la télé, les mêmes commentateurs répétant en boucle qu'il faut éviter le populisme. Comme s'il était populiste de réclamer une réforme qui est sur le tapis depuis le quatre décennies. 

Aujourd'hui, le populisme est l'argument qui sert à repousser toutes les affaires graves sous le tapis. Tout autant la réforme de l'Etat, la dette, l'immigration, l'islam et ses dérives, le code du travail etc...Ca ne pourra pas durer. 

La politique, de nos jours est un art de la parole de l'oubli. Le PS se veut aujourd'hui le parti du patriotisme et du rassemblement contre le terrorisme. Qui se souvent encore de Valls lançant à la droite, tout, récemment, "le terrorisme c'est vous" ou encore son soutien à Cesare Battisti, un ancien terroriste d'êxtreme gauche italien? 

Doubs

Le FN est arrivé en tête, hier, avec près de 33% des suffrages exprimés, lors d'une élection législative partielle dans le Doubs, visant à trouver un successeur à Pierre Moscovici parti pantoufler à la Commission européenne après le parcours que l'on connaît au gouvernement. La surprise vient du PS qui arrive en seconde position, élimine l'UMP (mais l'écart entre les deux est très faible) et semble retrouver quelques couleurs après la bonne gestion des attentats par François Hollande. Que penser cependant d'un scrutin où plus de 60% des électeurs ont voté avec leurs pieds? 

La question consiste à savoir, maintenant, si un "Front républicain" va se constituer contre le FN, comme vient de le demander Pierre Moscovici. C'est une question délicate pour l'UMP, qui se déchire déjà sur la question, sachant en outre que l'éviction de son candidat semble prouver que le retour de Sarkozy ne fait pas l'unanimité chez les électeurs de droite. Pratiquer le Front républicain peut vouloir dire que le tiers des électeurs français ne sont pas dans la République, ce qui est faux. Une telle attitude peut nourrir le ressentiment, donner raison à ceux qui pensent que le PS et l'UMP c'est la même chose. Donc renforcer le FN. De toute manière comment appeler à voter pour le parti au pouvoir, dont l'UMP ne cesse de critiquer la politique économique? Pas facile à résoudre.

Il se révèle une fois de plus, et ce n'est pas nouveau, que les vrais clivages de la politique française ne sont pas entre gauche républicaine et droite républicaine, mais entre Européens et anti-européens, entre les partisans du multiculturalisme et leurs opposants, entre ceux qui s'opposent à l'expansion de l'islam porté par l'immigration et les autres. 


Victimisation

Rien n'y fait, pas même l'inquiétante poussée du chômage en France. On revient toujours aux suite de l'attentat contre Charlie Hebdo et un supermarché casher. 

Les Français qui pensaient la question islamiste circonscrite pour l'essentiel aux grandes agglomérations françaises et préféraient fermer les yeux en sont pour leurs frais. Ils découvrent chaque jour que le problème se situe dorénavant dans de petites villes comme Lunel, voire plus petites. Ils découvrent aussi, atterrés, la polémique autour de ce gosse de 8 ans, convoqué avec son père au commissariat, pour avoir manifesté son accord avec les terroristes. Fallait-il convoquer cet enfant? 

Est-on, à 8 ans, capable de comprendre un sujet aussi complexe? Le plus important dans cette affaire, me semble-t-il, c'est que les Français pénètrent dans l'intimité d'une famille qui manifeste son soutien aux islamistes. Car où ce gamin aurait-il appris un tel discours? Et nous nous demandons, forcément, combien ils sont à tenir de tels propos dans leur intimité. 

Nous observons bien le raidissement des populations immigrées à travers les réseaux sociaux. tel Etat musulman accuse la France de vouloir renvoyer chez eux les musulmans qui vivent sur son sol. Nombre de personnes manifestent leur intention de ne pas céder d'un pouce sur les rituels musulmans qui irritent les Français autochtones. Et la mauvais foi étant de rigueur, on met sur le même plan les vêtements islamiques (qui sont le signe d'une appartenance religieuse et communautaire) avec d'autres vêtements qui ne relèvent que de la mode de l'instant. Alors que le musulman de base se sent stigmatisé par l'ambiance actuelle, il ne comprend pas non plus qu'il pourrait faire un effort d'anonymat (je ne dis pas renoncement à la religion) dans une société démocratique, individualiste, vieilled e 2000 ans, qui a connu le dogme catholique, mais jamais la Loi religieuse au sens islamique. Il y a véritablement une incompréhension totale qui ne risque pas de refluer dans les temps qui viennent. 

Larcher fait sa crise

Finie l'unité nationale! Le frétillant Gérard Larcher, président du Sénat fait sa crise et a décidé de ne plus parler à son homologue de l'Assemblée, Claude Bartolone, qui s'est montré favorable à la suppression des 348 sénateurs!

Faut-il rappeler à ceux qui l'auraient oublié que chaque sénateur coûte plus de 500 00 euros par an et qu'on pourrait faire, de ce côté là, d'énormes économies. La France n'étant pas un pays fédéral, une seconde chambre ne s'impose nullement,  quoi qu'en disent les intéressés, surtout aussi pléthorique. Je rappelle que le Sénat des Etats-Unis ne compte que 100 sénateurs pour 320 millions d'habitants!

Le débat dure depuis des années et n'a aucune chance d'aboutir puisque les parlementaires pratiquent l'entre-soi et qu'ils ne demanderont jamais au peuple de trancher par référendum... Et dire que le gouvernement cherche à faire des économies pour réduire la dette publique...

On ne va quand même pas quitter un aussi gras herbage sans faire de la résistance. Pardon, je fais de l'antiparlementarisme primaire!

