LE DEBLOG'NOTES - 32841

Le PS une famille politique?

39. Ils étaient 39 à ne pas voter le Budget hier, dont deux anciens ministres, Aurélie Philipetti et Benoit Hamon. le gouvernement l'a quand même emporte avec une courte majorité. Mais tout de même, on peut se demander si le PS est encore une "famille" politique. Et combien de temps la mascarade va encore durer.

L'élément le plus significatif de la fracture au sein des socialistes est Gérard Filoche, membre du bureau national, ancien fondateur de la Ligue communiste révolutionnaire.

Volontiers cassant et autoritaire, l'ancien inspecteur du travail a répandu une nécro pas piquée des vers sur Christophe de Margerie, le patron décédé de Total. La question n'est pas de savoir s'il devait la boucler. Filoche a parfaitement le droit de ne pas participer au concert de louanges sur Saint Margerie. Mais il nous dit clairement ce que seraient nos dirigeants, dans une société qui se serait abandonnée à "l'appropriation collective des moyens de production"! C'est le commissaire politique dans toute sa splendeur.

Alors que fait Gérard Filoche au Parti socialiste? Que fait-il dans un Parti qui se dit réformateur? Comment de telles différences peuvent-elles cohabiter au sein du parti. Comment le social-Libéral Valls peut-il côtoyer le gauchiste Filoche dans la même organisation?

Et l'on s'étonne que tout aille mal chez les socialistes. 

le plus étonnant, peut-être, c'est que l'aile gauche du parti croit que le désastre annoncé pour 2017 serait du à la politique d'austérité du gouvernement! Que les affaires reprendraient si on laissait à nouveau filer les déficits! La gauche de la gauche s'accroche à ses totems, au soi-disant modèle intouchable. C'est ce qu'on appelle l'idéologie.

 

Ils font tout pour Marine...

Il  m'arrive de croiser fréquemment de très braves gens pas extrémistes pour deux sous, qui me disent, parce qu'ils ont confiance: " C'est vrai qu'on est tentés par le vote Marine Le Pen."

Il faut dire que dans les camps des partis de gouvernement, ils font tout pour qu'il en soit ainsi. idem au sommet de l'exécutif et chez ceux qui briguent le fauteuil suprême en 2017.

Comment comprendre Martine Aubry, par exemple, qui condamne une politique "dite libérale" qui n'est en réalité qu'une politique "socialiste"? En effet, où est la rigueur? Où est la diminution de la dette? Que je sache celle-ci continue de croître allègrement. C'est ainsi que les frondeurs combattent une politique d'austérité qui n'a pas commencé. Les gens ne sont pas idiots, ils savent décrypter les discours les plus incroyablement faux. Le plus navrant en ce moment: le discours selon lequel l'Allemagne serait malade et que, sous des dehors chatoyants, elle n'irait pas bien. C'est la dernière trouvaille de gauche. Et c'est un mensonge de plus. Il suffit de comparer nos taux de chômage et notre commerce extérieur.

Comment comprendre un gouvernement qui rabote au lieu de réformer? Qui refuse de se donner une chance de faire des réformes justes? Plutôt que de toucher à la fonction publics (pas touche à mes électeurs) plutôt que de refonder la politique sociale, le gouvernement préfère grignoter les acquis sociaux. Et de ce fait, il ne crée que des frustrations nouvelles, aussi bien chez les classes moyennes supérieures que chez les classes moyennes tout court.

Même illisibilité s'agissant de la politique de défense. J'aimerais bien savoir combien de soldats voteront socialiste la prochaine fois. Vous me direz que la droite a aussi sa responsabilité dans cette affaire, ce qui est vrai. Mais là, on pousse le bouchon très loin. On engage les armées françaises sur plusieurs fronts avec des moyens en constante diminution.

Sur les questions sociétales, comment comprendre un gouvernement qui applique le mariage pour tous tout en prétendant refuser la PMA et la GPA? Il est évident que tout est lié. Le pire, ce n'est pas de choisir une politique, c'est de ne pas l'assumer. Sur ces questions là, la droite n'est pas non plus claire avec elle-même. Il est évident que les élites politiques de droite sont d'accord avec les actuelles évolutions sociétales, mais qu'elles ne l'assument pas. Ce qui rend furieux une partie de l'opinion publique.

On observe un même fossé sur une question comme l'immigration: d'un côté des républicains universalistes qui considèrent que l'humanité est supérieure à la nationalité ou à l'identité et qui se situent dans un processus anti-historique. De l'autre des hommes et des femmes qui, loin des idées abstraites, se considèrent comme menacés dans leur culture et leurs valeurs, qui voient chaque jour une petite guerre de civilisations engagée dans leur quartier. Ce qui comptent, pour eux, c'est ce qu'ils vivent réellement. Ils ne comprennent pas qu'une classe aisée puisse passer son temps à criminaliser l'héritage et l'identité historique au nom d'une sorte d'égalitarisme multiculturel. 

l'Eglise a nouveau face à la modernité

Au delà de la question des divorcés remariés, des couples homosexuels, de la GPA et de la PMA, de la Manif pour tous, l'Eglise catholique se trouve à nouveau confrontée, et de manière très forte, à ce qui lui a causé le plus de tort par le passé. Je veux parler de la politique et de la science.

On comprend pourquoi, aujourd'hui, l'Eglise a pris du champ vis à vis de la Manif pour tous. Tout comme par le passé, lorsqu'il s'était agi de séparer l'Etat et les cultes, l'Eglise catholique risque de se retrouver définitivement dans le camp des conservateurs. Vous me direz que le mal est déjà fait, mais ce n'est pas tout à fait vrai. La présence du pape François change la donne, même s'il vient de subir un coup d'arrêt. On se souvient qu'en s'opposant à la séparation des Eglises et de l'Etat et à la liberté de conscience, Rome s'installa dans le camp des conservateurs, reniant le message évangélique d'égalité et de fraternité. L'Eglise a immensément perdu de son aura dans cette affaire, elle ne s'en est jamais remise. Comment, aujourd'hui, défendre la famille "traditionnelle" sans s'enfoncer un peu plus?

S'agissant de la GPA et autres avancées scientifiques, l'Eglise catholique risque de se retrouver aussi dans une situation embarrassante. Certains auront beau jeu de la renvoyer à une époque où elle excommuniait ou envoyait au bûcher ceux qui avaient découvert que la terre n'était pas le centre de l'univers. 

Comme quoi il n'est pas simple d'adapter un message vieux de 2000 ans à la période actuelle!

Le Monde....

D'après "Valeurs actuelles", deux journalistes bien connus du Monde ont été reçus à l'Elysée, à la Chancellerie et au pôle financier avant de publier un nouveau brûlot anti-sartkozyste. Autrement dit,  des journalistes (de gauche) ont probablement été espionnés par d'autres journalistes (de droite).

Evidemment, le Monde hurle à la trahison du secret des sources et porte plainte. Dans la maison d'en face on se frotte les mains.  Il existe bien un complot contre Sarkozy qui lie des juges, des journalistes et le sommet du pouvoir. 

En fait fait on n'en sait rien, mais cela en dit long sur le pourrissement par la tête qui est en train d'attaquer certaines sphères de pouvoir. 

Les Français attendent que l'on remette le pays sur les rails, pas un nouveau vaudeville.

Il est vrai que le secret des sources est important pour un journaliste. Mais quand la levée de ce secret révèle quelque chose qui n'est sans doute pas très net.... on comprend la fureur de celui qui a été pris le doigt dans le pot de confitures.

Et l'on habille ce qui est louche du beau manteau de la déontologie. 

Allocations familiales et défense

Les allocations familiales modulées en fonction des revenus? C'est une mesure incontestablement juste que n'avait pas réussi à faire appliquer Martine Aubry en son temps. Et cependant, cette mesure va faire mal politiquement et sans doute radicaliser un peu plus des familles dites "aisées" avec plusieurs enfants dont beaucoup ont sans doute prêté main forte à la manif pour tous. Ca va faire d'autant plus mal que ces familles sont aussi les plus lourdement taxées. 

Beaucoup de Français vont sans doute aussi se dire que l'Etat préfère taper les familles que de faire des économies sur son propre fonctionnement. Il y a pourtant beaucoup à faire en ce domaine.

S'agissant des économies dans le secteur de la défense, nous vivons la lâcheté ordinaire du politique:

-Il s'attaque à la défense, parce que les militaires ne manifestent pas.

-Il s'attaque à la défense sans se poser les questions importantes, notamment celle de la place de la défense nucléaire. Est-il aujourd'hui nécessaire de dépenser tant d'argent dans ce secteur alors que l'armée de terre croule sous les missions et manque de moyens? Va-t-on chasser les islamistes avec des bombes atomiques ou des missiles de croisière?

-Enfin, le politique s'attaque à la défense alors qu'il prétend jouer un rôle face aux dangers qui se trouvent à nos portes!

J'aimerais comprendre. Et je ne suis pas le seul. 

