LE DEBLOG'NOTES - 32841

Albion

J'aurais bien aimé que la Grande-Bretagne demeure dans l'Union européenne. Mais de même que la Russie éternelle a survécu à l'Union soviétique, le Royaume Uni est revenu à ce qu'il est fondamentalement. Churchill avait dit: "Entre l'Europe et le grand large nous choisirons toujours le grand large." Il aura eu finalement raison. Londres n'a jamais voulu que le Marché commun et surtout pas de l'Europe politique. On en revient toujours à ses fondamentaux. Les Nations existent, elles ont une âme et l'on ferait bien d'en tenir compte dans les évolutions futures de l'Union. C'est un Européen convaincu qui le dit. Les mondialistes et universalistes (à tout crin) français feraient bien aussi d'en tenir compte...

Trump (encore)

C'est bien connu, les diplomates n'élèvent jamais le ton, mais Trump n'en n'a cure. Parmi de nombreuses bêtises il dit même parfois des choses qui sont frappées du sceau de la vérité. Ainsi, voit-on les Européens s'indigner de ce qu'il dit sur l'Otan et sur le fait que justement, la plupart des pays membres s'offrent une défense à crédit sur le dos des Etats-Unis. C'est pourtant la stricte vérité. C'est d'ailleurs une question sur laquelle les Européens vont devoir nous montrer s'ils ont la volonté de poursuivre l'aventure.  Et Cela ne va pas être facile. Les incantations et les coups de menton ne servent à rien. Si les Etats Unis se retirent pour partie de la défense de l'Europe, il va bien falloir mettre la main au porte-monnaie et s'entendre sur les grandes lignes d'une diplomatie commune. On en est très très loin. Et ce n'est pas de bon augure.

Ce que dit Boualem Sansal sur l'islamisme

 

Boualem Sansal est l'un des plus grands écrivains algériens de langue française. Il vit en Algérie. Le 13 décembre dernier il était l'invité d'honneur de la Fondation Varenne (du nom du fondateur du journal "La Montagne" à Clermont-Ferrand) à Paris. Reconnue d'utilité publique, celle-ci se consacre, notamment, à la promotion du journalisme et remettait ses prix annuels du reportage à 26 lauréats. Ce fut l'occasion pour le romancier-essayiste de publier un magistral discours (ci-dessous). Heureusement que c'est un Algérien qui tient ces propos ! Vous imaginez si c'était un Français...

 

 



Mesdames et Messieurs, bonjour, bonsoir,

Daniel Pouzadoux (président de la Fondation Varenne) m’a fait l’amitié de m’inviter à votre cérémonie et il a poussé la gentillesse jusqu’à me demander de venir au pupitre dire quelques mots.  Je le remercie très chaleureusement.  Je vais le faire en essayant de ne pas vous ennuyer, j’ai tendance ces derniers temps à me répéter, et pas de la meilleure façon, je veux dire la politiquement correcte. 

Je ne sais pas si vous l’entendez mais je vous le dis, parler devant vous n’est pas facile, dans la salle je vois de grands noms de la presse française… c’est impressionnant. Et flatteur pour moi, dans mon pays, l’Algérie, j’ai droit au traitement pour lépreux, on lâche les chiens, on jette des pierres. En ce moment, à la suite d’un supposé amalgame, blasphème, ou mauvaise pensée de ma part, on délibère à mon sujet, et la fumée n’est pas blanche, ça ne dit rien de bon. Mais passons, rien n’est certain tant qu’il n’est pas arrivé. 

Je voudrais, avec la permission de Daniel, et la vôtre aussi, vous dire deux trois choses sur l’islamisme. Il y a d’autres sujets mais celui-ci les dépasse, il tient le monde en haleine, et la France en premier, elle est une pièce essentielle dans son programme de domination planétaire.  C’est ici qu’il gagnera ou perdra face à l’Occident, il le croit, voilà pourquoi il s’y investit avec tant de rage, derrière laquelle cependant agit un monde étonnant de froide intelligence et de patience.

Personne ne peut mieux qu’un Algérien comprendre ce que vous vivez, ce que vous ressentez, l’Algérie connaît l’islamisme, elle en a souffert vingt années durant. 

Je ne veux pas laisser entendre que l’islamisme est fini dans ce pays, simplement parce que le terrorisme a reflué, c’est tout le contraire, l’islamisme a gagné, à part quelques voix dissonantes qui s’époumonent dans le désert, rien ne s’oppose à lui, il a tout en main pour réaliser son objet. Tout son programme, dont le terrorisme est un volet important mais pas le plus important, il en est dix autres qui le sont davantage, ne vise que cela : briser les résistances, éteindre les Lumières avec un grand L et installer les mécanismes d’une islamisation en profondeur de la société. On peut dire que l’islamisme ne commence véritablement son œuvre qu’après le passage du rouleau compresseur de la terreur, à ce stade la population est prête à tout accepter avec ferveur, humilité et une vraie reconnaissance.

On en est là en Algérie, le programme se déroule bien, les islamistes travaillent comme à l’usine, ils contrôlent tout, surveillent tout, le point de non-retour est franchi et le point final arrive comme un coup de poing. Encore quelques réglages et nous aurons une république islamique parfaite, tout à fait éligible au califat mondial. Vous en entendrez parler, je pense.

Un  exemple  pour  le  montrer :  dans  la  petite  ville  où j’habite, à 50 kms d’Alger, une  ville universitaire dont la population, 25000 habitants environ, se compose essentiellement  d’enseignants,  de  chercheurs  et d’étudiants,  il  y  avait  avant  l’arrivée  de  l’islamisme, dans les années 80, une petite mosquée branlante, coloniale par son âge, que ne fréquentaient que quelques vieux  paysans  des  alentours ;  aujourd’hui,  après  deux décennies de terrorisme et de destruction, et alors que le  pays manque  de  tout,  il  y  en  a  quinze,  toutes  de bonne taille et bien équipées, eau courante au robinet, hautparleurs surpuissants,  climatisation  et  internet  à tous les étages, et je vous apprends que pour la prière du  vendredi  elles  ne  suffisent pas  pour accueillir  tous les  pénitents.  Il faudrait clairement en construire quinze autres ou réquisitionner les amphis et les laboratoires.  Attention, je ne fais pas d’amalgame, ni de persiflage, je ne dis pas que les pénitents sont des islamistes, aucun ne l’est, je vous l’assure, n’ayez crainte, je dis simplement que les islamistes ont bien travaillé, en peu de temps ils ont assaini le climat et fait de nous de bons et fidèles musulmans, ponctuels et empressés, et jamais, au grand jamais j’insiste, ils ne nous ont demandé de devenir des islamistes comme eux. « Point de contrainte en religion », c’est dans le Coran, sourate 2, verset 256.  

En Algérie, on suit avec beaucoup d’inquiétude l’évolution des choses en France.  Je ne parle pas de nos islamistes, ils se félicitent de leurs avancées chez vous, ni de notre gouvernement, tout entier mobilisé au chevet de son vieux président, M.  Bouteflika, je parle de ceux qui ont de l’amitié pour vous et ceux qui ont des parents en France et qui voudraient les voir continuer de vivre leur vie française le mieux possible. Je vous le dis, ceux-là sont inquiets, très très inquiets et même désespérés. Ils vous en veulent pour cela.

Inquiets parce qu’ils constatent jour après jour, mois après mois, année après année, que la France ne sait toujours pas se déterminer par rapport à l’islamisme : est-ce du lard, est-ce du mouton, est-ce de la religion, est-ce de l’hérésie ?  Nommer ces choses, elle ne sait pas, c’est un souci. Pendant ce temps, le boa constrictor islamiste a largement eu le temps de bien s’entortiller, il va tout bientôt l’étouffer pour de bon.  Insouciante qu’elle est, la mignonne est allée faire amie-ami avec les gros cheikhs du Golfe que chacun sait être les géniteurs et les dresseurs du boa et surtout d’anciens redoutables détrousseurs de caravanes. 

Inquiets de voir la France des libertés verser dans le maccarthysme. Que se passe-t-il, bon sang, il n’est plus possible, pour personne, de parler de certains sujets liés à la Chose sans se voir aussitôt traîné au tribunal et condamné sévèrement.  On en sort encore avec des amendes, des sursis et des marques à l’épaule, mais le jour n’est pas loin où on se verra appliquer la vraie charia. 

Inquiets et dégoutés de  voir  cette  grande  nation laïque et avant-gardiste exhiber à tout bout de champ ses  imams  et  ses  muftis,  ses  pachas  de  l’UOIF,  ses commandeurs du CFCM, et, pour la note moderne, deux trois sœurs cagoulées à l’arrière-plan, comme jadis au temps des colonies de papa elle promenait de cérémonies en cérémonies ses caïds chamarrés bardés de médailles, ses marabouts en boubous et autres sorciers en plumes, et repousser fermement ceux qui peuvent parler  aux  gens  sans  réciter  un  seul  verset  ou  lever  de doigt  menaçant  au  ciel.  On croirait que la France n’a pas été décolonisée en même temps que ses colonies ou que la laïcité y a été abrogée par un édit du grand imam.

Inquiets et en colère de voir que les Algériens de France, pourtant instruits de la vraie nature de l’islamisme, et pis, qui savent qu’il a lancé une OPA sur leurs enfants, ne s’engagent pas plus que ça dans la lutte contre lui, pas au-delà des protestations de principe : « C’est pas ça l’islam » ; « L’islam est paix, chaleur et tolérance », « l’islam est une chance pour la France ». Misère, comment le dire :  l’urgent n’est pas de sauver l’islam de l’amalgame mais de sauver les enfants de la mort  

Inquiets et effarés de voir l’Europe se déliter et devenir un amplificateur de crises et fabricant d’un islamisme européen véritablement monstrueux, qui par ses prétentions totalitaires et ses haines tous azimuts, s’apparente au nazisme-fascisme d’antan, qu’il contribue de la sorte à ressusciter.

Désespérés en fin de compte de voir que la France et l’Europe sont à mille lieues de pouvoir concevoir et mener ensemble le seul combat qui puisse venir à bout de l’islamisme : le contre-djihad, conçu sur le principe même du djihad.  Et le djihad n’est pas la guerre, c’est mille chamboulements dans mille domaines différents, menées sans restriction ni frein, dans un mouvement brownien accéléré irréversible.

Après tout ça, y-a-t-il de l’espoir ? Oui, il existe, il est puissant, la France est un grand pays avec une immense histoire pleine de ressort et d’énergie, il continue de vivre et de se projeter dans l’avenir, mais chacun sent que l’effort coûte de plus en plus, que le poison islamiste court dans ses veines, que la langueur de la décadence le travail, que le pays perd de sa cohérence et de son unité, que le gouvernement n’y entend goutte, que l’Europe est un boulet, bref chacun comprend que la fin approche. L’espoir est précisément là, dans cette horrible sensation que l’Histoire est finie, c’est là que le désespoir trouve sa meilleure énergie. 

Il y a une condition cependant, un vrai challenge de nos jours, la France    doit retrouver l’usage de la parole libre et en faire une arme.  Si le terrorisme se combat dans la discrétion et la patience, par le renseignement et l’infiltration, l’islamisme se combat par la parole, dite au grand jour, haut et fort. Ce combat a toujours été celui des journalistes et des écrivains, qu’ils reprennent le flambeau, il est à eux. 

On  n’oubliera  pas  de  mener  ce  combat  en  premier contre l’armée des idiots utiles et des bienpensants, qui avec une poignée de considérations de patronages ont réussi  à  paralyser  la  France,  peuple  et  institutions,  et l’ont livrée aux islamistes et demain à la guerre civile : « pas d’amalgame tu feras »,  « l’assassin de ton frère est ton frère, des bisou ours tu lui adresseras »,  « raciste et islamophobe tu es si tu ne tends pas l’autre joue »,  « ta coulpe tu battras car colonisateur et esclavagiste tu fus »,  « de remords et de pénitences, tu te nourriras »,  « ta place tu cèderas, d’Hilmi tu seras »,  « paix, tolérance et soumission, tu pratiqueras avec tes agresseurs ». 

Ces formules sont arrivées à l’école, avec d’autres douceurs du même genre, ce qui facilite les abandons de demain. « Cons et dangereux », disait d’eux Yves Montand, qui fut lui-même un idiot-utile des plus célèbres, c’était hier, aujourd’hui il dirait plus : « cons, dangereux, et heureux de l’être ». 

Vous l’avez noté, à aucun moment je n’ai parlé de l’islam.  Vue par-là, l’affaire nous dépasse, on est dans l’intouchable, l’islam, c’est Allah, c’est Mahomet, le Coran, le Califat, la Oumma, c’est la fin universelle des hérésies et de la mécréance.  « L’islam est l’horizon indépassable de notre temps », ce cher Jean-Paul Sartre nous le dirait sans faute s’il revenait parmi nous. 