Hélas!

On aimerait bien que notre président de la République soit aussi bon sur le front du chômage que sur celui de la lutte contre les jihadistes. Après le moment d'unité qui a suivi les attentats on redécouvre la vie de tous les jours et une nouvelle poussé des demandeurs d'emploi. D'une certaine manière, il est plus facile de briller, pour un homme de pouvoir, lorsqu'il se trouve confronté à un grand moment d'horreur et d'émotion. Il peut voler au secours de la République, se montrer sous un autre jour que celui de la confrontation quotidienne avec la réalité des problèmes des Français. Il est d'ailleurs assez probable qu'un autre président aurait fait tout aussi bien en ce moment de crise.

On notera d'ailleurs qu'aucune vraie politique de l'emploi n'a été menée jusqu'ici - je ne fais que me répéter - et que cette politique passe par des mesures qu'un homme de gauche, fut-il social libéral ne prendra jamais. On ne piétine pas ses électeurs ni les vieux discours idéologiques. La France demeure un pays ou la liberté d'entreprendre est trop souvent empêchée par l'appareil de l'Etat. 


Shoah

Alors que nous fêtons les 70 ans de la libération d'Auschwitz, aujourd'hui encore à comprendre comment le mal absolu put s'infuser dans une fraction criminelle de la population allemande qui avait pris le pouvoir. Le martyr des Juifs reste indicible et n'oblige à regarder en face ce qui, chez nous les Européens, à conduit à ce crime contre l'Humanité. Car nous avons tous notre part de responsabilité. Nous avons, au fil des siècles laisser s'épanouir l'antisémitisme au coeur même du monde chrétien, oubliant que Jésus était juif et que son message était aux antipodes de la violence privée ou institutionnelle. 

Cette tache indélébile a, aujourd'hui, des conséquences incalculables sur l'Europe.

Grèce....

Avec la victoire de l'extrême gauche en Grèce, c'est toute l'extrême gauche française  et européenne qui jubile. Il fallait voir la tête de Jean-Luc Mélenchon hier soir! De fait, en une semaine la politique d'austérité initiée par Angela Merkel vient de subir deux sérieux revers. Le plus important avec la BCE qui a décidé de faire marcher la planche à billets. Puis avec le bel Alexis, qui l'emporte haut la main sans toutefois atteindre la majorité absolue. La première chose qu'il va faire sera de s'attaquer à la dette gigantesque de son pays, ce qui risque, d'ailleurs de coûter cher à la France...

Ainsi donc, un certain nombre de signaux pourraient desserrer l'étreinte qui pèse sur la France, mauvais élève de la réforme. Un euro en baisse, un pétrole en baisse, des taux d'intérêts historiquement bas, le rachat massif de dettes par la BCE. On pourrait presque dire que le miracle attendu par Hollande s'est réalisé. Le président de la République pourrait même être tenté de ne plus rien réformer après la loi Macron, afin de ne pas inquiéter sa gauche.

Or, n'oublions pas ce que pèse la Grèce dans le concert européen. Il faudrait éviter de croire trop rapidement au père Noël. Ce n'est pas l'affaire grecque qui va miraculeusement régler les problèmes de compétitivité de la France. La réforme de l'Etat n'a même pas été commencée et, a lors que nous allons entrer en campagne d'ici un an, il y a fort à parier que rien ne se passera dans ce domaine. La France demeurera donc avec les réformes homéopathiques engagées par l'Elysée. Si l'emploi avait été considéré comme la priorité absolue, il y a longtemps que certains chantiers auraient été engagés. la gauche est restée clairement, par dogmatisme, dans la priorité à la fonction publique.

On pourrait attendre plus du gouvernement avec l'effet "Charlie". Mais ne nous y trompons pas, l'effet Charlie, de mon point de vue, n'a jamais été (sauf en apparence) un signal d'unité nationale. 


Qui sont les cons?

Les responsables du fameux "mur des cons" découvert part un journaliste de France 3 dans les locaux du syndicat de la magistrature ne seront pas jugés. Quand la justice juge un magistrat faut pas s'étonner.

Alors qui sont les cons à votre avis?

Ben, c'est nous...

Saint François Régis

François Régis Hutin nous explique, aujourd'hui, dans son homélie du samedi ce qu'il faut comprendre par liberté d'expression. Et de nous ressortir la fameuse charte Ouest-France "dire sans nuire, montrer sans choquer etc".... L'intention était bonne mais elle a, bien des fois, empêché de mettre des mots sur les maux. Et c'est ainsi que OF est devenu le paradis du préchi précha...

Saint Abdallah!

Faut voir comme ils y vont tous de leur petite phrase pour saluer la grandeur du roi Abdallah d'Arabie. Ils répondent tous à l'appel, aussi bien Poutine, que Obama, que Harper ou notre François qui se précipite, lui, à Ryad. Au pays ou l'on coupe les mains et où l'on fouette, où les femmes n'ont pas le droit de conduire, où la police religieuse fait régner la terreur, on peut entendre David Cameron affirmer que feu le roi a favorisé le dialogue entre les religions. C'est fou ce que la diplomatie pétrolière est hypocrite et écoeurante.

Je me marre d'autant plus que, pour moi, Abdallah, c'est, pour l'éternité, le sale gosse d'Hergé dans son album "Coke en stock". 