Régions

Je suis prêt à parier qu'il n'y aura pas de vraie réforme institutionnelle, autrement dit une nouvelle répartition des pouvoirs entre le centre et la périphérie au bénéfice de cette dernière. L'Etat profond va sans doute lâcher quelques sucreries, mais il veillera de très près à conserver la main. Il ne faut pas oublier un fondamental de ce pays dit "démocratique": la France est avant tout administrée par une classe de hauts fonctionnaires parisiens. Jusqu'à présent, ils ont toujours réussi à contrer les tentatives de vraie décentralisation. Certes, nous avons progressé un peu. mais juste un peu. 

le premier acte d'une vraie décentralisation, comme l'avait souhaité Gaston Deferre en 82, serai la suppression des préfets.

Prix Nobel

Disons le tout net, deux prix Nobel coup sur coup ça fait plaisir dans la morosité ambiante. Mais quand même, voir des politiques s'en servir pour contrer ceux qui critiquent la France (et surtout ceux qui refusent de la réformer vraiment), il y a là quelque chose de navrant.

D'autant plus navrant que le Prix Nobel d'économie, jean Tirole, est de ceux qui réclament des réformes.

Attali

Ah ce cher Attali! Pauvre petit conseiller des Prince, déçu de voir à quel niveau est tombée la classe politique. Le voilà maintenant tellement écoeuré" qu'il demande à chacun, comme le prêtre d'une nouvelle religion, de se réaliser soi-même sans rien attendre de l'Etat.

On aura vraiment tout vu, venant d'un type qui a servi Mitterrand. 

Donc, ce cher Attali est invité sur tous les plateaux de télé, où il tente de vendre son dernier bouquin. Toutes les portes s'ouvrent pour lui, il est partout; occupant le terrain, monopolisant la parole, regardant les autres de haut. Il est, sans le savoir, lui qui prétend ne pas être enfermé à l'intérieur du boulevard périphérique, il est la quintessence de ce que ne veulent plus les Français. Ils ne veulent plus qu'on leur dise ce qu'ils doivent penser, ils ne veulent plus de mandarins prétendant détenir l'ordre moral.

Attali nous avait pondu, il y a quelques années, un bouquin appelé "L'homme nomade". Dans ce livre, il nous expliquait que l'homme avait été nomade pendant des millions d'années, que sa période de sédentarité avait été très courte (juste le temps de fonder des civilisations) et que, grâce à la mondialisation, il allait redevenir un nomade d'un nouveau genre. Attali dit des choses justes sur l'Etat du monde, mais il est clairement un adepte du hall de gare et de la fin des nations telles que nous les avons connues et telles que nous les chérissons encore. 

Pour Attali, tout est devant, rien n'est derrière. Notre histoire, nos coutumes, nos valeurs, il s'en fout. En l'écoutant, on a l'impression que notre pays n'existe plus. Qu'on n'y voit pas d'églises, pas de cathédrales, pas de châteaux, pas de magnifiques villages, pas de gens qui sont nés là et qui plongent leurs racines dans un passé millénaire. Pour Attali, seule compte notre capacité à "inclure" (même si cette inclusion nous exclut), à s'incliner devant l'autre (même lorsque ce dernier nous refuse).

Je voudrais lui dire ceci à notre parisien hors du réel: Il existe encore des dizaines de millions de Français attachés à l'inverse de ce qu'il décrit. Et pas seulement des Français de souche,des Gaulois. Il y a des Français noirs, des Français asiatiques, et même des Français d'origine arabe qui sont attachés à ce qu'est la France et qui se sont emparés de sa beauté. Contrairement à ce qui se raconte dans certains journaux parisiens ou dans certains cercles, les Français ne sont pas, dans leur ensemble, racistes ou xénophobes lorsqu'ils se mettent à défendre, pied à pied, la continuité de leur pays et de leurs valeurs. Ils sont simplement attachés à une société particulière qu'ils ont mis 2000 ans à fonder. La plupart d'entre eux sont heureux et fiers d'accueillir la diversité, à la condition que cette diversité ne remette pas en cause l'édifice qu'ils ont mis si longtemps à construire.

Or, les Français constatent qu'une mini-guerre de civilisations (une guerre que récusent toutes nos élites) s'est invitée dans nombre de nos quartiers. Et de cela, ils ne veulent pas. Et en ce sens, ils se sentent trahis aussi bien à droite qu'à gauche. Pour quelqu'un dans mon genre, profondément européen et soucieux de maintenir la cohésion de notre société, l'abstention se profile.


Terminator...

Flamby aux côtés de Terminator! On ne se refuse rien dans la c... Et tout ça pour aider à sauver la planète. L'ancien gouverneur de Californie ferait mieux d'expliquer à notre président comment on réduit la dépense publique. 
Ce qu'on est obligés de supporter quand même!

Au cimetière...

Au cimetière, l'écotaxe. C'est une bonne chose. Enfin, une taxe que des Français auront réussi à interdire. Enfin, on aura réussi à contrer la boulimie fiscalière de nos dirigeants. Et le plus amusant dans cette affaire (à moins que ça ne soit le plus agaçant) c'est de voir des personnalités de droite qui crient au scandale et qui défendent cette taxe qu'ils ont d'ailleurs instaurée..

Ils ne comprennent décidément rien.

Quant au cas de l'Alsace, qui voit passer sur son territoire des milliers de camions européens sans rien toucher, on peut comprendre. Mais si nous avions une vraie décentralisation, l'Alsace pourrait décider elle-même de ce qu'il faut faire.

Manif pour tous....

Encore une sortie réussie de la "manif pour tous", qui rend furieux tous les partisans de l'égalité formelle. Et qui amène ceux qui se sentent stigmatisés (à juste titre) à stigmatiser ceux qui ne pensent pas comme eux. La vérité, dans cette affaire de mariage gay, c'est que ce sont les fondamentalistes qui ont gagné. Ils ont semé une haine qui n'est pas prête de s'éteindre, qui va pourrir la prochaine présidentielle et qui va rendre les réformes dont le pays a besoin encore plus difficiles à conduire. 

En ce sens, François Hollande est coupable d'avoir laissé faire, de cette manière, une réforme qui divise profondément le pays. Il aurait été facile de trouver un compromis qui respecte les droits des homosexuels sans télescoper l'histoire très longue et très forte du mariage.

Il ne suffit pas de clamer que la famille a changé ou que les sondages sont favorables. Cette affaire soulève des millions de gens dans leurs tréfonds. 

Culot

Après l'Allemagne, Valls va tenter d'expliquer aux Anglais que nous sommes engagés dans les bonnes réformes. Je lui reconnais un sacré courage, voire un sacré culot pour s'en aller affronter Mister Cameron avec ses réformes qui n'en sont pas. La diminution de la dépense publique? Mais c'est seulement le rythme d'augentation des dépenses qui diminue.

France-URSS

Au plus fort de la bonne santé économique française, il y a une trentaine d'années, quelqu'un avait dit que la France, "c'était une Union soviétique qui avait réussi". Il voulait souligner un succès fondé sur l'intervention massive de l'Etat dans l'après-guerre et sur un centralisme que personne n'osait contester. 

Qu'en est-il aujourd'hui? Nombre d'observateurs pensent que l'Union soviétique qui a réussi est en passe de subir le sort de l'ex-URSS, faute d'accepter le monde dans lequel elle se trouve. Refus des réformes structurelles, refus de négocier dans le champ économique au nom du dogme (toujours présent) de la lutte des classes.

Refus de l'Etat de lâcher son emprise sur l'économie. Si nous ne parvenons pas à rompre ce mur, tous les éléments sont rassemblés pour une catastrophe. 

Le pire, c'est que les hommes politiques connaissent parfaitement le monde dans lequel nous sommes entrés. Ils font semblant d'être encore les pilotes de l'avion, avec une incroyable hypocrisie, pour conserver leurs prébendes et, au mieux, par refus de voir mourir leurs idéologies. 

Il fallait voir, hier, nos ministres au Salon de l'auto. Une petite éclaircie dans ce secteur et cela est du au volontarisme gouvernemental. Consternant de bêtise. 

Le meilleur d'entre nous

Juppé a marqué des points, il y a quelques jours, à la télévision. Décontracté, visiblement sincère et même ému à la fin, lorsque sont arrivés les sondages, il se pose en véritable alternative à Sarkozy. Cependant, il a commis une grave erreur en proposant une vision mécanisme, voire technocratique de la question religieuse: la France est une République laïque, tout le monde a le droit d'exercer son culte. Circulez, il n'y a rien à voir. Erreur également lorsque Juppé récuse la notion d'assimilation des étrangers, toujours pratiquée en France jusqu'à une époque récente. 

Ces questions seront forcément centrales à la prochaine campagne alors que le Moyen-Orient est en feu et que monte le communautarisme musulman en France et notamment dans les universités. Lire à ce propos le site du Point.

Il faudra bien parler un jour de cette double attitude des musulmans français ou vivant en France: la communauté musulmane se désolidarise des islamistes radicaux, amis, dans le même temps la radicalisation d'ordre religieux augmente dans le quotidien des universités, de l'école, des hôpitaux. Notre espace publique est neutre, mais il est clair que pour diverses raisons (provocation, militantisme religieux) une partie de la communauté ne l'accepte pas. 

Pour un bon vieil occidental, il y a quelque chose qui ne va pas. 

 

Juppé

Bernadette Chirac votera Sarko et son grand Jacques de mari en tient pour Juppé, "le meilleur d'entre nous". Ca doit chauffer dans le ménage!