A côté, l’islamisme n’est rien, avec sa pauvre charia et ses sabres ébréchés, on pourrait le balayer ce soir, si on nous le permettait, il n’est que l’expression des délires et des caprices de bédouins du désert arabique, abrutis par des siècles d’ignorance et de consanguinité féroce, soudainement enrichis et ennoblis par des Anglais idiots et accueillis à bras ouverts dans les grandes capitales d’Europe. Nous vivons les frasques de ces enfants monstrueusement gâtés, jouisseurs fous et insatiables.

Aujourd’hui, ils saccagent des pays comme hier, quand ils apprirent à prendre l’avion et actionner des ascenseurs, ils saccageaient les palaces du monde libre avant de les acheter pour les mettre à leur goût.  C’est cela que les idiots-utileset les bienpensants aiment en vérité :  l’argent des cheikhs, il sent bon l’encens et le mazout.  Avec eux, Billancourt ne désespérera jamais, et d’ailleurs par leur faute Billancourt n’existe plus, il a disparu en même temps qu’une certaine France. A Colombe-les-deux-Mosquées, il y en a un qui doit salement râler.  


Pour terminer, je voudrais vous dire mon sentiment sur les propositions récentes de l’institut Montaigne pour réformer l’islam et rendre possible l’émergence d’un islam de France. J’ai vérifié, c’est bien d’islam qu’il parle, d’islam de France, ce qui déjà est un gros blasphème, l’islam est un, il est partout chez lui. C’est par le JDD du 18/9 passé que j’en ai pris connaissance.  Ces propositions qui s’enfilent comme des perles sont au nombre de dix et se résument ainsi : on lève une redevance sur le halal, on construit des mosquées, on forme des aumôniers et des imams, on enseigne l’arabe aux écoliers et le français aux imams, on expurge l’histoire, on crée un secrétariat d’Etat à la laïcité et aux cultes, on implique les maires, on actionne la diplomatie pour endiguer l’influence des régimes wahhabites d’Arabie et du Qatar. Quand j’ai lu ça, je suis tombé à la renverse,

J’ai compris que le plan était un programme d’arabisation et d’islamisation des plus sévères, il ne laissait aucune possibilité de faire machine arrière en cas de regret. Il ressemblait comme deux gouttes d’eau au plan d’arabisation et d’islamisation que le pouvoir algérien a mise en œuvre en Algérie au début des années 80 sous la pression de l’Arabie saoudite et qui allait en peu de temps faire de nous des perroquets wahhabites salafistes. 

Il fallait réfléchir et comprendre l’intention de l’institut.  Même à long terme et dans un climat apaisé, ces propositions seraient à mon avis sans portée ni effet quant à l’objectif visé :  réformer l’islam et faire émerger un islam de France, accepté de tous, les Français d’abord, religieux et laïques de tous bords, et ensuite tous les pays arabes et musulmans, et à leur tête l’Arabie saoudite gardienne universelle du dogme. 

Au contraire, elles joueront dans le sens de la réalité et celle-ci est la suivante : la France est déjà très avancée dans la voie de son islamisation par un islam importé, archaïque et brutal, sectaire et haineux, affairiste et opportuniste en diable, fortement teinté de salafisme mais pas seulement, adepte du djihad mondialisé, et ces propositions généreuses inespérées vont formidablement aider à son expansion et son enracinement.

L’effet multiplicateur et accélérateur n’a pas été pris en compte dans l’étude, il jouera à plein, ce que l’étude montre    pourtant puisqu’elle nous apprend que 29% des musulmans de France sont déjà en rupture avec la communauté nationale.  Il semblerait que l’institut n’a pas travaillé sur la réalité mais sur une image de la réalité. Le fait de formuler de telles propositions dans ce contexte de déchirement et après une année 2015 riche en attentats islamistes, révèle que le but recherché par les planificateurs des attentats est atteint :  la France est prête à tout céder, les dix propositions de l’institut se présentent comme un acte d’allégeance au calife.

Je ne veux pas désespérer l’Institut M. mais on doit le lui dire :  le calife tient son pouvoir d’Allah, il n’attend rien de personne, il écrase tout sur son chemin, les idiots utiles, les allégeants et les soumis en premier. Je vous remercie. •

* Fondation pour la promotion des métiers du journalisme

 

Trump

On savait bien que le pouvoir économique risquait un jour d'enterrer les démocraties. J'ai l'impression que Trump vient d'écrouler la digue fragile qui séparait encore les deux pouvoirs économique et politique. On observe avec étonnement, dans la plus grande et la plus ancienne démocratie du monde, que le pouvoir vient de tomber dans les mains d'un milliardaire et qu'il s'entoure, pour gouverner, de milliardaires dans son genre. Comme si cela ne suffisait pas, il nomme sa fille à un poste majeur, signe que le népotisme va bon train!

Au delà des raisons qui ont conduit les Américains à choisir cet homme, on peut se demander si l'on n'assiste pas à l'arrêt de mort de la démocratie telle que nous la connaissions. On savait, depuis Hitler, qu'un régime parlementaire peut conduire à la dictature. Trump n'est pas Hitler, mais il est tout de même troublant que le vote démocratique puisse conduire à la constitution d'une aristocratie de la rue, de type "télé-réalité". Si l'on jette un coup d'œil dans le rétroviseur, on comprend que cela devait arriver. Il y a eu Reagan le cow boy de série B d'Hollywood, il y a eu Schwartzeneger à la tête de la Californie.

On croyait la question du pouvoir réglée par la démocratie eh bien on se trompait.

 

Primaire

je vous le dis tout net, je ne sais pas quoi vous raconter sur la primaire socialiste. mérite-t-elle d'ailleurs quelque intérêt que ce soit puis que les deux grands candidats de la gauche, Mélenchon et Macron, n'ont pas daigné y participer. Hier soir, j'ai tenu à peu près une demi-heure devant mon écran, puis je suis allé picorer ailleurs.

On nous dit qu'il y a des propositions nouvelles chez les candidats du PS. Certes. Le revenu universel, par exemple, qui coûte la modique somme de 400 milliards d'euros et qui institutionnaliserait l'assistanat! CA c'est pour Hamon, qui ressemble par ailleurs au vilain petit canard du fond de la classe. Montebourg, en ce qui le concerne, n'hésite pas  à nous proposer un plan de relance de 25 milliards d'euros alors que notre déficit est supérieur à 2000 milliards d'euros et que l'on est obligés d'emprunter pour en payer les intérêts!

Oui, c'est vrai, je ne sais plus quoi vous dire, mes chers amis, sauf que ces gens-là estiment avoir un droit absolu sur le contenu de votre portefeuille! Il y a, certes, un retour des inégalités, mais il suffirait pour arranger ça, de pratiquer un peu moins l'égalité formelle et un peu plus l'équité. mais que voulez-vous, nous sommes dans un pays où l'on se prosterne devant le Dieu égalité. Comme disait à peu près Tocqueville, les Français préféreront toujours l'égalité formelle, même dans la servitude.

Ce sentiment de decadence

La vieille gauche française nous offre un terrible spectacle et je suis certain que François Hollande, désormais libéré, doit en tirer une aussi terrible revanche intime. Ses amis politiques, ses ancien ministres offrent effectivement un spectacle déroutant, pour ne pas dire écoeurant. Le plus étonnant est celui qui se donne pourtant le genre de l'intellectuel au-dessus de la mêlée: je veux dire Vincent Peillon. Voilà un professeur qui déteste le catholicisme et qui n'hésite pas à nous proposer la République comme une religion civile! Voilà un philosophe qui, visiblement, ne sait pas grand chose de l'Histoire, et qui compare le sort des musulmans de France à celui des Juifs pendant la dernière Guerre mondiale! Et qui affirme qu'être de droite c'est refuser le droit de vote à un homme Noir. Vincent Peillon aurait-il oublié que la colonisation fut d'abord "de gauche"? Le produit de ses amis Gambetta et Ferry?

Que l'on puisse proférer de telles grossièretés dans le seul but de faire des voix me coupe le sifflet. je n'ose croire que Peillon - qui par ailleurs accuse Fillon d'afficher son christianisme - croit réellement ce qu'il dit. Je pense plutôt que la politique dérive peu à peu vers l'absence totale de scrupules, vers l'abandon de ce qui a fait la France - qui n'est pas seulement la République.

Michel Onfray a bien raison de prédire la fin du monde judéo-chrétien. Cela apparaît comme une évidence dans un Occident qui brandit ses belles valeurs jusqu'à se noyer. car il est bien clair que les valeurs de l'Occident, appliquées aveuglément,  jouent contre lui et que le combat que nous menons contre l'islamisme n'est pas gagné d'avance... La plupart de nos hommes politiques sont incapables de regarder la réalité en face et de défendre ce qui mérite de l'être. Ils préfèrent le court terme, la chasse aux voix, la communication.

Régions...

Alors qu'à gauche on rase gratis dans la perspective de la primaire, c'est Marine Le Pen qui nous a fait le coup le plus étonnant en affichant son désir de supprimer les Régions et de ne conserver que les communes et les départements. Evidemment, les Régions, ça sent l'Europe, et madame Le Pen n'aime pas l'Europe. Mais le plus important n'est pas là. Tout en affichant son désir de tailler dans le fameux "millefeuille" la patronne du FN recentralise à tout va. Autrement dit, elle revient vers un système autoritaire et vertical, ce qui n'est pas étonnant de la part d'un parti à poigne. De plus Marie le Pen renforce la coloration gauchisante de certains aspects de son programme. Les départements, qu'elle chouchoute, sont, en effet une création de la Révolution. Alors que les provinces sont la digne représentation de la France d'Ancien Régime.

Le problème dans tout cela, c'est que le monde d'aujourd'hui, basé sur l'information et la coopération, n'accepte plus les systèmes verticaux. Nous sommes déjà en difficulté avec notre système institutionnel. Qu'en serait-il alors avec les propositions de Marine Le Pen?

 

Bonne année 2017

Bonne année 2017 à tous ceux qui veulent bien me lire et m'accompagner dans cette quête de vérité. Que vous souhaiter alors que des meurtriers viennent encore de frapper en Turquie et que, chez nous, nombre de responsables politiques peinent encore à nommer ce qui ne va pas?

Les questions qui nous sont posées aujourd'hui, ne relèvent pas de l'idéologie. Elles exigent simplement de regarder les choses en face, de ne pas sombrer dans le relativisme et dans les classifications faciles.

Jamais la parole n'a été aussi peu libre, jamais le courage intellectuel n'a été aussi absent, jamais le bien n'a été autant évoqué pour favoriser le mal, jamais les Européens n'ont autant douté d'eux mêmes et de leur identité.

Alors, souhaitons nous de sortir de notre sommeil.

Sus aux cathos...

La gauche française vient de s'inventer - ou plutôt de réactiver - un nouvel épouvantail. Les catholiques. Depuis que François Fillon, chrétien catholique assumé, la presse fourmille d'articles qui analysent le retour des catholiques sur la scène politique. Bien entendu, il s'agit surtout de la presse de gauche qui trouve enfin, là, le moyen de restaurer l'unité du socialisme par la technique du bouc émissaire et de mettre sur le même plan l'islam politique et un catholicisme qui serait, lui aussi, politique.

Disons-le tout net, cette approche relève la mauvaise foi la plus insupportable. D'abord parce que les deux religions n'ont pas du tout la même infrastructure. L'islam politique est fondé sur un système de droit révélé qui n'existe absolument pas dans le christianisme. Si l'Eglise catholique en est venue a s'occuper des affaires du monde, ce n'est nullement en raison de son message, mais en raison de circonstances historiques très particulières liées à l'effondrement de l'Empire romain. Cela n'excuse pas l'acharnement de la papauté à vouloir garder la main sur les affaires temporelles, mais cela montre le fossé qui existe entre les deux religions. On rappellera aussi que ce ne sont pas des chrétiens qui tuent et massacrent aujourd'hui, comme semblent l'avoir oublié certains commentateurs. Il n'y a pas de charia chrétienne, il n'y a pas de jihad chrétien, même si l'on nous ressort constamment l'affaire des croisades.

La notion même de catholicisme politique est donc très exagérée, ce qui n'exclut pas le retour des catholiques, pratiquants ou "culturels" dans les débats de société. La gauche française s'étonne et pourtant, elle est largement la cause de ce réveil. On se souvient du mépris avec lequel furent traités les catholiques dans l'affaire du mariage pour tous. Comment ne pas se sentir touché par la manière dont la diplomatie hollandaise a abandonné les chrétiens d'Orient à leur sort, contrevenant ainsi à la tradition française de protection. Tout cela sans doute par souci de ne pas laisser croire que l'Etat laïc français protégeait mieux les chrétiens que les musulmans. C'est cette infidélité à l'histoire, plus le reste, qui réveille aujourd'hui les catholiques de France.