Enfin une bonne nouvelle

Certains font la fine bouche, j'en conviens. Il n'empêche que l'injection massive de liquidités dans le système par rachat massif de dettes, est une bonne nouvelle. Cela prouve que la BCE est vraiment indépendante et qu'elle a su faire face au mécontentement de l'Allemagne.  Le plus grand risque est que cela incite les Etats membres et principalement la France à cesser toute réforme structurelle. François Hollande a deux possibilités: soit profiter de l'embellie dans les sondages pour oser des réformes qui ne soient pas homéopathiques; soit vivre en rentier sur les points acquis au bénéfice de la tuerie de Charlie Hebdo. 

Quelle attitude pensez-vous qu'il adoptera? Il a plein de raisons extérieures à sa politique de ne plus bouger: l'euro est à la baisse, idem pour les taux d'intérêt et le pétrole. Et voilà maintenant que la BCE vient à la rescousse! Il y a dorénavant de fortes chances pour que nous restions avec notre fonction publique obèse (l'électorat de la gauche).

Sur ce terrain là, nous sommes d'ailleurs dans l'incohérence la plus totale d'une classe politique qui ne veut pas redéfinir le périmètre de l'Etat et ses missions principales. Les tristes événements qui viennent de se dérouler vont nécessiter des dépenses supplémentaires dans les secteurs de la sécurité et de l"Education. Ce serait l'occasion d'imposer un vrai toilettage des missions de l'Etat. Mais on ne voit rien venir alors que la sanctuarisation de la Défense n'est pas financée...

Reste maintenant à savoir quand éclatera la bulle sondagière de Hollande. Tout indique malheureusement, après un bel élan d'unité nationale, que nous sommes repartis dans les mesurettes, spécialement en ce qui concerne la reprise en mains de l'autorité au sein de l'Education Nationale. Même la presse de gauche affirme que les annonces de la ministre sont des "dispositifs annoncés ou déjà existants". Nous voilà bien. L'émission de France 2 a d'ailleurs démontré, hier soir, qu'il n'existe aucun consensus réel sur ce qui s'est passé ces dernières semaines. 

Pour détendre le débat

Puisque nous sommes en plein débat sur l'école de la République, je vous livre quelques perles qui viennent de m'être envoyées par un lecteur, ancien prof. Il les tient d'un collègue professeur d'histoire-géo:

-Jésus était un prédictateur

-Les chrétiens étaient des boucs à misère

-Quand un air chaud monte, il y a ascendance; quand un air froid descend il y a condescendance.

-En France, la Nativité diminue.

-L'Etat est le souteneur de l"'économie.

On en redemande!!


Ghaleb Bencheikh

Je vous renvoie d'urgence à l'article du théologien Ghaleb Bencheikh sur le site Slate.fr. Ce qu'il dit est juste, fort et courageux. Il refuse d'épouser la pensée unique concernant l'islam. Il appelle à une réforme de fond. Il affirme clairement, à l'opposé de nombreux intellectuels bêlants que dire en permanence "ce n'est pas l'islam" ne sert à rien et qu'il faut réformer. 

Apartheid?

Décidément, il est bien difficile de mettre des mots sur les maux. Parlant hier "d'apartheid" pour qualifier la situation française, autrement dit d'une politique de séparation ethnique et raciale qui serait le fait de l'Etat, Manuel Valls s'est peut-être trompé de mot. Mais cela n'est pas certain. Naviguant constamment de gauche à droite, il vient de donner là du grain à moudre à tous ceux (sur sa gauche) qui pensent que les Français "européens" sont collectivement coupables de ce qui vient de passer. Ce qui est tout de même un peu fort ! Des milliards et des milliards ont été déversés sur les banlieues avec les résultats que l'on connaît. Que faudra-t-il faire encore pour retrouver la paix? Se courber devant l'islam politique?

Pour tous ceux qui croient aux vertus de la victimisation, je conseille d'aller lire l'interview le d'ancien député-maire communiste de Vénissieux (banlieue lyonnaise) André Gérin sur le site du Point. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils n'est pas optimiste. Etonnant de constater que c'est un communiste (doctrine qui fait de l'homme un sujet économique) qui met en garde contre les désaccords culturels. Et depuis longtemps. Car André Gérin prêche dans le désert.

De tout cela il ressort que Manuel Valls préfère la communication politique à la vérité historique. Il n'oublie pas, sans doute, qu'il va falloir faire avaler la loi Macron à sa gauche. Cette horrible petite loi sociale libérale. Et l'on nous affirmait, encore hier, que rien ne serait plus jamais comme avant! Au bal des hypocrites! 

Je suppose que les électeurs du Front national seront tout aussi surpris de voir Aymeric Chauprade, qui avait parlé "de 5eme colonne islamiste en France", mis au piquet par Marine Le Pen. Voilà le FN à son tour fracturé par les événements. 

Unis? Vraiment?

Les Français sont-ils vraiment unis par la grâce miraculeuse d'un ignoble attentat contre des caricaturistes? Tout le monde voudrait le croire y compris le Président de la République qui demande dorénavant aux patrons de faire "aussi bien" que les Français! François Hollande s'appuie sur les événements récents pour exiger des patrons qu'ils "croient" en sa politique économique et dans ses réformes, lesquelles demeurent toujours aussi timorées.

Il est malin le père François. Il n'a pratiquement rien réformé, surtout pas l'Etat, mais il compte dorénavant sur la conjoncture (cours du pétrole, baisse de l'euro, taux d'intérêt et bientôt peut-être rachat des dettes par la BCE) pour surtout ne rien changer. Il aura ainsi préservé son électorat de fonctionnaires et même son électorat musulman en affirmant partout où il passe que l'islamisme n'a rien à voir avec l'islam. 