Juppé a l'air d'un type très bien, très compétent, mais on peut légitimement se poser des questions sur sa pomme. Osera-t-il réformer, lui qui a connu le pire après l'avoir tenté? Le bébé Chirac ira-t-il aux abris comme son ancien patron, plutôt que d'affronter les syndicats et autres corporatismes?

Quant à Sarkozy, qui peut dire ce qui va lui arriver dans les temps qui viennent avec les "affaires" qui lui collent au doigt comme un sparadrap? Et que peut-on croire d'un type qui a eu l'occasion de réformer mais ne l'a pas fait?

Que peut-on attendre d'un FN qui se prend pour la gauche "d'avant" en matière économique et sociale, qui cherche à vendre les barbelés aux frontières et le retour de l'Etat vertical? Cet Etat qui a amplement démontré son incompétence et sa coûteuse obésité?

Je vous dis qu'on est mal barrés.

Le mieux, serait de confier  la France à madame Angela Merkel et à son gouvernement de coalition, puisque nous sommes assez cons pour ne rien faire!

Ras le bol

Les chiffres sont les suivants:

2000 milliards de dette.

372 milliards de dépenses dans le budget 2015

292 milliards de recettes seulement.

200 milliards d'emprunts supplémentaires depuis que Hollande est arrivé au pouvoir.

Une charge des intérêts de la dette de près de 50 milliards qui interdit tout investissement d'avenir.

Et malgré cela, rien ne change. Le budget 2015 montre à quel point ceux qui gouvernent le pays ne s'intéressent qu'à eux-mêmes et à leur propre avenir. Aucune direction. Les 21 milliards de baisse de dépenses? Qui y croit vraiment? Les mesures prises ne sont qu'un rabotage généralisé de prestations sociales, accompagné de hausses de taxes. Le gouvernement reprend d'une main ce qu'il donne de l'autre. les petites gens qui ne payeront plus d'impôt sur le revenu rendront ce qu'ils ont empoché avec la hausse des taxes sur le gasoil! Qui roule beaucoup? Ceux qui habitent les centre-ville?

Tout cela est consternant et ne fait qu'appauvrir un peu plus les Français, alors qu'il faudrait une réflexion de fond sur les missions de l'Etat et de vraies réformes structurelles.

Que vont dire tous ces Français qui se voient faire les poches, alors que l'Etat refuse de se réformer, alors que son train de vie apparaît de plus en plus comme insupportable? 

Et en plus, ils voudraient que la croissance reparte, que nous allions dévaliser les magasins! Elle est bien bonne. Dans les conditions actuelles, les Français ne sont pas loin de faire la grève des achats et ils ont bien raison. Lorsque la confiance n'est plus là, lorsque l'argent public prélevé dans le portefeuille des Français sert à engraisser un Etat qui ne veut pas se réformer, alors il ne reste plus qu'à faire la grève des achats... le consommateur a compris que le meilleur moyen de faire baisser la dépense publique, à terme, est de contrarier les rentrées de TVA. 

Tout cela est d'autant plus dommage que les Français sont prêts à accepter des sacrifices si tout le monde y met du sien et si on leur offre des perspectives. 

Hélas, le système est bloqué par une minorité qui préfère veiller jalousement sur ses prébendes.


2000 milliards!

Vous ne faites pas un cauchemar, braves français qui payez des impôts à tire larigot! Des impôts qui n'iront jamais boucher le trou que creusent sans se gêner nos élites politiques et que voudraient encore agrandir les fameux frondeurs du PS! La générosité avec l'argent des autres est sans limites. Heureusement, Valls a joué son petit Staline et vient de purger les commissions stratégiques alors que l'on va discuter du budget 2015, lequel prévoit des coupes dans la politique familiale et dans les dotations aux collectivités. 

S'agissant de ces fameuses dotations aux collectivités on pourrait peut être se poser les bonnes questions au lieu de crier au scandale! Ces dotations représentent environ 60 milliards d'euros par an, qui sont transférés du centre vers la périphérie. Autrement dit, c'est le contribuable national qui finance souvent sans le savoir, les investissements locaux!

Certes il est normal que la solidarité s'exerce sur tout le territoire. Néanmoins je suis de ceux qui pensent qu'il n'est pas sain qu'un maire puisse financer des investissements avec le l'argent qui ne provient pas de ses administrés. Cela amène beaucoup d'élus à se croire plus riches qu'ils ne le sont et c'est le début de toutes les dérives.

En fait, s'agissant des économies, j'ai un peu de mal à comprendre: il existe des milliards à gagner dans les fameuses agences de l'Etat. Or, il ne se passe rien! Prenons la télévision par exemple. Est-il bien nécessaire de faire financer 5 chaines publiques par le contribuable? Et s'il n'y avait que la télé! 

Sénateur

Il est roublard le gars Larcher! Dans la bataille des gros, il a battu Raffarin pour le fauteuil suprême. Il est même marrant avec son double menton, ses joues trop pleines et rasées au plus près. On dit même que c'est un type très intelligent. Malheureusement; il ressemble trop à l'idée que l'on se fait un peu partout d'un sénateur. Il a l'air trop bien nourri et c'est pas ça qui va réconcilier les classes populaires au régime sec avec la Haute Assemblée.

Politiquement correct

Nous nageons dans le politiquement correct, même quand il s'agit des sénatoriales. Bien sûr, nos commentateurs posent la question: faut-il le supprimer? Et tout de suite, ils répondent par la négative. Le Sénat travaille, produit un bon boulot législatif, il représente les territoires. Bien sûr, nous dit-on, il y a trop de sénateurs. une toute petite concession! Mais surtout ne pas soulever le tapis qui vous ferait entrer dans le club immense des affreux populistes.

Et pourtant, que disent les Français ordinaires? Ils ne remettent pas en cause la nécessité pour leurs élus d'être représentés par une deuxième chambre. Ils disent qu'ils sont trop nombreux et surtout, en cette période disette, qu'ils pètent dans la soie. Cela leur paraît inadmissible et on peut les comprendre lorsqu'on s'est promené dans le palais du Luxembourg, qu'on regarde de près l'indemnité de ces messieurs, sans parler du tas d'or sur lequel est assise la Haute Assemblée. Mais cela, bien sûr est balayé d'un revers de main. A bien des égards, cette Haute Assemblée ressemble aujourd'hui à cette noblesse de 1788 qui refusait les réformes. Qui sait où cela va nous mener? Comment vont réagir ces millions de braves gens qui vont bientôt voir le montant de leur retraite baisser à moins que ça ne soit leurs allocations prénatales? La caravane sénatoriale passe....

Politiquement correct également lorsqu'il faudrait jeter un regard froid (mais respectueux bien sûr) sur l'Islam. Evidemment, il est important que la communauté nationale soit soudée lorsqu'on lui oppose un moment de barbarie. Evidemment, tous les musulmans ne sont pas à mettre dans le même sac. mais il ne suffit pas de dire, comme tous nos journaux, dans une belle unanimité "Ce n'est pas l'Islam". Mon Dieu, si l'Islam n'a rien à voir dans l'islamisme, qu'est-ce que l'islamisme? L'Iran théocratique ou la belle Arabie saoudite (entre autres), qui refusent toute liberté de conscience à des dizaines de millions d'hommes et de femmes ne seraient pas, d'une certaine manière, le produit de l'Islam? Il n'y aurait pas un droit révélé issu du Coran? Certains ne chercheraient pas, en Europe, d'imposer ce droit Moyen âgeux?

Etrange étrange. 

Il ne suffit pas de dire, comme je l'ai entendu de la bouche d'un imam, que le christianisme a connu la Saint-Barthélémy et que ce n'était pas différent des bouchers de l'Etat islamique en Irak. C'est oublier que ces horreurs entre chrétiens se sont déroulées il y a 400 ans dans un univers mental totalement différent, dans un contexte politique aux antipodes de celui d'aujourd'hui, alors que n'existait aucun Etat démocratique fondé sur les droits de l'homme. Ce qui est effrayant, c'est justement que les horreurs d'aujourd'hui se déroulent alors que les droits de l'Homme ont déployé leurs ailes, offrant une alternative paisible et apaisée. Mais il est clair que certains n'en veulent pas. Sont-ils seulement des assassins? On nous le dit alors que les images indiquent clairement où ils puisent leur matériel idéologique. 

Même un quotidien comme Ouest-France, issu de la Démocratie chrétienne, vient de donner à fond dans ce bêlement généralisé. Il est pourtant plus que d'autres, à même de savoir ce qui sépare radicalement le christianisme de la religion de Mahomet s'agissant des valeurs. Mais nous sommes entrés dans une fuite en avant, au nom des droits de l'Homme, qui nous interdit de demander à certains de nos compatriotes de se livrer à un examen de conscience religieux.

Là encore, nul ne sait ce qui se passera.


Barbarie

Les Français sont maintenant prévenus. On peut tuer un homme, un innocent, au nom d'une religion. Un homme qu'on n'a jamais vu, qui ne vous a fait aucun mal. Il était juste français et, à ce titre, il devait mourir. 

Bien sur, les politiques appellent les Français, tous les Français, y compris les Français musulmans, au rassemblement devant une telle horreur. Il ne faut pas tomber dans le piège tendu par les fondamentalistes: provoquer à l'intérieur une réaction anti-musulmane.