Le général qui fâche...

Pierre de Villiers le chef d'Etat major des armées, vient d'écrire dans un journal ce que tout le monde sait: l'armée française et à bout de forces. On lui demande des missions qui ne sont plus en rapport avec ses effectifs et l'état de son matériel. Il faut donc augmenter le budget de la défense pour arriver à 2% du PIB d'ici à 2020. De Villiers souligne à juste titre que nous sommes en guerre et que cela justifie un tel effort. Faut-il rappeler que, depuis le milieu des années 90, des dizaines de régiments ont été dissous, que le format de la marine et de l'armée de l'air a beaucoup rétréci. Que le budget de la Défense est passé de 3% du PIB, à 1,7%. C'était recueillir, à l'époque, les dividendes de la chute de l'Union soviétique. Mais à nouveau, le monde est dangereux, très dangereux. L'armée française est très efficace, elle est en mesure de donner de graves coups de poing, mais certainement pas de gagner une guerre.

Le coup de pied de mule de Villiers, n'a pas du tout plu au gouvernement. Il est vrai que les nécessités l'ont contraint à redonner un peu d'air à la Défense, mais on est très loin du compte.

En tous cas, c'est François Hollande qui ne manque pas d'air. En réponse à Villiers, il s'est fendu d'une déclaration selon laquelle les armées ont reçu un complément de budget et que cela suffisait pour faire face aux besoins. C'est un mensonge. Circulez il n'y a rien à voir.

Et maintenant, Berlin

Le camion fou de Nice a fait des émules et maintenant, c'est sur le marché de Noël de Berlin que ça se passe. Une douzaine de morts à ce que l'on dit, une cinquantaine de blessés et l'assurance, à cette heure qu'il s'agit bien d'un attentat. Ce n'est pas un hasard si cette nouvelle horreur intervient alors que l'Occident se prépare à fêter Noël. On ne peut s'empêcher de penser que les gens qui commettent de tels crimes avec autant de persévérance et de froideur ont un plan précis en tête et qu'ils se fondent, pour justifier autant de morts innocentes, sur une Foi absolue dans un corpus religieux. Il ne suffit pas de dire, comme le font certains, qu'il s'agit de pauvres types radicalisés sur Internet. Cela ne tient pas et c'est même à mon avis une insulte au bon sens.

Cela nous ramène à l'attitude des sociétés et des dirigeants occidentaux qui refusent de prendre des mesures impopulaires en direction de cet islam moyenâgeux qui prospère non seulement dans certains pays musulmans, mais aussi dans certains de nos quartiers. La gauche française, qui a élevé les immigrés au rang de nouvelles victimes en lieu et place des classes populaires autochtones, est particulièrement responsable. Mais pas seulement elle. La droite et le centre ont leur part de responsabilité dans le laisser faire de ces trente dernières années, tout cela au nom d'une certaine repentance coloniale et pour ne pas apparaître comme des "racistes" antimusulmans.

Toute la classe politique a failli dans cette affaire, soit par absence totale de culture religieuse, soit par intérêt électoral, soit par idéologie. Il faut ajouter que le relativisme que l'on observe dans nos sociétés provoque des situations mortifères. L'idée qu'il faudrait adhérer, comme le demande Vincent Peillon, à une sorte de religion laïque, relève de l'imbécilité la plus pure. C'est nous ramener à une époque très lointaine où l'empereur romain était considéré comme un Dieu. J'ajouterai que cette religion séculière qu'a été le communisme a donné les résultats que l'on connaît.

En vérité, les hommes politiques ont oublié depuis longtemps que le premier rôle d'un Etat est d'abord d'assurer la perpétuation de la Nation et que les "valeurs" sont là pour habiller cette absolue nécessité. La République est une forme de gouvernement. Il y en a eu d'autres précédemment. Que peut devenir une nation dans laquelle les citoyens ont de plus en plus le sentiment qu'on leur vole leur appartenance collective, leur histoire, leurs mœurs, leurs traditions? Qu'on le veuille ou non, nous sommes, aujourd'hui, dans ces questions là, même si ça dérange les universalistes fondamentalistes et autres mondialistes.

Les islamistes ont un projet à très long terme et ils savent très bien utiliser les "valeurs" occidentales de manière à ce qu'elles se retournent contre l'Occident. Ils s'installent en toute impunité au nom de la liberté d'expression et de religion. On voit même des chefs de gouvernement occidentaux valoriser le niqab au nom de l'ouverture et du multiculturalisme. On verra bien un jour qui aura eu raison. Mais il sera peut-être trop tard.

Faut-il vraiment les croire?

Dans son dernier "éditorial", Jeanne-Emmanuelle Hutin nous explique combien les Coptes d'Egypte sont malheureux après le nouvel attentat antichrétien qui vient de les frapper et après que 42 de leurs églises aient été incendiées depuis 2013. Elle nous explique à quel point, en pays musulman, les Coptes, qui sont les Egyptiens authentiques, souffrent d'être molestés et traités comme des citoyens de seconde zone. On se dit: enfin, elle a compris! Eh bien non, le bel édito s'achève sur un appel au dialogue et à la discussion. C'est du moins ce que j'ai compris. Et alors je me dis: "que ferais-je si j'étais Copte?". Quelles valeurs défendent réellement tous ces donneurs de leçons qui, en poussant à l'extrême le respect de l'autre, même celui qui vous tue et incendie vos maisons, ne reconnaissent même plus la victime et son droit à l'existence?

Que faut-il croire aussi de ce qui se passe à Alep et de la diplomatie française? On peut lire sur cette question, des points de vue diamétralement opposés. Les postures

humanitaires ne seraient-elles que le déguisement de nos propres échecs? De notre incapacité (je veux parler ici de l'Europe) à intervenir dans un conflit qui se déroule à nos portes? Lorsque je vois Hollande se dresser sur ses ergots et faire des leçons de morale comme un évêque, je me dis: "Combien de divisions dans l'armée française d'aujourd'hui?" Dans un monde aussi violent, peut-on à la fois prétendre détenir le bien tout en réduisant, depuis des années, les budgets de la Défense? Moi, je n'ai jamais pensé que l'homme était bon.

Il se dit ici et là, qu'à trop vouloir soutenir la version syrienne du printemps arabe, la France en est venue à armer les islamistes. C'est dire à quel point nous en sommes. Je ne peux faire qu'une recommandation; surtout ne prenez pas pour argent comptant les analyses souvent manichéennes qui vous sont proposées sur ce sujet.

Rien n'est écrit d'avance

Rien n'est écrit d'avance pour la présidentielle. On disait le parti socialiste moribond après le catastrophique quinquennat de François Hollande,  mais il vient de retrouver de la visibilité après l'écrasante victoire de François Fillon aux primaires de la droite.

François Fillon, le modéré, le triste, le calme, est en passe d'être diabolisé en raison notamment de ses positions sur la réforme de l'Etat et de la Sécurité sociale. Tout le monde a un fonctionnaire dans sa famille, tout le monde veut que l'Etat se désendette mais sur le dos des autres, tout le monde veut que la "Sécu" soit plus regardante sur les remboursements des autres. Dans peu de temps (c'est déjà parti) on va nous dire que Fillon est un extrémiste et un révolutionnaire. Le candidat de la droite va donc devoir s'expliquer posément dans donner l'impression de rétropédaler, s'il ne veut pas se faire laminer sur sa droite (Marie Le Pen qui se veut le rempart des petites gens), au centre,  et sur sa gauche..

Tout le monde s'est engouffré dans la brèche ouverte par Fillon, espérant y gagner quelque chose, y compris Bayrou, qui se voulait pourtant le grand réformateur de l'Etat.  Tous les coups sont permis dans cette bataille pour le fauteuil présidentiel.

Dans ce contexte, la gauche aurait tout intérêt à se réconcilier et à ne présenter qu'un seul candidat. Il est pratiquement assuré que cela ne se fera pas, mais dans la période actuelle, rien n'est moins certain que les certitudes.

On nous dit que les hommes politiques sont très intelligents, mais on est souvent frappé par l'imbécillité de leurs stratégies.

Hurler dans le micro

Je me suis toujours méfié des types qui hurlent dans les micros, même si certains de leurs propos sont intéressants. Il en va ainsi pour Emmanuel Macron.  Mais quelle mouche l'a piqué, ce charmant jeune homme propre sur lui, pour se laisser aller à ces cris?

Pétage de plombs? Bouleversant sentiment de puissance qui l'aurait pris aux tripes? A vous de juger.

Mon petit Emmanuel, va falloir que tu te contrôles si tu veux aller loin...

Un débat qui en dit long

J'ai suivi avec intérêt, hier soir sur Françe 5, en vieux journaliste d'un (grand) quotidien régional, un débat qui portait sur les élites médiatiques et leur déconnexion d'avec le peuple. Il s'est dit beaucoup de choses justes que je dénonce ici depuis longtemps. Oui, les Français n'en peuvent plus de cette prétention à dire le vrai qu'on leur impose d'en haut, de ces accusations qui leur tombent dessus dès lors qu'ils affichent des opinions différentes.

Mais ce qui m'a le plus étonné dans ce débat sur les journaux et les journalistes, c'est qu'il n'a jamais été question de la Presse quotidienne régionale, laquelle est, pourtant et de loin la plus puissante.

Comme si elle n'existait pas dans le paysage, comme si elle ne jouait aucun rôle, aux yeux des Parisiens, sauf à rendre compte du comice agricole!

On a eu, hier soir, le plus bel exemple de la thèse défendue par un grand géographe sur la France périphérique. Dans certaines têtes, la France - je veux dire "la province" - n'existe toujours pas. C'est juste une colonie de l'Ile de France!!

Cela étant dit, les dirigeants des grands quotidiens régionaux feraient bien de s'interroger sur leur part de responsabilité dans cette affaire

 .

Le fond est toujours plus profond

Je me demande souvent ce que pensent les gens qui ne sont pas plus intéressés que cela à la politique, en écoutant leur radio le matin, ou en lisant leur journal. Tenez, que peut bien penser M. X en voyant Michèle Alliot-Marie, vieille notable chiraquienne sans empathie, sortir de sa retraite pour annoncer sa candidature? On imagine toutes sortes de réponses pas plus sympathiques les unes que les autres: elle a encore faim de pouvoir, sa retraite l'emmerde, elle a encore des comptes à régler ou besoin de pognon, elle se prend pour Dieu, elle rêve de devenir la première femme présidente. Avouez que tout ça fait bien marrer les gens qui se lèvent tôt le matin pour aller bosser. C'est même écoeurant.

Il en va de même, à gauche, pour Vincent Peillon, même s'il ne s'agit pas d'un vieux croulant. L'ancien ministre de l'Education, ennemi acharné de l'Eglise catholique, revient, paraît-il, pour mettre des bâtons dans les roues à Manuel Valls. Poussé par une équipe d'Aubrystes, de Hollandais et même de ségolénistes. Il faut dire que Peillon se fait une très haute idée de lui-même, ça se voit à la manière dont il vous regarde. Il est sans doute de ceux qui croient qu'il suffit d'être agrégé de philosophie pour être un homme politique de talent.

Bref,  une bataille d'écuries sous le regard de ce bon peuple dont on nie l'existence et au mieux le droit de penser. Tout ça va clairement faire mal le jour venu. Ah qu'elle est belle, la vertu politique (surtout de gauche) avec ses crocs acérés, toujours prêts à mordre.

Comme qui dirait, on croit voir le fond à la lueur de notre torche, mais il est toujours plus profond.

 

 

Valls et les autres...

On se pose tous la même question: au-delà des commentaires, des apparences et des postures, François Hollande a-t-il déposé le bilan? A-t-il mis un terme, pour la première fois dans l'histoire de la Ve République, à un quinquennat avec cinq mois d'avance? Certes, il n'a pas démissionné, il est toujours président de la République, mais c'est la première fois qu'un Président n'est pas candidat a un second mandat. Hollande est comme un boxeur groggy qui retourne dans son coin.

On affirme aussi beaucoup que c'est Valls qui l'a poussé dehors. Je trouve cette affirmation sans cesse répétée tout de même un peu raide. Voilà plusieurs années qu'une frange notable du PS fait la guerre au président de la république, menaçant même de faire secession. On a vu plus récemment d'anciens ministres afficher leur opposition parfois en des termes insultants - souvenez-vous de la cuvée du redressement - puis se déclarer candidats. Hollande était cerné par les siens bien avant que Manuel Valls donne le dernier coup d'épaule... On n'avait jamais vu cela dans l'histoire de la Ve République: deux gauche siégeant ensemble mais manifestement irréconciliables.