C'est ainsi que de calculs politiciens en calculs politiciens, la France renonce à se défendre aussi bien sur le plan économique que sur le plan sociétal. Oui je suis très pessimiste et j'ai même honte. Et peur pour ceux qui me suivront. Car ce qui se passe aujourd'hui en France dépasse de très loin nos propres destins individuels.

Unis vraiment? De temps à autre je regarde ce qui se passe du côté du barrage de Sivens et je n'y vois pas beaucoup d'unité. l'Etat aura même donné raison à ceux qui ne vivent pas sur place, humiliant ceux qui triment au quotidien pour gagner leur vie. Un Etat qui n'est d'ailleurs pas à une contradiction près: il a désarmé les CRS de leurs grenades à la suite de la mort malheureuse d'un jeune manifestant, mais il envisage, aujourd'hui de réarmer la police! Quel talent! Quel a propos! 

Je voudrais dire aussi, s'agissant de la boucherie de Charlie Hebdo, qu'elle résulte de l'application stricte de la charia sur notre territoire. Autrement dit, le droit islamique conteste le droit républicain. Mais bien entendu il est interdit de dire que l'islam n'est pas seulement une religion mais un "système" de droit révélé issu du Coran.

Pourquoi les politiques insistent-ils tant sur l'unité nationale? Pourquoi aujourd'hui en font-ils leur leit-motiv après avoir fait le jeu des communautés au nom des droits de l'homme? Tout simplement parce qu'ils découvrent, avec la trouille au ventre, que la France, qui mit tant de tant à faire peuple, n'est plus un pays unifié. Au nom de certaines valeurs, ils ont piétiné, ignoré le religieux qui est pourtant au coeur de l'identité. Cette identité mal expliquée qui a été niée, piétinée par toute la gauche française et par une partie de la droite. Il y a des valeurs universelles que nous sommes fiers de brandir, mais il n'y a que des sociétés particulières. Tocqueville le disait déjà en dénonçant le chaudron ardent de l'universalisme qui vent changer l'humanité.

Tout est à refaire. Et il n'est pas dit que nous y arriverons.

 

Ecoeurant...

On savait que nos présidents sont des monarques républicains. Mais on oublie un peu trop souvent qu'un monarque a besoin d'argent, de beaucoup d'argent. Ainsi, nous apprenons, sans beaucoup nous indigner, que chacun des anciens présidents encore en vie (Sarko, Chirac et Giscard) coûtent chacun entre 1,5 et 2 millions d'euros par an à la collectivité, donc aux environs de 5 millions d'euros!! Rien n'est trop beau, appartements luxueux, pléthore de conseillers, pensions etc etc...

Alors que nous apprenons cette nouvelle, en tombe une autre qui en dit tout aussi long: "Le 1% des plus riches détient presque 50% de la richesse mondiale". 

Je suis heureux d'apprendre que les présidents de la République du pays le plus idéologiquement égalitaire du monde, participent à cet accroissement massif des inégalités.

Cette affaire là vaudrait bien aussi une manifestation monstre du peuple de France avec un slogan dans le genre: "Je ne suis pas Giscard, ni Chirac, ni Sarko". Mais je suis prêt à parier que personne ne bougera.

Et maintenant, il remonte....

La preuve qu'un bon drame national est bon pour les sondages. François Hollande, qui nageait dans les abysses, retrouve de belles couleurs après sa gestion réussie de l'affaire Charlie. Je suis certain qu'on va même trouver des "complotistes" pour prétendre que tout cela a été arrangé par les services secrets afin de sortir Hollande se son marais!

Donc, François Hollande remonte, mais cela démontre surtout que les sondages ne veulent pas dire grand chose ou tout simplement que les Français ne réagissent qu'à l'émotion. Car dans le même temps qu'ils saluent la gestion du drame par le Président, le chômage continue d'augmenter. 

Tout cela veut probablement dire que les Français ont voulu saluer la performance de Flamby dans un moment très difficile, mais qu'ils pourraient très rapidement changer d'avis. On n'en est pas loin d'ailleurs puisque l'on sent déjà que les mesures que va prendre le gouvernement pour endiguer l'islamisme radical, ne seront pas vraiment à la hauteur. Il est malheureusement assez probable que l'on verra naître des mesurettes, dans la lignée de la politique économique du gouvernement.

Chassez le naturel, il revient au galop.

Guerre des valeurs

Alors qu'au fin fond de la Corrèze, François Hollande mouline de ses petits bras et rappelle  les valeurs de la France, le monde musulman est en ébullition et affirme dans la violence qu'il n'est pas question de caricaturer le prophète. Plusieurs églises ont été brûlées au Niger. En France, pendant ce temps, la communauté musulmane, aidée en cela par la très islamophile France 2 répète que ce n'est pas cela l'islam et se dit stigmatisée. On aimerait bien savoir où se trouve la vérité.

Nul ne saurait être tenu, individuellement, pour responsable de crimes qu'il n'a pas commis. Nous serions alors au comble de l'ignominie et dans la négation de l'Etat de droit. Mais il existe indéniablement des phénomènes culturels collectifs et les religions en sont le coeur. Nous ne saurions ignorer que si l'islam parle évidemment de paix et respect de l'être humain, il parle aussi de guerre et c'est aujourd'hui ce versant sombre qui domine les sociétés islamiques. ce n'est pas moi qui le dis. Boualem Sansal, le grand écrivain algérien affirme dans un entretien: "Tant qu'il n'est pas réformé, l'Islam restera dans la démarche d'expansion et de conquête qui est la sienne depuis son avènement. Il le fera tantôt par la prédication et l'exemple, tantot par la force, selon le contexte et le rapport de forces." Plus loin, il ajoute: "le politiquement correct est entrain se stériliser" les élites occidentales. "Leurs discours apparaissent même comme des plaidoyers en faveur de l'islamisme. Répéter avec une telle fréquence "l'islam n'est pas l'islamisme" "il ne faut pas faire l'amalgame", "l'islam est paix et tolérance" ressemble à une propagande pour l'islamisme, où du moins, une déclaration d'adhésion à l'islamisation." S'agissant de l'islamisation de la France l'écrivain algérien affirme: "Elle est en marche et connaît une accélération notable. (...) La masse critique qui déclenchera la réaction en châine n'est pas loin d'être atteinte. Elle psoera d'énormes et insolubles problèmes en Europe."