On ne peut qu'adhérer à de tels propos, mais est-ce suffisant? Est-il suffisant d'entendre les élites musulmanes de France appeler à la manifestation et dire: "Non ce n'est pas cela l'Islam. L'islam est une religion de paix."

Non, il n'est pas suffisant de s'entendre dire que l'islamisme n'a rien à voir avec l'Islam. Je comprends bien le sens du message, j'adhère à la volonté de paix de tous les braves gens, d'où qu'ils viennent, mais il va bien falloir que les musulmans eux-même fassent le ménage dans leurs textes sacrés et reconnaissent la charge idéologique négative contenue dans certaines pages du Coran. Il faudra bien que les musulmans reconnaissent que l'idée même d'un livre saint "incréé" est intenable, inacceptable. Il faudra bien que les musulmans regardent en face l'histoire guerrière des origines de 'l'Islam.

Il ne suffit pas de s'en prendre aux Croisades et d'ignorer ses propres turpitudes.

Il faudra bien que les musulmans nous expliquent cette volonté de faire communauté à part et ce retour d'une ritualisation du quotidien (vêtement, nourriture, etc) que beaucoup de gens dans la société d'accueil jugent inacceptable. Et je ne parle pas des valeurs: de la place de la personne, de celle des femmes.

Il va falloir que les musulmans de chez nous montrent qu'ils vivent une religion privée, autrement dit une religion de foi et non de Loi.

Ce qui vient de se produire avec ce pauvre Hervé Gourdel, que nous pleurons tous, sera, j'espère, l'occasion d'une réflexion approfondie.

Non, il ne suffit pas de dire, ce n'est pas cela l'Islam. Nous sommes remplis de bonne volonté, mais nous voulons une vraie réflexion. 


Sarko

A-t-il vraiment changé? Non. je n'ai rien vu dans ce sens là. D'ailleurs on ne change pas à 55 ans!

Néanmoins peut-il réformer? Peut-il fabriquer un système horizontal fondé sur la coopération? Peut-il remettre en cause notre système hiérarchisé?

Non, je ne le crois pas. Sarkozy est un parisien jacobin bonapartisme qui ne connaît pas la France.

Hollande

Sincère sans doute, dans son interminable conférence de presse. Trop long. Discours maîtrisé, certes, mais regard triste, paupières tombantes. Cet homme est déprimé, touché par tout ce qui s'est produit ces dernières semaines.

D'ailleurs, il recule face à ses frondeurs: la suppression de la première tranche de l'IR est un retour à la politique de la demande de la pire des manières. Bientôt, personne ne paiera plus d'impôt sur le revenu alors qu'il faudrait que le maximum de citoyens en payent un peu moins. Certes il ne renonce pas à restaurer la compétitivité des entreprises, mais il avoue ne pas savoir si ça marchera.

Ca sent le surplace. Fini le virage social libéral. 

D'ailleurs, Hollande s'appuie sur sa politique étrangère (c'est par ça qu'il a commencé) pour éviter de sombrer complètement. Il espère que chef de guerre va sauver le piètre conducteur de la politique intérieure. Mais il oublie une chose,  notre François: c'est l'armée, dont il a tant besoin, qui est la seule victime réelle de ses "économies" budgétaires. Une armée dont les moyens sont de plus en plus limités et qui n'en peut plus. La politique étrangère est directement tributaire de la santé économique du pays. On ne peut pas rouler des épaules à l'extérieur et s'enfoncer à l'intérieur.  

Avec la nouvelle mesure annoncée par Valls, c'est le déficit (reparti à la hausse malgré les coups de massue des impôts) qui va repartir de plus belle.

Renoncement. Pauvres de nous.


Kilt

L'Ecosse vote.. Ils ont bien de la chance. On aurait presque envie de faire comme eux, Bretons et Normands réunis dans un bel Etat fédéral!!

Ils sont tellement nuls, dans la capitale, lumière du monde, devenue éteignoir de la France.

Becassine

Le brillant Emmanuel Macron est-il victime du politiquement correct (comme l'a prétendu France 2) à la suite de sa grosse bourde sur  salariées bretonnes de GAD? Est-il victime d'un nouvel épisode de la lutte des classes? Le banquier (de gauche) contre les "petits", incapable de comprendre la souffrance des gens du terrain?

Emmanuel Macron n'est pas le premier à souligner l'illettrisme qui perdure dans certains industries. D'une certaine manière, il est un peu victime de son pedigree. Ses intentions étaient bonnes, mais il se fait reprendre là où il aurait du faire preuve d'une prudence et surtout d'un respect extrêmes. D'ailleurs,  il semble que l'illettrisme ne soit pas aussi répandu qu'il le dit chez les salariées de GAD

Mettons-nous à la place de ces femmes courageuses, qui exercent dans le froid permanent un métier éreintant, qui sont victimes de troubles musculo-squelettiques, qui gagnent peu d'argent. Des femmes qui entendent un brillant bobo parisien  - qui a fait fortune à la trentaine -afficher ce qu'il faut bien appeler une forme de mépris profond pour les petites gens? Qu'aurions-nous dit à leur place?

Le ministre s'est excusé platement et cela est bien. Cependant, le mal est fait une fois de plus. Après les "sans-dents", les "illettrées"! Des mots qui pèsent très lourd sur un parti socialiste devenu un parti "sociétal" de gens aisés et progressistes et qui ont oublié les ouvriers. 

On peut se demander, après ce nouveau couac, à quoi servent les études tant vantées de nos élites politiques, si elles sont incapables de comprendre le plus évident de la relation avec autrui. Je le dis depuis longtemps: l'aristocratie revient en force par le chemin le plus improbable qui soit: celui du socialisme.

Et à qui cela profite-t-il une fois de plus?

 

 

Quel recours?

Pour des Français de plus en plus nombreux, Marine Le Pen apparaît comme un recours devant la crise actuelle. Elle engrange à la fois chez ceux qui détestent l'Europe (les nationalistes), ceux qui subissent la crise économique, ceux qui subissent des flux migratoires incontrôlés (jamais les les riches) ceux qui craignent l'Islam. Marine Le Pen en donne à la fois aux "patriotes" et à ceux qui craignent le pire pour la civilisation française et ses valeurs. 

Difficile de lutter contre l'attrait un tel programme, qui embrasse tout le champ du politique. Plus besoin de gauche ni de droite puisque Marine prêche pour le retour de l'Etat, le contrôle renforcé de l'Economie par le politique (une vieille idée de gauche qui fait de l'économie une annexe du politique), pour une politique de sécurité renforcée (qui englobe le retour de la peine de mort), un contrôle sévère des flux migratoires.

Malheureusement, on voit bien que Marine Le Pen est, elle aussi, dans les domaines principaux, dans le déni du réel. Nous ne sommes plus dans un monde hiérarchisé et qui voudrait renoncer aux libertés de circulation introduites en Europe? Qui voudrait renoncer à l'Euro? Et, sur le plan sociétal, qui voudrait le retour de cette horreur qu'est la peine de mort? Qui accepterait un recul du droit des femmes? Reste la question migratoire, qui n'apparaît jamais comme la préoccupation principale des Français (du moins selon les sondeurs) mais qui suscite, chez beaucoup, un trouble, une angoisse réelle. Il n'y a rien d'indécent à cela.

Or, c'est le refus des partis traditionnels de s'emparer de la question, pour des raisons idéologiques, qui fait le lit du Front national. 

Nous participons tous à la même humanité, mais il existe des conditions particulières pour "faire" société. L'universalisme béat prêché par certains oublie cette réalité. 

 

Confiance?

A cette heure, l'Assemblée n'a pas encore voté la confiance, mais on trouve l'esprit du discours dans une seule phrase: "Réformer, c'est affirmer des priorités en refusant l'austérité." Autrement dit, réformer c'est éviter la réforme!

 Finalement, Manuel Valls a obtenu la confiance, mais avec une majorité relative, avec toujours plus d'abstentions. Des abstentionnistes qui réaffirment leur appétit pour la dépense publique, alors que la dépense publique nous a conduits dans le mur depuis vingt ans. Si c'était une solution, ça se saurait. 

Une fois de plus, le beau catalan s'est livré à un exercice de communication, sans vrai lien avec le réel. Il avait dit qu'il aimait l'entreprise? Il se redit socialiste! A-t--il annoncé des choses nouvelles qui permettraient de croire à la réforme dont il se gargarise?: Rien! Rien. On peut même être certains qu'il ne se passera plus grand chose puisque réformer, c'est surtout ne pas toucher aux vaches sacrées de la République.

Comme tout le monde, je suis, au fond, assez conservateur, car j'aime le passé, ce qui m'a construit. Je n'aime pas la réforme pour la réforme. Mais, dans la situation où nous nous trouvons, il faut bien y aller.

Mais qui osera?

Certainement pas cette majorité après le discours du premier ministre qui s'est même "regauchi" sur Les questions sociétales: l'immigration? Un bien pour la France. L'Islam? Une belle religion. Et pendant ce temps là, les Français sont dans l'angoisse d'attentats islamistes et envoient leurs avions bombarder l'Irak!

L'hypocrisie atteint des niveaux merveilleux! Certains mots eux-mêmes sont bannis des discours : c'est ainsi que "l'Etat islamique", cette bande d'assassins, devient DAESH dans le discours publique. Vous devinez pourquoi?