On peut affirmer comme certains éditorialistes que le nouveau Premier ministre va être très occupé pendant les cinq mois qui restent et qu'il n'est pas nommé uniquement pour éteindre les lumières. On comprend le plaisir des gens de l'ouest et de la Manche en Particulier, de voir Cazeneuve (ancien maire de Cherbourg) accéder à Matignon. Mais cinq mois c'est très peu et la campagne présidentielle va bientôt commencer à fond. Sauf coup dur, Cazeneuve fera de la figuration avec le talent et la fidélité qu'on lui connaît.

L'unanimité s'est faite dans la presse autour de la personnalité du nouveau Premier ministre. Il est vrai que son parcours au gouvernement est tout à fait exceptionnel. Mais il aurait été sans doute intéressant de regarder de près ce qui se passe à Cherbourg aujourd'hui, une ville à gauche qui va mal, malade de sa fiscalité depuis des années et ce, dans le silence le plus total de la presse.  

 

Hollande forfait...

François Hollande a calé. Il a déclaré forfait, hier soir, après avoir présenté un bilan élogieux de son mandat. Tellement élogieux qu'on a cru jusqu'au dernier moment qu'il allait y aller. Eh bien non, estimant qu'il ne peut pas être le rassembleur d'une gauche en miettes, Hollande renonce. 

C'est la première fois dans l'histoire de la Veme République qu'un Président ne brigue pas un second mandat. C'est surtout la première fois qu'un président sortant est éjecté par sa propre majorité après plusieurs années d'une guerre de tranchées avec la frange la plus radicale du Parti socialiste.

En annonçant sa décision, le président sortant a donné le sentiment d'un homme très fatigué, voire déprimé, avec une voix qui lui tombait littéralement sur les chaussures. Il reste que la décision de partir, même s'il s'agit d'un terrible constat d'échec, ne manque pas de panache. Hollande avait lié son destin  au renversement de la courbe du chômage. Ce renversement, modeste, arrive trop tard. Depuis 2012, la France compte 600 000 chômeurs de plus.

 Hollande a défendu son bilan, mais, en réalité il est la victime d'une politique de louvoiement permanent. Au matraquage fiscal des débuts a succédé une politique favorable aux entreprises qui a mis la gauche radicale en transes et a brisé sa majorité. Pire encore, le président de la République ne s'est lancé que dans des quart ou des demi-réformes dans le seul but de sauver le fameux modèle social. La France est toujours aussi endettée, le périmètre de l'Etat n'a pas varié d'un pouce. La réforme régionale n'a servi qu'à détourner l'attention tout en piétinant l'histoire des Régions. La bonne réforme à faire dans ce domaine était celle du bloc communal. Pas question d'y toucher de manière ferme... 

François Hollande est aussi victime de ses propres turpitudes. L'affaire Cahuzac a brisé l'image d'une gauche qui se voulait morale et l'a, qu'on le veuille ou non, éclaboussé bien plus que l'affaire Léonarda. Ses rendez-vous amoureux clandestins ont stupéfié la France, tout autant que la saga Trierweiler. Du jour au lendemain, Hollande n'a plus été que l'homme au scooter avec casque sur la tête! A tuer une réputation. L'affaire des "sans dents" a aussi contribué à donner de lui une image très probablement imméritée s'agissant de son rapport avec les pauvres. Enfin, le livre de l'Homme et Davet, a été une erreur "sanglante" de sa part...

 Hollande a voulu mettre des rustines sur un système percé de toutes parts. Il n'a réussi qu'à se faire des ennemis de toutes part. Les socialistes historiques l'accusant de trahison, les autres de mollesse...

Seule sa politique étrangère aura fait un peu d'unanimité....

 

 

Communards

Les victimes de la Commune de PARIS réhabilités par la majorité de gauche. Et si on laissait les historiens faire leur boulot, plutôt que d'utiliser l'histoire d'hier pour faire fructifier les petites affaires (en mauvaise posture) d'aujourd'hui?

Je note aussi que les députés s'apprêtent à voter un délit d'entrave numérique à l'IVG offrant ainsi la possibilité de fermer certains sites Internet.  l'Eglise s'en émeut. Il va donc devenir très risqué d'inviter les femmes à réfléchir aux conséquences de l'IVG avant de passer à l'acte. Je suis personnellement pour l'IVG, mais je suis aussi très favorable à la liberté d'expression. Et il me semble que là, on y va un peu fort, même s'il existe des bandes d'intégristes religieux qui ne valent pas mieux que certains idéologues de gauche...

Ecrasant

François Fillon l'a donc emporté hier, au second tour de la primaire de la droite et du centre avec une avance écrasante. Les électeurs qui l'avaient porté en tête au premier tour, déjà avec une avance confortable, n'ont donc pas changé d'avis dans la semaine.

Je dois faire amende honorable. Si j'avais très bien compris que les électeurs de droite demandaient à la fois plus de libéralisme (desserrer l'étreinte de l'Etat dans les affaires) et aussi plus de conservatisme sociétal, je ne pensais pas que François Fillon pouvait incarner cette demande. J'aurais du tenir compte de son empreinte physique, de sa respectabilité bourgeoise, de sa modération et de son provincialisme de bon aloi.

De mon point de vue, Fillon incarnait le grand second rôle, toujours un peu en retrait, véhiculant une élégante tristesse. A vrai dire, ce qui pouvait apparaître comme des défauts l'ont aidé à renverser la table. Pour beaucoup d'électeurs, il fallait remettre en selle les vertus de la province et il a été l'homme de la situation. Fillon dit qu'il va libérer l'entreprise des carcans administratifs, qu'il va changer le logiciel d'un pays en faillite (au risque de se faire de violents ennemis), qu'il va régler leur compte aux salafistes et mettre l'islam de France devant ses responsabilités. Voilà ce qui a plus au peuple de droite: un homme sans casseroles capable de remettre le pays dans la bonne direction sans pour autant verser dans le populisme.

Fillon, c'est Sarkozy sans les juges, sans les excès de langage. C'est en ce sens que, en dépit de ses cinq années à Matignon comme "collaborateur" de Sarkozy, de nombreux électeurs l'ont considéré comme un homme neuf. Il est clair qu'il a compris les attentes de son électorat, que s'est produite une véritable symbiose, à la grande surprise de son adversaire principal. Alain Juppé était un adversaire estimable, mais son curieux affichage de technocrate chiraquien (qu'à fait Chirac en deux mandats?) vaguement  décentralisateur tourné vers le centre (voire le centre gauche bobo) était aux antipodes de ce que réclamait l'électorat.

Maintenant, tout reste à faire, car Fillon a posé des bombes dans son programme (notamment la réforme de la Sécu) que la gauche va s'employer à faire exploser dans les cinq mois qui viennent. Le candidat de la droite est déjà brocardé en suppôt de l'Eglise catholique, soupçonné d'être proche du FN, décrit comme un réac de la plus belle eau, ce qui est tout à fait excessif. Mais il est vrai qu'à travers lui, c'est toute l'histoire de l'ouest de la France qui, d'une certaine manière s'est rebiffée devant l'universalisme sans frein de la gauche française.

Cela étant dit les affaires sérieuses commencent. Il a d'abord été élu par des bourgeois et des retraités. Fillon va devoir parler à 46 millions d'électeurs soupçonneux, ce qui n'est pas une mince affaire. Il va devoir s'expliquer sur sa rupture et démontrer à l'électorat populaire - qui a peu voté - que c'est lui qui est du côté de l'emploi et que les vrais conservateurs sont vraiment de l'autre côté. Ceux qui veulent que rien ne change, dans le système à part quelques rustines par-ci par là et qui préfèrent un chômage à 10%.

Bref il fallait s'attendre à ce qui vient d'arriver, tant les signes étaient nombreux, notamment parmi les intellectuels (Houelbecq, Zemmour, Onfray). Est-ce le signe d'une fermeture? Je n'en crois rien. Il s'agit plutôt d'un retour de l'autorité avec, aux manettes de vrais démocrates qui craignent justement que le laisser-faire de ces trente dernières années en matière sociétale et l'absence de réformes ne menace la démocratie...

Castro est mort: ouf!

Je comprends la joie de ces centaines de milliers de Cubains qui ont été obligés de fuir le régime de Castro. Et dire que des tas d'intellectuels (de gauche) français sont allés lécher les bottes de ce type et que, même aujourd'hui, on en trouve encore pour lui tresser des lauriers. Je pense à Mélenchon. Même Hollande y est allé tout doux, cultivant l'ambiguité dans son communiqué funèbre.

Il est vrai que les innocents victimes de dictatures de gauche sont bien plus présentables que les victimes des dictatures tout court !  Ils ont eu l'honneur de mourir pour un projet hautement humanitaire...

Ainsi va la vie intellectuelle (de gauche) en France.

Castro aimait la Révolution Française. Sans doute y puisait-il des raisons de se pardonner le sang qu'il avait sur les mains.

Fillon-Juppé a la télé

Deux jumeaux qui chipotent sur les détails.

Cependant, Fillon l'emporte parce qu'il s'est placé en représentant de la France "historique", celle qui refuse de noyer son identité culturelle dans le mondialisme et l'universalisme sans garde-fous...

Retour de flamme

Au moins 10% d'électeurs de gauche sont allés voter à la primaire de la droite pour faire battre "l'horrible" Sarkozy. Si cela est vrai cela signifie que ce dernier a été éjecté du second tour par des gens qui n'appartiennent pas à la famille.

Je me demande ce que peuvent bien en penser les fans de Sarkozy et de quelle manière ils vont se venger. Il ne faudra pas s'étonner si une partie de son électorat rejoint Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle!

Toutefois, jouer malin comme ont voulu le faire certains électeurs de gauche ne met pas à l'abri des éclaboussures. Nombre d'entre eux ont contribué à la victoire de François Fillon, le candidat conservateur de la "France rance, des curés et de la province" comme disent si bien les flingueurs de la presse de gauche. C'est à mourir de rire.

On ne peut pas gagner sur tous les tableaux...

Sus à l'infâme!

Que ne lit-on pas, dès à présent, sur François Fillon, dans la presse de gauche? On se croirait revenus à la belle époque de la séparation des Eglises et de l'Etat. C'est qu'ils ne s'attendaient pas à Fillon, les fameuses grandes plumes de Libé et autres. Voilà qu'arrive une vraie droite, pire encore, un catholique assumé, un libéral sur le plan économique, une horreur pour tous ces islamophiles (!) convaincus (du moins en apparence). Et c'est bien l'occasion de ressortir les couteaux, avec une méchanceté d'autant plus forte, que tout ce petit monde sera probablement au régime sec pendant les cinq prochaines années.

C'est ainsi que l'on voit Fillon affublé de la coiffure de Margaret Thatcher! Qu'à travers lui, on étrille la province française, soupçonnée d'enracinement et même de royalisme! Fillon c'est la réaction, les chouans, le grégorien, la haine du mariage gay. C'est ainsi que l'on voit revenir sur le devant de la scène, cette vieille haine antichrétienne et plus précisément anticatholique, au point d'utiliser les arguments les plus faux. Je ne sais plus qui vient d'écrire, sans rire, que l'on voit apparaître, à travers Fillon, un catholicisme politique, comme il existe un islam politique. Après une telle sortie, on peut mourir, tellement c'est bête, tellement cela s'appuie sur une méconnaissance totale du fait religieux.

Laurent Geoffrin est, je crois, l'auteur de cette mémorable sortie. Que dirait-il, lui qui se passionne pour Napoléon, si l'on disait de lui qu'en réalité, il affectionne la dictature?

 

Fillon la star...

Il y a des plumitifs de gauche qui doivent manger la moquette ce matin: ceux qui qualifiaient François Fillon, d'une manière aux limites de la haine, de représentant des "provinces" (autrement dit de l'Ancien Régime), de la vieille France catho et du grégorien. Une sorte de pièce de musée qui aurait échappé à la guillotine, aurait voyagé dans le temps pour participer à la primaire de la droite et du centre. Cela dit le portrait n'est pas faux. Fillon est le digne représentant d'une France conservatrice dans ses valeurs, venue de très loin, mais ouverte au monde. Il a su parler aux catholiques et aux militants de la manif pour tous, sans hystérie, et en rappelant que l'unité du pays passait avant certaines convictions personnelles.

On savait, ces derniers temps, que la dynamique était favorable à François Fillon, mais qui aurait parié qu'il l'aurait emporté au premier tour de la primaire avec une telle avance sur Alain Juppé, donné vainqueur tout au long de la campagne? Les électeurs de base ont donc démenti tous les pronostics, affirmant ainsi qu'ils étaient les seuls patrons dans une élection démocratique, affichant leur ras le bol d'une certaine manière de faire de la politique. On voté pour lui, pèle-mêle, tous ces Français qui en ont marre d'un Etat qui se mêle de tout, les éreinte d'impôts, n'affiche pas suffisamment de fermeté vis-à-vis de l'islamisme.