Tout récemment à la télévision Malek Chebel affirmait qu'il sera très difficile de réformer l'islam. Il paraît en plus que dans l'éducation nationale, le mot d'ordre est "pas de vagues", après les incidents de la semaine passée. Et que les autorités ont décidé de fermer les yeux sur le port de la Burqa. C'est dire si nous avons déjà perdu la guerre! 

Lire aussi les propos édifiants des élèves imams de la mosquée de Paris sur le site du Monde....

Et maintenant la Belgique

Et maintenant c'est au tour des Belges de régler leurs comptes avec les islamistes radicaux. La Belgique qui, comme la France a refusé de voir, depuis des années ce qui se passe sur son territoire; Bruxelles, capitale européenne dont on dit que dans trois décennies,  elle sera à majorité musulmane.

Oui, il y a dorénavant un avant et un après. Mais pas forcément dans le sens qui a été proclamé lors déferlante de dimanche dernier. La France traditionnelle (pour ne pas dire de souche) découvre qu'elle a un "problème" avec une fraction notable de sa population, que cette fracture est culturelle, religieuse, quoi qu'on en dise. La France traditionnelle découvre que la France ne sera plus jamais comme avant et qu'elle sera contrainte (le processus est déjà engagé), de procéder à des accommodements avec l'islam.  Les rationalistes qui nous gouvernent avaient tout simplement oublié la force du religieux.

Les petites affaires reprennent

La télévision est une puissante machine à décerveler. On y emploie à haute dose des mots comme "communauté" (communauté éducative, communauté musulmane etc) alors que la République se construit contre les communautés. On y emploie à haute dose le mot "anonyme" alors que la république est composés de citoyens ou de personnes. Mais les mots ont un sens et ils sont peut être le signe que nous sommes passés de l'autre côté du miroir. Que cette fameuse République est passée de l'autre côté du miroir à cause de la lâcheté dont font preuve nos hommes politiques depuis plusieurs décennies. Par respect des droits de l'homme, nous avons favorisé le communautarisme. Nous avons voulu croire à toute force qu'une religion pouvait être traitée comme une simple idéologie séculière. Nous sommes totalement trompés.

Et cela ne s'arrange pas malgré les effets de manche de la classe politique, dont on se demande s'ils ne sont pas de simples anesthésiants. Hier, le chef de l'Etat nous a annoncé qu'il allait diminuer le rythme de diminution des effectifs des armées. Aussitôt les chaines d'info louent le chef de guerre. En réalité la réduction des effectifs pour 2014 est déjà actée et, de toute manière, il n'y a pas d'argent. la encore, on évite de parler du problème de fond. Si l'on veut plus de soldats, il faut revoir le budget de la défense nucléaire. Sujet tabou. Si les services de renseignement vont être mieux dotés, on ne sait rien de ce qui va se passer à l'école et dans les lycées. les débats qui viennent d'être lancés par la ministre ne me rassurent pas.

S'agissant du politiquement correct, le rouleau compresseur est à nouveau en route. C'est François Hollande qui affirme à l'Institut du monde arabe que les musulmans sont "les principales victimes" de l'islamisme radical. Autant tout de suite les exonérer de toute autocritique envers leur religion.  Autant oublier les pays musulmans qui ont condamné la caricature de Mahomet dans le dernier Charlie. Voilà qui ne les aidera pas à progresser vers la modernité. Que je sache, les principales victimes des islamistes sont ceux qui ont été tués, leurs familles, leurs amis.

On voit par ailleurs un journaliste de l'Express affirmer, sans rire, après les propos virulents de Philippe Tesson sur le fait que ce sont les musulmans qui sont responsables des manquements à la laïcité, on voit donc un journaliste de l'Express affirmer que toutes les religions sont coupables de ces manquements...!!! Et maintenant, voilà le pape qui donne du grain à moudre aux religieux musulmans. 

Nous voilà bien.

Bravo Manuel Valls...

Soyons honnêtes, Manuel Valls vient de délivrer, à l'Assemblée, un discours très fort, dans lequel il a délimité tous les problèmes, sans stigmatisation, même s'il est parfois compliqué, voire impossible de comprendre où se trouve la frontière entre l'islam et l'islamisme. Pour la première fois probablement dans cette enceinte, il a appelé les musulmans à faire le ménage dans leur propre sphère. 

On notera également les déclarations de Malek Boutih qui condamne certains maires de tous les camps qui ont fait le lit du communautarisme pour gagner des voix. Il est temps que cela cesse et il a raison. 

Mais la France est le pays des discours. C'est un pays où, trop souvent, l'on considère que ce qui est dit est fait. On attend maintenant l'épreuve des faits. Après la manifestation monstrueuse de dimanche, les plats ne repasseront pas. Autrement dit, beaucoup de citoyens se détermineront par rapport à la volonté politique effective de nos hommes politiques lors des prochaines échéances. 