Il existe de braves gens partout et il ne faut pas réduire des hommes et des femmes à leur appartenance religieuse. Cependant, certaines tenues, certaines pratiques veulent absolument que nous connaissions cette appartenance. Bien sûr qu'il existe de vrais citoyens, ralliés à la laïcité, de confession musulmane. Cependant, il demeure un fait: c'est au nom de l'Islam et de son livre saint de des fous se livrent aux pires barbaries. 

Les musulmans ont a faire le ménage dans leur propre texte et dans la manière de l'aborder. Une motion de soutien aux chrétiens d'Irak ne suffit pas. 

Et surtout, il ne suffit pas de crier, de hurler à l'islamophobie! Questionner l'Islam n'est pas une forme de racisme. L'Islam n'est pas une race. 

L'Islam, religion abstraite est contrainte de dominer ses fidèle avec de puissants rituels à contenu juridique. C'est ce que l'occidental moyen ne comprend. Croire qu'à priori qu'un régime laïc nous protégera de cette manière de pratiquer, est un pari risqué.

1000 vaches ou pas?

Qui sont les vrais conservateurs dans ce pays? Qu'est ce que le progrès? On peut se poser ces questions en suivant l'affaire de la ferme des 1000 vaches en Picardie. 

Je me risquerais pas à donner des réponses péremptoires car, dans ce bas monde, il n'existe jamais de réponse parfaite. Toute question économique et sociale est toujours comme une montagne: elle a deux versants. 

Je suis né dans un monde où il existait encore de vrais petits paysans. Bien que né en Normandie, région agricole plus riche que la plupart des autres au milieu du siècle dernier, j'ai connu les petites fermes de quelques hectares avec quelques vaches. Elles étaient peuplées de paysans vissés à leur terre, qui n'avaient mis le nez dehors, marchaient dans la gadoue, vivotaient, prisonniers qu'ils étaient des marchands de beurre. Lorsque j'écoute les péripéties de la ferme aux mille vaches, je me demande: est-ce que c'est réellement un progrès? Les petits paysans d'aujourd'hui,  dont les manifestants nous parlent, existent-ils encore? Non.

On peut ne pas aimer ceux qui tentent d'adapter l'exploitation agricole à la réalité du marché. Mais le faire au nom d'une réalité qui n'existe plus, il y a là quelque chose de choquant.

J'ai vu, comme journaliste spécialisé dans les questions agricoles, mourir l'agriculture de papa. J'ai vu les exploitations laitières passer de  quelques hectares à plus de 70 hectares en moyenne. J'ai vu arriver des générations d'agriculteurs devenus des professionnels gestionnaires. On peut le regretter, mais le petit paysan, n'en déplaise à la Confédération paysanne, n'existe plus, ni dans sa composante économique, ni dans sa composante culturelle.

l'affaire des 1000 vaches illustre bien, spécialement en France, le refus du réel. Des exploitations de ce genre, il en existe de nombreuses en Allemagne. Et je ne parle pas des Etats-Unis. 

Ne nous y trompons pas. Comme tout le monde, j'ai la nostalgie d'un certain monde rural, vivant, plein de gens. Mais demain, à vouloir dresser des murs, il n'y aura plus personne. Nous mourrons vainqueurs, mais dans un désert. 

Et la leçon ne vaut pas que pour cette affaire agricole.


Surenchère écoeurante

Sera-t-il possible, un jour, d'avoir un vrai débat dans ce pays? 

On a vu, encore, hier, avec les propositions du MEDEF pour réactiver la croissance, ce qu'il en est réellement. Le patronat propose notamment de supprimer deux jours fériés, de revenir sur les 35 heures, de "libérer" le Smic de manière à favoriser le retour à l'emploi (avec un complément social), le lissage des seuils sociaux, le travail du dimanche  etc...

J'entends bien qu'il y ait quelque chose de provocant dans certaines propositions compte tenu de la culture française, cependant, qu'a-t-on entendu en réponse du côté des syndicats? Une surenchère verbale encore plus écoeurante, spécialement du côté de FO avec Jean-Claude Mailly: "Et pourquoi pas le travail des enfants a-t-il déclaré.

Je veux bien que l'on trouve les propositions du Medef indécentes, mais ce n'est certainement en pas en répliquant avec encore plus d'indécence que l'on fera avancer la société française.

Qui nous délivrera de ces surenchères, qui ne sont en fait que des corporatismes déguisés en "intérêt général"?

Dans le genre, on pourrait décerner la palme à Marie-Noëlle Lieneman, l'une des égéries de la gauche de la gauche. La démagogie déguisée en amie du peuple.

Train de sénateur

Le 28 septembre prochain, 87 500 grands électeurs vont élire, entre eux, 178 sénateurs, soit la moitié de la Haute Assemblée. Faut-il à nouveau taper sur la seconde chambre, dont beaucoup de gens pensent qu'elle ne sert à rien, qu'elle coûte cher, et qu'elle est peuplée de vieillards?

C'est vrai que lorsqu'on aperçoit les deux principaux candidats de droite à la présidence, Larcher et Raffarin, leurs sourires d'après rasage, leur vaste bedaine  en partie masquée par des vêtements sur mesure,  leur triple menton d'habitués des restos chics, on se dit qu'il ne faut pas aller chercher plus loin pour comprendre les raisons de la crise du politique en France. Pire encore lorsque l'on croise, dans les couloirs, le troisième candidat de droite, Philippe Marini avec son air de petit marquis pédant... même un libéral, même un royaliste auraient envie de chanter "Ah ça ira, ça ira..."

La droite va sans doute reprendre le contrôle de cette institution, mais ça ne remonte pas pour autant le moral....

On dit que les vieux messieurs du sénat servent, grâce à la navette parlementaire, à contrôler les humeurs de l'Assemblée! On dit aussi qu'ils produisent de bons rapports, meilleurs que ceux des députés.

N'empêche qu'on se demande toujours à quoi sert le palais du Luxembourg, sinon à augmenter un peu plus l'endettement des Français.

Kilt

Les Ecossais vont coter pour leur indépendance. D'autres les regardent avec envie. Ou l'on découvre que d'anciennes petites Nations réduites à merci par le fer, ont envie de retrouver leur indépendance. Et pas seulement parce qu'elles sont riches. Elles veulent aussi retrouver leur identité, reprendre leur destin en mains. Ainsi commence un phénomène qui contredit la mondialisation économique. Plus celle-ci avance, plus les peuples veulent se retrouver. Autant les individus acceptent la mondialisation économique, autant ils refusent, semble-t-il, la mondialisation multiculturelle.

Ainsi se creuse un fossé entre la pensée officielle multiculturaliste  et la pensée individuelle. 

Les élites politiques refusent, pour l'instant, d'intégrer cela dans leur logiciel. Mais ils prennent un risque énorme à vouloir considérer que les populations autochtones ne doivent se penser qu'en termes de citoyenneté abstraite en oubliant leurs racines. On voit bien de quelle manière les penseurs du "nomadisme" humain, rejoignent ceux qui prônent l'absolue liberté de circulation des objets. Sauf que les objets sont sans culture et que les hommes, eux, emportent leur culture avec eux. 

Cette fracture sommairement décrite est lourde de conflits futurs. 

Et d'ailleurs, les racines, contrairement à ce que l'on affirme, ne sont pas les ennemies de l'ouverture.

Ave Cesar...

Le retour de Nicolas Sarkozy est imminent. cependant, le plus intéressant, ce n'est pas cette info qui n'en n'est pas une mais certains commentaires qui permettent de voir à quel point la classe politique française a oublié ce qu'est réellement une démocratie.

Ainsi, Bernadette Chirac a-t-elle déclaré que la reconquête de l'UMP par le petit Nicolas n'était pas à la hauteur de Sa majesté. Ce serait donc déchoir, pour un ancien président de la République, que d'aller à la rencontre des militants!

Lorsque j'ai entendu cela, je n'ai pas été surpris, tant je sais à quel point le césarisme irrigue nos élites politiques. 

Mais j'ai quand même éprouvé un pincement au coeur. Et je me suis dit que si j'avais vingt ans aujourd'hui, je quitterais la France, comme nombre de nos enfants....

950

Si l'on en croit le ministre de l'Intérieur, 950 jeunes français ou étrangers résidant habituellement en France seraient concernés de près ou de loin par le Jihad. 

J'aimerais pouvoir demander à ceux qui nous dirigent s'ils croient que les Français, actuellement, adhèrent à leurs discours sur l'islam et l'islamisme, et sur l'immigration. Je suis prêt à parier que, toutes tendances confondues, une majorité écrasante se méfie profondément de l'Islam en tant que système politico-religieux. Un sondage vient d'ailleurs de montrer que 68% des Français sont aujourd'hui opposés au regroupement familial, lequel concerne d'abord, ne nous cachons pas la réalité, des familles musulmanes..

Nous ne risquons pas d'en sortir puisque toute tentative visant à afficher son angoisse devant ce qui se déroule au Moyen Orient (mais aussi en Europe) vous renvoie dans le camp du Front National. Ainsi, dans un magazine bien connu le commentaire sur le sondage évoqué plus haut indique clairement que le refus du regroupement familial est "une idée du Front national". 