Il est vrai que Fillon a très bien passé les tests de la campagne télévisée: il ne s'est pas emporté, il ne stigmatise pas, il affiche sereinement ses convictions, y compris religieuses, et cela plaît, y compris, sans doute a nombre de gens qui ne sont pas d'accord avec lui. La politique a tellement dérivé ces dernières années, tant de promesses n'ont pas été tenues, que la ferme sérénité du Manceau lui a permis d'afficher qu'il était potentiellement le plus à même de se couler dans le costume présidentiel. Fillon a agi avec subtilité, il a clairement à une demande de droite tranquille mais ferme, qui affiche l'histoire et les valeurs de la France de la vieille France.

Cela étant dit, on peut s'interroger à la fois sur le personnage - je ne crois pas qu'il soit aussi ferme qu'on le dit dans son camp - et son programme de rupture. Que s'est-il passé pour que ce gaulliste social rallie une forme de radicalisme libéral? Une conviction nouvelle née du besoin de réformes ou une posture destinée à épouser l'air du temps? Quant à son programme de réformes, quasi-thatchérien, je doute fort qu'il puisse s'appliquer sans résistance même si, devenu président, il aura été élu pour le mettre en oeuvre... Il existe toujours deux France irréconciliables.

Si François Fillon veut l'emporter à la présidentielle, il lui faudra donc mettre de l'eau dans son vin de réforme pour élargir sa base électorale. C'est d'ailleurs sur ce thème que Juppé va l'attaquer tout au long de cette semaine décisive, spécialement sur la suppression de 500 000 postes de fonctionnaires.

Ne parlons plus de Sarkozy, son sort a été réglé, non pour ce qu'il disait, mais pour ce qu'il est, pour ses casseroles, ses provocations permanentes. la véritable autorité se passe de provocation. Quant à Juppé, il paye, dans un contexte de conservatisme et de droitisation, le prix du ralliement de Bayrou, j'en suis persuadé.  Ces derniers jours, il avait donné l'image d'un homme rabougri, hésitant, loin de l'assurance qu'il affichait auparavant. D'ailleurs, Fillon doit faire attention. S'il se droitise trop pendant cette semaine (n'oublions pas que Sarko l'a rallié avec ses thèmes identitaires), il n'est pas impossible que le même Bayrou se présente contre lui à la présidentielle pour le faire perdre.

Macron, Fillon et les autres...

Le New York Times, qui n'a rien vu venir de la colère des classes moyennes américaines en faisant comme si elles n'existaient pas (on ne parle pas à ces gens là), estime que, dorénavant, Angela Merkel est le dernier rempart d' Occident libéral. Pas moins.

En France, c'est François Fillon qui a le vent en poupe. je l'ai sans doute sous-estimé (!) En tous cas, je trouve assez intéressant qu'il soit catalogué, par une certaine gauche, non sans mépris, comme le représentant de la France catholique et provinciale. Cependant, je ne crois toujours pas que François Fillon aurait les tripes pour mettre en oeuvre son programme et qu'il reculerait rapidement. Il présente néanmoins l'avantage d'avoir des propositions fortes tout en assumant ce qu'il est avec une certaine élégance.

En pensant à Emmanuel Macron, je pense aussi à François Hollande, humilié par ceux qui ont été à ses côtés. Oui, Macron dit des choses justes sur l'économie, les blocages de la société française, sur l'épuisement des partis. Mais que va-t-il nous dire sur la spécificité française, l'immigration, la lutte contre le terrorisme? Macron est un libéral en tous points dans un pays qui ne l'a jamais vraiment été. D'une certaine manière il me fait penser au canadien Justin Trudeau, chantre du multiculturalisme...

Attendons pour voir.

 

Commemorations..

Cette semaine, on a commémoré le 11 novembre, qui mit fin à la Grande Guerre (1,4 million de morts côté français sans compter ceux qui sont décédés dans les mois qui ont suivi le conflit, et 3,6 millions de blessés), ainsi que le 13 novembre, date des fameux attentats islamistes. Quelque chose m'a frappé et dérangé dans ce que j'ai vu à la télévision. A aucun moment, on ne nous a proposé l'interview d'un parent ou proche de victime en colère contre les dérives meurtrières de l'islam.

Je ne cherche pas à mettre de l'huile sur le feu mais simplement la vérité. On ne fera pas croire que, parmi tous ces gens en deuil, il n'y ait que des personnes appelant au pardon, à la concorde, au pas d'amalgame.  Je peux vous assurer mes amis que le monde ne fonctionne pas comme cela et que ce que l'on vous montre est le produit , soit d'un accord idéologique des rédactions sur la manière de ne montrer que certains aspects de la réalité, soit d'une censure féroce par le haut.

Je sais bien, moi, la dévastation qui serait en moi si j'avais perdu un fils en de telles circonstances. Il ne suffirait pas de me parler d'amour du prochain pour me calmer. J'exigerais au moins que la sphère culturelle qui produit de telles horreurs prenne ses responsabilités.

Frites

Sarkozy a la frite, mais quand il parle des frites à la cantine scolaire, il exagère vraiment, vous ne trouvez pas? La question des rituels alimentaires musulmans est une question importante, car ceux là, parmi d'autres, visent à prendre possession de l'espace public par le religieux, à démontrer que l'islam est partout chez lui, y compris dans des pays où il n'a aucune racine historique.

Cependant, proposer de remplacer la côtelette de porc par deux rations de frites relève de la provocation inutile voire de la bêtise. Non seulement le repas n'est pas équilibré, mais il existe d'autres solutions qui n'impliquent pas des polémiques inutiles. Evidemment, hier, Alain Juppé s'est rué, hier, sur la bévue de son concurrent pour la moquer et montrer qu'il est le seul a demeurer dans la mesure.

Tous ces politiques feraient mieux de revoir une politique étrangère qui favorisent les Etats financeurs d'un islam moyenâgeux qui s'installe peu en Occident et ailleurs. Ils feraient bien d'interdire le salafisme, qui continue d'avoir pignon sur rue, alors qu'il est la porte d'entrée vers l'islam politique et violent. Ils feraient mieux de rappeler aux musulmans que la seule loi légitime est celle du peuple souverain. Mais là, comme par hasard, on ne voit rien venir.

 

Fillon

Voilà François Fillon qui monte et menace dorénavant la seconde place de son ex-Président de la République. Mais qui pourrait croire qu'il appliquerait, s'il était élu, un programme économique aussi thatcherien?

Fillon, c'est la province tranquille et secrète des notaires, les réseaux d'amis qui vous servent de marche pied.

Adieu Leonard...

Il s'en est allé aussi, ce cher Leonard Cohen, le poète- chanteur canadien.

Adieu Leonard, toi on te regrette vraiment...

Au pays des aveugles

Depuis le coup de tonnerre de l'élection de Trump aux USA, les médias commencent à faire amende honorable et ça ne manque pas de sel. Certains reconnaissent clairement qu'ils n'avaient pas perçu clairement la colère des classes moyennes (mon œil) et qu'ils s'étaient calés sur un horizon de valeurs idéales.

Que Trump soit un type dangereux, que le Front National ait un programme qui ne tient pas la route, cela va de soi. Mais qui a fabriqué ces gens là jour après jour, dans l'entre soi et dans le déni de réalité?

Coup de pied au cul!

Il l'a fait! Il a fait reculer l'establishment politique de son pays. Ceux qui ont tout pour eux et qui ne craignent pas la mondialisation. Trump l'a fait, avec sa gueule d'acteur de comédies de troisième ordre, sa coiffure improbable. Il l'a fait malgré ses excès de langage, je dirais même ses propos dégoûtants, son programme plus que discutable. Il l'a fait bien qu'il appartienne lui-même à l'establishment, lui le milliardaire novice en politique. Bien sûr, cela signifie quelque chose.

Trump avait face à lui une femme, symbole elle-même de cet establishment hautain tant détesté. Le fait que Clinton soit une femme n'a pas suffi. Une majorité d'Américains a refusé "d'écrire l'histoire une seconde fois" en élisant un président de sexe féminin après avoir élu un Noir. Dommage.

Trump a surtout agrégé la colère des classes moyennes blanches qui se sentent délaissées à la fois dans le contexte de la mondialisation et dans une perspective identitaire. On oublie trop souvent que les petites gens, ceux qui n'ont pas ou peu d'argent sur leur compte en banque, ne possèdent qu'un seul bien: leurs racines, leur histoire, leur pays qu'ils considèrent comme leur maison. Or, les usines ont foutu le camp à l'étranger et les racines sont contestées par l'idéologie multiculturaliste.

Je ne dis pas que cela est bien, loin de là. Mais c'est un fait dont il aurait fallu tenir compte. Il aurait fallu dire oui au commerce, mais avec des règles. Oui à une migration d'individus, pas une migration de masse. En ce sens l'establishment occidental dans son ensemble a gouverné contre les peuples. Cela donne Trump, cela donne le Brexit, cela donne Marine Le Pen. Plongées dans l'idéologie mondialiste, sans la moindre mesure, prétentieux, certains de détenir le bien,  les élites politiques se prennent un terrible coup, de pied au cul, tout en refusant de reconnaître qu'elles ont en partie créé le monstre.

Bien sûr, pour ceux qui gouvernent, le peuple a tort. Le peuple ne sait pas, il n'est pas éclairé. D'ailleurs le peuple n'existe pas. Il suffisait, ce matin d'écouter Raffarin pour comprendre ce qui énerve au plus haut point ceux qui triment. Raffarin dit que le peuple veut des solutions simples à des problèmes compliqués. Autrement dit, "rentrez chez vous les demeurés, on s'en occupe!" Le peuple n'est pas facho, il attend simplement un homme d'Etat authentique, honnête, juste, qui montre le chemin, qui ne nie pas l'Histoire. Les Raffarin de toute nature ne font que souffler sur le feu rien qu'en apparaissant: ils sont trop gras, trop parfumés, trop ripolinés, trop Poitevins de Paris. Ces gens là sentent l'aristocratie et la faillite de la démocratie.

Trump le clown est le produit explosif de tout cela.

Et si cela arrive en France, je suis prêt à parier que la violence sera au rendez-vous.

Allo? Qui c'est qui commande ici?

Les anti Notre-Dame des Landes peuvent pavoiser: une juge vient de délivrer un copier-coller de leurs griefs, à tel point qu'elle s'est crue obligée de rappeler qu'elle est "indépendante".

Je ne me sens pas vraiment concerné par la crise de nerfs qui agite une partie du pays à propos de cet aéroport et j'aime les zones humides avec plein de petits oiseaux. Cependant, au-delà de toute considération d'ordre politique, écologique, économique, je suis tenté de me dire, non sans un brin d'angoisse: mais qui c'est qui commande aujourd'hui dans ce pays?

Nous avions prétendument un Etat fort et centralisé et je vois qu'il recule sur tous les fronts. Ce n'est pas une question partisane, c'est un fait. Sarkozy avait diminué les effectifs de la police. Il aurait pu moissonner des postes dans la bureaucratie d'Etat, mais non, il a ciblé la police. Après des dizaines de morts, l'Etat a reculé sur la déchéance de la nationalité; il a reculé sur le barrage de Sivens qui était réclamé par de braves paysans qui en avaient besoin. L'Etat recule devant les migrations et les migrants, comme tétanisé par la peur de ne pas être dans une certaine conception du "bien". Comme si le bien ne produisait que du bien. Comme si le rôle d'un Etat était de produire du bien, donc de refuser de regarder le réel au nom de ce bien idéal.

Ce pauvre peuple aimerait savoir qui gouverne. Ceux qu'il a élus? les juges? Les associations de toute nature? Les syndicats? Les No Border? L'union européenne? L'ONU? A vrai dire nous éprouvons un immense sentiment de bordel, probablement lié à l'idéologie des droits de l'Homme. J'avais toujours pensé jusqu'à présent qu'un Etat devait organiser le présent avec un oeil sur le passé, tout en veillant à ne pas assassiner l'avenir. Ben non, j'avais tort. Je ne répète, un Etat n'est pas une ONG ni une Eglise.

Ce que Trump nous dit de nous-mêmes

Trump est un enfoiré de première, je n'en voudrais pour rien au monde comme président de la République, mais son aventure politique incroyable nous dit quelque chose aussi à nous, Européens. Cette caricature de l'homme public, pur produit de l'affairisme et de la télé-réalité est pourtant le seul candidat auquel se raccrochent des millions d'électeurs de la petite classe moyenne délaissée par les politiciens professionnels, tous embarqués dans la mondialisation et l'humanisme planétaire.