Il est urgent d'agir sur tous les terrains car le chaudron est prêt à exploser dans les banlieues. Les jeunes musulmans récusent l'autorité des responsables religieux qui appellent à la modération à l'occasion de la sortie de Charlie Hebdo. La théorie du complot est à l'oeuvre. Ces jeunes radicalisés trouvent d'ailleurs l'appui des plus hautes autorités musulmanes d'Egypte, pour qui le Mahomet de la une de Charlie est une "provocation". Quoi que l'on dise, on ne peut pas se contenter de dire "Ce n'est pas l'Islam". Nous voilà bien !

Je suis content de voir, dans le Figaro, un appel d'intellectuels musulmans à "une révolution dans l'islam". Cependant, ces intellectuels affirment que Hollande (et d'autres) ne leur rend pas service en affirmant sans cesse "que les terroristes n'ont rien à voir avec l'islam". "Je suis pas d'accord, dit l'un d'entre eux, c'est l'islam aussi. Comment se battre quand on n'identifie pas clairement son ennemi? souligne Naser Khader, un ancien député danois. Autrement dit, ce sont des musulmans démocrates qui s'efforcent de faire progresser l'islam vers la modernité et les occidentaux qui entretiennent l'obscurantisme avec leurs déclarations. Je suis content de me retrouver près de ces musulmans modernes.

Les autorités nous tannent avec les mesures "extérieures" ( police, justice, éducation etc) qui vont être prises pour tenter d'éradiquer éradiquer l'islamisme radical. mais pas un seul journaliste ne va à l'essentiel: la transformation intérieure de l'islam. 

Et maintenant?

Et maintenant qu'on a eu de splendides défilés? Maintenant qu'on s'est saoulés à "la France républicaine qui dit non" et à toutes sortes de clichés sur la liberté d'expression, que va-t-il se passer? Je suis toujours aussi atterré et toujours aussi pessimiste devant ce qu'il faut bien appeler l'hypocrisie des pouvoirs. N'a-t-on pas vu, parmi les chefs d'Etat, sans que cela gêne apparemment personne, de grands amis de la liberté d'expression (!) spécialement les représentants d'Etats arabes qui ne se gênent pas pour faire taire gêneurs. Que dire par ailleurs de ces autorités musulmanes de France qui avaient porté devant les tribunaux l'affaire des caricatures et qui ne jurent dorénavant que par la liberté d'expression! Que dire de tous ces journalistes de télé qui se précipitent sur le brave musulman de service pour appeler au refus de l'amalgame! 

Oui je suis pessimiste car la machine à nier le réel (même si elle s'est légèrement effritée) continue à fonctionner à plein régime. Lorsque j'entends le président du CFCM affirmer haut et fort que l'islam n'a rien à voir dans les événements terribles qui viennent de se produire. Lorsque j'entends même le frère du malheureux policier tué tout près de Charlie Hebdo, tenir des propos similaires. Lorsqu'on peut lire dans Ouest-France que la radicalisation des musulmans est le fait de feu le ministère de l'identité nationale,  je me dis qu'on aura beaucoup, beaucoup de mal à obtenir des musulmans pratiquants qu'ils regardent leur religion au fond des yeux. Et pourtant c'est d'eux qui devra venir la réforme. J'ai peur car ce sont les minorités qui font l'histoire. Si nous ne réagissons pas contre les fanatiques, si nous les laissons faire, si nous les laissons propager la version ou l'interprétation sombre du Coran, les musulmans ordinaires deviendront un jour nos ennemis. Le mal est déjà à l'oeuvre et je suis tenté de dire que les juifs commencent à fuir la France pour aller en Israël comme les chrétiens fuient l'Irak. En surplomb l'ombre inquiétante d'un certain islam. Il est grand temps que les braves gens de la sphère islamique fassent leur part du job et qu'ils nous montrent concrètement que "ce n'est pas cela l'islam".

Oui, aujourd'hui, le peuple s'est levé, on ne peut pas le nier. Il reste aux politiques d'être à la hauteur de peuple. De ceux que les journalistes de télé appellent bêtement les "anonymes". Comme si les citoyens que l'on ne voit pas à la télé étaient tous des ombres sans nom. Il faudrait aussi une refondation du journalisme vous ne croyez pas?

De toute manière, jamais on n'a vu autant de servilité journalistique qu'hier. On a bu jusqu'à plus le soif le discours de l'union et de la concorde jusqu'à créer une bulle protectrice autour de l'islam en oubliant les versets coraniques qui fâchent l'Occident et arment les radicaux. Comme disait Abdelwahab Meddeb ""l'islamisme est une maladie de l'islam, mais les germes sont dans le texte". Plus qu'une manifestation d'unité il aurait fallu une manifestation de protestation. Nous avons eu une de ces mise en scène qu'aime tant la télévision pour faire des images et répandre sa propagande avec la bénédiction de politiques qui n'ont pas le courage de regarder la réalité en face. Car nous sommes face à une fracture majeure: deux systèmes de valeurs, deux cultures dorénavant sur le même sol, qui regardent en chien de faïence.

Unité nationale?

Avons nous d'autre choix que l'unité nationale après les sanglants événements de ces deux derniers jours? Assurément non. Mais il est vrai qu'une partie de la France, atterrée par ce qu'il faut bien appeler les dérives de l'Islam, est très en colère. Une bonne partie de la France qui ne comprend pas ce culte encore considéré comme "étranger" et dérangeant. Il faut regarder la vérité en face et c'est cela vérité. Cacher la vérité derrière de grands mots creux ne sert à rien. Nous vivons dans une société de liberté où les individus ont acquis une complète autonomie et les paroles  du "sommet" ne changeront rien à l'opinion des Français. 