Il est donc impossible d'aborder un vrai problème puisque le FN s'en est emparé. C'est ainsi que devant une menace réelle, nous sommes pris au piège d'un discours universaliste, débordant de bons sentiments, mais qui nous désarme totalement devant les chocs culturels qui sont imposés au pays. 

Je crains que nous ne léguions pas seulement une dette colossale à nos enfants. N'oublions jamais que ce ne sont pas les masses de braves gens, de quelque religion qu'ils soient, qui imposent l'affrontement, ce sont les minorités agissantes.

Il existe bien "une maladie de l'Islam", qui se perpétue dans le littéralisme du message (dicté par Dieu lui-même). 

Et ce ne sont pas quelques intellectuels désireux de contextualiser et d'interpréter le Coran qui changeront la nature du problème...

La descente aux enfers continue

On pensait que l'avalanche allait cesser. Eh bien non, ça continue. On apprend que l'ancien conseiller du président, Aquilino Morelle (celui qui faisait venir un cireur de pompes à l'Elysée), affirme que les partants du gouvernement sont les victimes "d'une purification ethnique". Rien de moins. Il songerait même à écrire un livre. Ouille!

Utiliser de tels mots (connotés de douleur et de désespoir pour ceux qui en ont fait l'expérience) en de telles circonstances est, de mon point de vue, obscène et relève d'une perte totale de repères. C'est dire à quel point en est la sphère gouvernementale!

Mais ce n'est pas tout: on apprend aussi que Pierre Moscovici, l'homme qui refusait d'appliquer l'austérité lorsqu'il se trouvait au gouvernement a été nommé commissaire européen à l'Economie et qu'il sera donc chargé, à ce titre, de veiller à ce que la France tienne ses promesses de réformes structurelles et de rigueur. Comme si on demandait au pyromane d'éteindre l'incendie. On voudrait tuer l'idée européenne qu'on n'agirait pas autrement, car cela va laisser penser aux Français qu'au bout du compte, les postes sont le produit d'arrangements entre quelques uns.  Angela Merkel aurait bien mieux fait de tenir bon en continuant de refuser ce dilettante.

Voilà que l'on apprend, aussi, que des proches de Kader Arif, le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, auraient bénéficié de largesses de la Région, en faveur de leur société d'événementiel. Ben alors!

Heureusement que je n'ajoute pas à cette liste des affaires plus anciennes, touchant aussi bien Sarko que Coppé ou Lavrilleux! Sans oublier les amours de Montebourg et d'Aurélie Philippeti.

Nous sommes pris, subitement, d'une grande fatigue. Et l'on ne s'étonne plus que notre vieux pays dérive lentement mais surement vers des gens qui font peur. mais pour d'autres raisons.


 


Hurler avec les loups?

Il n'existe rien de plus moche que de hurler avec les loups, autrement dit de s'acharner sur une personne à terre. D'une certaine manière, l'ancien et éphémère secrétaire d'Etat Thomas Thévenoud vit ce calvaire-là. 

Cependant, il faut regarder de près ce par quoi le scandale est arrivé.

Ce n'est pas parce qu'il n'a pas payé ses impôts que Thomas Thévenoud révulse toute la France. Oublier le fisc fait plutôt sourire le fraudeur qui se cache en chacun de nous.

Ce qui est impardonnable, c'est que le jeune ministre se soit paré des atours chatoyants de la Vertu, y compris à la tribune de l'Assemblée, poussant l'hypocrisie à son comble, réclamant aux autres, comme un inquisiteur, une attitude qu'il ne s'appliquait pas à lui-même.

Autrement dit, il n'a pas mis ses actes personnels en conformité avec une pensée affichée publiquement. C'est très moche.

Et pourtant, on va laisser voter l'impôt à quelqu'un qui ne paye pas ses impôts. Elle en est là, la belle République française.

L'appel de Paris: oui mais...

Les élites musulmanes françaises ont lancé, hier, un vibrant appel à la solidarité avec les chrétiens d'orient, estimant que les jihadistes étaient des assassins qui n'avaient rien à voir avec l'Islam.

Cette prise de parole est une bonne nouvelle à un moment où les Français se montrent massivement méfiants (il faut être aveugle pour ne pas l'être), vis à vis de la religion de Mahomet.

Cependant on peut se poser des questions: pourquoi, par exemple, les lieux de culte n'arrivent-ils pas à déceler ceux (quelques centaines semble-t-il) qui se radicalisent? Y a t il des choses que l'on préfère ne pas voir?

-Par ailleurs, si l'Islamisme n'a rien à voir avec l'Islam, pourquoi les les jihadistes se revendiquent-ils de l'Islam avec force?

Problème.

Que penser aussi que s'associe à l'appel en faveur des minorités un pays comme l'Arabie saoudite dont on connaît l'amour fou pour le christianisme!


Pourquoi "il" monte

Le Front national monte au point d'être devenu la troisième force susceptible de casser la règle du bipartisme qui régit nos institutions. Il monte, il monte et je vois toujours autant de gens, parmi les dites élites, qui s'étonnent. Et pourtant, c'est tout simple: le PS, parti de la "morale", nous a offert, en moins de trois ans, un DSK, un Cahuzac, un Aquilino Morelle, un président de la Républqiue qui n'aime pas les pauvres, et enfin un Thomas Thévenoud. Les ennemis de la finance planquaient des comptes en Suisse et ne déclaraient pas leurs impôts. 

Si cela était arrivé dans un parti de droite, la gauche morale aurait crié: c'est normal, la droite n'a pas de principes, elle est l'ennemie des petites gens, elles e prosterne devant la finance. Le problème, c'est que les pires turpitudes attribués à la droite, arrivent aujourd'hui à des responsables de gauche. Cherchez l'erreur! Serai-ce que la gauche ne serait plus la gauche? Qu'elle ne serait plus, au fond, qu'un parti de classes moyennes supérieures ralliées sans le dire à ce marché tant honni? Un parti de pseudo-intellectuels qui se la jouent "peuple" pour se donner bonne conscience?

Les citoyens d'aujourd'hui, qui ne sont plus de pauvres gens du XIX e siècle privés d'information, ont répondu à toutes ces questions. le pire, dans cette hisdtoire, c'est que Thomas Thévenoud démontre à lui tout seul que la politique n'est plus qu'un job comme les autres: il a failli moralement, mais il refuse de démissionner. C'est à la fois insensé et destructeur.

On imagine les tratactions sous le manteau, les mensonges d'un PS qui ne serait plus majoritaire à lui tout seul s'il démissionnait de son siège de député.

Le citoyen ordinaire observe ce jeu sans morale et tombe dans l'escarcelle du Front national. Il n'ira pas vers la droite classique (du moins dans un premier temps) dès lors que les partis traditionnels refusent d'aborder courageusement tous les problèmes. Il n'y a pas que la question économique qui inquiète les Français; il y a aussi, plus que l'immigration en tant que telle, la question islamique. Le Moyen Orient est à feu et à sang, des"Français" qui haïssent notre pays vont faire le jihad et nos responsables continuent à considérer, comme des aveugles, qu'il n'y a pas "une question islamique" en Occident.


Thevenoud

Il était membre de la commission Cahuzac...Il donnait des leçons de civisme fiscal à l'Assemblée... Et il oubliait de déclarer ses revenus.... Il a accepté un ministère....

Quel que soit l'amour que l'on porte à la France, quelle que soit la difficulté de la tâche politique (qui est réelle et demande beaucoup de coffre) on ne peut s'empêcher de se dire qu'il y a quelque chose de pourri dans le système. 

Soit nous avons un gouvernement d'une incompétence jamais atteinte (des zozos), soit nous avons à faire à des hypocrites, des menteurs ou tout simplement à des hommes qui pensent la fonction politique comme un "job" qu'il faut capter ou conserver à tout prix.

Les affaires Cahuzac et Thevenoud sont une conséquence de notre organisation politique: c'est devenu un métier alors que c'est un service aux Français. 

Un métier où l'on pratique "l'entre-soi". Un retour à l'aristocratie d'Ancien régime qui refusait de payer des impôts, eu égard à sa supériorité naturelle.

Je ne vous fais pas dire que tout cela, ajouté au portrait de "l'homme sans dents" de Mme Trierweiler, est dévastateur.

Nos hommes politique (et pas seulement à gauche) ont, comme on dit vulgairement, pété un plomb. Ils se considèrent comme une caste à part qui veulent bien réformer  qu'à une seule condition: que les réformes ne portent pas atteinte à leurs privilèges. 


Chrétiens d'Orient

Cachez ces chrétiens d'Orient que je ne saurais voir! Cela, c'était hier. Et voilà que la France laïque - un peu honteuse il faut bien le dire - redécouvre les chrétiens d'Orient. les premiers chrétiens à vrai dire. Et il a fallu pour cela que s'installe entre l'Irak et la Syrie un système politico-religieux islamique criminel, fondamentaliste, charia compatible, capable de décapiter des journalistes, de jeter les minorités à la rue, de les contraindre à la conversion. De quelle littérature s'abreuvent ces terribles jihadistes? Allez, n'ayez pas peur....

Et l'on redécouvre d'où viennent, au fond, les valeurs de liberté de conscience qui fondent les sociétés occidentales. 