Mais que veut dire tout cela pour le pauvre gars qui voit fermer son entreprise (laquelle va s'installer dans un pays à moindre coût) et qui est mis en concurrence avec les migrants sur le marché du travail, dans son propre pays? Ce gars là se dit: il faut retrouver un Etat qui ne soit pas une passoire, qui nous défende avant de défendre l'humanité souffrante. Le type en question, qui n'est pas plus idiot qu'un autre, se dit que le monde qui se prépare avec les politiciens professionnels organise la déliquescence de la Nation...

Vous ne trouvez pas qu'il y a des similitudes avec ce qui se passe chez nous, en Europe? Le Brexit a été la revanche ultime des petites gens délaissés de la périphérie de la Grande-Bretagne. Le Front national, en France, est le produit du ressenti d'une grande masse de nationaux: nous avons été oubliés, aussi bien sur le plan économique qu'identitaire. C'est simple: plus on est éduqué et à l'abri du besoin, plus on se sent ouvert sur l'extérieur et compassionnel envers la misère du monde. Le problème, c'est que cette ouverture se fait dans la négation des problèmes de son voisin, celui qui a toujours été là, mais qu'on ne voit plus. L'écart s'accroît entre les deux représentations du monde et cela n'est pas bon signe. Peu à peu, sous la pression d'une multitude de facteurs, la France se fracture.

 

 

 

On prend les mêmes et on recommence

Cette sentence vaguement désespérée a été fortement illustrée, hier soir, lorsqu'il a été question de nos relations avec les Etats du Golfe persique, lesquels ne répandent pas seulement le pétrole dans le monde entier, mais aussi la version la plus moyenâgeuse de l'Islam. Lorsque NKM a justement réclamé un peu plus de rigueur dans nos relations avec ces gens-là on a tout de suite vu Juppé et Sarkozy affirmer globalement qu'il fallait bien discuter avec tout le monde. Sarkozy est allé jusqu'à prétendre que ses copains ne connaissaient rien au dossier.

Bref, les petits cadeaux et les mosquées généreusement financées depuis le Golfe ont de beaux jours devant elles. Que ne ferait-on pas pour vendre des canons et des avions! Jusqu'à brader ce qui fait le cœur historique de la société française.

Dans notre monde, c'est l'économie, la circulation des objets qui prime toute autre considération, jusqu'à remettre en cause traditions millénaires et même démocratie. Car ne vous y trompez pas, c'est bien, au bout du compte de démocratie dont il est question. A ce rythme là, nos enfants se réveilleront un jour avec la gueule de bois.

Sur l'ensemble du débat lui-même, je dirais qu'il ne m'a rien appris, qu'il a été dans l'ensemble fatiguant, sans grand relief. Ces gens là ont la trouille de ne pas arriver en tête, la trouille de regarder les réalités en face, de constater qu'une partie des dogmes républicains se sont effondrés.

 

François de Rome commence à réfléchir...

On dirait que ce bon pape François commence à réfléchir. En visite chez les Luthériens suédois, il a appelé à la "prudence" dans l'accueil des réfugiés. C'est une grosse inflexion dans le discours papal sur ce sujet sensible pour une Eglise de l'accueil et du pardon. Restent les réalités de ce bas monde, dans lequel il faut faire au mieux sans ignorer que le mieux est parfois l'ennemi du bien.

Sans doute le pape argentin a -t-il lu le Figaro, qui cite un ancien SDF à propos des campements des environs de la gare du Nord. Ce brave type, aujourd'hui ouvrier chez Vinci déclare: "Moi, j'ai vécu quatre ans dans la rue, où, chaque jour, j'appelais le 115 (Samu social), pour, en réalité, ne rien obtenir. Les migrants, eux, ont des tentes, de la nourriture, des aides. Mais si on n'a rien à donner aux siens, pourquoi donner aux autres?" C'est la concurrence des pauvres.

Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas aider les réfugiés, mais signifie que sur cette question ceux qui gouvernent sont a cheval sur une lame de rasoir. Il n'y a pas de politique parfaite quoi qu'en disent les idéologues de l'accueil, comme ce Pierre Henry de France Terre d'Asile. Il ne peut pas y avoir d'accueil au détriment des nationaux qui n'ont rien. Cela risque de se payer très cher dans les urnes, d'autant que la politique gouvernementale, dans cette affaire, apparaît d'abord comme de la communication. Nombreux sont ceux qui se demandent si la question de la maitrise des flux a été prise à bras le corps..

Crise de régime?

Cela n'était jamais arrivé à ce point. A 4% d'opinions positives dans la population, François Hollande est remis en cause de tous bords, y compris dans son camp, en des termes irrespectueux pour la fonction qu'il occupe. Manuel Valls, qui s'était tenu sur la réserve, y est allé de son couplet au point que les ponts sont pratiquement rompus entre les deux têtes de l'exécutif. Plus le moindre respect à gauche, où l'on affirme même clairement que, pour sauver ce qui peut encore l'être, il faut se débarrasser su président de la République. Le livre de Davet et Lhomme a fait sauter le couvercle d'une marmite socialiste qui se trouvait presque au point de rupture.

En son temps, Sarkozy fut vilipendé, insulté, brocardé, maltraité par l'opposition. Mais jamais personne ne tenta de s'essuyer les pieds sur lui. Beaucoup détestaient ce qu'il était et certains aspects de sa politique, mais sa légitimité ne fut jamais remise en cause.

Ce n'est pas le cas pour Hollande, accusé à la fois d'avoir trahi la gauche en instaurant une politique de l'offre et d'avoir remis en cause, presque déshonoré la fonction présidentielle en se répandant dans un livre, en portant sur ses proches des jugements terribles, en affichant un langage sans fioritures sur certaines vaches sacrées de son parti: immigration, islam. Pour beaucoup, il n'est plus qu'un traître.

Maintenant, on se demande s'il va tenir jusqu'aux élections.

 

2000 ans

Il nous a fallu 2000 ans pour constituer des sociétés suffisamment homogènes,  condition nécessaire pour accéder à ce que nous appelons la démocratie. Aujourd'hui, des intellectuels, niant toute différence culturelle et religieuse, pensent qu'il est temps de revenir en arrière pour accéder à ce graal qu'est à leurs yeux la société multiculturelle. C'est cette société là qui, selon eux, est la plus accueillante, c'est elle qui célèbre le "vivre ensemble". Mort aux obligations  qui ont permis de fabriquer des Etats viables.

La France en sait quelque chose. A la Révolution, après un millénaire de monarchie, son unité n'était toujours pas achevée. C'est la République qui a poursuivi l'oeuvre des rois.

Aujourd'hui, les partisans de l'accueil à tout va, confondant les Etats avec des ONG et des associations caritatives, prétend que la France doit se montrer très ouverte, parce qu'elle a toujours été diverse. Cela est vrai. Mais ils oublient de préciser que la France a toujours été "diverse et homogène" à la fois. Que les peuples qui vivaient sur son sol n'étaient pas aussi éloignés les uns des autres qu'on veut bien le dire.

Hier, le bien, louangé par les élites françaises, c'était l'uniformisation de la société.  Ce fut la tâche de la jeune République. Aujourd'hui, le bien est dans la différence, dans la remise en cause du lent travail des siècles. Cela est sans doute du à l'individualisme forcené que nous avons applaudi et qui se trouve au cœur de nos sociétés, mais aussi à l'idée que la mondialisation va régler le problème du vivre ensemble comme elle a réglé le problème de la circulation des objets. Cela est du aussi à une certaine vision de l'universalisme chrétien laïcisée. Ce n'est pas un hasard si le pape François, lançant ses messages d'accueil au nom de l'Evangile, se retrouve dans le camp de bien pensants, lesquels détestent le plus souvent l'Eglise de Rome.

Malheureusement, le monde ne vit pas de cette manière. Les hommes s'entretuent partout dans le monde pour des raisons culturelles. mais il semble que les gouvernants d'aujourd'hui ne veulent regarder ni le passé, ni l'avenir. Ils vivent dans un présent sans vision et cela va nous envoyer dans le mur. Car nous refabriquons, peu à peu, la technologie en plus, les sociétés éclatées du Haut-Moyen Age. Il ne suffit pas de clamer "soyons généreux". Il faut aussi que la générosité pour l'Etranger s'accompagne de justice envers les Français.

Vases communicants

La jungle de Calais a été vidée de ses occupants - du moins à ce qu'on dit - mais voilà que dorénavant que le Nord de Paris est quasi-envahi par les migrants! Bien sûr, ils ne viennent pas de Calais! Allons donc.

Nous apprenons aussi de la bouche d'un grand sondeur (qui ne pratique pas la langue de bois) que les Français sont réticents à accueillir les migrants, particulièrement parce qu'ils pratiquent majoritairement la religion islamique. Tiens donc. Les Français, par contre, ne posent aucune difficulté à accueillir des chrétiens.

Oh les méchants racistes!

Bien sûr, le gouvernement se fiche de l'opinion des Français. Composé de curés laïcs, il est le gardien des valeurs. Qu'importe si la France se délite peu a peu. Que meure la France pourvu que vivent les valeurs...

On peut ne pas être l'ennemi de l'immigration maitrisée, et c'est mon cas, et ne pas être idiot. Il n'y a rien de pire que d'être pris pour des imbéciles par ceux qui vous gouvernent. Ou par ceux qui vous informent.

La châtaigne et la figue

Ca flingue dur aussi entre Bayrou et Sarkozy. Je prendrai bien garde de prendre parti entre les deux. Mais j'oserais volontiers une comparaison fruitière. Sarkozy, c'est la châtaigne, Bayrou, c'est la figue. La châtaigne, ça pique et c'est en armure, la figue, c'est mou et les étourneaux fondent dessus dès qu'elle est mûre et s'en régalent. Si les centristes en avaient ça se saurait depuis longtemps.

Incarnation

Ca flingue de plus en plus depuis que Hollande a dit du mal de ses amis de Gauche, dans le livre de Lhomme et Davet. Ses anciens amis découvrent, seulement à quelque mois de la présidentielle, qu'il a un problème "d'incarnation". Faut croire qu'ils étaient complètement aveugles, ces braves garçons...

Hier, j'ai entendu Edwy Plenel expliquer, consterné, que Hollande était dépressif et qu'il avait eu besoin d'un divan! C'est d'une vacherie inouïe. On a vu aussi Bartolone quitter la salle où se tenait une cérémonie autour du centenaire de Mitterrand. Il n'a pas supporté de s'entendre dire qu'il n'avait pas la carrure d'un premier ministre, je crois! Bref, ce qui irrite ces braves gens à la rose, c'est de comprendre enfin qu'ils sont beaucoup plus petits qu'ils ne le pensaient.

De son côté, Hollande n'a pas hésité a faire l'éloge de Hollande par François Mitterrand, preuve qu'il n'est pas aussi asphyxié qu'il en a l'air. Plus c'est gros, plus ça marche. On nous dit néanmoins qu'il va avoir beaucoup de mal à terminer son mandat avec une majorité explosée.

Trudeau la caricature...

Il est bien le fils de son père Pierre-Elliot Trudeau, qui fut l'ennemi acharné des indépendantistes québecois, et d'une certaine manière le valet des anglophones. Justin Trudeau, le fils, Premier ministre du Canada d'aujourd'hui, est favorable au burkini au nom d'une société "ouverte". Autrement dit, il officialise les communautés closes sur des comportements moyenâgeux au nom de l'ouverture.

Faut quand même être fort.

La presse dit qu'il est beau. Moi, je le trouve plutôt quelconque. Il défile en tête des cortèges LGBT  et de la gaypride afin de montrer et encore montrer l'intensité de son ouverture aux autres. C'est un malin le jeune Trudeau! Il se montre, il affiche sa hauteur de vue; il ne craint pas de trop en faire, dans le genre "regardez comme je suis rempli de compassion". Et ça marche. Les prophètes d'aujourd'hui, sont un mélange horrible de communication, d'étalage de soi et de christianisme mal compris.

Il paraît qu'avec lui, on peut prêter allégeance au Canada, revêtue d'un niqab! Toujours le respect du au multiculturalisme. Rien sur le respect du à la société d'accueil.

Ses admirateurs le comparent à Kennedy.

Bien sûr, il soutient vigoureusement le traité de libre-échange avec l'Europe. C'est un libéral.

Certains disent tout de même que chez lui, tout est dans" la forme et rien dans le fond".

 

Que fait la police?

Il paraît qu'à l'Elysée, les gendarmes servent de nounous pour les enfants des conseillers!

Oui oui vous avez bien lu.

J'avais cru comprendre qu'on manquait cruellement d'effectifs sur la voie publique!

C'est dire le fossé qui sépare nos élites politiques des gens ordinaires. Tout doucement on est revenus à la monarchie, mais une monarchie décadente...