En réalité, les musulmans eux-même détiennent les clés de l'avenir. Il ne suffit pas de dire "ce n'est pas l'islam" ou encore "l'islam est une religion de paix". Combien de Français croient à cela? Les musulmans (je veux dire ceux qui fréquentent les mosquées) ont le devoir de s'interroger sur leur religion et sur le matériel idéologique qu'elle fournit aux jihadistes. Ils ont le devoir d'autocritique et de prendre les moyens de la réforme. or, nous voyons en permanence à la télé que rien de cela ne se passe. On voit des hommes (jamais des femmes) s'inquiéter de la méfiance qui s'est installée et pour leur sécurité, se plaindre de la stigmatisation dont ils sont l'objet,  mais aucune parole d'interrogation sur leur religion. Voilà pourquoi je suis pessimiste. Je connais assez bien les religions. Elles sont conservatrices et l'islam est particulièrement tenu en laisse par son littéralisme et l'assurance qu'il a d'être la meilleure des religions. Il y a fort à parier qu'avec la méfiance qui s'est installée, les communautés occidentales vont se radicaliser au lieu de se réformer. 

Il faut cependant prendre garde à ne pas mettre tout le monde dans le même sac. On peut être de culture musulmane sans être pratiquant ni croyant. Ils sont très nombreux dans cette configuration. Il y a donc un peu d'espoir dans mon pessimisme.  

Mais, en tant que "vieux" français, bercé dans les valeurs occidentales et par l'histoire de la France, je demeure atterré. Et je suis aussi atterré par la comédie humaine, tous ces non-dits, toute cette hypocrisie qui dégouline de partout, y compris du monde religieux. 

Quant aux politiques, je veux dire ceux des partis "respectables", ils jouent leur peau. Car ils vont être accusés, en bloc, d'avoir laissé filer une immigration non contrôlée au nom d'un universalisme béat et d'avoir constamment refusé de mettre des mots sur les maux au nom du politiquement correct. Il est tout de même confondant de voir que seule Marine Le Pen a, jusqu'ici, nommé la vérité de ce qui vient de se passer en pointant l'islamisme radical qui gangrène les cités françaises. Chez les autres, la trouille de l'amalgame passe avant tout. Et les musulmans se disent les premières victimes de ce qui vient de se passer, comme si les premières victimes n'étaient les malheureux innocents qui viennent de tomber.

Ce ne ne sont pas des slogans et des manifestations qui nous permettront de redresser la barre. Ou alors il faut admettre que pour être civilisé il faut être faible. 

 

Les contradictions de la République

Ce n'est pas moi qui l'affirme, mais Malek Chebel dans Ouest-France: "Non seulement l'Islam n'a pas réussi son aggiomamento mais il a pris la direction inverse aujourd'hui puisqu'il fait le lit des fondamentalismes et des sectaires." C'est un philosophe musulman réformateur qui le dit et il ne se met pas la tête dans le sable. Nous voyons aussi, ce matin, des éditorialistes très connus commencer à se poser des questions sur le rapport entre l'islam et l'islamisme et sur la "résistance" réelle de nos sacro-saintes valeurs de la République. 

Il y aura un avant Charlie et un après, mais ça commence mal. Le front républicain se fissure déjà avec le refus de la gauche à accepter le FN dans la manifestation de dimanche. A l'intérieur de l'UMP, les propos de Sarkozy sur les civilisations à la sortie de l'Elysée sont contestés par Rachida Dati. 

Autrement dit refuser la présence du FN pour la raison qu'il ne serait pas républicain, c'est rejeter le vote d'au moins un quart des Français. Dans le même temps on accepte dans la manifestation les représentants d'un culte (dont des membres des Frères musulmans), dont la lecture de la vie politique est encore largement théocratique! Je n'oublie jamais que le coeur de l'islam sunnite est un Etat moyen âgeux, l'Arabie saoudite. Il y a là une contradiction terrible dans le jugement des hommes politiques de gauche, qui risque encore de coûter très cher. Les dirigeants du PS affirment qu'il n'y a pas de place pour ceux qui stigmatisent une religion. Ils donnent juste le sentiment de protéger un électorat qui a permis l'élection de François Hollande tout en fermant les yeux sur les problèmes spécifiques posés par l'islam.

Malek Chebel a raison. Il est grand temps que les musulmans modernes qui vivent parmi nous prennent leurs affaires en mains et jettent un regard critique sur certains aspects de leur religion. Mais il se leurre lorsqu'il affirme ne pas comprendre pourquoi une religion qui a cent ans de présence en France est si mal comprise. 

Il est temps que les politiques comprennent quelque chose que les Français ont compris depuis longtemps: l'islam n'est pas la religion historique de la France. Il a des valeurs, des représentations, un fonctionnement, une histoire qui posent des problèmes différents de ceux qui furent posés, en leur temps, par l'église catholique. 

Une partie de l'islam n'admet pas le blasphème, ne reconnaît pas la liberté de conscience et est prêt à défendre son point de vue les armes à la main, quitte à régner par la peur. Qui osera maintenant caricaturer Mahomet? Et qui osera comparer les intégristes catholiques à ces gens là? 

Aussi longtemps que les musulmans prétendront, la main sur le coeur, qu'ils ne sont responsables de rien et que "ce n'est pas cela l'islam", rien n'avancera. 

Je me souviens d'un pape célèbre qui avait dit: "France qu'as-t-fait de ton baptême?" Aujourd'hui on peut sire également: "France qu'as-tu fait de ta laïcité?"

 

 

12 morts...