Hier encore, par haine de l'Eglise catholique, il était incorrect de défendre les chrétiens d'orient. Aujourd'hui, par un curieux retour de l'histoire, c'est au nom des droits de l'Homme (qui doivent beaucoup au christianisme) que l'on offre des visas aux chrétiens irakiens...

J'en connais, des grandes gueules, qui doivent être sérieusement secouées dans leur aveugle promotion de l'islam dit "pacifique". D'ailleurs on ne les entend pas. Ils ne savent plus quoi dire. Il serait très mal venu, en ce moment,  de raconter que le christianisme est la religion des bourreaux.

On n'oublie pas, cependant que le petit peuple de l'islam est lui-même victime de l'islam politique et fondamentaliste. 

Pourquoi ils ne réforment pas....

Pourquoi la gauche comme la droite sont-elles frappées d'une incapacité à réformer? Parce que, l'une et l'autre possèdent la même vision de l'Etat, un Etat devenu Dieu, devenu dogme, devant lequel on se prosterne comme devant le veau d'Or, oubliant les règles qui régissent la société mondialisée. 

C'est la raison pour laquelle il ne faut pas trop se réjouir des difficultés actuelles du gouvernement, même si les événements que nous suivons heure par heure sont humiliants pour les Français. Rien ne dit qu'une nouvelle majorité de droite prendrait les mesures susceptibles de redonner la confiance à l'appareil productif, dès lors qu'elles remettraient en cause l'obésité du système.

On a vu, hier, François Hollande prendre l'eau à l'ile de Sein. L'image est destructrice dans un endroit toujours menacé de submersion! Comme si le Président ne produisait que des actes manqués, comme s'il s'évertuait toujours à ne pas être là où ça se passe.

Il existe, dans les élites de ce pays une morgue incroyable, consistant à penser que le monde doit se conformer à la conception française de l'économique et du social. Ils voient tous que cela ne marche pas et pourtant, sclérosés, ils ne changent rien. Notre appareil productif est en train de mourir peu à peu et pourtant, c'est la faute aux autres. Principalement la faute de l'Allemagne. Comme si l'Allemagne (qui a conduit des réformes difficiles) était responsable des difficultés de notre industrie, comme si elle était responsable des charges qui pèsent lourdement sur elle et la handicapent, comme si elle était responsable de ce système qui détourne toute la valeur produite dans le gouffre sans fond de l'Etat.

Bien entendu, impossible de convaincre le camp adverse, lequel a bien trop peur de perdre ses statuts et ses avantages, trop heureux de cette démocratie qui n'est plus fondée sur des valeurs, mais sur ce que j'appelle "le guichet". Qu'importe si un allègement du périmètre de l'Etat permettrait de retrouver de la souplesse économique et de l'emploi. L'homme d'aujourd'hui préfère le guichet.

Impossible de conduire des réformes parce que la structure même de notre Etat centralisé a conduit, plus qu'ailleurs, à la création d'une caste politique et administrative qui ne pense les réformes qu'en fonction de ses intérêts et non plus en fonction de l'intérêt général. On le voit bien dans la seule tentative qui ait eu lieu jusqu'à présent, celle des Régions: le pouvoir s'attaque aux Régions parce qu'elles ne représentent pas grand chose dans la dépense publique et parce qu'elle permettent de ne pas toucher aux fromages départementaux et aux communes. Il aurait été si simple de fusionner autoritairement toutes les communes agglomérées des agglos de plus de 50 000 habitants par exemple! Mais, derrière la soi-disant proximité, c'est l'entre-soi qui prévaut. Aucune opération n'est plus politique que cette réforme régionale, qui permet en outre de repousser les élections pour une gauche exangue.

Impossible de conduire des réformes, parce que, tout simplement, à côté d'une crise du modèle universaliste français (crise qui touche tout autant l'économie que le social ou la société (intégration immigration), il existe une crise du personnel politique. Dites moi où sont les hommes d'Etat dans ce pays?

Nous devenus une démocratie de clientèles...

Je vois hollande qui commémore à tour de bras, qui passe son temps dans des opérations sans enjeu, espérant que le compassionnel l'emportera sur les réalités concrètes. C'est navrant, y compris pour ceux (dont je fais partie) qui croient que la mémoire doit être entretenue.

Au fond, si nos hommes politiques sont à ce point impuissants, c'est parce que tous les ressorts intellectuels qui ont fondé leurs représentations républicaines sont en berne, c'est parce que le monde a choisi le libéralisme. On peut être navré de cela. Le fait est.

 

 

 

 

Valls l'a dit

Valls l'a avoué hier soir sur France 2: il n'y a pas eu en France de politique d'austérité. Donc pas de réformes structurelles. Juste de la politique et l'effet d'annonce. Et l'on s'étonne qu'au lendemain de la nomination du nouveau gouvernement, 80% des Français affichent plus que du scepticisme. On veut réformer, on veut alléger, sans toucher à rien.....

Il est clair, comme disait un patron la semaine dernière, que la France ne retrouvera plus jamais ses grandes usines. Faute de courage et de fermeté.

En Allemagne on s'amuse à un jeu de mots: Frankreich (la France) est devenue "Krankreich" (l'empire malade). Beaucoup trouvent là bas qu'on fait beaucoup de bruit pour pas grand chose (sauf peut-être la nomination du nouveau ministre de l'Economie), et que l'échec de Hollande est consommé.

Emmanuel Macron est la nouvelle coqueluche de la presse parisienne, l'anti-Montebourg paraît-il. Mais que penser d'un "libéral" formaté"dans les grandes écoles d'un pouvoir qui ne sait pas se penser autrement que dans le tout Etat?

Quant à Madame Vallaud Belkacem, issue de la diversité comme on dit, on peut espérer qu'elle répondra à l'angoisse de tous ces professeurs d'histoire qui ne peuvent plus enseigner l'histoire de France dans certains quartiers! 

 

Mais comment tous ceux - et ils sont nombreux - que la pratique politique exaspère - comprendront-ils que le secrétaire général de l'Elysée soit un ancien ministre de Sarkozy et que le nouveau ministre de l'Economie soit un énarque de plus (même s'il est passé par la banque), autrement dit l'un de ces hommes de la Caste étatique, cette nouvelle aristocratie qui ne veut pas dire son nom. Que vont penser les électeurs de Hollande, en voyant l'auteur d'un discours célèbre contre la finance, nommer un ancien de la banque Rothschild à l'Economie!  Certains y voient un grand sens de l'humour.

Je doute que cela soit compris de cette manière.

Il suffit de lire le site internet du Nouvel Observateur pour comprendre le vent de panique qui souffle à gauche...

Luzenac

Luzenac, la petite équipe ariégeoise, déboutée à nouveau par la Ligue de football professionnelle (LFP) pour son accession à la ligue II. Une accession qui avait été pourtant gagnée à la pointe des crampons. Ceux qui refusent de donner prime au sport, sont bien moins regardants lorsqu'il s'agit du PSG et du fric du Quatar, financeur de l'islamisme.

Dissolution

Si nous étions dans une démocratie accomplie, compte tenu de l'état du pays, compte-tenu de l'état de l'opinion publique, compte-tenu de l'ampleur des réformes à mener, le président de la République organiserait un référendum pour demander l'avis des Français. Il ne le fera pas, bien entendu.

La France est, dans l'abstrait, une République égalitaire dont les élus méprisent le peuple. On est loin de la conception des libertés anglaises fondées non pas sur un corpus idéologique abstrait, mais sur la transmission, l'héritage, la réalité vécue concrètement. 

La dissolution de l'Assemblée nationale devrait alors aller de soi. Mais la députation étant devenue un "job", la défaite socialiste serait tellement énorme, qu'il ne se passera rien. Nous allons tout droit vers une crise de régime. En nommant Macron, Hollande s'est coupé d'une partie de sa base politique.

Maintenant, tout peut arriver.

Colère à fleur de peau

La colère est à fleur de peau. A peine nommé, le nouveau gouvernement est l'objet d'un profond scepticisme de la part des Français, lesquels ne croient pas qu'il sera capable de réformer. Et cela malgré la rupture intellectuelle assumée, hier, par Manuel Valls (non sans courage) devant le patronat. Question: peut-on faire du Blair quinze après Blair?

La situation est la suivante. A peine Emmanuel Macron a-t-il laissé percer son intention d'assouplir les 35 heures que l'on assiste à une levée de boucliers. Comment pourra-t-il redonner de la souplesse à l'entreprise alors qu'il est attendu au coin du bois, à couteaux tirés et alors que le gouvernement continue a poursuivre dans la fiction du "dialogue social"? Mais il y a encore pire. On entend, partout, l'exaspération des patrons, surtout les petits, qui refusent d'embaucher dans le contexte actuel, qui se disent éreintés de contrôles en tous genres, et le ras le bol du contribuable. 

Il suffit de s'écouter soi-même pour comprendre. En ce qui me concerne, cela fait des mois que je me suis juré de ne rien acheter tant que durera cette situation politique stupide et traumatisante.

Combien sont comme moi?

Oui, la pièce n'est pas finie et il va se passer quelque chose.

La Rochelle

Il est vrai que la politique est d'abord "parole". Mais, aujourd'hui, face aux défis qui se posent à la France, la parole, les mots ne sont plus qu'un moyen d'éviter ou de travestir la réalité. Vous avez pu entendre, hier, à La Rochelle, la diarrhée verbale  de Christiane Taubira. Vous aurez remarqué qu'elle est d'ailleurs beaucoup plus à l'aise avec les mots creux que dans la conduite de sa bicyclette! Rien que de la communication, rien que de l'image.