 

Calais

On nous dit que la jungle a été vidée de ses migrants. Il y a fort à parier que c'est complètement faux et qu'il reste une bonne quantité de fous de Grande-Bretagne en train d'errer dans les dunes. Et puis il va en revenir d'autres. Et puis, combien de ceux qui ont été dispatchés sur le territoire, souvent dans des villages complètement paumés, vont remonter vers Calais dans les temps qui viennent. Le problème n'a pas été traité. Il a été tout simplement dilué pour un temps, mis sous le tapis.

Et pendant ce temps là des milliers de migrants continuent d'affluer des côtes africaines, beaucoup meurent en Méditerranée et toujours pas la moindre intervention européenne sérieuse en Libye qui prendrait en compte cette question cruciale. Comme si les Européens avaient pris acte de leur impuissance ou tout simplement décidé d'ouvrir les vannes sans véritable organisation.

Astérix

Heureusement qu'il existe en Belgique quelques millions de braves Wallons pour freiner un peu tous ces dingues de libre-échange à tout va! Vous rendez-vous compte que dans ce traité avec le Canada, qui donne naissance à un tribunal arbitral en cas de conflit, les Etats seront mis sur le même plan que les entreprises?

Vive l'intérêt général!

Bayrou

L'homme qui a permis à François Hollande de l'emporter en 2012 est devenu l'allié d'Alain Juppé. Bayrou le mou croit qu'il a la stature d'un homme d'Etat. Il le croit, ce qui en dit long sur les hommes politiques d'aujourd'hui! Bayrou croit même qu'il a l'autorité morale nécessaire pour faire ou défaire les candidats à la présidentielle... Et il ne désespère pas de faire tomber à nouveau Sarkozy si ce dernier gagnait la primaire de la droite.

Ah qu'il est beau le marigot des vieux crocodiles qui se mangent entre eux... Vieux acteurs décatis d'une pièce qu'ils jouent et rejouent depuis des décennies sans faire la moindre réforme courageuse. Mais enfin, si c'est ce que veulent les Français!

Tout ça est bien fatiguant vous ne trouvez pas?

Migrants

L'évacuation de la jungle de Calais donne lieu, à nouveau, à une déferlante de compassion dans les médias. Nous assistons au spectacle  incroyable de "grands" Blancs qui donnent des leçons d'humanité aux "petits" Blancs qui ne comprennent rien de rien. Les questions posées par cette déferlante méritent, de mon point de vue, une attitude un peu plus rationnelle. L'avenir n'est pas rose.

Tel que je le vois agir, l'Etat socialiste n'est plus qu'une vaste ONG agissant pour le compte du mondialisme et du multiculturalisme, au nom de valeurs universelles vécues d'une manière fondamentaliste. Un Etat tétanisé par la peur de manquer d'humanité et incapable de se projeter dans l'avenir.... incapable de défendre les intérêts bien compris de la population dont il a la charge. Il est vrai qu'une fraction de la population est en accord avec cette manière de faire à courte vue qui risque, à terme, de remettre en cause tous les fondements de l'Etat de droit dont nous étions si fiers.

L'Etat de droit, justement, qui donne l'impression de vouloir s'effondrer: policiers cramés, banlieues perdues, lycées sous les jets de cocktails molotov etc etc.... Des années de compassion mal placée ont manifestement conduit, non pas au respect de l'autre, mais à de multiples fractures et secessions dans la société française. De quelque point de vue que l'on se place, même si l'on n'est pas l'ami des pouvoirs forts, un pays sans autorité sur l'essentiel n'est plus un pays...

 

Police

Il semble que l'institution policière soit dans un état de délabrement incroyable. C'est du moins ce que je lis. Or l'Etat n'a plus un sou. S'il ne se replie pas sur ses fonctions régaliennes (éducation, sécurité intérieure, défense, justice, santé etc), il y a fort à parier qu'il s'affaiblira de plus en plus faute de moyens. L'Etat ne peut plus tout faire, et il semble que seuls les politiciens français ne l'ont pas compris.

Et revoilà les crèches....

Alors que la fête de Noël se profile, le Conseil d'Etat, dans sa grande magnanimité, semble prendre la voie raisonnable à propos des crèches installées dans les mairies. Elle devraient être autorisées considérant qu'il s'agit tout autant de tradition, de pratique culturelle, que de religion. Bla bla bla!

On a dans cette affaire, l'image d'un pays fracturé dont une partie notable préfère les belles postures hors sol plutôt que d'assumer sa propre histoire. Oui, la laïcité est une belle chose, mais faut-il se contorsionner à ce point pour reconnaître la tradition française? La crèche est un signe éminemment culturel, c'est le christianisme "hors les murs", mais elle est tout autant un signe religieux. je me demande toujours en quoi cela peut gêner. Sans doute ne suis-je pas assez idéologue. Il est tout de même assez rigolo, pour ne pas dire assez scandaleux, de voir d'éminents juristes disserter sur une telle affaire, qui relève de la liberté des consciences, comme si la foi des uns dérangeait l'athéisme des autres. La France n'est pas un pays apaisé...

Parmi les libres-penseurs, il y en a sans doute certains qui croient qu'en pourchassant les signes chrétiens, on pourra mieux lutter contre l'hyper ritualisation musulmane dans l'espace public. Le problème, c'est que la crèche et le voile ne relèvent pas des mêmes injonctions. Et puis enfin, jusqu'où ira-t-on pour satisfaire les ultras? Faudra-t-il abattre les églises qui occupent nos places, les calvaires plantés aux carrefours, renommer nos communes, faudra-t-il, faudra-t-il...  

Qu'ont-ils fait de notre Europe?

Oui, qu'ont-ils fait de notre Europe, ces bons apôtres du toujours plus? Ils l'ont pratiquement tuée en l'élargissant trop vite. Elle est devenue une machine à produire des normes et à organiser une concurrence acharnée entre les Nations qui la composent. Bref, la machine européenne est devenue une machine à tuer l'Europe.

Si les pays fondateurs étaient restés entre eux, nous aurions probablement une Constitution, des frontières surveillées, et peut-être même une diplomatie et une défense. Aujourd'hui, nous n'avons que l'apparence de tout cela. Si l'Europe avait fonctionné normalement, au profit de ses citoyens, nous n'aurions pas l'euroscepticisme, nous serions intervenus au Moyen-Orient, nous aurions contenu et organisé le flux de migrants, nous aurions évité la montée des partis extrêmes. Mais rien de tout cela n'a eu lieu et nous allons le payer très cher.

J'ai le même avis que Joschka Fischer, l'ancien ministre allemand des Affaires étrangères. Contrairement à ce qui se dit sans cesse, il existe bien une "identité" européenne et nous sommes les seuls à ne pas la voir.

Flics

Les policiers ne lâchent pas le morceau et font de leur rage une véritable crise politique. Forcément, puisqu'ils sont le bras armé de l'Etat dans la société, les garants de la paix publique. Directement confrontés à la réalité de la violence urbaine, ils viennent remettre en cause les confortables certitudes idéologiques d'une partie de la classe politique. Le PS s'est empressé d'affirmer que les policiers sont instrumentalisés par le Front National, mais personne n'est dupe. la question est bien plus grave et touche à quarante années de cécité des pouvoirs en place, à quarante années de laisser aller en matière d'intégration républicaine...

Combien élus locaux ont joué avec le feu pour une poignée de bulletins de vote? Le PS lui-même a théorisé le remplacement de la classe ouvrière, qu'il a abandonnée, par l'immigré victime de la société d'accueil. Les policiers, dans leur fureur, remettent tout cela sur le tapis alors qu'il est sans doute bien tard pour réagir. Et je ne parle pas des abandons au cœur même de l'éducation nationale.

On voit peu à peu ceux qui sont chargés des missions régaliennes, à l'exception de la Justice, se dresser contre le pouvoir politique. Aujourd'hui ce sont les policiers, mais certains gradés de l'armée et de la gendarmerie se sont aussi lâchés dans un passé récent. Autrement dit, ceux qui sont attachés à une certaine idée de l'Etat commencent à se fâcher. On comprend dès lors pourquoi, dans un pays aussi éruptif que la France, le pouvoir politique soit aux abois.

Duflot...

Battue à la primaire de son parti, la flingueuse en chef de la politique française ne retrouvera probablement même pas son siège de députée, qui lui avait été offert par le PS. Comme quoi on peut s'appeler Duflot et couler à pic.

Sur le fil du rasoir

La manifestation des policiers sur les Champs Elysées a été reçue comme un crime de lèse-majesté par la haute-fonction publique, celle qui se prend pour Dieu lui-même. Elle était pourtant prévisible après les horreurs qui ont été commises à l'encontre de policiers ces derniers temps et après que le ministre de l'Intérieur lui-même ait qualifié les "jeunes" qui ont tenté de "griller du flic" de simples "sauvageons".

Je comprends donc les exigences formulées par les policiers: plus de fermeté et plus de moyens pour faire face aux zones de non droit. Cela veut dire qu'à l'avenir, les policiers pourraient faire usage de leurs armes pour se dégager des guet apens qui leur sont tendus. Donc qu'il pourrait y avoir des morts dans le camp d'en face.

Et c'est bien de cela que le politique ne veut pas entendre parler. Le politique, qui a laissé faire pendant des années, craint par-dessus tout, tout ce qui pourrait embraser à nouveau les banlieues. je suis prêt à parier que même en état de légitime défense le policier qui aura tiré sera accusé de bavure et que cela donnera le signal de l'embrasement. Le politique est donc sur le fil du rasoir.

Autant dire qu'il n'y a plus de solution, alors que les gouvernements successifs ont laissé s'installer des ghettos qu'il faut bien qualifier d'ethnico-religieux. Et cela a été rendu possible à cause d'un idéalisme totalement contraire au principe de réalité, à cause de la négation du fait culturel et religieux. Dans une société qui a perdu son homogénéité, toutes les injustices (on ne peut pas nier qu'il en existe) sont ethnicisées, et cela crée une ambiance de guerre civile. Hier, ceux qui se sentaient discriminés adhéraient au PCF. Dorénavant, ils adhèrent aux Indigènes de la République, à l'islam de combat qui est à la fois religieux, identitaire et communautaire.

Policiers

Lorsque des policiers sont assassinés, lorsque des policiers sont victimes de tentatives de meurtre au cockail Molotov, sommes nous encore dans un pays apaisé ou dans un pays en état de guerre civile larvée (ou "froide" selon la terminologie des experts)?

Lorsqu'un responsable musulman se permet de déclarer, je cite: "La France est le seul pays où les politiques font chier les musulmans", sommes nous encore dans un pays apaisé? De tels mots sont ils compatibles avec la tranquillité de ceux qui ont "accueilli"? Je ne le crois pas. Ce n'est pas tant la signification de la phrase (qui concernait la question du voile) que les mots employés qui posent problème. Ils portent eux le déni de toute une frange orthodoxe de l'islam.

Angoisses françaises

Pourquoi les Français vont-ils si mal? Tout simplement parce qu'ils n'entendent plus que des chiffres et des statistiques associés à un discours formaté, simpliste, sur le vivre-ensemble, le multiculturalisme. Les Français ne sont jamais désignés en tant qu'êtres de chair dans ces discours, mais juste en tant qu'abstractions sommées de se comporter et de penser de telle ou telle manière. Ne cherchez pas plus loin où se trouve le malaise.

Nous vivons non seulement une époque où il faut se repentir de tout, mais aussi dans laquelle un rationalisme un peu idiot, associé à un manque de culture historique chez ceux qui gouvernent, a pour effet de scier à la base toute forme de rêve d'être ensemble. Ne nous trompons pas: entre nos élites politiques et les Français (je n'ose dire le peuple!) le fossé n'a jamais été aussi grand. Ce n'est pas une affaire gauche-droite. La plupart de nos gouvernants ont rallié l'idée que la France n'est plus qu'un contrat abstrait passé entre des individus et l'Etat. Alors que le peuple pense toujours dans la majorité qu'être Français repose sur quelque chose qui nous dépasse et qui vient de très loin. La plupart de ceux que je croise ne comprennent pas que dans un pays comme le nôtre, où l'histoire se lit dans tous les paysages et dans les monuments, l'on puisse croire que l'être français puisse se résumer à quelques formules juridiques.

Aimer la France semble devenu un gros mot pour beaucoup de mondialistes et droits de l'hommistes. Ces gens là tiennent le haut du pavé et refusent d'admettre que le vivre ensemble passe par des rêves communs, des récits communs, des mythes communs.

En tuant les mythes et les récits, l'on défait la France et l'on ouvre la porte aux diableries. Certains annoncent le temps des dissidences et ils n'ont peut-être pas complètement tort.

Et s'ils frappaient à ma porte?