Oui nous sommes en guerre. Il n'y a pas d'autres mots pour qualifier l'horrible assassinat de douze braves types qui aimaient s'amuser en travaillant et s'adonner à la provocation. On pouvait parfois trouver leur travail de mauvais goût, mais on se disait avec un rire retenu: "Putain ils ont osé! Et ça faisait du bien". Ils ont tué Charb. Ils ont assassiné le "Grand Duduche" qu'on lisait dans Pilote, adossés au mur de la cour du lycée. Comment ont-ils pu? Les salauds qui ont fait ça n'appartiennent ni à notre civilisation ni à nos traditions. Car même au Moyen Age, la satire s'invitait déjà dans les sculptures anticléricale des églises et des abbayes. Faut-il encore rappeler que la période pourtant agitée de la Séparation entre l'Eglise et l'Etat s'est faite sans coups de feu, même s'il y a eu de sévères empoignades. J'invite chacun à aller regarder les caricatures qui paraissaient, dans les années 1900 dans la presse anticléricale. On pourrait presque dire que les caricatures de Mahomet n'étaient que de la petite bière à côté. 

Oui, nous sommes en guerre. Oui, il existe des quartiers où, sournoisement, se sont installées des mini-guerres de civilisations et nous avons laissé faire. Ou plutôt, nos bonnes âmes politiques, toujours prêtes à prêcher la morale publique, ont laissé faire sous couvert d'humanisme et de respect des droits de l'homme. Insidieusement, ils ont reculé pas à pas, laissant s'installer, au nom des droits de l'homme, les ennemis des droits de l'homme. Il est bien tard maintenant pour faire face à cette barbarie solidement installée chez nous. 

Ces événements surviennent alors que de violentes polémiques ont entouré la sortie des livres de Eric Zemmour et Michel Houelbecq. Le premier a été traîné dans la boue, décrit comme le représentant de la France qui pue, de la France xénophobe et raciste. Il en va de même pour Michel Houelbecq avec un peu moins de virulence néanmoins. Ces deux écrivains avaient eu le tort de s'interroger sur l'islam. Eh bien, après ces "travaux pratiques" sanglants, nous voilà projetés au coeur du questionnement, sans pouvoir tourner la tête cette fois, sans pouvoir clamer je n'ai rien vu, sans pouvoir se réfugier dans les confortables bistrots parisiens et clamer son amour pour l'humanité.

La question qui fâche se pose avec une violence comparable à celle qui a tué. Toutes les valeurs de l'islam sont-elles compatibles avec la démocratie occidentale? On a souvent détourné la tête, on a même donné des arguments susceptibles de justifier les actions de ceux qui ont choisi la guerre: la pauvreté, la famille, les discriminations et que sais-je encore. Tous ceux qui tentaient d'aborder les questions culturelles pour expliquer l'échec de l'intégration se voyaient déverser des torrents de haine sur la figure. Toute tentative d'explication vous rejetait vers les fascistes et vous condamnait au silence dans les médias. Et tout cela se terminait par la sainte phrase: "Non ce n'est pas l'islam." D'ailleurs, l'islam n'a rien à voir avec l'islamisme. Circulez y a rien à voir, vous n'y comprenez rien du tout. Jamais on n'a vu un tel aveuglement dans la presse française et européenne. jamais les élites n'ont autant méprisé les peuples autochtones dans leur revendication à l'assimilation des étrangers vivant sur notre sol. Tout cela au nom de la déclaration universelle des Droits de l'homme. En prenant bien garde de préciser que plus de 50 Etats musulmans n'acceptent pas cette Déclaration et ont produit une déclaration des droits de l'homme en islam compatible avec la charia. Mais tout cela, bien sûr, n'avait aucune importance. ceux qui s'inquiétaient n'étaient que des salauds d'islamophobes et des racistes. On a même inventé, pour tué le débat, la notion de racisme envers une religion. Bref, on parle de l'islam sans jamais dire ce qu'il est: autrement dit, pas seulement une religion, mais aussi un système législatif dont les rituels s'invitent dans tous les aspects de la vie sociale, créant de facto une division dans l'espace public. 

Nous voilà donc mis devant la réalité. Pour défendre nos valeurs, il ne suffit pas de bons sentiments. Nous ne vivons pas dans un monde parfait et nous découvrons que la laïcité (produit de la pensée occidentale et du christianisme) est rejetée par nombre de ceux qui vient parmi nous nous. Combien sont ceux qui pensent que la souveraineté appartient à Dieu et que le christianisme, derrière les paroles sucrées, est une hérésie à combattre? On n'ose y penser. Nous voilà donc rejetés en arrière dans le passé et face à une montagne.

Evidemment la question de l'unité nationale, mise aussitôt en avant par le président de la République, n'est pas une petite question. On ne peut pas condamner en bloc, même après un assassinat de cette ampleur, des centaines de milliers de braves gens qui n'ont rien fait à personne et sont heureux d'avoir trouvé l'Etat de droit en France. Néanmoins, il faut de l'autorité pour faire respecter nos valeurs. Pas seulement des mots. Il ne suffit pas d'avoir toujours l'excuse au bord des lèvres. Voilà où notre mauvaise conscience européenne nous a conduits.

Au bord du gouffre.

Je dis depuis longtemps que la France est fatiguée et que ses élites s'abandonnent peu à peu à tous les vents. C'est ce que dit aussi Houelbecq.

Il est peut-être encore temps de se ressaisir. Mais les plats ne repasseront pas plusieurs fois. 

Hier, dans la stupéfaction générale, on a commencé à entendre un autre discours à la télévision. On a vu des hommes meurtris d'avoir perdu des amis commencer à dire qu'il allait falloir regarder la réalité en face. sait-on jamais!