Vous aurez entendu le Premier ministre, répondant au coup d'éclat de sa Garde des Sceaux, qu'il n'y avait pas de mesure à prendre puisqu'elle n'était pas socialiste! On pourrait en rajouter dans le genre. A l'inverse, à l'UMP, ce qui est remarquable, c'est l'absence de parole, l'absence de mots, alors que la situation est grave. 

Comment voulez-vous que les Français ne se sentent pas floués devant un spectacle aussi navrant, face à des éructations qui fleurent bon les années 70, quand la lutte des classes battait son plein.

Manuel Valls s'est livré, hier midi, avec un talent consommé, à une jonglerie verbale enrobée d'un sens très travaillé de la dramaturgie. Cela lui a permis de sauver les meubles du Parti (pour l'instant) et confirmé que cette austérité dont on parle tant, cette austérité rejetée par les frondeurs, n'est, en fait, qu'un mirage. C'est le Premier ministre qui l'a dit.

Valls a quand même réussi à expliquer que nous sommes lancés dans une politique de redressement de notre économie... sans avoir débuté le moindre effort. 

Et l'on s'étonne que les Français aient une opinion terriblement négative des partis politiques.

Un certain Maurice Gustave Gamelin

La gauche française dans son ensemble, (mais aussi la droite) devrait prendre pour emblème un certain général Maurice Gamelin. Les plus anciens se souviennent de ce général qualifié "d'intellectuel", qui vécut son enfance sur le boulevard Saint-Germain à Paris, et qui conduisit l'armée française au désastre en 1940. C'est lui qui, notamment qui déclara que les Ardennes étaient infranchissables (?!), qui déplaça les meilleures troupes françaises vers le Nord et qui, de ce fait, ouvrit un boulevard à la Wehrmacht. Il est l'exemple même de ce rationalisme brillant, coupé du réel, que l'on admire lorsque cela n'engage à rien, mais conduit aux pires descentes aux enfers lorsque la situation se gâte. Gamelin n'avait rien compris à l'emploi combiné des chars et de l'aviation (ce qui est étonnant de la part d'un homme dont on admirait l'intellect), tout comme la gauche française n'a rien compris à la mondialisation, rien compris non plus aux échecs sanglants du marxisme à travers le monde.

Vous me direz qu'après avoir du digérer un certain Emmanuel Macron à l'Economie, proposer à la gauche un emblème militaire aussi lourd relève de la provocation. Mais il existe des provocations qui sont faites pour réveiller.

Bien sur, Manuel Valls, nouveau général Leclerc (je n'ose dire de Gaulle) tente de ramer à contre-courant. Son offensive éclair ne manque pas de brio. je lui souhaite bien du courage.


A bas la calotte...

Il n'y a rien de plus socialiste que le fameux et anticlérical "a bas la calotte". Et pourtant, par un curieux retour de flamme de l'histoire, les "frondeurs" d'aujourd'hui sont les calotins du socialisme. Ils me font penser à ces catholiques traditionalistes (qu'ils détestent pourtant), qui refusent de renoncer à la messe en latin! Sauf qu'eux, refusent de renoncer au marxisme. Ils préfèrent le dogme à la réalité, tout comme certains cathos préfèrent les pompes de l'Eglise et son autoritarisme perdu, au regard évangélique sur le monde tel qu'il est. 

Prefets

Ils sont la figure centrale de l'Etat centralisé et hiérarchisé, ce modèle d'Etat qui est aujourd'hui largement en faillite en France. Les préfets. Non élus, postés au coeur des départements, responsables d'une administration "déconcentrée" pléthorique, ils règnent, manient le bâton au-dessus de la tête des maires récalcitrants.

Le gouvernement vient de les ressortir à plusieurs reprises afin de faire plier, justement, des maires qui refusent d'appliquer la politique décidée à Paris: sur les permis de construire, sur les nouveaux rythmes scolaires. 

Ce n'est pas tant que le gouvernement ait tort, c'est tout simplement que le "système" jacobin, fondé sur une administration non élue, passe de plus en plus mal aux yeux de la population. Le principe d'égalité se joue en dehors du champ de la démocratie dans un pays comme la France.

J'ai vu, il y a bien longtemps, de quelle manière brutale des préfets imposèrent le nucléaire à des élus qui ne demandaient que de l'information.

Flicage des chômeurs?

Ce pays est rempli de tabous. Il existe des sujets sur lesquels il est interdit de s'exprimer au risque de se voir l'objet de vociférations et d'accusations insupportables. Il en va ainsi pour l'immigration, pour l'islam et pour le chômage. Un ministre sympathique de gauche (François Rebsamen) vient-il d'affirmer qu'il va falloir renforcer les contrôles sur les chômeurs rétifs à rechercher du boulot? Et voilà qu'on lui tombe dessus de tous côtés (syndicats etc). Et pourtant, si j'en juge par ce que j'entends, y compris de gens engagés dans le social ou la formation professionnelle, il y aurait bien besoin d'un petit coup de semonce.

Nous vivons dans le pays où il est plus intéressant financièrement, dans certaines configurations, de ne pas travailler que d'aller au boulot. 

Mais je me tais. 

Ouille!

A droite toute! Le gouvernement se droitise en même temps que se droitise l'électeur. C'est une question de survie. Hier, Rebsamen affirmait qu'il allait mieux contrôler les chômeurs. Aujourd'hui, c'est le brave petit ministre de l'Intérieur, Cazeneuve, qui affirme que la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde!

Ouille, ouille, ouille!

C'est ce qui s'appelle mettre les pieds dans le plat de la gauche morale (pardon, bien-pensante). Hier encore, l'homme le plus haï des frondeurs, M. Macron, réaffirme qu'il va tenter d 'assouplir les 35 heures. 

Je comprends très bien que ceux qui en tiennent pour le vieux corpus idéologique de la gauche se sentent floués

Si la gauche n'est plus la gauche, qu'est-ce qu'elle est?

Allez, dites-le moi!

Tout cela ne veut pas dire que le gouvernement va enfin agir avec un peu de réalisme sur tous les sujets évoqués. Rassurez-vous les gars, il s'agit de communication avant tout. L'argent du contribuable est fait pour être dépensé les yeux fermés et nos droits vont demeurer infiniment plus importants que nos devoirs. Sanctionner un chômeur qui profite du système, c'est sanctionner tous les chômeurs!

Même Ouest-France le dit! Faire preuve de mesure dans les flux migratoires va rester une atteinte aux droits de l'homme. Même si nous parquons ces pauvres gens dans des logements qui s'écroulent. etc etc etc...

 

Jihad

Encore un ignoble assassinat de journaliste américain au nom d'une certaine conception de l'islam. Et les musulmans s'étonnent de l'angoisse qui nous saisit à la contemplation de leur beau système politico-religieux....

Et l'on va continuer de nous asséner la même propagande....

Grosse Bertha

Voilà un livre qui nous rappelle le gros canon allemand qui pilonnait Paris! Le plus terrible dans le livre de Trierweiller (d'après ce qu'on entend) c'est la remise en cause de la sincérité des engagements politiques du président de la République (il n'aime pas les pauvres). Cette accusation terrible colle parfaitement avec ce qui court actuellement, à savoir que François Hollande s'est livré à une campagne mensongère pour l'emporter (le discours du Bourget) tout cela relayé abondamment par les frondeurs du PS. 

Bien sûr, le bruit court depuis longtemps que les professionnels de l'administration d'Etat, formés à l'ENA, choisissent leur camp politique, non pas en fonction de leurs convictions, mais en fonction des opportunités. Le livre de l'ancienne Première dame, même s'il s'agit d'une vengeance et d'un point de vue très partial, vient apporter de l'eau à ce moulin là.

On voit mal comment François Hollande, déjà au plus bas, ne serait pas un peu plus déconsidéré. Comment pourrait-il construire une politique de réformes dans ce contexte? Que va-t-il se passer? Chaque jour apporte son lot de reniements qui doivent faire hurler les socialistes à l'ancienne.

ce matin, dans Les Echos, c'est la hausse de la TVA qui est prônée et encouragée par le député PS Christophe Carresche. On sait pourtant à quel point ce sujet est tabou à gauche. Voilà maintenant que l'on trouve à la TVA, au sein de la gauche libérale, des vertus sur lesquelles le PS crachait à la fin du mandat de Sarkozy...



Encore une démission

Les jours passent et se ressemblent: cette fois c'est un secrétaire d'Etat, Thomas Thévenoux, qui se voit contraint de démissionner, probablement pour fraude fiscale!!!!

Ce matin, les commentateurs font tout ce qu'ils peuvent pour ouvrir un parapluie au-dessus de la tête du chef de l'Etat, estimant que le livre de Trierweiller est un coup indigne et nauséabond. Tout cela arrive alors que Hollande est tombé à 13% d'opinions favorables et qu'il entraîne son Premier ministre dans sa chute vertigineuse. 

La vengeance est un plat qui se mange froid affirme le diction. Valérie T... s'est vengée à chaud. Qu'on le veuille ou non cette affaire que beaucoup voudraient "privée" a des implications politiques.