Et si des migrants affamés, sans feu ni lieu, frappaient à ma porte pour trouver un peu de chaleur et de Nourriture, quelle serait mon attitude? Eh bien je leur ouvrirais en grand, fidèle en cela à l'éducation que j'ai reçue. Mais cela ne m'empêcherait pas de continuer à ressentir de l'inquiétude vis à vis de ces migrations massives qui risquent de mettre à mal les quinze siècles qu'il nous a fallu pour organiser une société apaisée.

Je suis, comme beaucoup de mes contemporains occidentaux, "tenu" par ces valeurs d'accueil et d'humanité qui sont notre force mais aussi notre faiblesse. C'est cette tension entre le devoir et le réalisme qui crée de la douleur et de l'angoisse chez les gens clairvoyants.

 

Hollande et les juges

Ce n'est pas nouveau, le politique et le judiciaire se détestent, au point même que la France a un véritable problème avec l'indépendance de la magistrature. Dans notre pays on ne parle donc pas de pouvoir judiciaire, mais d'autorité judiciaire. Ce n'est certainement pas un hasard si le budget de la Justice est, depuis toujours, notoirement insuffisant. Cela n'est pas dû qu'à un manque de moyens de l'Etat, mais aussi à une sourde volonté du politique de "tenir" l'institution.

Hollande est-il allé trop loin pour autant? A-t-il eu tort de briser le couvercle de l'hypocrisie?

Souvenez-vous d'Outreau. 

 

Primaire de la droite

Ca vous a emballés, vous?

Hypocrisie française

Alors que les candidats de droite à la primaire vont s'affronter à partir de ce soir, on ne parle que des confidences de François Hollande à deux journalistes du Monde! N'allez pas me dire que cette séquence n'a pas été savamment organisée par le Président (futur) candidat afin d'attirer la lumière médiatique sur lui à un moment où il allait forcément entrer dans l'ombre.

En tous cas, Hollande aura surpris son monde, y compris à gauche, sur des sujets sensibles qui sont des marqueurs de gauche. Ainsi juge-t-il, non sans ambiguïté, que la femme voilée d'aujourd'hui sera la Marianne de demain, qu'il y a un problème avec l'islam et incontestablement trop d'immigration!

Certains pensent que le Président s'est "lâché" parce qu'il n'a plus rien à perdre et que sa carrière touche à sa fin. Je crois surtout qu'il montre, non sans une coupable légèreté, les hypocrisies politiques françaises, spécialement à gauche (mais pas seulement). On peut penser en privé que la France vit un grave malaise dans les questions ci-dessus, mais surtout ne jamais l'avouer en public, car c'est contraire à la doxa républicaine universaliste. Hollande l'a fait. Il démontrer que les inquiétudes des Français autochtones traversent toutes les classes sociales et tous les camps.

Tout cela démontre une fois de plus à quel point les beaux principes de la religion républicaine se révèlent parfois inatteignables. Il faut donc alors fermer les yeux, nier le réel. Plus le mensonge est gros, plus il a des chances d'apparaître comme une vérité intangible.

En attendant, Hollande n'est que le reflet ultime d'une classe politique française qui a laissé faire... Au delà de son bavardage auprès des journalistes, il laisse, à la suite de ses prédécesseurs, un pays inquiet, angoissé, sans boussole. Et il ne s'agit pas que de chômage!

Sarko-Juppé

Ca va de plus en plus mal entre Sarkozy et Juppé. Le premier accuse le second de draguer les électeurs de gauche pour la primaire. le seconde accuse le premier de draguer les électeurs du Front National. En quelque sorte, Juppé serait, en quelque sorte, devenu une sorte de Hollande de droite, un faiseur de synthèse molle et Sarko serait une sorte de Le Pen pro-européen, pro-euro etc... Juppé s'adresserait à la France qui gagne et branchée mondialisation, Sarkozy au peuple trahi par les élites.

Il fallait s'y attendre.

Le plus marrant que Juppé le mondialiste hautain est né à Mont-de-Marsan, ou

il a fait ses études secondaires et qu'il est fils d'agriculteur. En apparence un vrai provincial issu du peuple. Sarkozy, grand défenseur du peuple contre les élites, a toujours vécu parmi ces élites... Comme quoi il ne faut jamais se fier aux apparences...

Mélancolie...gauloise

Il m'arrive de me promener à la nuit tombée dans les rues de mon quartier. Et que vois-je aux fenêtres? La lueur blafarde des téléviseurs allumés. Et je me dis, ils sont des millions à regarder les mêmes émissions, les mêmes films, les mêmes débats. Et je me dis: bourrage de crâne, propagande, publicité. Et je m'en veux de faire comme tout le monde.

Combien de mes concitoyens ont, par exemple, regardé cette émission politique où l'on écoutait d'éminents membres de l'élite médiatique - tous Parisiens, tous issus d'un territoire minuscule de 100 km2 (sur 550 000) - dissertant sur le peuple et le populisme. Pas un instant, je n'ai entendu rappeler que la démocratie, c'était le gouvernement du peuple par le peuple.

Ces derniers jours, j'ai aussi entendu diverses informations qui en disent long. Par exemple qu'un islamiste notoire de Toulouse touchait peinardement le RSA. J'ai entendu aussi que des policiers venaient de se faire cramer par une bande de voyous à Viry-Chatillon et que le ministre de l'Intérieur avait déclaré qu'on allait voir ce que l'on allait voir. J'ai entendu que des maires de plus en plus nombreux contestaient l'hébergement de migrants chez eux, décisions prises par les préfets sans leur accord. Les bien pensants vont dire qu'ils sont populistes et xénophobes. Aujourd'hui, l'autochtone n'a plus le droit d'avoir peur pour ses enfants et ce, malgré les 250 morts récents. je ne dis pas que tous les migrants sont des islamistes en puissance; je dis simplement que le seul fait de s'inquiéter pour sa sécurité est devenu presque un délit d'opinion.

J'ai entendu Alain Juppé vanter l'identité heureuse et le regroupement familial. Juppé se classe dans la catégorie des mondialistes, autrement dit de ceux qui prétendent que l'ouverture totale ne peut que nous rendre plus intelligents et plus riches. C'est faire litière des fractures françaises, pourtant bien visibles, mais qu'importe, les Bordelais ont une longue tradition de commerce international, il faut que ça continue. Juppé parle à cette France des grandes métropoles, branchée sur la mondialisation. Qu'importe cette majorité de vieux Français qui ne s'y retrouvent plus et voient leur pays se déliter. . Ces petites gens qui vivent le sentiment qu'on les a vendus à l'étranger, que ce soit l'immigré ou le fond d'investissement. C'est terrible.  Sarkozy, lui, veut enfermer les fichés S, ce qui n'est pas bien plus malin, mais dans l'autre sens, comme si nous avions besoin de petits Guantanamo. Entre ces deux là, il doit bien se trouver une bonne mesure. Faut croire que non.

J'ai aussi entendu un géographe désormais célèbre nous expliquer que les "petits blancs", autrement dit les Gaulois sans grande formation, avait été rejetés à la périphérie et dans les campagnes. Ils représentent 60% de la population, mais on leur demande de la boucler. Bref, je trouve que tout cela est bien triste et navrant. les vieux Romains devaient éprouver la même mélancolie que moi en voyant arriver les barbares et sombrer l'Empire!

Alors que se profile la présidentielle, il existe en réalité deux camps. D'un côté les mondialistes et les droits de l'hommistes pour qui les frontières n'ont plus de sens. Tout doit circuler, hommes et produits, pour le plus grand bien des affaires. Qu'importent les peuples. Le grand patronat allié objectif des gauches universalistes à tout crin... Les autres, ceux qui croient au patrimoine, à la culture, à la transmission, à la Nation,  ne sont plus que des vieux cons sans doute un peu racistes... Difficile d'échapper aux anathèmes, aux débats tranchés, à l'idéologie dominante... celui qui n'est pas avec moi est un salaud. Voilà à quoi se réduit le débat des "élites" françaises.

Celui qui s'exprime ainsi demeure profondément européen, mais cela ne l'empêche pas de voir et de comprendre le grand mensonge de la politique d'aujourd'hui. Les Français auraient continué d'aimer l'Europe si l'Europe les avait protégés et n'avait pas mis les nations en concurrence. Si l'Europe avait dit clairement où se trouvent ses frontières; si elle avait été assez forte pour intervenir au Moyen Orient et éviter ainsi la déferlante des réfugiés. On en est loin. Il n'est pas trop tard, mais l'heure ultime approche.

 

 

Le monde vu par mon journal

Il y a des moments qui ne manquent pas de sel dans nos journaux. Je lis par exemple que les salafistes qui gouvernent l'Arabie saoudite au nom d'un Dieu qui ne permet pas aux femmes de conduite, que les fonctionnaires du royaume seront désormais payés selon le calendrier grégorien mis en place à l'instigation du pape Grégoire XIII en 1582. Autrement dit, les salafistes de Ryiad abandonnent lâchement le calendrier musulman, qui compte moins de jours ouvrés. Allah ou pas, il n'y a pas de petites économies en pleine crise du pétrole! De là à rêver qu'ils vont se convertir au christianisme...

Je lis aussi un commentaire rigolo sur la dérive supposée extrême droitière de Theresa May, le nouveau Premier ministre britannique, qui en dit long sur le formatage idéologique de nos confrères. Appeler à ce que les emplois britanniques, dans un pays qui compte des centaines de milliers d'étrangers, reviennent d'abord à des britanniques, serait donc une dérive d'extrême droite, une sorte de préférence nationale. Et d'ailleurs, quitter l'Europe est aussi une dérive d'extrême droite puisque le Front national y est favorable. En matière de gros sabots on ne fait pas mieux, mais c'est l'époque qui veut ça. En revanche, l'ultralibérale doxa sur la libre circulation des objets et des personnes - au nom des bonnes affaires et au mépris des cultures - est une attitude qui relève des droits de l'Homme bien entendu!

Ah tous ces bons amis de l'Humanité qui détestent les Nations - lire à ce propos en fin de journal le point de vue de l'écologiste Jean-Claude Pierre - et vous serez édifiés sur les curieuses alliances qui existent aujourd'hui dans notre monde.

Personnellement, je ne crois pas que tout soit interchangeable et que les hommes sont naturellement bons au point de pouvoir cohabiter en toutes circonstances. . je crois que les cultures méritent d'être respectées et que chacune d'entre elle a droit à une terre bien à elle. Le mieux est parfois l'ennemi du bien.

Ah j'allais oublier la sortie du gars Benoît Apparu, le pote de Juppé, ce midi sur une radio. Il n'a rien fait de moins que de mettre sur le même plan le voile islamique et le voile de nos bonnes sœurs. C'est dire à quel niveau de connaissance du fait religieux sont tombées nos élites (enfin élites je m'entends!) politiques.

François, pape....

Le pape François l'a encore ouverte, ces derniers jours, à propos de la théorie du genre. Selon lui, cette fameuse théorie est sournoisement distillé dans les écoles françaises. Vous connaissez la réponse ferme et définitive qu'il a reçue de notre sémillante ministre de l'Education. François s'est-il lourdement trompé? Pas si sûr selon certains spécialistes. Moi, je n'en sais rien.

Le plus marrant, dans cette affaire, c'est de voir comment ce pape tellement en phase avec le politiquement correct de gauche s'agissant de l'islam et des migrations, se retrouve sous le feu roulant des mêmes s'agissant d'une question de société.

 

Le phénomène Macron

Oui, oui, ce type est un phénomène! La question de savoir si c'est un animal politique, un animal produit par le milieu des affaires, ou tout simplement un animal de foire. Forcément il bénéficie d'un avantage comparatif chez tous ceux qui en ont marre de tous ces vieux requins qui font du surplace depuis trente ans: il est moderne, jeune, connecté, internationalisé, sans frontièriste... Il va nous réformer ce vieux pays en quatre coups de cuillère à pot. Il va le fluidifier, le sortir de sa raideur jacobine qui ne correspond plus à rien de nos jours, à une époque horizontale où la coopération doit être au cœur des relations humaines.

Et cependant, que cherche Macron? Que nous cache-t-il? Notamment sur le plan sociétal? Nous l'avons vu, hier, s'en prendre à Juppé et à Sarkozy et nous parler de sa conception de la laïcité. En matière culturelle et cultuelle, Macron pense évidemment comme les anglo-saxons: laissons faire chacun de son côté dans sa petite (ou grande) communauté et organisons tout cela sous un parapluie de valeurs minimum. Macron n'aime pas les laïcards purs et durs qui détestent les religions. Moi de même. Mais je ne suis pas certain que sa posture libérale convienne aux problèmes auxquels nous sommes confrontés. Je ne suis pas certain que, pour lui, la France soit autre chose qu'un PIB...

La patrie a décidemment bien des soucis à se faire.

Que la France soit plus riche? Non si cela passe par le détricotage de ce qu'elle est. Je veux simplement qu'elle soit en paix.